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lundi 17 décembre 2007

Le Cri du Cœur


Chers frères et chères soeurs,

Quoi de mieux que la rencontre des êtres venant d'horizons différents,
et dont leur souhait est de se connaître afin de mieux se comprendre.

Peut-être ainsi naîtra l'amour et la paix entre les gens,
Oui, ce pas est essentiel,

Afin que tombent les préjugés,
Afin que disparaissent à jamais la haine,
Afin que les apparences laissent placent aux profondeurs

Oui, il est grand temps de dénoncer plut haut et plus fort tout acte de violence, d’anti-sémitisme mais aussi d’islamo phobie.

Malheureusement la recrudescence de ces fléaux donne à l’Islam une image négative, faite de clichés, soigneusement sélectionnés, que certains s'efforcent de les diffuser. Or, cela ne peut nous entraîner qu'à la haine réciproque et au développement de l’extrémisme que toute religion bannit.

Qu'ils arrêtent donc de cultiver la haine entre nos communautés respectives, afin que reviennent la paix et l’amour.

Oui, musulman et non musulman, voilé et non voilé, croyant et non croyant, sans distinction aucune, nous sommes appelés à vivre ensemble main dans la main, dans la paix et dans l'amour. Car c’est justement à cela que nous invite notre Créateur.

Cela choquera probablement plus d’un, mais sachez qu’il n’ y a pas de mal dans le fait de dire que je vous aime tous, d'un amour profond nourri par mon Islam.


Par ce message j’invite les hommes et les femmes de toute confession et de tout horizon, à s’asseoir autour d’une même table pour qu’ils se fassent connaissance et tissent des liens de paix.

En effet, comment peut-on espérer à la paix si chaque communauté se renferme sur elle-même ?

Sachons que la violence n'a pas de religion,
et que la religion n'est autre qu'amour,

Je n'ai connu de religion qui impose la haine,
Ni même la haine trouvé refuge dans la religion.

Que soit dénoncé le criminel qui sème la haine au nom de l'Islam,
Que soit dénoncé le criminel qui sème la haine au nom du christianisme,
Que soit dénoncé le criminel qui sème la haine du judaïsme...
et que soit dénoncé le criminel qui sème la haine au nom de la laïcité.

Qu'ils disent donc prosélytisme! Tandis que je ne fais qu’appeler à l'amour.
Qu'ils disent donc fanatique! Quand bien même je leur dis tolérance.
Qu'ils disent donc terroriste! Alors que "paix" est mon maître-mot.

Comment oser trouver de la haine, dans un message d'amour?
Ou encore de la terreur dans un discours de paix?

Leur a-t-on confisqué la raison?
De telle sorte que l'amalgame bat son plein?

Ont-ils oublié qu'après tout, nous sommes tous des humains.
Est-ce cette rage si profonde, qui aveugle les coeurs et fait taire la raison?


Est-ce encore raisonnable, que de cultiver la haine? Tandis qu'il y a pénurie en amour.

Oui, l'amour et le respect, s'apprennent en commençant par de petits gestes,
qui ne coûtent rien si ce n'est un simple sourire à son prochain.

Ou encore mettre de la chaleur dans les coeurs de ceux qui en sont privés,
parce que rattraper par les souffrances d'ici-bas, la maladie et le délaissement.

Ou encore tenir compagnie à ceux et celles que tout le monde fuit,
parce que différence, pauvreté et exclusion, sont ses seuls compagnons de la vie.

Oui, ils m'ont fuit, tandis que je faisais un pas vers eux,
Qu'ils sachent que ce coeur de musulman, leur pardonne,

Qu'ils me détestent donc, cependant je continuerai à vous aimer tous,

Qu'ils admettent donc, que la haine ne saura donner vie
et que cette dernière nous quitte quand la paix et l'amour s'en vont.

Frères et sœurs,

Le temps n’est-il pas venu d’apprendre à s’aimer et à s’entraider,
Pour cela, contribuons tous ensemble à la construction de la paix.

N'est-ce pas que la vrai foi c'est celle qui pousse l'individu vers son prochain.
N'est-ce pas ainsi que l'on peut servir Dieu en servant sa créature.

La diversité c’est l’œuvre de Dieu, respectons-la par amour de Dieu.

Tendons-nous la main et non les armes.
Offrons nous des fleurs et non des balles.
Marchons ensemble sur le chemin de la paix et ne nous tournons pas le dos.


A.A

Dans l’Intimité de la Foi


Allah est le Créateur. L’Unique, sans aucun associé, Il n’engendre pas et n’a pas été engendré non plus. Nul ne peut l’atteindre, ni même le concevoir.Il est l’Inaccessible et en même temps le plus proche de ses créatures. Il est le Pardonneur, le Miséricordieux, le Bon, le Clément. Il est le Tout Puissant, le Vivant, l’Eternel, l’Immortel. Il est Celui qui donne la vie et la mort. Nul ne Le voit mais Lui entend et voit tout. De sa science, II embrasse toute chose; rien ne Lui échappe.
Allah a créé cet immense Univers et l’a déployé tel un livre manifeste où le moindre détail porte sa signature. Si bien que, cette création fascine celui qui la contemple. Quant à celui qui la médite, il s’achemine instinctivement vers l’intime conviction de l’existence du Créateur Unique.

