Google
 

jeudi 27 novembre 2008

Dialogue inter-religieux entre nécessité et contrainte


La réussite du débat inter-religieux dépend de la sincérité des différents intervenants. Il faut que de part et d’autre on surmonte les préjugés réciproques. Il faut que chaque parti soit en mesure de se projeter dans le référentiel de l’autre pour comprendre les axiomes qui font la spécificité d’une personnalité construite dans un environnement différent de la notre. Notre regard doit être en mesure de changer tout au long de notre échange. Les opinions doivent se construire sur des vécus et des pratiques réels et non sur des théories ou des préjugés entretenus par machiavélisme primaire.
Le prisme du débat ne doit pas se contenter de simple échange verbal car dans tous les dialogues il y a toujours un risque de sensation de perte de temps. Nous devons aboutir sur des vrais projets en commun où des musulmans et des chrétiens seraient impliqués aux niveaux locaux. Ce n’est pas des idées et des projets qui manque mais surtout des bonnes volontés et des gens qui savent lier les paroles aux actes dans le quotidien. Pourquoi ne pas faire des groupes de musulman et de chrétien pour visiter les personnes âgées dans les maisons de retraite pour rompre leur solitude et apporter un peu de réconfort et de chaleur humaine. Pourquoi ne pas inviter une famille chrétienne à une occasion de repas pour qu’il découvre la culture musulmane et vis vers sa.
L’influence et l’apport de l’Islam en Europe est sous estimé voir ignorer par certain. L’Europe n’est pas un club judéo-chrétien comme certain veule nous faire croire. L’Europe est pluri confessionnels et culturels depuis des siècles si l’on regard de la Grèce Antique à nos jours. Le judaïsme et le christianisme ne sont que des composantes de la fresque qui trace l’histoire du vieux continent. La présence de l’Islam sur son sol n’est pas anodine. Le destin de l’Europe est intiment lié aux pays limitrophes de ses frontières géographiques et de la migration naturelle des êtres Humains.
Le débat inter-religieux doit être un catalyseur en ces temps de crispation et de tension international. Le dialogue est une prémisse que nul ne peut et ne doit éviter car elle est l’outil de la paix et de la sérénité dans une société multiculturelle. Faut il encore définir le contenu et la porté du terme inter-religieux. Il faut faire attention à tous les excès d’attitudes sémillantes qui risque de faire basculer dans la trahison de nos valeurs et vider nos références de leur substance intrinsèque à notre éthique musulmane et au fondement de notre foi.
Le musulman doit faire attention que l’expression « dialogue inter-religieux » ne signifie pas diluer ou éradiquer les différences essentielles qui séparent l’Islam des autres religions, une telle appellation doit être rejetée. Allah dit dans le Coran: « Et discute avec eux de la meilleure façon » (S16, V125). Allah dit aussi : « Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. » (S5, V49). Cependant, le dialogue et la coopération entre l’Islam et les autres religions est une pratique admise ; Allah dit : « Dis : "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allah" » (S3,V64). En suivant l’exemple du Prophète Muhammad (sav) qui s’entretint notamment avec les chrétiens de Najran, il est possible d’organiser des dialogues avec les gens de d’autres confessions sur des sujets tels que l’Unicité de Dieu, la mission des prophètes ou l’origine de l’humanité. Ces dialogues doivent se dérouler dans une atmosphère saine, sans faire usage de la coercition, et en évitant de rabaisser les autres ou de les blesser.
Nonobstant les différences qui existent entre l’Islam et les autres religions révélées, il y a un terrain d’entente commun où tous peuvent se rencontrer. Par exemple, toutes les religions divines reconnaissent les notions de divinité, de mission prophétique et de vie éternelle. Elles acceptent toues les principes de bonne conduite et se préoccupent de la structure sociale de la famille. Elles ont des vues convergentes sur les questions relatives à l’environnement, aux droits de l’homme, à la défense des opprimées, la confrontation de l’injustice et du despotisme ; elles dénoncent les génocides, les agressions et le fanatisme et œuvrent en faveur de la tolérance, etc. Le Coran dit également : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. » (S5, V2).
De plus, ce qui accentue la nécessité du dialogue et de la coopération, c’est la domination actuelle d’une culture athée, matérialiste et permissive, et l’effondrement de l’ordre social à une époque où les différents points de la planète sont interconnectés par la révolution des télécommunications qui a fait du monde un village planétaire. Le Coran dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, afin que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. » (S49, V13).
Souvent les conflits interreligieux ont leur origine dans l'exploitation abusive des religions et de leurs adeptes par des manipulations égocentriques de quelques groupes ou individus qui cherchent à en tirer davantage de pouvoir politique. Nous avons tous intérêt à nous battre ensemble pour la justice et l’égalité. Nos différences doivent certes nous distinguer mais elles doivent contribuer à la composition musicale d’un chantre commun où chacun peut admirer et contribuer par son originalité.
Tous les jours il y a des hommes et des femmes de part et d’autre qui tentent de jeter des ponts entre les deux rives. On peut voir aujourd’hui des initiatives locales, nationales et internationales très encourageantes. Nous sommes aujourd’hui plus que jamais condamnés à vivre ensemble et dialoguer afin d’éviter et surtout de démentir les théories sur le choc des civilisations défendu et diffusé par Samuel Huntington et ses admirateurs.
R.A

dimanche 12 octobre 2008

Système Islamique Solution à la Crise Financière Internationale ?


Crise de confiance, panique à l’échelle international sur les places boursiers… le monde est entrain de vivre les limites et les méfaits du capitalisme à outrance après avoir gouté et vécu pour certain l’impasse du modèle communiste tombé en désuétude. Alors quelle alternative avons-nous réellement en dehors de ces deux modèles économiques ? Ne serait il pas temps de revenir aux fondamentaux des lois économiques ? Mettre la finalité de l’homme au centre de tous les intérêts plutôt que l’argent et le profit sans effort. Aujourd’hui la bulle artificielle insufflé et gonflé par le système capitaliste nous mets devant une réalité qui depuis longtemps a été dénoncé et interdit par le modèle économique Islamique.

Qu’elles sont les critères importants du modèle islamique ? 1er pas de « riba » (intérêt, usure) 2ème pas de « gharar » ni de « maysir » (incertitude, spéculation) 3ème pas de « haram » (secteur illicite comme le jeu, l’alcool, la pornographie, le tabac…), 4ème obligation de partage des profits et des pertes et 5ème l’éthique c'est-à-dire allouer les fonds vers des secteurs socialement responsables. Ces principes simples et naturels sont des garanties qui empêche des crises de type subprime … l’intérêt avec usure étant formellement interdit en Islam nulle doute que cette crise ne peut déstabiliser un système qui refuse de faire travailler l’argent pour l’argent.

Certain pense que le modèle économique respectant les lois de la Charia Islamique ne peut être mise en pratique car ils sont convaincus que les progrès et la folie matérialiste dans lequel ont vie ne peut admettre des principes qui date de plus de 14 siècles. Allah nous impose les taux d’intérêt à Zéro dans tous les échanges financiers pour inciter au partenariat et au partage des risques et des bénéfices. Pour preuve regardé le reflexe immédiat des gestionnaires de la banque centrale européenne et américaine dans cette crise comme dans celle du passé, ils baissent leurs taux d’intérêt. Baisser…, tendre vers le plus prés de zéro pour relancer l’économie, donner plus de confiance à l’épargnant et au marché boursier et faire en sorte que l’on puisse favoriser les crédits auprès des Banques.

Pour les Musulmans, convaincus et respectueux des principes Islamiques, aucun doute sur les biens faits de l’interdiction de l’intérêt usuraire car si Allah (swt) nous la rendu illicite c’est qu’Il connait mieux que qui conque l’intérêt suprême de ses créatures. Combien de crise similaire doit-on subir pour que l’on se rende compte de l’évidence qu’Allah nous a annoncée à mainte reprise dans le Coran. A quoi nous invite le modèle Islamique si ce n’est que mettre l’argent au service de l’homme et non pas l’homme au service de l’argent. La régulation et le cadre de fonctionnement du modèle Islamique permet à chacun de travailler dans un esprit d’entreprenariat en partageant les bénéfices et les risques. Cette disposition permet une prudence mesurée et intelligente qui évite l’effet boule de neige en cas de crise et de dérapage économique.

Incroyable mais vrai, la cupidité des rapaces financiers, qui n’ont rien à faire des conséquences de leurs actes sur la condition humaine, qui font souffler le chaud et le froid sur les places boursières, sont apprivoisées et corrigées grâce aux épargnes des contribuables via les Etats qui injectent à coup de milliards d’euros et de dollars pour stopper la dégringolade des indices boursiers dans les abysses. Les libéraux appellent à la rescousse des Etats qui nationalisent à tours de bras les banques en faillites et ce quelque soit la tendance politique au pouvoir. Il doit se sentir pousser des ailes Karl Max dans sa tombe.

Nous avons perdu le sens de l’effort, du travail et de la récompense à la sueur du front. Aujourd’hui nous avons un vrai marketing agressif pour pousser à toujours plus de crédit jusqu’ à contracter pour certain des crédits à la consommation. La débauche de l’ultra-capitalisme et du néolibéralisme doit nous interpeller et nous permettre une remise en question de notre choix de société et du modèle économique. Les fondements du modèle économique que propose l’Islam reposent avant tout sur la responsabilité de l’Homme devant Allah dans ses actions et ses engagements. Chaque Musulman doit garder à l’esprit et doit être conscient que le moindre centime qu’il gagne, investie ou place, il en aura à rendre des comptes à la fois sur ses intentions et les conséquences de ses actes. L’Islam encourage le développement économique et l’enrichissement des individus à condition que ce dernier respect une certaine éthique moral qui permet de ne lésé personne dans l’ascension sociale et matériel. La finalité du modèle économique Islamique permet de maintenir et de garder l’outil de gestion des flux financiers comme un simple outil permettant le transfert des biens et des richesses au service de la condition humaine.

La perversion de ce capitalisme dans laquelle nous nous trouvons prouve et assure au moins une chose c’est que l’Occident ou plutôt le modèle Occidentale à perdu sa crédibilité sur la scène internationale pour son modèle capitaliste. Il est temps que les économistes de tous bords et surtout les Musulmans fassent connaitre cette alternative que nous offrent les lois et les principes prodigués par le système Islamique. La finalité de l’homme en Islam c’est d’obtenir la Grâce, la satisfaction et la Miséricorde d’Allah dans cette vie. L’Economie ne doit être qu’un outil au service de cette finalité avec comme toile de fonds la recherche de son bien être et de son développement.