Allah a créé les êtres humains dans le but que ces derniers l’adorent sans rien Lui associer et sans intermédiaire. Il a fait de cette vie, une épreuve pour les gens afin que les bons se distinguent des mauvais et que chaque être soit rétribué dans l’Au-delà selon l’œuvre accompli ici-bas. Pour cela, Il a fait de nous des êtres libres et responsables.


Dans le but de guider les individus vers le droit chemin qui est celui de la justice, de la paix, de l’amour, du respect, du partage, de la vertu, de la spiritualité, mais aussi de la science, Allah a envoyé des prophètes et des Livres contenant sa Parole et ses directives. Parmi eux, on peut citer Adam, Noé, David, Moïse, Jésus fils de Marie et Mohammed qui est le dernier des prophètes; envoyé à toute l’humanité, avec le Coran; parole d’Allah. Toutes ces révélations et prophètes; reconnus par l’Islam et émanant d’une même source, portent le même message aux humains, à savoir : Il n’y a de divinité que Allah l’Unique, sans associé.

Certes, celui qui mérite d’être adoré, écouté et loué, ce n’est ni l’argent, ni la gloire, ni même une quelconque passion, mais c’est plutôt Allah notre Créateur, qui nous a donné vie et vers Lequel on sera tous rassemblés.

L’Islam est un mode de vie ou encore un système qui marrie le profane au sacré.
Tout en prenant en considération la nature humaine, il encourage les individus à l’œuvre utile, à la bonne conduite, au respect des parents, des voisins, des nécessiteux. Il condamne avec fermeté toutes sortes de violences, d’injustices, de crimes et d’actes racistes.
Le musulman œuvre ici-bas pour plaire au Créateur, tout en espérant sa récompense dans l’Au-delà.
Le prophète Mohammed dit que le vrai croyant est celui qui aime pour son prochain ce qu’il aime pour lui-même.

Oui le Coran; dernier Livre révélé, garanti la justice et la paix entre les individus.
C’est pourquoi, Allah a rendu inviolable ou encore sacré; la vie, l’honneur et les biens des individus sans aucune distinction de race, de couleur, de croyance, etc.
En matière de justice, Il met sur le même pied d’égalité le Noir comme le Blanc, le riche comme le pauvre, la femme comme l’homme. Ces différences sont là pour que nous nous entre connaissions.
Par ailleurs, Allah dit que le plus noble d’entre nous est celui qui est le plus pieu parmi nous.

Dès son avènement, il y a plus de 14 siècles, l’Islam a accordé des droits à la femme en rehaussant son statu. Ainsi la complémentarité est établie dans le couple. Parmi ses droits, il y a celui à l’éducation, à l’enseignement, au travail, à l’héritage. Le droit de choisir son époux, le droit au divorce, à l’expression, le droit à participer à la vie politique, économique et sociale.
Le prophète Mohammed dit que le meilleur des hommes est celui qui se comporte le mieux envers son épouse.


Allah nous informe dans le Coran, de l’approche du Jour du Jugement dernier dont Il est le seul à connaître le moment exacte.
Durant ce jour, vie sera redonnée aux humains, afin que justice soit faite.
Chaque être sera alors présenté au Créateur pour qu’il soit jugé de son action sur Terre.
Aucun acte; minime soit-il, ne sera omis.
C’est un jour où l’injustice n’aura pas sa place.
Où l’argent et la force seront réduits à néant.
Un jour où l’opprimé pourra enfin réclamer justice et l’oppresseur ne sachant où fuir.
Où le pauvre, le malade et le nécessiteux goûteront au bonheur éternel pour avoir enduré.
Un jour encore, où la joie rayonnera sur les visages des gens du Bien qui auront pour ultime demeure; l’Éternelle Félicité.


Allah a laissé les portes de son pardon grandes ouvertes pour tout sincère repentant(e), revenant à Lui. Car Il est Espoir et Miséricorde.

A.A

vendredi 23 novembre 2007

Êtes-vous intégré ou désintégré ?


Si la mode des attitudes est la référence dans un repère cartésien, c’est une ineptie que de faire croire que l’étape du salut pour l’immigré est son intégration. Cette notion d’intégration de l’étranger dans un environnement en lui ôtant une partie de sa quintessence n’est que prolepse du subconscient des esprits soit disant tolérant. Qu’est ce que l’intégration à la française si ce n’est qu’à rétablir l’ordre des priorités d’une méthode dont la finalité cachée n’est rien d’autre que l’assimilation.

Que d’irénisme de la part de ceux qui devraient s’affirmer plutôt que de faire éclipser une partie d’eux même. Leur attitude ne fait que cultiver un irénisme candide. Cette attitude d'esprit selon laquelle on tolère de façon tranquille des erreurs graves, par désir exagéré de paix et de conciliation avec son environnement, est l’expression même de la faiblesse d’esprit effrayé par les préjugés des miroirs.

Nos politiques veulent dépouiller l’étranger de ce qui est visible pour qu’il paraisse invisible et être transparent dans la société. Pourquoi devrions-nous être taillés dans le même moule. Quelle hypocrisie que d’inciter l’individu à la démarcation et à l’originalité pour se faire une place dans la vie aussi bien professionnelle que sociale, alors que l’on souhaite faire de l’étranger une substance neutre, un être sans âme et sans idiosyncrasie. Qu’est ce que l’intégration si ce n’est que les préliminaires d’un processus de désintégration afin de vous fondre dans la masse et faire de vous un numéro de seconde classe. Pourquoi changer la nature même de l’étranger en le privant de certains de ses électrons qui font sa spécificité. Notre société érige l’instinct grégaire comme principe de base afin que nous devenions tous des conformistes.