Aujourd’hui on crée le vide dans la populace pour créer une addiction à la consommation. Cette mécanique économique basé sur l’étude comportementale et sociétale incite et pousse les individus à la surconsommation. Regarder la folie des grandes surfaces sur un produit donné, la diversité incroyable que l’on nous propose? Ah ils ont pensé à tout pour vous inciter à la consommation absurde et idiote, le produit selon le genre, la catégorie sociale, la saison, la mode….

Nous avons le privilège dans l’Islam d’être conscient des dangers de jouer avec les limites qu’Allah nous a définis dans le Coran et des conséquences que cela peut engendrer. L’Islam exige des valeurs morals et éthiques dans les mécanismes de l’économie et du développement social.

Un signe du changement de mentalité est l’interpellation du journaliste économiste Beaufils Vincent directeur de la rédaction du très sérieux magazine Challenges qui interpelle de la sorte « … au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c'est plutôt le Coran qu'il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n'en serions pas là. Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l'argent ne doit pas produire de l'argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques; oubliés, les ABS et CDO que personne n'est capable de comprendre. Autrement dit, l'argent ne peut être utilisé que pour financer l'économie réelle. Il n'y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c'est qu'elles n'y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l'argent, qu'il s'agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n'ont ainsi pas le droit de s'endetter au-delà de leur capitalisation boursière; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle… » Source Edito 11/09/08 Le pape ou le Coran http://www.challenges.fr/.

Une remarque par rapport à cette vérité bienvenue de la part d’un expert qui honore la justesse et la vérité Coranique sur les directives qu’elle prodigue en matière économique à dimension sociale. Malheureusement tous les pays Musulmans sont loin du respect des principes la Charia Islamiques. Une partie des Musulmans et surtout la classe moyenne et bourgeoise ont cédé aux sirènes du capitalisme et à l’ultralibéralisme encourageant l’empreint avec intérêt usuraire en s’appuyant sur des fatwas qui sont minoritaires et de circonstance. Plutôt que de s’organiser et de développer à l’image des Musulmans en Angleterre qui ont réussit en deux générations à faire émerger des Banks Islamiques pour répondre à leur besoin tout en restant conforme à la Charia Islamique. En France et ailleurs ils se laissent tenter par la facilité sans en mesurer vraiment les conséquences ici bas et dans l’au-delà. Il faut s’avoir une chose, chaque crédit usuraire que nous contractons permet d’entretenir et d’encourager le modèle existant et retarde de ce fait l’émergence du modèle Islamique conforme à la Charia. Le courage, la volonté et la réussite des entrepreneurs Musulmans est telle que toutes les grandes Banques Nationales et Internationales ainsi que les Etats eux-mêmes engagent des études pour développer et proposer aux Musulmans de leur pays une alternative conforme à l’éthique Islamique. On évalue un marché potentiel de 700 Milliards d’euros. La sécurité offerte par le modèle Islamique est tel que même des sociétés non Islamique préfèrent et travaillent avec les Banques Musulmanes en Angleterre. Ce qui paraissait utopique et moyenâgeux pour certain il y a quelque temps devient plus que jamais réalité inévitable confirmé et réclamé par les plus avertis des rouages boursiers et des places financiers qui sont pour le profane abscons et amphigouriques.

R.A
Pour info et culture générale: Vincent Beaufils est directeur de la rédaction du magazine Challenges, un hebdomadaire d'information sur l'économie et les principaux débats de société. Diplômé d'HEC, Vincent Beaufils a débuté sa carrière de journaliste à L'Expansion, puis à L'Express, comme grand reporters. Il a également été successivement conseiller de la rédaction en chef du Nouvel Observateur, ancien rédacteur en chef du Nouvel Économiste, avant d'être nommé rédacteur en chef du mensuel L'Essentiel du management.

samedi 11 octobre 2008

Les Pyromanes de la République Française


Il y a toujours un écrivain en mal de notoriété pour trouver un sujet à polémique se référant à l’Islam. Il y aura toujours des chacals de journaliste pour enfler et propager la peste littéraire d’une bassesse inégalé pour contribuer et entretenir les préjugés des plus faibles ou des haineux inconsolables vis-à-vis des Français Musulmans. A l’affiche de la rentrée littéraire avec un retard calculé pour éviter d’être noyé parmi la cohue de la rentrée, BHL-Houellebecq s’invitent pour envahir et étouffer les espaces médiatiques, tenez vous bien car il va falloir traverser les prochains mois avec leur présence sur tous les plateaux un à un. Mettre le mal du siècle sur le dos de l’Islam c’est le travail de plumitif comme Michel Houellebecq qui déclare « La religion la plus con, c'est quand même l'Islam. Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré. » Il déclare également, dans la même interview « [...] les juifs sont plus intelligents et plus intéressants que la moyenne. » Ou encore lorsque le journaliste lui demande : « Pour l'Islam, ce n'est plus du mépris que vous exprimez, mais de la haine? » Il répond M.H. « Oui, oui, on peut parler de haine». Il faut lui reconnaître au moins sa franchisse. Propos recueillis par Didier Sénécal pour le magazine Lire, septembre 2001. Préserver ce mal c’est le travail de personnage peu scrupuleux tel que Gluxman qui affirme « l’Islam est le plus grand Mal de l’humanité ». La vider de sa substance c’est le travail de traître qui ont retourné leur veste et rejoint le camp des B.H.L. Toujours en quête de lumière médiatique et de reportage à sensation qui appel plus à la réflexion dans l’instant de l’émotion que celle de la raison et de la prise de recule.

Leur maître à penser est sans nul doute Finkielkraut en penseur illuminé et commandant en chef de ces racailles de la littérature et de la pseudo philosophie qu’il empeste sur les plateaux télé et autres supports de médiats. Leurs contributions aux débats de société et leurs interventions sur les scènes internationales donnent plus envie de vomir qu’autre chose, tellement ils font hontes et pitiés en se fessant passer pour des humanistes universels.

Leur commerce de fond c’est d’entretenir les peurs et attiser les clivages. Ce qui est incroyable, c’est la complaisance des médias qui déroulent le tapis rouge pour ces iniques sur chaque événement qui traverse la république, auquel on oppose les préceptes de l’Islam. Mais bon il y a les dictateurs qui ont du sang plein la bouche et les mains qui sont décorés chevaliers d’honneur par nos tendres présidents qui se prennent plus pour des rois que des élus responsables. On n’est pas dupe, bien sur il y a comme dans tous les systèmes les bouffons de service ou plutôt de la République qui se sont prostitués en échange d’une notoriété puérile et abjecte.

Pas une semaine sans que les Musulmans et l’Islam soient montrés du doigt et stigmatisés sur la scène publique de manière théâtrale. C’est fou comme certain sont bien loti et protégé alors que d’autre sont devenu la risée de la cours de récréation de la République. On parle de liberté d’expression alors qu’il s’agit de liberté d’insulte… On parle de fraternité alors qu’il s’agit chaque jour de nous diviser et de nous ériger en ennemi intime… on chante à tue-tête l’égalité pendant que la justice s'illustre avec deux poids deux mesures à chaque occasion.

Que faire contre ces pyromanes de la république ? Se poser en victime pour que des opportunistes par intérêts ou par pitiés se dressent pour prendre notre défense ? Il nous reste assez de dignité et de fierté pour que chacun de nous individuellement et collectivement prenne conscience des enjeux de notre devenir dans ce pays où nos parents se sont sacrifiés pour le construire. Nous avons besoin de rebelles politiques aguerris aux trappes médiatiques. Nous devons nous lancer dans la batail intellectuelle avec nos valeurs propres, nos spécificités et nos racines. Il faut plus que jamais affirmer notre souhait de faire parti du paysage politico médiatique car notre absence est comblé par des pseudos spécialistes qui sont présentés en expert banlieue, expert islamologie, expert moyenne orient, expert en immigration… notre société peu se targuer d’avoir à disposition des experts en tous genres… Il est inadmissible qu’il n’y ait pas une représentativité dans la fonction publique, au sénat, au parlement et dans les autres postes dignes de respectabilité et de représentativité proportionnelle au moins à notre présence. Il faut que l’on s’engage activement dans nos quartiers et dans nos villes. Il nous incombe à nous de faire découvrir la richesse que nous transportons tant d’un point de vue islamique que culturelle. Notre cœur doit être source d’apaisement et de générosité en direction de ceux qui ne nous connaisse pas. Notre souffle doit apaiser les cœurs apeurés par les médiats, notre attitude doit donner envi à nos voisins, collaborateurs et collègues de travail, le désir de partager et d’échanger à tout point de vu. Nos actes doivent être comme ces candélabres qui illuminent dans la nuit un chemin que l’on souhaite explorer dans les moindres recoins.

La République n’est pas une marque privée ou une propriété intellectuelle dont les propriétaires seraient de confession et de culture judéo-chrétienne. Il est temps que l’on fasse une vrai place au musulman et à l’islam dans cette république et que l’on arrête cette hypocrisie de nous sortir l’arabe de service, le beur de circonstance et le musulman qui s’affiche avec une foi asséché par les flatteries et les éloges médiatiques pour ses positions anti-islamiques à peine déguisés.

Il y a aujourd’hui une vraie secte qui gravite autour de gourou tel que B.H.L et Finkielkraut. Il est temps de s’en prémunir et d’alerter l’opinion publique sur leurs idéo qui sont source d’incitation à des formes primitives de communautarisme et de méfiance généralisé des individus au sein de la société.

R.A

mardi 26 août 2008

Un Compagnon Sans Visage


Je ne sais pas comment te qualifier, ni à quoi tu ressembles, mais tu es mon ennemi juré que je combattrai jusqu’au dernier souffle de ma vie
Tu embellis les vices de la vie sans m’aviser de ses conséquences
Tu me trahis chaque fois que je me suis laissé aller dans les aléas de la vie
Tu fais de l’éphémère une jouissance trompeuse.
Tu incrustes le doute là où il me faut de la conviction empreint de raison.
Je me ressaisi à chacune de mes chutes en espérant t’anéantir à la prochaine confrontation qui n’est jamais si loin
Tu promets monts et merveilles dans chacune de tes illusions savamment déguisées pour m’appâter tel un animal aux abois.