Consciemment ou inconsciemment ce qui nous dérange chez l’étranger, cet inconnu, c’est finalement son esprit et la force qui réside dans cette dernière. Car l’expression de son esprit peut mettre en branle nos convictions les plus intimes. Pour se protéger nous avons mis en place, au sein de la société, des mécanismes de désintégration spirituelle ou l’esprit est privé de ses ailes afin qu’il ne puisse pas prendre plus de hauteur que la limite fixée par l’illusion du devoir et du droit à l’intégration. Comme le dit Nietzsche dans son Crépuscule des idoles : « les hommes qui vivent le plus par l’esprit, à condition qu’ils soient aussi les plus courageux, sont de loin ceux qui connaissent les tragédies les plus douloureuses ; mais c’est précisément pour cela qu’ils honorent la vie, parce que c’est à eux qu’elle réserve sa plus grande hostilité. » . Plutôt que de leur ouvrir notre cœur et notre esprit afin que les échanges puissent permettre de par et d’autre une élévation dans notre humanisme et dans la défense des valeurs universelles, nous préférons l’ostracisme et la méfiance puérile de notre égo en mal de bouc émissaire afin de justifier son coté inique.

Les palinodies de nos politiciens ont ruiné les espérances en la justice et à l’égalité. Comment les immigrés d’hier devenus des affranchis d’aujourd’hui peuvent faire preuve de lâcheté et de duplicité à l’égard des nouveaux arrivants. La seule explication c’est qu’ils sont des assimilés désintégrés. La falsification des esprits fait de l’oubli l’engrais des semences habillant l’histoire de nos origines propres. Une fois à l’abri avec les siens, on se pose en fervent défenseur du droit à l’identité nationale, aux contrôles des frontières pour repousser les bélitres et ne laisser passer que ceux qui correspondent à un quotient intellectuel supérieur à la moyenne nationale. Quelle hypocrisie que de penser que grâce à cette immigration sélective et choisie, on va pouvoir venir en aide aux pays pauvres.

Il est vrai que face à une telle attitude, le retour chez soi est préférable à la prostitution des esprits, pour ceux qui n’ont pas la force de préserver et de défendre leur identité. Par son identité l’être existe, sans elle, il n’est qu’une ombre plate. Il ne faut pas chercher à intégrer mais plutôt apprendre à se découvrir et à se connaître dans un respect mutuel. La notion même d’intégration met en exergue l’intolérance qui nous habite. On se cache derrière ce concept pour voiler un certain racisme à peine voilé.


R.A

jeudi 15 novembre 2007

Le Bélitre des Temps Modernes



Demain comme aujourd’hui et hier, le soleil a suivi sa course sans se préoccuper de ma condition, sans réchauffer mon cœur attristé par la tiédeur et le mépris de mon environnement. Chaque jour j’essaie d’intercepter des regards qui m’ignorent, je cherche une lueur d’espoir dans la compassion de l’homme malgré son acrimonie. Suis-je pessimiste moi qui souhaite croire en la bonté que possède chaque être humain ? Malheureusement les hommes sont trahis par leurs actes après leurs promesses vides de toutes substances et abstrus. Nos leaders préfèrent les apparences et les rhétoriques plutôt que l’essence et le pragmatisme.

L’appétence des êtres dénature le propre de l’homme en occultant la raison et la foi qui lui permettent la noblesse de caractère. L’élucubration antithétique rend leur politique absconse. Qu’est ce qu’il y a de fébrile en l’homme pour que l’instinct grégaire qui les anime n’opère point chez certains? En tant que bélitre de la république, j’ai acquis ma liberté dans cette misère des acédies. Quel dégoût que de voir tous ces êtres marginalisés au ban de la société victimes des dommages collatéraux de cette course effrénée vers une société de consommation qui est en train de se consommer et de se consumer elle-même. Le substratum de cette société en perte de repère est-elle due à l’idiosyncrasie des êtres qui la composent.

La précellence de nos sociétés c’est la déshumanisation de ses codes et de ses références. Les définitions et les qualificatifs se sont vidés de leur contenu, on ne résorbe pas la misère car elle permet de maintenir les privilèges de certains. Les caisses de l’état sont vides pour les bonnes causes, alors qu’elles sont inépuisables pour les réceptions et les fastes qui ne sont qu’insultes et mépris à l’encontre de ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts.


Quand est ce que les Hommes arrêteront d’attendre la solution d’en haut alors qu’elle est à leur portée. Nos intérêts respectifs nous aveuglent et nous paralysent face au défit que l’avenir nous prépare dans ce monde où l’altruisme est devenu un étranger dans le champ lexical définissant la condition humaine. Sans état d’âme devant la misère qui ne cesse de croître et de niveler les couches sociales, nos dirigeants se débattent sur une scène où le décor donne l’illusion d’un semblant de progrès matériel au détriment de la spiritualité qui permet l’équilibre intrinsèque de l’homme.

Quand est ce que ces Hommes comprendront qu’il faut mettre la science au service de l’homme et non pas l’homme au service de la science. L’esclavagisme d’énoncé par nos sociétés modernes n’a jamais disparu complètement. Il s’est transformé en s’adaptant à l’intérêt économique qui l’entretient et la renforce. Sous prétexte de la mondialisation et de la libre concurrence sans limite on préfère faire exploiter les autres ailleurs plutôt que d’améliorer la condition de ceux qui sont ici.

Les philistins des temps modernes ont produit par leur égoïsme des bélitres candides. Ces derniers ont su garder leur dignité malgré leur précarité, ils sont pauvres à nos yeux certes, mais la richesse de leur cœur désintéressée de ce monde qui souffre d’ostracisme et de narcissisme nous remet en question sur notre choix de société et de son orientation. L’apex de notre humanisme produit des incartades indélébiles au sein de notre société qui se fragilise au grand dam des politiciens carriéristes et égocentriques.



R.A

mardi 13 novembre 2007

Lettre ouverte aux dirigeants des pays Musulmans


Pour ceux qui se trouvent dans leur état d’ataraxie au sein de leur palais royal ou présidentiel, il est urgent que cesse cet état de coma des cœurs et des esprits pour que la raison puisse abreuver les cœurs perfides, et éloigner ce dernier de tout ce qui est fallacieux. Pourquoi refouler la lumière qu’Allah nous a envoyée au détriment de l’obscurantisme abscons et amphigourique. Qu’est-ce qui vous motive pour délaisser le chemin qu’Allah nous propose au détriment des labyrinthes dont les issues mènent à tout sauf à l’agrément d’Allah ? Les tréfonds de vos âmes sont-ils amadoués par les jouissances éphémères d’une vie où le superficiel et les apparences ont pris le dessus sur l’authenticité de notre quintessence existentielle.

Quelle est la nature de vos arguments pour être insouciant à ce point et vous croire intouchable. Lorsque nous serons tous devant Allah lors du jugement dernier, croyez-vous trouver une échappatoire? Pensez-vous que vos richesses et vos pouvoirs vous seront d’une utilité quelconque ? Regardez vos prédécesseurs, n' étaient ils pas plus riches et plus puissants que vous ? Où sont passés leur empire et leur fortune amassée ? Il est vrai, encore faut’ il croire en Allah et en l’au-delà....

L’asthénie des peuples dont vous avez la charge est un signe avant-coureur de la fin de votre despotisme, construit sur le sang et l’injustice que vous avez exercée en toute impunité. Viendra un temps où chacun de vous devra positionner son âme entre la félicité par la soumission à Allah et la condamnation par la démission de vos responsabilités concernant l’Islam et l’orientation de la Ummah. Nous avons ni le temps ni les moyens de vivre tel qu’un anachorète et d’être pusillanime.

Avez-vous perdu de vue que nous sommes de simples voyageurs dans cette vie? Votre machiavélisme vous conduira à votre perte alors que vous avez chaque jour l’occasion de revenir vers le repentir en écoutant les échos du rappel d’Allah qui s’élève de vos prisons, de vos camps et de vos cimetières. Vous êtes certes dans votre confort mondain et vos préoccupations de consolidation du pouvoir, finalement éphémère. La situation des musulmans de par le monde nous met devant nos responsabilités ici bas et dans l’au-delà. Lorsque vos âmes seront questionnées, lorsque vos membres témoigneront de vos dires et de vos actes par quelle ruse comptez-vous esquiver les imputations?

Quelle que soit votre attitude et votre ligne directrice dans votre politique, sachez que vous pouvez soumettre par votre tyrannie vos peuples respectifs, mais en aucune manière vous ne pourrez contrôler indéfiniment la liberté d’expression octroyée par l’Islam et gravée dans notre cœur et notre esprit. Sachez que la liberté qui anime nos âmes est indomptable. Dénoncer l’injustice, réclamer la justice et l’égalité est notre crédo. La liberté trouvera toujours refuge dans nos cœurs lorsqu’elle sera acculée. Cette dernière est le dépôt le plus précieux qu’Allah nous ait accordée. Notre raison trouvera toujours votre talon d’Achille. Notre esprit sera toujours vivifié par le souvenir de la récompense et de la promesse d’Allah pour vous remettre en question au péril de nos vies. Notre cœur est une forteresse et un refuge pour tous ceux qui subissent vos répressions aveugles. Sachez que chaque être que vous éliminez, parce qu’il défend les nobles principes qu’Allah nous a octroyés, sera une lumière et une référence pour notre combat dans le chemin d’Allah afin de défendre la justice, l’égalité et la liberté.

A tous ceux qui ont une étincelle d’amour et de crainte d’Allah dans le cœur, un souvenir du Prophète Muhammad (sav) et à tous ceux dont la raison est agnostique, cet appel des jeunes musulmans pour un sursaut de conscience, s’adresse aux âmes avides de justice et de vérité. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir pour le repentir vers Allah et le changement. Les jeunes musulmans vous interpellent par la présente dans le souci de vous compter parmi les hommes qui auront changé pour l’amour d’Allah, à l’image des compagnons du Prophète Muhammad (sav) qui sont devenus chacun, avec leur passé réciproque, des étoiles, grâce à l’Islam et à leur dévouement indéfectible.
R.A