Tu me fais repousser chacune des limites dans le but de me jeter dans les abysses des regrets et des remords
Je te promets une lutte sans merci jusqu’à la demeure finale
Tu as l’avantage de me hanter mais j’ai le privilège d’être conscient
Tu as un ami de taille mais j’ai à mes cotés le Maître et le Créateur des cieux et de la terre lorsque je suis sincère
Tu connais mes faiblesses mais tu ignores mes qualités
Tu œuvres à ma destruction mais tu ignores ma force cachée résidant dans mon repentir

Je te démasque avec un temps de retard mais sache que le temps est notre arbitre et que je finirais tôt ou tard par te maîtriser
Tu as certes plus d’un tour dans ton sac mais je détiens les ficelles de ton sac
Tu m’accules dans mes retranchements pour me livrer au maudit, je te repousse par mes invocations quotidiennes
Tu veux ma condamnation à jamais alors que je réclame la grâce et la miséricorde du Tout Puissant pour l’éternité
Tu es la cause de mon désespoir dans ma traversée du désert, tu occultes ma personnalité
Tu donnes de l’importance à mes yeux à mon apparence alors que tu me fais ignorer mon fond

Sache que dans le désarroi de ma condition je me consume par mes fautes mais que je renais de mes cendres par la volonté du Tout Puissant
Tu me pousses à la paresse et à la volupté alors que je suis destiné à l’action et au combat contre tes alliés
Je veux que tu prennes notes de ma détermination par cette déclaration plus que jamais laconique
Tu en saisiras les pourtours lorsque tu me verras à l’œuvre dans les épreuves de la vie

Dans la solitude de mes instants j’ai appris à mieux te connaître
Dans le miroir de mes actes j’ai mesuré mes incartades volontaires et involontaires
Dans les méandres de mes faits j’ai senti la gravité de mon égarement
Tu veux faire de l’hypocrisie une de mes parures mais tu oublies que je cours derrière la vertu
Tu veux ternir mon image mais tu oublies que c’est secondaire pour moi
Tu veux me faire croire qu’il n’y a pas de liberté sans débordement des limites honorables
Tu prétends me soulager dans l’illicite en me faisant croire que chacune de mes dérives sont des péchés mineurs
Tu oublies que j’ai conscience que dans cette vie, nulle ne peut graduer la gravité d’un acte répréhensible
Par le temps j’ai appris tant bien que mal à te dompter tel un cavalier sur un pur-sang sauvage
Tu galopes dans la mauvaise direction mais je te ramène vers l’essentiel à chaque fois que je me ressaisi
Combien de larmes tu m’as fait couler, combien de peine tu m’as fait subir
Tu as fait de moi un être aguerri à l’école de la vie, tu as gagné beaucoup de bataille mais tu n’as pas encore gagné la guerre
La lutte finale nous départagera sûrement, mais j’ai compris une chose, la sincérité de mes actes te rendra vulnérable telle l’argile prise d’assaut par le vent et la pluie
Nous sommes lié à la vie et la mort mais notre lutte frontale fait partie de la raison de notre destinée

C’est dans le marbre que je veux te sceller afin que tu ne puisses nuire à autrui que moi
Je te propose la paix et la félicité si tu conçois à te soumettre à notre destinée
Quoiqu’il en soit sache que ton talon d’Achille n’est plus un secret
J’ai trouvé l’arme fatale pour te contenir dans les paroles de l’Eternel : « …ne désespère jamais de la miséricorde d’Allah …»


R.A

mardi 12 août 2008

La Haine de l’Amour


Tu sais, si seulement les gens comprenaient que c'est dans le lit de nos préjugés que la haine fornique avec nos vieux démons. C’est dans les ténèbres de nos envies que la volonté de dominer fait de nos passions un poison pour l’humanité. Regarde ces sourires hypocrites et mesquins, admire ces doubles faces qui compatissent pour ta condition de réfugié. Ta souffrance et ta misère fais d’eux les justiciers des temps modernes. Vois ces plumitifs qui se nourrissent de ta douleur viscérale pour accoucher d’une littérature opportuniste.

Je veux parler d’amour alors que tout m’incite à la guerre et à la violence. Ils attisent les braises de l’enfer terrestre alors qu’ils oublient qu’ils sont sur le même bateau. Ils ne comprennent pas que c’est dans la prière que je m’apaise et que je tente de domestiquer les fougues de mes passions égoïstes. Ils ne peuvent saisir le sens de mes intentions car ils sont trop orgueilleux pour écouter la voix de cet étranger de l’agora. Ecoute mes vagissements dénonçant la marche du siècle, c’est par la verve de ma plume que je décide de témoigner contre les supputations de ces corrompus qui ont vendu leur âme au diable pour une jouissance éphémère. Leur dévouement pour ma cause est à la hauteur de leur statistique de vente dans les maisons d'éditions. C’est comme si ils tiraient leur existence de ma condition d’opprimé dans les abîmes de la barbarie humaine. On édifie les murs de la honte sans que cela n’ébranle les amoureux de la liberté et de la justice. Ont-ils tous choisi le camp de mes bourreaux malgré ses injustices limpides ? N’y a-t-il plus de martyre de la liberté, des Che Guevara contre l’impérialisme et les tyrannies despotiques,…

Entends ces échos de détresse arrivant par flot ininterrompu qui se fracassent contre ces rochers de l’indifférence. Que ces inhumains sachent que si ils ont le présent pour eux, nous avons le futur pour nous. Qu’ils prennent conscience que les brumes matinales finissent toujours par se dissiper pour laisser place à la clairvoyance vespérale de l’esprit. Sache que la raison finit toujours par dominer les émotions nées de ces instants enflammés par ces pyromanes qui prisent les passions à fleur de peau. Quelle tristesse que de voir ces héritiers des Lumières se comporter en de simples illuminés assoiffés de notoriété et en quête de médiatisation.

C’est dans les épreuves et les tourments de ma vie que j’ai forgé ma quintessence si singulière. Tout est fait pour me distraire de ces tragédies théâtrales où la dignité humaine se mesure à géométrie variable. Où les faibles sont exploités et exécutés sur les autels de l’indifférence et de l’amnésie collective. Ces ignorants de l’âme humaine oublient qu’il y a une limite à ne pas franchir si l’on ne veut pas que l’instinct primaire engendre le chaos. Si seulement ces béotiens altiers pouvaient goûter et apprécier le nectar nourricier qui découle de la composition florale des esprits et de l’étreinte des cœurs ouverts. C’est là que nous pourrions commencer à espérer d’un avenir meilleur. N’ont-ils rien d’autre à proposer que l’étendage de leur souffle puéril et immonde à la hauteur de leur bassesse intellectuelle. C’est dans la pénombre que ces âmes avides de confrontation et de sang, que ces débauchés, se font primer pour leur excès de déblatération vis-à-vis du sacré.

Chaque jour est un calvaire pour celui qui se force de croire en la bonté de l’homme tant les dérives individuelles et collectives forment des chaînes de montagne abruptes et hostiles. Ils ont fait de ma couleur une souillure, de mes origines une blessure et de ma religion une bombe à retardement. Ils cherchent à nous acculer dans nos retranchements par leurs invectives nauséabondes. Ils oublient seulement que ma couleur leur permet de s’identifier, que mes origines les renvoie à leur propre identité et que ma religion les interpelle sur leur propre croyance et que par-dessus tout elle n’est que paix, amour et tolérance. Pauvre d’esprit celui qui refuse de me voir comme la thèse ou l’antithèse du reflet de sa propre existence dans le miroir de la vie.

N’est il pas temps que les hommes comprennent que les fleuves de sang n’ont jamais nourri et n'ont jamais fait grandir l’humanité. Pourquoi tant de haine alors que l’on est en déficit d’amour et de paix. Pourquoi semer le vent de la discorde et exciter les passions aveugles dont nul ne sait contenir la sauvagerie qui peut en découler. Les jarres de l’amour sont-elles vides de sens, les oasis de la bonté et de la générosité ne sont elles que des mirages dans l’esprit de ces intellectuels cupides et obsédés par la précellence de leur ego.

La raison et le cœur ne feront qu’un lorsque la sincérité de nos actes feront corps avec la sincérité de nos âmes, alors nous arriverons peut-être à comprendre le verset d’Allah stipulant :{ [...] En vérité, Allah ne change pas l'état d'un peuple tant que celui-ci ne change pas ce qui est en lui-même. } [ S13 - V11 ].Où sont les hommes doués de lucidité et de pragmatisme qui savent défendre la justice malgré leur appartenance politique, ethnique, religieuse ou sociale.                          


R.A

vendredi 11 juillet 2008

La Blancheur du Désert


Je décide de t’affronter malgré mon désarroi devant ta blancheur et tes traits si communs. Ce n’est qu’une question de temps, la fin démentira mon sentiment d’impuissance éprouvé au début de cette confrontation. Je frémis à l’idée de te voir assombrie par ma plume acérée pour notre rendez-vous. Bientôt tu porteras les stigmates de mon affrontement. Tu seras témoin de ma bravoure et de mon courage face à ces lignes de désert. J’abattrai une à une tes colonnes harmonieuses. Je déborderai sur tes marges et annoterai mes conquêtes au fil de l’eau.

Tu auras le privilège et le fardeau de ma conscience sur le dos. Combien de tes semblables j’ai froissé par mes sauts d’humeur. Tu auras à charge de conserver mes pensées et mes opinions. Je te confie mon relais de l’histoire qui est né de notre rencontre. Tu deviendras le support indispensable pour ceux qui souhaiteront me connaître et sonder ma pensée profonde. Tu seras ma mémoire vive lorsque mes amis ou des inconnus te prendront entre leurs mains dans les aléas de la vie.

Tu me procures autant d’angoisse que de bonheur car c’est à travers toi que je me découvre dans ces instants de réflexion et d’intimité. Tu es devenu ma confidente et ma maîtresse. Je te prends chaque jour avec délicatesse pour que tu sois présentable et attrayante pour celui qui aura à poser son regard sur toi. Tu deviendras l’ami ou l’ennemi de celui qui t’aura découvert et parcouru. C’est grâce à toi que l’humanité a su garder trace du meilleur comme du pire, siècle après siècle. Tu es si fragile et si puissant pour celui qui compose sur ton recto. Tu demandes toujours plus de courage et de témérité pour atteindre ton verso.