mardi 23 octobre 2007

La Renaissance de la Ummah


Les symptômes de la Ummah que sont le nationalisme, le sectarisme doctrinal et l’effritement culturel et cultuel sont les signes d’une crise profonde que traversent les musulmans. Pourtant le remède, pour ces fléaux qui gangrènent nos cœurs, est connu de tous les musulmans, c’est le retour à la source de l’Islam afin de retrouver le souffle et l’énergie des débuts qui a permis le rayonnement de cette dernière des siècles durant. On voit bien que les prêches des imams à eux seuls ne peuvent endiguer cette épidémie et cette corrosion qui retardent et paralysent l’éveil des cœurs. Ces cœurs qui se sont oubliés, d’une part par la prise de distance du rappel d’Allah et d’autre part la raison figée et sclérosée au fil du temps, dont le reflet et la gesticulation paraissent désuets et en inadéquation avec notre temps. Les musulmans doivent s’approprier l’Islam de la Lettre à l’Esprit sans oublier son essence. Le dynamisme religieux, social et politique, naitra en nous, lorsque la certitude en un Tawhid limpide animera nos cœurs.

Nous devons revoir nos références à la lumière de l’éthique musulmane et de ses sources. Chacun de nous doit se remettre en question sur l’état de la Ummah et de son état de décantation figée dans le temps. Il est urgent que les cadres musulmans s’organisent et s’unissent au-delà même de nos courants de pensée et de nos divergences. Si nous ne sommes pas capables de nous recentrer et de faire preuve de pragmatisme concernant le devenir de la Ummah, il est nécessaire de réviser et approfondir la sincérité de notre Foi. Il est impératif, que dans chaque ville, des cercles d’études se mettent en place afin de faire un travail de fond sur l’éducation et l’instruction des musulmans afin de permettre l’émergence de futurs cadres qui seront en mesure de pouvoir faire évoluer les mentalités et les opinions. Le nerf de la guerre des temps modernes est la communication qui façonne les tendances des opinions et permet le basculement des mentalités. Il faut que les musulmans unifient leurs ressources humaines et matérielles afin de faire naître des organismes de médias et de diffusion indépendants et proches du peuple afin de rendre la compréhension de l’islam accessible à tous, et également pour véhiculer une autre image de l’Islam loin des préjugés et de la caricature dont nous sommes victimes.

La quintessence de la situation des musulmans dans le monde est essentiellement due à notre éloignement de la recherche de l’agrément d’Allah. La subornation des dictatures en place étouffe les esprits libres et l’expression des talents. Plutôt que de faire de grande théorie il est plus judicieux et surement plus efficace que nous soyons sur le terrain afin de gagner les cœurs de chaque croyant. Il faut que des cercles d’études (Halaka) et d’approfondissement soient mis en place dans chaque quartier. De la qualité et de l’organisation de ces Halaka dépendra le succès du travail de Dawa. Il est impératif que chaque initiative soit inscrite dans un projet commun. Il faut penser de manière différente la transmission de l’information au sein même de notre Ummah, car le fait d’être minoritaire et répartie de manière très disparate au niveau géographique nous oblige à un mode de communication adapté à notre situation, dans le but de tisser des liens de fraternité et de proximité.



Il faut que les musulmans ; ingénieurs, médecins, avocats, chefs d’entreprises, artisans, ouvriers… bref chaque corps de métier doit s’organiser afin que l’on puisse mettre en place l’association des Cadres Musulmans de France dans un premier temps et que l’on puisse par la suite rallier les initiatives de même nature qui seraient prises en Europe et de par le monde. Notre poids économique, sociale et politique permettra une inertie dynamique pour réaliser le projet d’Union des États Musulmans (U.E.M). Nous, musulmans d’Europe, avons une chance inouïe : le fait de vivre ensemble et de se côtoyer alors que nous venons tous de pays différents avec nos propres traditions. Cette situation unique est un véritable test pour tous les musulmans. Le pluralisme de nos origines culturelles doit s’inscrire dans une vision unificatrice de tous les musulmans afin que la symbiose opère grâce à cette alchimie fusionnant les ingrédients d’un projet de société riche et prometteur.


R.A

mercredi 4 juillet 2007

La Souffrance & l’Espoir des Musulmans


Combien de morts, de crimes de guerre, de génocides doit-on subir pour que la communauté internationale se réveille et intervienne sans parti pris et sans aggraver les situations existantes qui sont dramatiques. L’injustice, la spoliation et les meurtres, en guise d’épuration ethnique ou religieuse, au su et au vu de tous, souvent orchestrés par les états pyromanes membres des Nations Unies, sont devenus des banalités, à un tel point que les traitements médiatiques sont dignes de ceux des faits divers ou des bandes d’annonces des sorties de films. Que de souffrance pour les pays musulmans comme l’Irak, la Tchétchénie, la Palestine, la Somalie, le Soudan, la Bosnie…. leur sang a-t-il moins de valeur que le pétrole de certains ? Peut-on bafouer la liberté des uns au détriment de celle des autres ? Nous apprenons à connaître ou à découvrir nos frères et nos sœurs de par le monde via les échos de leur persécution, les cris de leur souffrance et de leur désespoir face à l’immobilisme avant tout des pays musulmans, puis des occidentaux et enfin de l’ONU.

Face à l’injustice et aux dictatures que subissent les musulmans dans leur pays réciproques, régis par des gouvernements indignes et corrompus, qui malheureusement, ont leurs mentors et leurs complices dans les pays soit disant modèle de démocratie et de droit de l’Homme, les musulmans avec patience et courage prennent consciences de l’importance de l’unification de l’ensemble des pays musulmans au-delà des idéo et du nationalisme, qui nous a été inculquées de force ou par projection post-colonial.

A l’image des États-Unis, de l’Union Européen, … et de la Russie qui renforcent ou élargissent leurs unions, en quel honneur et pour quelle raison, l’ensemble des Musulmans du monde n’auraient pas le droit à une entité que l’on pourrait désigner par Union des États Musulmans (U.E.M) qui refléterait notre héritage, nos aspirations et nos ambitions. Sommes nous si différent sur le fond pour ne pas avoir le droit de rêver à un état unique ou à une fédération des pays musulmans où nous aurions réussi ; à dépasser nos clivages, à supprimer les frontières artificielles que l’on nous a imposées, avoir une monnaie unique, une défense commune et une orientation en accord avec les valeurs de l’Islam. « Les croyants ne sont que des frères » S49,V10. Si certain ont creusé et cultivé nos divergences, dans le passé, ou encore de nos jours, afin de nous ériger en ennemis entre nous, il paraît clair et évident que leurs stratégies est vouée à l’échec. Les populations Musulmanes, hommes et femmes, mais surtout les femmes, qui soufraient d’accès à l’éducation hier, sont aujourd’hui bien conscientes des manipulations, des trahisons dont nous avons souffert, tout au long de notre histoire. Leur amour pour un retour à la source, leur enthousiasme pour un ordre du juste milieu, leur sincérité dans l’unique recherche de l’agrément d’Allah et leur dévouement pour la justice sont les seules armes du futur par lequel ils retrouveront dignité et fierté. Les erreurs du passé doivent être les leçons de demain. "En vérité, Dieu ne modifie point l’état d’un peuple tant que les hommes qui le composent n’auront pas modifié ce qui est en eux mêmes" (S13,V13).

Chaque musulman doit faire preuve d’exemplarité dans sa foi, son comportement et son caractère. L’Islam doit être désiré et non imposé. La paix entre les peuples doit être notre objectif premier dans notre quête de l’unification. L’U.E.M doit être un refuge pour ceux qui aimes la liberté. Elle doit être refuge, pour les oppressés, sans aucune distinction que se soit… et elle doit être un rempare contre l’injustice de ceux qui exploitent les plus faibles dans tous les domaines social, économique… L’espoir naîtra lorsque les musulmans auront la conviction intime que notre salut passe par la voie qu’Allah nous a indiqué à travers l’ultime Prophète Muhammad (sav). « Et cramponnez vous tous ensemble à l’Anse de Dieu et ne soyez pas divisés » S3,V103. Il faut que l’altruisme de chaque musulman détrône et prime sur l’individualisme et l’égoïsme qui rongent nos cœurs et nos espoirs. «Ne vous jalousez pas, n'enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n'agissez pas avec perversité les uns à l'égard des autres, ne concluez pas d'achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères; le musulman est frère du musulman, il ne l'opprime pas, ni ne l'abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici», et il dit ceci en montrant trois fois son Cœur…" (hadith: Abu Hurayra).

R.A

lundi 2 juillet 2007

L’appel d’une Sœur


Selam, paix sur vous, mes chères sœurs et mes chers frères.

C’est avec sursaut que je me lève,
pour répondre à l’appel d’une sœur,
me demandant de secouer nos semblables,
qui succombent aux charmes de l’éphémère jouissance.

Faut-il leur rappeler leur dévouement au temps du Prophète bien-aimé?
Ils le soutinrent jusqu'au triomphe de ses nobles valeurs,

Oui, c’est grâce à leur sacrifice, que le monde a pu enfin goûter à la paix et à l’amour.
Et c’est vous qui l’avez secouru alors qu’il était persécuté.
Vous l’avez aimé de tout votre coeur,
Jusqu’à ce que l’Islam et ses nobles principes nous parviennent aujourd’hui.

Mais qu’en est-il de la jeunesse musulmane d’aujourd’hui?

Je constate et j’en pleure.
D’un cœur palpitant, sous l’effet de l’amertume,
Tandis que la réalité accable une poitrine déjà trop serrée,

Le constat commence à peine, que les larmes ont déjà tari.
L’ampleur du sinistre est telle que les mots sont impuissants.
Non, ce n’est pas la description d’une guerre,
Mais bien la dramatique situation de notre jeunesse.

Oui, au nom de la modernité, nos frères et sœurs se déchaînent,
Se dévoilent et se dévêtissent, boivent et fréquentent,
à tel point que la pudeur et la morale leur devinrent étrangères.
Oui, au nom de la sacro-sainte liberté,
les limites sont franchises avec engouement et fierté.

Comme s’il y avait une quelconque fierté
dans le fait de désobéir à Allah.
On s’y habitue avec le temps,
pour finir par admettre l’inadmissible.

Puis une fois pris goût, on défend l’indéfendable,
au nom de l’émancipation et des libertés.
Bien sûr, tout cela par soucis de conformité à la norme,
celle dictée par la mode,
et point celle établie par Allah.

Qu’ont-ils à s’épuiser à rattraper le retard,
Oui, en effet, ils sont en retard dans la course à la…perdition.
Et point dans la course vers Allah.
Cette dernière étant renvoyée à plus tard,
dès lors que la première s’achèvera par notre propre achèvement.