Il y a en toi quelque chose d’effrayant à première vue mais de si formidable une fois que tu es accompli dans ton style qui te distingue de la banalité. Tu rends stoïque comme incontrôlable celui qui ose relever ton défi. Tu acceptes la laideur comme le sacré, tu incarnes les prémices de l’espoir comme la rupture et le fatalisme. Cette blancheur de l’innocence inspire à la fois confiance et méfiance. Tu relèves l’estime de soi pour celui qui manipule le verbe et tu deviens compagnon de route et de chevet pour celui qui connaît et admire ton style apposé et construit avec tant d’amour et de passion.

Saches qu’en ce qui me concerne, je t’aime comme je te déteste selon ma satisfaction mais n’oublie pas que sans toi je ne suis que vent et supposition à titre posthume. Tu me contiens dans ton cadre et m’évite de déborder, tu me contrains dans la longueur sans m’imposer le temporel. Tu es blanche alors que je te noircie de mes ratures reflétant mes hésitations. Je suis troublé dans nos rencontres par ton éclat et ta pureté que j’entretiens ou détériore selon mes caprices et mon inspiration. Je te domine par ma plume et ma position alors que tu m’anéantis par ton silence qui s’impose avant de te toucher. Tu es la trace une fois achevée de tous ceux qui ont traduit leur inspiration en réflexion puis en composition. Tu acceptes et portes mon verbe sans prendre la nuance, tu deviens très vite sujet à polémique, c’est au fond ce pourquoi tu es destiné même si c’est de l’inconscience, je le reconnais pour ma part.

Je sais, devenir ton ami c’est accepter le sacrifice du temps et de la réflexion sans pour autant te conquérir. Que de souffrances et de peines pour t’aborder à chacun de mes assauts. Ton recto et ton verso sont à l’image de ce désert sans fin. Tu m’accuses de paresse alors que je t’affirme mes faiblesses. Tu me fais face alors que je m’incline pour t’embrasser avec ma plume. Hésitant mais décidé plus que jamais à te transcrire ma douleur viscérale de ces mots que j’extirpe tout en me mettant à nu dans l’esprit et la forme de mes opinions.

Suis-je fait pour l’écriture et supporter l’angoisse de la page blanche ? Tout le monde se pose cette question lorsque l’on veut composer. Cette question me taraude l’esprit sans que je puisse y répondre. Malheureusement le constat est qu’il y a plus de timoré que de téméraire pour entretenir ce Jihad de la plume face à la blancheur du désert des feuilles de mon journal qui est à prendre.

R.A

mercredi 9 juillet 2008

Le gaspillage une maladie des temps modernes! 



Le gaspillage est la maladie qui caractérise nos sociétés de consommation fondées sur le capitalisme. Nous sommes conditionnées par les pollutions visuelles de la publicité à outrance. Le Prophète (sav) nous a mis en garde en déclarant: Après moi je ne craint pas que vous adorerez les idoles mais que vous adoriez le dunya (le matérialisme) !. Allah nous dit : «Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu’au pauvre et au voyageur (en détresse). Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. (S17 V26-27) Pour connaître le juste milieu, regarde en toi-même : si la thésaurisation t’es plus agréable et plus facile que sa dépense en faveur de ceux qui le méritent, alors sache que ce qui prédomine chez toi, c'est le vice de l'avarice. Tu dois donc te soigner par les dépenses. Lorsque la dépense en faveur de celui qui la mérite devient pour toi plus agréable et plus aisée que la retenue de l'argent, c'est que tu es gagné par le gaspillage. Ton cœur sera apaisé lorsque le juste milieu sera ta référence.

La domination du capitalisme sur chaque travailleur, chaque citoyen est palpable. Elle se réalise par l’incitation et la promotion de l’immédiateté. Tout est médité et réalisé pour être consommé dans l’instant présent. La débauche du crédit de consommation, l’excitation à la consommation permanente, basée sur l’émotionnel qui chasse le rationnel, non plus pour être comme tout le monde, mais pour ressembler aux stars, perverties notre lucidité décisionnelle. On peut parler de la starisation de la consommation qui est devenue un instrument de dépendance culturelle. La conséquence de se système a engendré le vice du gaspillage et de l’avarice chez ceux qui vivent dans l’opulence des richesses mondaines. Nous vivons dans une société où nous sommes en état de surconsommation. Ici on souffre de trop manger! Là bas les gens meurt par manque d'alimentation. La prise de conscience de ce problème est déjà en soit un pas vers une meilleure gestion de tous ces penchants. S'en souvenir peut nous aider à moins enfreindre les bornes afin de limiter le gaspillage et faire naitre la culture du partage et de la générosité. Il faut être conscient et transmettre cette conscience à nos enfants que nous sommes privilégiés. Manger bien certes, se faire plaisir parfois, aussi, mais apprendre la maîtrise de soi et la satiété à nos enfants est primordiale, car on risque de leur faire prendre des mauvaises habitudes qu'ils auront du mal à se libérer.

La société de consommation nous hast à la figure ses intérêts malsains pour nos enfants, comme étant de parfaits "consommateurs cibles", parce qu'ils sont influençables et parce qu'ils influencent à leur tour leurs parents. Des chercheurs travaillent en permanence sur le comportement des individus à tous les niveaux de la société pour mieux aiguiser et perfectionner les stratégies marketings des grands groupes en travaillant sur notre subconscient et nos faiblesses. Cette logique a engendré un monde où certain sont malades fautes de surconsommation alors que d’autre meurt faute de malnutrition. Notre société dite moderne préfère la logique du gaspillage plutôt que celle du partage, il est facile de constater les tonnes de nourritures qui sont jetées par les grandes surfaces et les restaurants, sans oublier bien sûr le gaspillage produit par le consommateur de base à qui on fait croire que bonheur = pouvoir de consommation. La responsabilité incombe avant tout à ceux qui se cachent derrière les grandes enseignes, qui "guettent" nos points faibles pour mieux en abuser... mais également aux parents qui laissent leurs enfants devant la télé plutôt que de les occuper. Ils ont parfois du mal à concevoir qu'aimer son enfant, c'est aussi savoir lui dire non et lui montrer le bon exemple...

Cette société moderne, et, soit disant civilisée, nous inculques tous les jours comment consommer, non seulement les produits courants, mais également notre temps, notre liberté,… bref le résultat c’est que l’on est devenu des champions de la consommation et du gaspillage. Il est tant pour les musulmans de prendre du recule et ne pas tomber dans ces pièges. Il faut revenir à l’essentiel et vivre selon l’éthique islamique qui nous enseigne et nous conseille le juste milieu dans notre savoir vivre.

R.A / I.O

mercredi 2 juillet 2008

Les Sujets Tabous au sein de la Communauté Musulmane




L’absence de communication des parents et le sentiment ou plutôt le mélange de honte et de pudeur nous conduit à tomber dans l’interdit. La prévention contre la pornographie au sein de chaque famille doit être une priorité au moment de l’adolescence chez l’enfant. L’insouciance de certains parents de mettre internet dans les chambres de leurs enfants sans contrôle parentale, est très grave quand l’on sait les dangers que cela comporte; chat avec des inconnus, risque de rencontre adultérine, fugue, visite de site satanique, sectes, pornographie…. mais peut-on vraiment faire ce reproche aux parents car beaucoup de ces nouvelles technologies leur sont étrangers les dépassent de loin.

Chaque famille musulmane doit savoir qu’il n’y a pas de tabous en Islam si cela peut éviter de commettre ou de tomber dans l’illicite. La transparence et la sincérité sont les deux caractéristiques qui doivent consolider la relation parents et enfants. L’influence des médias ainsi que les, les phénomènes de société, sont autant de facteurs qui corrompent les rapports familiaux et accentuent les dérives comportementales de la jeunesse. Il faut dès le plus jeune âge créer une relation de confiance basée sur le dialogue garantissant ainsi une transparence au sein de la famille musulmane. Les problèmes de sida, de pilule du lendemain, de pédophilie, des risques attouchement en colonie, de rencontre en catimini des jeunes filles et garçons, la drogue, l’alcool, le haschisch et le tabac sont autant de sujets parmi d'autres qui doivent être abordé par les familles en guise de prévention et d’éducation. Malheureusement les faits divers sont toujours plus nombreux pour nous rappeler des risques réels que nos enfants risquent dans la société. On ne peut pas attendre de l’école de jouer le rôle des parents dans l’éducation de nos enfants. L’école n’est là que pour l’instruction scolaire et ne peut nullement se substituer aux devoirs des parents.

Chaque famille doit comprendre et ne jamais oublier que la foi musulmane prend sa forme et ses contours dans le comportement du croyant. Son caractère sera forgé par son niveau de crainte et de soumission à Allah, de sa science du coran et de la sunna, de la profondeur de sa foi qui sera animée par une pratique de ses connaissances avec sagesse et mesure. Les tabous sont les zones d’ombres où l’ignorance devient très vite source de désobéissance et d’égarement. Le fait d'aborder les sujets tabous afin de s'en prémunir dotera l'individu d'un cœur dépourvu de toute souillure et épris de l'adoration sincère d'Allah. Il faut faire en sorte que chaque recommandation chez le musulman soit imprégnée par ce sentiment intime. Il faut qu’à chaque étape d’un engagement collectif ou individuel, un examen de conscience soit entrepris afin de s’assurer que notre but est conforme à l’éthique de l’Islam et que ce but ne soit pas gêné par de simple tabous que l’on peut résoudre par le dialogue. Une foi qui ne modifierait pas le comportement serait une foi déficiente. Les agissements de la personne témoignent de ses pensées et de sa moralité. La sauvegarde des mœurs et des valeurs islamiques au sein de chaque famille passe par une bonne connaissance de la Sunna et des recommandations coraniques. Un travail important doit être fait sur la foi et la compréhension de l’Islam dans chaque famille. Il est clair que l'Islam est venu transformer l'Homme dans toutes ses dimensions. Comme le dit si bien le Sheykh AI Ghazali : une bonne moralité - al khoulouq al hassan - est la finalité de l'Islam et de la mission du Prophète (sav) et que cette bonne moralité est vitale quant à la pérennité de la société humaine.

Parler des sujets tabous de la société dans laquelle nous vivons et constitue l'un des premiers chemin pour faire naitre la notion de pudeur qui faisant parti intégrante de l’identité musulmane. Selon Ibn "Omar (r.a), le Messager de Dieu passa devant l'un des Ansàrites qui donnait à son frère une leçon de pudeur. Le Prophète (sav) dit: «Laisse-le donc car la pudeur est un produit de la foi». Dans le développement de l’identité musulmane de nos jeunes, on ne peut ignorer les sujets qui fâchent. Nous devons naturellement bien faire comprendre à nos enfants d'une part que nos points de repères sont différents de la société dans laquelle nous vivons et d'autre part que chaque civilisation est porteuse de ses propres valeurs. Il faut permettre à nos jeunes de s'insérer dans leur environnement mais en les mettant en garde contre les dangers qui subsistent derrières les sujets tabous que l’on n’ose pas aborder par peur de maladresse.


R.A

lundi 2 juin 2008

Une justice Ni Putes Ni Soumises en matière de Virginité ?



Elles sont contentes les associations « Chiennes de Gardes » et « Ni-putes Ni-soumises», sa faisait longtemps que nous ne les entendions plus dans les médias. Elles sont trouvées un os pour se mettre sous la dent et justifier leur existence médiatique artificielle. Mais quelle bassesse que de voir ces associations opportunistes et assoiffées de lumière médiatique, se vautrer dans les méandres d’une décision de justice qui c’est prononcé à juste titre sur un mensonge. Pour des raisons qui sont les siennes l’époux voulait s’unir à une femme n’ayant jamais connu d’autres hommes avant le temps du mariage. C’est un projet de vie comme un autre. Un choix réservé à la femme comme à l’homme que personne ne peut contester! Dans quel siècle vivons-nous pour tout ramener à la guerre des sexes où l’on observe un extrémisme puéril du féminisme contre toute forme de justice qui irait à l’encontre de la femme, même si celle-ci est fautive. Après tout la femme aurait pu avoir également une telle exigence et avancer le souci d’être la seule femme de son homme. Si le cas de figure avait été dans l’autre sens est ce que les aboiements médiatiques auraient existés ? Je vous laisse le choix de la réponse.

Dans cette affaire le coupable en puissance est tout trouvé, c’est bien sure encore une fois la faute à l’Islam, celui qui fait si peur aux intégristes laïques et partisans du conformisme. D’ailleurs le coupable est partout, même lorsque le conseil européen émet une directive autorisant la possibilité de non mixité dans les écoles, on entend dire que le parlement européen répond aux exigences des intégristes musulmans !!! C’est à croire qu’il y a des « talibans » qui siègent au parlement Européen! On atteint plus que jamais les summums du ridicule et de l’aberration de la part de ces pseudos intellectuels ! Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville annonce carrément que c’est une "fatwa contre l'émancipation des femmes" depuis quant les juges français sont en mesure d’émettre des fatwas ?! Les médias emploient des termes propres à l’islam sans connaitre le sens ni la porté et le contexte spécifique dans lesquels ils sont utilisables comme ; fatwa, charia, répudiation… Cet anachronisme de figure et linguistique, montre leur ignorance et leur mépris pour l’Islam qui protège la femme comme aucun autre système. C’est incroyable qu’un fait divers soit repris avec tant de passion jusqu’au point d’y atteindre un rare degré de frénésie pour une histoire de mensonge.

Mais dans cette affaire l’intoxication médiatique et la manipulation est bien orchestré. La problématique que devaient résoudre les juges n’était ni la chasteté avant le mariage, ni la virginité de la femme, mais celle de savoir, si la mariée avait trompé son époux sur un élément essentiel, pour annuler ou non un mariage. Il est évident que les esprits amadoués pratiquent la masturbation intellectuelle pour dire ; mais qu’est ce qu’un élément essentiel ?!! En droit - article 180 du code civil - on parle de « qualité essentielle de la personne», mais chacun aura compris qu’en l’espèce, peu importe pourquoi, référence religieuse ou autre, les deux époux s’étaient accordés sur un point, l’un trompant sciemment l’autre sur ce sujet. Le mari l’affirme et la jeune femme l’admet son mensonge, l’épopée aurait du s’arrêt là, la justice à fait son boulot. Pourquoi tant de tapage et de pollution sonore. La république de Marianne n’est elle pas là pour garantir le respect de la vie privé de chacun ? On s’empresse de tout faire pour modifier cette loi à coup de déchainement frénétique. Marianne va-t-elle succomber et fera-t’elle preuve d’infidélité à son principe du respect de la loi et de son application?

A chaque fois que l’occasion leur est donnée pour diffamer et stigmatiser les musulmans dans leur foi, elles n’hésitent pas car derrière c’est la renommé et la célébrité qui les attend. Remarquez, ils s’empreignent timidement aux chrétiens et aux juifs pratiquant aussi. Pour ces dénuées de moralité, à les écoutés : le péché originel est dans le monothéisme. C’est leur nouveau terrain de bataille à coup de diffamation et d’injure digne des meilleurs coups de putes médiatiques, pardonné moi l’expression ou le jeu de mot, mais le ras-le-bol à atteint son paroxysme.

Que savent-ils de l’Islam sur le sujet, pas grand-chose si ce n’est que la confusion, comme d’habitude, qui est plus que totale, entre les traditions et coutumes propres à chaque pays et la tradition Islamique. Avec leur tapage médiatique ils ont stigmatisés plus que jamais cette femme et cet homme dont la vie privée ne regarde personne. Voici un exemple de jurisprudence islamique empreint de sagesse : Le calife Omar (r.a) ne déniait pas à l’être humain la possibilité de changer et de modifier son comportement vers le bien. A ce propos, un homme vint lui demander son avis, à ce sujet-ci : « j’ai, dit-il, une fille que j’avais enterrée vivante pendant la jâhiliyyia (période préislamique), mais elle survécut, alors nous l’avons déterrée. Quand le message de l’islam apparut, nous rejoignîmes la nouvelle foi et elle aussi, mais elle commit la fornication. Prise de regrets, elle se coupa les veines, mais je réussi à la sauver, puis elle s’est repentie et devint vertueuse. Voilà maintenant que des gens de bonne famille sont venus demander sa main : dois-je les informer de son passé ? » Omar r.a lui répondit : « de quel droit viendrais-tu mettre à nu ce que Allah a caché de la vie de cette personne ?! Marie là comme étant une musulmane purifiée et vertueuse. Je jure par Allah que si tu informes quiconque à son sujet, je te châtierai d’un châtiment exemplaire, pour que tu serves de leçon à tous les habitants de toutes les contrées. Rapporté par Chi’bi (Les quatre califes/ Hassan Amdouni Page 214-215 Edition 2005 al qalam).

La virginité n’a jamais été une donnée ciné-qua-none de la validité d’un mariage en Islam. Il est formellement interdit en Islam de divulguer les secrets intimes de qui que se soit. Cette question de la virginité est du domaine strictement privé qui ne concerne que les deux partis en question. Ce qui est du domaine du privé est strictement protégé et encadré par les sources Islamiques. Il est du droit de la femme musulmane de réclamer l’annulation ou le divorce pendant ou après mariage, si il s’avère qu’il y a eu sciemment tromperie et mensonge de la part de l’homme, ou que ce dernier s’avère être impuissant sexuellement ou si il est stérile… autant d’argument que la femme peut faire valoir pour obtenir justice et réparation en Islam, si ce dernier lui avait caché une donnée essentielle. Ce droit à la vérité et à la transparence est valable également pour l’homme. Mais il faut bien comprendre que c’est une affaire privée est que nul n’est en droit de s’initier dans leur vie privé. Cette histoire d’un point de vue islamique n’aurait jamais du être étalé au grand jour, pour la sauvegarde de l’honneur et la dignité des familles impliqués dans ce feuilleton où le viol de l’intimité par les médias est devenu chose banale.

Voici le conseil d’un Sheikh Ahmad Kutty qui donne son avis sur une situation du même genre… ; Si pendant votre conversation elle vous a révélé son passé, de deux choses l’une : soit vous la laissez en paix et vous ne divulguer son secret à personne, soit vous avez de bonnes raisons de croire qu’elle regrette son passé et qu’elle s’est repentie, et alors vous couvrez sa faute et vous l’aidez à garder sa chasteté en contractant mariage avec elle en bonne et due forme. Après tout, l’islam enseigne qu’une personne repentie d’une faute est comme si elle n’avait pas fauté. Toutefois, si vous avez du mal à lui pardonner, et si vous craignez que son passé malsain hante votre vie de couple, alors il vaudrait mieux pour vous que vous vous en sépariez le plus tôt possible. Tournez la page avec elle et ne divulguer ses secrets à personne. ...

Il faut pour lutter contre ce genre de compagne médiatique, s’armer de connaissance et se cultiver sur l’Islam afin de répondre au plus juste sur les positions propres de l’Islam et diffuser la sagesse qui découlent des directives qui s’appuient sur le Coran, la Sunna du Prophète (sav) et les avis des savants spécialistes dans les différentes sciences de l’islam. Il est fondamentale de faire la part des choses entre l’Islam et les coutumes spécifiques à chaque région qui se sont greffées et ont ternies l’image de l’Islam.
R.A

Le Fléau du Nationalisme en terre d’Islam



S’il y a un fléau des temps modernes insufflé par l’occident sur le monde et en particulier en terre d’Islam, c’est bel et bien le nationalisme caractérisé qui est une vraie putréfaction qui ronge les pays musulmans. Il est à l’origine de la faiblesse des pays musulmans livrés à eux même dans un monde où la mondialisation pousse les pays occidentaux à créer des unions (Etats Unis, Europe, l’OTAN…) au-delà de leur nationalisme, pour être acteur des enjeux et des stratégies géopolitiques et économiques sur la scène internationale. Les musulmans doivent être conscients que l’Islam est incompatible avec le nationalisme qui est un concept antinomique au sens premier. Si l'Islam refuse l'idéologie du nationalisme, il accepte la reconnaissance des peuples et des tribus qui constituent des nations composant la Ummah. A l’inverse le nationalisme et le tribalisme sont les deux maladies, du cœur et de l’esprit, que le Prophète (sav) a combattues dès l’avènement de l’Islam. L'unité de base d'une politique Islamique n'est pas de privilégier une nation ou une tribu par rapport à une autre mais de consolider dans un esprit de fraternité et d’égalité qui est le propre de l’identité de la Ummah.

Tout ou presque a été dit et écrit sur les problèmes du monde musulman, de sa déchéance, de sa décadence de sa misère économique, politique, sociale et culturelle qui, depuis de nombreuses décennies, gangrènent et tuent en lui tout espoir salvateur. La question légitime est, comment une civilisation ayant transformé la face du monde, marqué de son empreinte le cœur et l’esprit de millions d’individus, révolutionné les rapports humains, les relations internationales, a pu sombrer aussi loin dans la décadence, l’humiliation et l’oubli ? Une régénération est elle envisageable ?