Il faut à tout prix atteindre le podium de la…perversité, perçue comme modernisme.
Piétinant ainsi le Sacré, tout en déclarant sacré le pervers.
Car devant eux, courent les stars préférées, les idoles,
en bref, les ‘pernicieux’ professionnels de tout genre,
tous préférables au noble Prophète délaissé, n’est-ce pas?

Oui, Mohammed! Ils t’ont tourné le dos,
Pour la simple raison que tes valeurs ne sont plus à la mode,
ou du moins, plus au goût du jour.

Car tu appelles à la morale alors qu’ils ont choisi l’immoralité,
Tu appelles à la raison, alors qu’ils se complaisent dans l’égarement,
Tu appelles à l’éveil tandis qu’ils se réjouissent de leur insouciante insouciance.

Et si tu leur demandes: qui aimez-vous le plus?
Ils te répondront certes : toi, ô notre Prophète!
Mais c’est leurs langues qui s’expriment et non leurs cœurs.

C’est ainsi, l’échelle des valeurs s’est inversée,
on ne mesure plus l’individu par sa piété ni même sa droiture,
mais seulement par son argent et ses apparences.

N’est-ce pas que les cœurs sont devenus aveugles.
à force de se laisser absorber par l’éphémère d’ici-bas,
N’est-ce pas qu’en oubliant Allah, on fini par oublier soi-même,
Comme si la mort était pour les autres, et jamais pour soi-même.

Les préoccupations repoussent toujours plus loin un Au-delà pourtant si proche,

Que deviendront-ils,
Quand, rattrapés par la vieillesse, ils crieront au regret,
Quand, les réalités chasseront les illusions.
Quand les faux plaisirs perdront tout sens.
Et que, à force d’âge, ils perdront toute force.
Ils se rendront alors compte que l’insatisfaction d’Allah,
leur sera plus pire que la plus pire des flammes en enfer.

Frères et sœurs,

Le temps n’est-il pas venu de se remettre en question?
Afin de se juger soi-même avant d’être jugé par Allah?
Est-ce raisonnable de se dire musulman, tout en mettant au placard les valeurs de l’islam?

Allons-nous nous laisser tenter par le mode de vie des égarés civilisés, tout en nous détournant d’Allah et de son Prophète?
Est-ce bon d’emprunter des sentiers tortueux?
Sachant que les aboutissements nous sont inconnus?

Heureux est celui ou celle qui se réforme et décide de se tourner vers Allah.
Et dont sa seule raison de vivre est la satisfaction d’Allah.


Cordialement.
A.A

Selam

Caractéristiques de la Jeunesse Musulmane



Le jeune musulman se caractérise par sa personnalité qui est forgée par sa force de conviction dans sa foi en Allah. Il s’impose la modestie comme attitude et la sincérité comme principe de base. Il a choisi comme posture la droiture dans sa ligne de conduite et la vertu comme habit. Il se distingue par sa constance dans les prières quotidiennes et se nourrit dans les sciences qui exhortent son âme. Il est avide de connaissance dans sa quête du savoir. Il a le souci du licite et de l’illicite dans tout ce qu’il entreprend. Il se remet en question pour se parfaire dans son caractère et dans sa foi. Le juste milieu est sa référence et la justice est son combat éternel. Il ne se défini ni comme intégriste ni comme modéré mais simplement comme Musulman. Son but ultime c’est l’agrément et la satisfaction d’Allah et son référent est Muhammad (SAV).

R.A

C’est l’été attention aux yeux !!!



Comme chaque été les vices et les tentations sont très forts à cause du manque de pudeur dans les sociétés actuelles où la débauche prime sur la vertu des mœurs. Prenez garde de ne pas tomber dans les mailles du filet du Sheytan. Les jouissances et les plaisir de ce bas monde sont éphémères mais les regrets devant Allah risquent eux d’être éternels. Allah nous avertit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font » (Nur/30). Comme nous l’indique le sens du verset, les prémisses du zina commencent par les yeux. Le zina est la cause principale de la dégénérescence de la société. La seule manière de s’en prémunir c’est d’éviter dans la mesure du possible tous les lieux où elle a libre cours.

Allah nous met en garde : « Et n'approchez point du zina. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin! » (Isra/32). De ce simple verset, nous constatons le degré de gravité du zina. On ne parle pas de commettre mais de simplement s’approcher. L’approche se fait par nos cinq sens dont le premier est la vue qui explore l’illicite et éveille l’excitation des autres sens du désir de tentation et du passage à l’acte. Qu’Allah nous préserve de ces turpitudes. Le prophète (SAV) dit à ce sujet : « le premier regard est pour toi, mais le second contre toi ». Le regard est le commencement du zina. Notre devoir est de couper les chemins qui mènent aux harams (aux interdits). Il ne faut pas oublier que : « Il (Allah) connaît la trahison des yeux, tout comme ce que les poitrines cachent. » (Ghâfir /19)

Le comportement du musulman doit être exemplaire aussi bien dans son attitude que dans son caractère. Allah nous ordonne : "Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines….."(Nur/31). Il faut que chacun se responsabilise et ne se justifie pas grâce aux manquements ou aux dérives des autres. Car chacun d’entre nous aura à rendre des comptes devant Allah. Les traces de nos actes nous seront exposées dans les moindres détails sans que rien ne soit négligé. Allah nous avertit : « Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra. (al Zalzala 7-8)