Le Prophète (sav) a transmit à l’humanité le message de l’Islam, il a réussi à extérioriser les richesses et les trésors de l’âme humaine, longtemps recouverte par des siècles d’obscurantisme et d’ignorance. Il a illuminé le monde par la pureté de son message et la justice de son système. Il a jeté les bases du fondement d’une nouvelle civilisation : la civilisation islamique. Durant plusieurs siècles, l’islam a éclairé de sa lumière généreuse des peuples agonisants et plongés dans les ténèbres de la servitude humaine. Il a réalisé leur union et leur unité autour d’un principe simple et cependant profond, la croyance ; en Allah l’Unique (Tawhid) et en Mohammed (sav) comme son Prophète et Messager.

Malheureusement, quatorze siècles plus tard, que reste-t- il ? Un monde musulman en déconfiture, divisé plus que jamais par les fantômes du nationalisme, du clanisme et du tribalisme. Ces tendances que l’on croyait disparues ont refait surface dans cette âme musulmane, jadis intégralement vouée à la recherche de la satisfaction de son Créateur, aujourd’hui égarée dans les méandres de l’ignorance et obsédée par les plaisirs terrestres. Les musulmans ont été battus et vaincus pour avoir délaissé et négligé la source même de leur énergie et de leur force : la pensée Islamique. Au départ limpide et pure, la pensée Islamique s’est progressivement altérée au fil des siècles, entraînant la Ummah dans une décadence intellectuelle qui a fini par lui être fatale. Les effets de cette décadence se sont manifestés, entre autre, par l’abandon de la langue arabe, pourtant essentielle à la bonne compréhension de l’Islam et à la pratique de l’ijtihad. Des conceptions philosophiques étrangères à l’Islam ont ainsi réussi à s’infiltrer dans la pensée islamique pour la corrompre et ôter à la Ummah toute sa force et sa dynamique.

Bien évidemment, les répercussions désastreuses qu’a engendré la décadence intellectuelle des musulmans sont nombreuses et variées, et ne se limitent pas à ces seuls éléments. Mais s’il y a bien un concept qui peut se targuer d’avoir grandement contribué à paralyser et à plonger le monde musulman dans le chaos et la désolation, c’est bien le concept du nationalisme. Il est, probablement, l’un des concepts non- islamique qui s’est le mieux diffusé et le mieux implanté dans les mentalités des peuples musulmans. C’est lui qui a été à l’origine de l’éclatement et de la division du dernier Etat Islamique, l’Etat Ottoman. Le nationalisme est devenu un pilastre sentimental et émotionnel sur lequel repose aujourd’hui l’ensemble des régimes plus ou moins dictatoriaux qui constituent le monde musulman ainsi que la principale source de division et de déchirement de ceux qui, pourtant, se réclament de la même religion. Que dire de ceux qui s’entretuent pour leur appartenance ethnique ? Que penser de ces frontières artificielles qui sont sources de haines et de violences ? Comment comprendre ceux qui ne marient pas leur fille ou leur garçon avec une personne de nationalité autre que la sienne ?

Sommes nous si inintelligent pour que des années après la décolonisation on vient encore nous dire qui sont nos amis et avec qui on doit marcher. L’immixtion (ingérence) des donneurs de leçon devient inadmissible sur la scène internationale. L’Union pour la Méditerranée est la dernière trouvaille des néocolonialistes qui ont l’art et la manière de déguiser leurs appétits de pouvoir et de domination. Il est temps que les musulmans prennent enfin leur destin en main et qu’ils se tournent enfin les uns vers les autres plutôt que d’espérer dans un amour platonique avec les européens à l’image de la Turquie. L’Occident est libre de choisir ses valeurs sociétales et son modèle économique mais en aucune manière elle n’a le droit de l’imposer de manière direct ou indirect aux autres par de savant stratagème dont personne n’est dupe. Les subterfuges employés ne sont là que pour des intérêts économiques et non comme on veut nous le faire croire relatives aux droits de l’Homme et à de l’humanitaire.

Comment lutter contre ce fléau ? Il faut une remise en question de notre rapport au nationalisme si l’on souhaite sortir de cette spirale infernale digne de la période préislamique. La première chose c’est le retour aux sources de l’Islam dans l’éducation en ré-ouvrant les portes de l’ijtihad pour ceux qui auront acquis suffisamment de science. Il faut ensuite un travail très important sur la masse afin de faire évoluer les mentalités et les opinions faussées par des décennies de mensonges et de pessimismes chroniques insufflés et entretenus par les ennemis intimes ou déclarés du message de paix et de tolérance que l’Islam nous offre.

L’absence de fraternité et de solidarité est due à l’égocentrisme et à la cupidité qu’inculque le nationalisme dans le cœur de celui qui la prend comme marqueur identitaire. Nous devons connaitre et apprendre notre histoire afin de faire en sorte qu’elle ne devienne pas aliénante ou dominante mais libératrice. Le chemin de la libération des musulmans passe par une conscience libérée de toute influence étrangère néfaste, un cœur en quête d’amour et de fraternité entres musulmans, une raison retrouvée grâce à un retour aux sources de l’Islam.
R.A

mercredi 23 avril 2008

Française et Voilée les enjeux de demain


La femme musulmane voilée en France souffre de beaucoup de préjugés et de clichés. Le défi de demain, c’est quelle place dans la société pour les Françaises musulmanes qui par conviction porte le foulard, car si au début cette problématique était propre aux immigrés et à leurs enfants, aujourd’hui nous sommes dans une configuration différente. Ces femmes voilées sont des françaises converties ou devenues françaises par naturalisation. La réalité montre bien que malgré l’interdiction du voile dans les établissements publics, le nombre de femmes voilées ne cesse d’augmenter. Cela implique que tôt ou tard une remise en question de notre approche sur leur devenir dans le monde du travail et de l’éducation sera incontournable. Il est évident qu’il y a plusieurs raisons de porter le foulard, ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est le choix par conviction sans aucune contrainte.

Les premières générations souffraient de deux handicaps majeurs, d’une part très peu d’entre elles étaient instruites et donc en mesure de pouvoir travailler hormis les taches de ménage, le dure labeur à l’usine pour une minorité d’entre elles et d’autre part les mentalités traditionnalistes obscurantistes, en complète contradiction avec l’Islam qui elle insiste sur l’importance de l’éducation et de l’instruction sans distinction de genre. L’importance de l’éducation de la femme en islam est primordiale dans le sens où elle est considérée comme le pilier de l’édifice familial.

C’est un luxe qui coûte très cher de s’affirmer avec le voile dans la société française en termes de carrière dans le monde du travail et de l’éducation. Pourtant face à l’injustice elles ont du courage, de la détermination, une force psychologique hors du commun qui leur permet de s’affirmer à l’image d’un manager aguerrie par les difficultés de toute une vie. Leurs forces mentales les distingues et les propulses pour celles à qui on donne l’opportunité de travailler. Leur situation les oblige à se dépasser et à travailler deux à trois fois plus que les autres.

La devise liberté, égalité et fraternité serait elle le privilège accordé uniquement à ceux qui sont partisan de la pensée unique, qui s’obstinent à façonner chaque citoyen dans le moule de l’uniformisme en tuant l’idiosyncrasie qui fait le propre de chaque être. Ces notions qui font la fierté de la République ne sont que des réalités gravées sur les pierres et non dans les cœurs. Avec une application sélective selon la minorité en question. La République est mise en danger par ces intégristes de la laïcité apeuraient par la différence de l’autre qui ne renvoi ni l’image ni l’écho de leur entendement limité du monde de la diversité et des richesses qu’elle contient.

Il faut encourager le dynamisme, la maturation intellectuelle engendré par leur condition d’étude et de travail très difficile mais très formateur. Il est temps que l’on change d’attitude. Dans cette République il y a des instruments judiciaires pour lutter contre les discriminations, c’est à nous de les saisir et de faire valoir nos droits. Si l’on ne bouscule pas les mentalités, on risque de subir cette injustice encore très longtemps. Ces femmes voilées sont les derniers vrais défenseurs de la liberté d’être et d’expression de la condition féminine. Cette liberté motivée par des convictions fortes de leur croyance s’oppose à l’intransigeance des intégristes laïcs qui pensent connaître le bien-être absolu pour la société française. La France est engagée pour la défense des valeurs universelles des droits de l'homme et de l’émancipation des femmes opprimées mais malheureusement elle brille par son injustice et son indifférence lorsqu’il s’agit de femme voilée. Les symboles sont certes important pour l’image, mais ne devrait-elle pas, dans certaines circonstances, aller au-delà d’une rhétorique asséché de toute sa substance pour défendre ses valeurs sur le terrain quelque soit l’apparence de ses citoyennes françaises et voilées? Défenseurs des opprimés, apôtres de la tolérance sont les décorations d’une stature de l’intelligencia de certain de nos penseurs opportunistes médiatisés qui ne sont là que pour consolider et renforcer les clichés et les discriminations flagrantes. La liberté individuelle d’être et de paraître sont les enjeux majeurs à venir en France dans le monde de l’éducation et du travail.
Quel est le sens de ce voile qui fait si peur à l’intolérance primitive d’une poigner d’intégriste laïque. Contrairement à ce qu’ils pensent, le voile n’est ni rétrogradation ni une soumission de la femme à l’homme. Elle est signe de liberté et de dignité dans une société où règne l’ingérence dans la manière d’être et de paraître. D’année en année cette liberté des femmes recule en raison de notre faiblesse et de notre manque de solidarité. Les musulmans doivent prendre garde aux manipulations médiatiques sur cette problématique. Ils n’ont pas trouvés de meilleurs armes de propagande que d’utiliser des femmes soit disant musulmanes qui viennent jouer le jeu des extrémistes laïques partisanes de la pensée unique.

Ce qui nous manque aujourd’hui au sein de la communauté musulmane c’est des organismes qui puissent prendre en charge les procédures judiciaires et administratives pour défendre chaque femme voilée discriminée à l’emploi ou dans son droit à l’instruction. L’une des solutions pour palier à ce problème de discrimination c’est de faire en sorte qu’au sein même de notre communauté, les responsables d’entreprise PME, PMI et artisan s’interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour compenser l’injustice subie par les françaises musulmanes voilées. Il est inadmissible qu’en France les femmes voilées soient mise au ban de la société malgré leur diplôme et leur qualification. Il faut que les patrons montrent l’exemple dans leurs processus de recrutement en sélectionnant les candidats sur leurs compétences, leurs qualifications et non sur leurs apparences ou tenu vestimentaire. La responsabilité des musulmans qui ont réussi dans le domaine de l’entreprenariat est très importante sur le devenir de nos sœurs voilées.