Les tenues vestimentaires sont clairement définies aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les responsabilités sont à la fois individuelles et collectives. Les femmes comme les hommes ne doivent pas chercher la provocation pour attirer les regards. Les séductions maléfiques se cachent dans les charmes apparents qui sont souvent accentués par des artifices. En tant que Musulman nous devons faire attention non seulement à nos fréquentations mais également aux lieux d’oisivetés. Certain de nos actes nous paraissent anodins alors que la gravité et le degré des péchés ne sont connus que d’Allah.
Allah nous met en garde: O hommes ! Craignez votre Seigneur et redoutez un jour où le père ne répondra en quoi que ce soit pour son enfant, ni l'enfant pour son père. La promesse d'Allah est vérité. Que la vie présente ne vous trompe donc pas, et que le Trompeur (Satan) ne vous induise pas en erreur sur Allah ! ( Luqman, 33)

Méditer ces deux versets pour définir votre ligne de conduite. Ceux qui veulent plaire à Allah savent que la soumission et le repentir sincères sont les seules issues avant de paraître devant Allah. Dis : "O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux". ( az-Zumar, 53)


"… Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur". ( al-Hujurat, 13)


L’effort est du devoir du croyant alors que la victoire dépend d’Allah.


I.O

vendredi 29 juin 2007

La Paix et La Tolérance en Islam


La paix et la tolérance dans l’Islam sont à l’image du cœur et de l’esprit, qui se retrouvent grâce à la raison pour se mettre en harmonie avec la création du Créateur. Ces deux états ont pour substratum la Justice avant tout et pour tous. L’Islam met l’accent sur l’établissement de l’égalité et de la justice. On ne peut prétendre à la paix et à la tolérance si chaque individu n’a pas sa place à tous les niveaux de la société dans un respect mutuel de dignité et de décence. L’Islam reconnaît depuis toujours le principe de liberté de conviction ou de liberté religieuse. Il a stipulé très clairement qu’aucune coercition n’est permise en matière de foi et de conviction. Le Coran affirme très clairement : « Nulle contrainte en religion ! » (S2, v256).

Depuis le début de l’Islam les Musulmans ont toujours fait preuve de beaucoup de tolérance. Toute la vie du Prophète Muhammad (sav) est un message de tolérance et de paix. Il est de notre devoir de cultiver et de faire perpétuer cette vertu qui a fait et qui fait la Grandeur de L’Islam et de son Message. Tous nos efforts doivent être réfléchis pour permettre l’existence d’une diversité qui constituera la force et la richesse de notre communauté. Nous devons encourager à travailler ensemble dans des groupes multiethniques car si le Hadj est l’expression même de l’image de l’Islam cosmopolite et multiethnique on doit être en mesure de pouvoir vérifier cette vérité dans tous les aspects de la société en général. Nos mosquées ne doivent pas être des camps retranchés où chaque croyant selon son école suspecte des déviances de la part des autres fidèles, mais bien au contraire elles doivent être des lieux d’échange et de savoir, qui doivent nous permettre de nous rassembler autour de deux références communes à tous les Musulmans qui sont le Coran et la Sunna. Même si notre champ de liberté est restreint au sein de la société qui nous cantonne en guise de mosquées dans des caves étroites, nous devons compenser cela par la grandeur d’âme et de cœur que l’Islam nous enseigne. Nous sommes dans l’obligation d’enseigner dès le plus jeune âge à nos enfants le respect de l’autre dans sa différence et sa spécificité. La sagesse de l’enseignement du Coran et de la vie du Prophète Muhammad (sav) doit être la nourriture par laquelle notre cœur et notre esprit puisent leur force et leur vitalité. Nous devons favoriser les échanges et accentuer notre coopération sur des projets en commun qui fédèrent et fraternisent nos frères et nos sœurs de toutes origines. S’ouvir aux autres, c’est apprendre à se connaître à travers le miroir de la différence des autres plutôt que de se cloisonner dans une tendance qui affaiblit et divise la Oummah. Accepter la différence sans pour autant y adhérer c’est respecter l’autre et gagner son propre respect.

En direction des non Musulmans, nous devrions établir un dialogue sincère et entretenir de bonnes relations avec eux, sans pour autant accepter ce qui va à l’encontre de notre religion. Allah dit au Prophète (sav) (S42, v48) « S’ils se détournent, Nous ne t’avons pas envoyé pour assurer leur sauvegarde : tu n’es chargé que de transmettre le message ». Dans une autre sourate (S15, v125), Allah dit : « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle les gens au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son Sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés ».


Faire preuve de tolérance ne doit pas nous détourner de nos principes et de nos convictions, la tolérance ne doit pas nous conduire à la complaisance car dans ce cas là, nous trahirions le message même de l’Islam.

Depuis son avènement l’islam est source d’inspiration et d’aspiration pour tout ceux qui aiment la Vérité, la Justice, la Paix et la Tolérance. Elle pousse les êtres au dépassement de soi par une ouverture vers les autres. L’islam émule la libération des esprits et des corps de l’assujettissement de toute forme de soumission autre que celle d’Allah. L’islam nous a appris à ne pas oublier ou ignorer d’où l’on vient afin de mieux comprendre notre destination. La paix et la tolérance en Islam sont les faces d’une même pièce.

R.A