Le temps où l’esprit de tolérance proclamait "Je déteste vos idées mais je suis prêt à mourir pour votre droit de les exprimer" (Voltaire) est bien révolu. Il semble que l’expression par le paraître mais la République en danger et la fragilise dans ses convictions. Il est évident que les humanistes et philosophes des temps modernes ont oubliés les sagesses de leurs prédécesseurs et maître à penser. Aujourd’hui on accepte la différence à condition que cette différence ne s’exprime pas et ne soit pas visible. Le siècle des lumières c’est bien assombri en France.

Le temps n’est il pas venu que chacun prenne conscience que l’avenir appartient à ceux qui contribuent à la façonner et à l’anticiper. Il faut encourager et soutenir nos sœurs françaises voilées afin qu’elles puissent investir le monde du travail et contribuer à l’enrichissement de la société de demain. Si certaines portes leur sont fermées cela ne doit pas les empêcher à s’orienter vers les professions libérales et artisanales. Il faut encourager et favoriser l’entreprenariat chez nos sœurs françaises qui porte le voile. Elles doivent s’organiser et créer leurs propres réseaux associatifs et d’entre aides qui permettront une synergie basé sur des réussites individuelles ou collectives. Leur engagement est plus que nécessaire dans la société actuelle, elles peuvent à leur échelle grâce aux valeurs qu’elles véhiculent redonner une certaine dignité à la femme dans un monde où la femme est réduite soit à un objet sexuel soit à un artifice de marketing publicitaire où la notion même de pudeur est devenue une obscénité.

L’avenir de la femme française voilée c’est d’être moderne, dynamique, engager professionnellement et socialement tout en préservant ses convictions et sa fidélité à l’éthique musulmane.
R.A

mardi 1 avril 2008

L’islamophobie une voie express pour la célébrité !!!



Il suffit en Europe pour être célèbre et braquer les projecteurs sur soi d’attaquer l’islam en faisant un film, en écrivant des livres anti-islamique ou par des déclarations haineuses médiatisées pour se faire un nom et s’arroger les grâces et les attentions des hommes politiques et des intellectuels opportunistes. Ces faussaires de la liberté sont devenus des vrais terroristes de l’ordre public à chaque fois qu’on leur donne l’occasion de déverser leur venin dans les médias. Nous assistons en Europe à l’avilissement et à la dégradation morale de l’esprit de tolérance. Caricature, diffamation, film incitant à la haine, stigmatisation et discrimination, campagne politique à caractère islamophobe, loi anti-foulard, diabolisation et amalgame de la part des pseudos spécialistes du moyenne Orient et de l’islam, les pseudos musulmans de service qui ont vendus leurs âmes et saignent à blanc l’esprit de l’islam sur les plateaux de télévisions et les radios, sont autant de maux que doivent supporter les musulmans, vivant en Europe ou dans leur propre pays où ils sont majoritaires. Cette fange puérile répandue et orchestrée par les radicaux d’extrêmes droites en Europe, fragilise la stabilité et la paix sociale entre les différentes communautés. Après l’incitation à la haine on s’étonne de la réaction provoquée chez les musulmans qui ne peuvent contenir leurs réactions émotionnelles. A nous Musulman de nous contrôler et d’agir à la manière du Prophète Muhammad (sav) qui maîtrisait les situations les plus critiques avec sagesse et mesure.

Où sont passés les philanthropes humanistes des lumières et les vaillants chevaliers des droits de l’homme ? C’est incroyable ce silence assourdissant des écrivains et des philosophes qui font preuves de lâcheté et de trahison face à cette injustice que subissent les musulmans en Europe. Pourquoi ne s’élèvent-ils pas contre tous ces actes xénophobes et racistes, que l’on peut voir dans les médias, lorsqu’il s’agit des musulmans. Pour les plus courageux ils affirment uniquement à demi-mot leurs indignations sans faire de vague. Jusqu’à quand dans cette Europe soi-disant berceau de la liberté et des droits de l’homme va–t-on tolérer les individus et les groupes politiques qui ont pour fond de commerce l’incitation à la haine contre les musulmans.

Ont-ils déjà oublié que l’islam a accueilli et protégé les minorités religieuses chassées du temps où l’intolérance et l’oppression aveugle régnaient dans les heures les plus sombres de l’Europe. Pourquoi tant de haine, de complaisance et d’irénisme de nos hommes politiques face à la montée de l’islamophobie en Europe. On prétend défendre la liberté d’expression alors que l’on bafoue les droits élémentaires de vivre en paix dans la société. Quand les références sacrées d’une religion, quelle qu’elle soit, sont bafouées gratuitement en toutes impunités avec une certaine complaisance des donneurs de leçon, on ne peut s’empêcher de perdre confiance en la justice qui s’articule avec deux poids et deux mesures. La perte de confiance ne doit pas nous amener à l’auto justice mais plutôt à la mobilisation de la société civile afin de devenir les réformateurs de demain pour que la justice dans ces pays ne soit pas une utopie mais une réalité sociale. La grandeur d’une société est intrinsèquement liée à sa capacité de protéger et de faire valoir le droit à la justice des minorités présentes en son sein.


Que dire de cette Europe qui est incapable de protéger le droit au respect des convictions individuelles. La liberté peut elle être sans limite ? L’absence de cadre et de limite, engendre une réaction en chaîne qui fait naître une violence à la hauteur de l’infraction et du mal causé par cette liberté sauvage de l’expression de la haine, utilisant les techniques modernes de la communication.

A nous musulmans de nous mobiliser afin de faire connaître la beauté et la grandeur de l’Islam. Cette mobilisation passe par une bonne connaissance de notre religion. La meilleure façon de contrer et de démontrer l’absurdité de leurs attaques, c’est d’être des musulmans sincères dans notre pratique avec un comportement et un caractère digne de l’enseignement de l’Islam. La liberté et la tolérance, prodiguées par le Coran et la Sunna, sont sans équivalent comme le peuvent constater ceux qui ont eu la curiosité de s’intéresser à l’islam.

R.A

mercredi 26 mars 2008

L’Orientation Scolaire: Enjeux & Pièges pour la Jeunesse Musulmane

Chaque année, au moment de l’orientation scolaire, les parents sont face à la même problématique concernant le devenir de leurs enfants qui fait naître beaucoup d’interrogations. Des questions légitimes qui impliquent des réponses propres à chaque situation en prenant en compte la complexité des situations qui sont elles même directement liées à l’environnement de nos enfants. Au sein de la communauté musulmane, l’une des premières constatations simples; c’est l’orientation massive de nos enfants vers des filières manuelles et techniques « voie de garage » dont nous connaissons tous les débouchés et le statut social que cette dernière accorde à celui qui l’emprunte. Dans chaque établissement, on trouve une équipe éducative rassemblant l'ensemble des personnes qui interviennent dans la scolarité d'un enfant: les parents, les enseignants, le directeur ou chef d'établissement, le médecin, le psychologue ou conseiller d'orientation-psychologue et le cas échéant l'assistante sociale ou l'éducateur qui travaille avec la famille.

Malheureusement, nos parents ne sont pas encore assez impliqués dans cet organe consultatif qui pèse dans l’avenir de nos enfants. Il est urgent de prendre conscience de notre devoir de nous engager au niveau local dans les collèges et les lycées. Le rôle de l'équipe éducative de l’établissement, de par sa proximité avec votre enfant, doit participer via le dialogue et la concertation, au suivi individuel de l'élève, en particulier dans l'élaboration de son projet d’étude et d'orientation. Sachez que ce n’est pas une instance de décision mais un groupe de travail qui est là pour réfléchir sur les perspectives à envisager pour la poursuite de la scolarité de votre enfant et de l’élève.

Le problème dans l’orientation scolaire, c’est que la psychologie de l’élève en difficulté n’est pas toujours comprise et prise en compte par l’équipe éducative. Les conséquences de l’orientation peuvent être catastrophiques pour l’élève en période de crise d’adolescence et de développement. La vigilance des parents est primordiale pour la validation et l’approbation des propositions d’orientation. Le handicap majeur, c’est qu’une grande partie des parents dans notre communauté sont loin de connaître, de pouvoir analyser les enjeux et les conséquences des décisions qui sont prises en amont. Il faut mettre en place au sein des mosquées des groupes de consultants en orientation scolaire, en s’appuyant sur les membres ayant réussit dans leur parcours scolaire et professionnel, pour venir en aide aux parents qui souvent ne maîtrisent pas le français. Il faut encourager les parents à s’impliquer d’avantage dans les réunions parents-élèves et conseil de classe.

Il est évident qu’il faut cesser les positions victimaires faciles, la discrimination dans la société est une réalité certes qu’il faut dénoncer énergiquement, mais il faut surtout nous organiser pour dépasser tout cela et donner les moyens à nos jeunes d’avoir du soutien scolaire et un vrai suivi dans leur parcours. Nous avons la chance encore en France d’avoir un système méritocratique qui permet l’ascension sociale, malgré tous les reproches que l’on peut lui faire. Si on ne s’implique pas au niveau local et que l’on ne va pas au devant de nos responsabilités dans la vie scolaire de nos enfants, on risque de se lamenter sur notre sort encore très longtemps. Il est révolu le temps où nos parents estimaient que l’on est là que de passage en France. Notre avenir et celui des générations à venir se jouent aujourd’hui. On doit faire siennes les problématiques scolaires de nos quartiers. A nous de sensibiliser, de faire réagir nos élus et impliquer l’ensemble des habitants pour exiger des réformes dans l’encadrement des jeunes à l’école.

Il faut que chaque musulman, qui a eu l’occasion de faire des études, prenne en charge et parraine au moins un enfant parmi ses proches ou dans son quartier pour le coacher et lui montrer les différentes possibilités d’orientations. L’orientation de nos enfants peut être une réussite si nous savons faire preuve de solidarité et de générosité en direction de ceux qui sont délaissés par le système. La réussite d’un musulman n’est une réussite que si elle profite à l’ensemble de la Ummah et de la société en général.
R.A

vendredi 15 février 2008

Développer le leadership au sein de la jeunesse Musulmane


L’avenir et la place des musulmans en France et en Occident dépend de la capacité des musulmans à préparer la jeunesse musulmane au défit de l’avenir. Ce défit ne peut être relevé uniquement si au sein des musulmans la culture du leadership est inculquée dès le plus jeune âge. Cet état d’esprit doit promouvoir et affermir leurs ambitions afin de permettre une affirmation dans leur droit comme n’importe quel citoyen. Le leadership en islam se doit d’être à l’image de la noblesse de caractère que nous enseignent le Coran et le Prophète Muhamed (sav). Il est évident que le leadership que l’on cherche à inculquer à nos jeunes est loin de la définition classique et du stéréotype que l’on connaît en Occident. Aspirer à un statut de leadership dans la vie et surtout au travail ou à l’école n’est pas dans une fin de rendre l’individu arrogant et dédaigneux, mais bien au contraire c’est par la modestie, le sens de l’effort, du sacrifice dans le travail et la relation à autrui qu’il doit se distinguer. Être un leader pour un musulman c’est avant tout très bien connaître l’Islam et ses principes pas seulement d’un point de vue théorique mais surtout avec une pratique fondée sur la sincérité de sa relation avec Allah.

Le leadership ne s’acquiert pas par d’abjects stratagèmes qui humilient, écrasent les personnes qui sont sur votre chemin et en étant sycophante dans votre ascension sociale et hiérarchique. Le musulman dans son parcours et sa formation de la vie se réfère au comportement du Prophète (sav) et de ses Compagnons (ra) qui sont des Hommes dont le charisme a marqué à jamais les esprits et l’histoire de l’humanité. Leur leadership était basé sur la piété et les hautes valeurs morales qui faisaient d’eux des chefs hors paires. Leur leadership s’imposait naturellement par leur caractère et leur parcours propre. Il nous faut développer des méthodes pédagogiques au sein des mosquées, des associations de quartier, des nouvelles écoles musulmanes, des familles… qui permettent de privilégier une méthode interactive pour que nos jeunes identifient quel type de leader ils sont afin de parfaire leur caractère et développer leur personnalité. Des situations concrètes où le leadership est indispensable pour mener à bien une mission doivent être mises en place dans les associations, les mosquées, les activités sportives….


Il faut responsabiliser nos jeunes à travers des programmes de gestion et d’encadrement. Il faut les impliquer dans une posture de citoyen actif et concerné par sa ville et son environnement. Le but de ces programmes doit être de révéler le charisme de chacun. On doit permettre à chaque jeune musulman de ;


- Connaître ses forces, ses faiblesses, son potentiel en situation de leadership en groupe et en équipe…
- Comprendre et analyser ses comportements et ses émotions vis-à-vis des autres en se réferent au Coran et à la Sunna.
- Identifier le style de leadership le mieux adapté à sa personnalité avec pour modèle notre Prophète et ses nobles Compagnons ainsi que les illustres Leaders et Savants Musulman.
- Faire preuve d’une grande intelligence émotionnelle, d'empathie et d'une aptitude sociale élevée afin de pouvoir prendre des décisions pragmatiques.
- Conscience et maîtrise de soi.
- Représenter un modèle pour ses collaborateurs, être source d’inspiration.
- Identifier ses valeurs personnelles et les traduire en actes.
- Être créatif, à l’affût des opportunités en respectant le licite et l’illicite.
- Être prêt à prendre des risques par des actions habiles et assurées conformément à l’éthique musulmane.


Le charisme naît de l’assurance que l’on a de soi-même dans des situations délicates où le sang-froid, la prise de décision avec une capacité d’analyse et de recul font que l’on est considéré et distingué par les autres comme étant un leader. Devenir un leader c’est bâtir une vision partagée qui permet de se projeter dans l'avenir et fixer des objectifs ambitieux tout en gagnant la confiance des autres. C’est susciter l'adhésion de son équipe autour des objectifs à atteindre et garantir la cohérence de ses décisions. Il faut identifier ses valeurs personnelles et expérimenter de nouvelles approches afin de prendre des décisions équitables et trouver l'équilibre entre influence et authenticité. Il faut mettre en œuvre une communication motivante, favoriser la confiance dans les relations et aborder ouvertement les situations conflictuelles. Le leader musulman doit être en mesure de développer les complémentarités au sein de son équipe et de coacher les performances de ses collaborateurs ; en pratiquant le feedback, en fluidifiant les échanges et en misant sur l’innovation et la créativité. Pour un jeune musulman coaché cela doit lui développer son potentiel, entreprendre des actions managériales efficaces et faire partager un haut niveau d’engagement à ses équipes. Chaque jeune doit être en mesure de sentir qu’il possède du leadership dans un domaine donné. Cela doit lui permettre de renforcer son identité et lui permettre de rayonner.


Pour terminer, le leadership en islam passe avant tout par la maîtrise de son propre égo. Être un leader, c’est être exemplaire dans son comportement et son caractère. Cette maîtrise de soi doit avoir comme unique objectif la quête de l’agrément et la satisfaction d’Allah. Maîtriser ses actes et sa conduite impliquera un respect naturel de votre entourage envers vous et surtout vous gagnerez en légitimité dans votre manière d’être et de paraître sans qu’il n’y ait de forme sans fond.


R.A

lundi 28 janvier 2008

L’Appel au Jihad des Jeunes de Banlieue


Cet appel au jihad par la plume s’adresse à tous les jeunes des banlieues considérés comme des êtres humains de seconde classe. Ces jeunes sont regardés en perte totale de valeur à tel point qu’ils sont devenus des cauchemars de tous les gouvernements qui se succèdent et qui surenchérissent les plans de banlieues. Il est temps que les jeunes musulmans s’approprient de la vrai définition du Jihad qui est très loin du lavage de cerveau que les médias pratiquent afin de stigmatiser les musulmans et de faire en sorte qu’ils aient peur de leur identité musulmane.

Ce Jihad est un appel au renouveau de la pensée musulmane dans le respect de l’éthique Musulmane. Nous devons nous engager la main à l’ouvrage et le cœur à la prière afin de pouvoir réformer notre manière d’être et notre savoir vivre. Il est urgent de dénoncer les attitudes hypocrites de ces pseudos spécialistes et sociologues des banlieues et de l’Islam qui prétendent parler de l’Islam sans vivre l’Islam. Ils croient que le jihad en Islam c’est la barbarie et la violence contre tous ceux qui ne sont pas musulmans. Quel manque de finesse d’esprit pour ces hommes de lettre dépourvus de sagesse. Ils ne comprennent rien de ces quartiers difficiles car la plupart n’ont jamais vécu dans ces ghettos.

Ils pensent que ces jeunes ont perdu la notion de travail et d’effort, alors que ces jeunes n’attendent qu’une chose c’est de travailler. Il est évident que la réussite ne vient pas sans travail, le propre du jihad c’est la lutte intérieure qui doit nous permettre une élévation spirituelle et matérielle. Le jihad repose avant tout sur la foi en Allah, la solidarité entre nous et sur les qualités individuelles. La meilleure réponse à la misère des banlieues c’est la remise en question de soi même avant d’organiser notre stratégie d’action et de réformes. Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Et quel est notre but ?

Le musulman est celui qui se lève avant l’aube pour faire sa prière du fajr. cette qualité nous permet de faire tous les matins un jihad contre la fainéantise et la paresse. Avant de faire la prière le musulman accomplit un rituel de propreté, ici est mis en avant le jihad de l’hygiène cinq fois par jour. Il exécute cinq fois par jour la prière ce qui lui permet un recueillement afin de relativiser les problèmes de la vie et de se concentrer sur l’essentiel, face à ses devoirs ; c’est le Jihad de la rigueur et de la fidélité. Il jeûne pendant le mois de Ramadan, ce qui lui permet de mettre en pratique la solidarité, l’altruisme, et la patience. Durant cette période il se doit de parfaire son comportement et son caractère ; c’est le Jihad de la patience et de l’endurance…. Il est évident qu’un jeune qui est en paix avec ses racines et sa foi sera un élément positif dans la société.

Notre force réside dans l’islam. Notre jihad consiste à nous éduquer et à nous instruire. Nos camps de formation doivent être les écoles, les universités, les bibliothèques, les conférences, les mosquées ; bref là où il y a du savoir. Nos filtres seront le Coran et la Sunna du Prophète (sav). On doit valoriser et optimiser au maximum notre bien le plus précieux qui est le temps. Nos armes favorites doivent être le dialogue et l’échange avec notre environnement dans un esprit de tolérance et d’ouverture. Sachez que nos munitions sont inépuisables car notre héritage Islamique est d’une richesse sans équivalent. Notre ligne directrice sera la piété afin de se préserver des mauvaises tentations. Le but de ce jihad sera de contrôler les forces destructrices qui s’animent au plus profond de nous même et de libérer la générosité et l’amour qu’il y a en nous.

Notre quête de l’excellence dans le savoir et la connaissance en accord avec l’éthique musulmane sera notre plus belle récompense. Il faut valoriser et profiter des opportunités que l’on a pour accéder à la connaissance en France. Nous sommes les descendants des illustres qui ont marqué à jamais l’histoire de l’humanité et contribué à son progrès dans les sciences telle que ; la médecine, les mathématiques, l’astronomie, la sociologie, la littérature, la poésie, l’art … Soyons fier de nos origines musulmanes et surtout soyons digne de représenter l’islam en occident. Il faut que notre jihad nous permette de nous inscrire dans le paysage de la République en France dans le respect des lois du pays d’accueil sans pour autant trahir nos convictions musulmanes.

Ce n’est pas en détruisant nos quartiers et en brulant les voitures que nous allons pouvoir changer quoique se soit et améliorer notre condition et notre image. On doit au préalable changer se qu’il y a en nous même avant de changer l’extérieur. Il ne faut pas attendre l’aide d’en haut venant de l’état, au contraire il faut se mobiliser entre nous afin que l’aide si il y a de l’état puisse être efficace. Dans chaque être humain il y a des germes qui favorisent l’ingéniosité et je suis persuadé qu’en chacun de nous il y a des talents et des qualités. Il y a des milliers de jeunes qui aimeraient être dans un système comme celui dans lequel on vit. Ce n’est pas d'un plan de banlieue que l’on a besoin mais bel est bien d’un sursaut de conscience et d’engagement de chacun dans la cité.

R.A