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vendredi 11 juillet 2008

La Blancheur du Désert


Je décide de t’affronter malgré mon désarroi devant ta blancheur et tes traits si communs. Ce n’est qu’une question de temps, la fin démentira mon sentiment d’impuissance éprouvé au début de cette confrontation. Je frémis à l’idée de te voir assombrie par ma plume acérée pour notre rendez-vous. Bientôt tu porteras les stigmates de mon affrontement. Tu seras témoin de ma bravoure et de mon courage face à ces lignes de désert. J’abattrai une à une tes colonnes harmonieuses. Je déborderai sur tes marges et annoterai mes conquêtes au fil de l’eau.

Tu auras le privilège et le fardeau de ma conscience sur le dos. Combien de tes semblables j’ai froissé par mes sauts d’humeur. Tu auras à charge de conserver mes pensées et mes opinions. Je te confie mon relais de l’histoire qui est né de notre rencontre. Tu deviendras le support indispensable pour ceux qui souhaiteront me connaître et sonder ma pensée profonde. Tu seras ma mémoire vive lorsque mes amis ou des inconnus te prendront entre leurs mains dans les aléas de la vie.

Tu me procures autant d’angoisse que de bonheur car c’est à travers toi que je me découvre dans ces instants de réflexion et d’intimité. Tu es devenu ma confidente et ma maîtresse. Je te prends chaque jour avec délicatesse pour que tu sois présentable et attrayante pour celui qui aura à poser son regard sur toi. Tu deviendras l’ami ou l’ennemi de celui qui t’aura découvert et parcouru. C’est grâce à toi que l’humanité a su garder trace du meilleur comme du pire, siècle après siècle. Tu es si fragile et si puissant pour celui qui compose sur ton recto. Tu demandes toujours plus de courage et de témérité pour atteindre ton verso.

Il y a en toi quelque chose d’effrayant à première vue mais de si formidable une fois que tu es accompli dans ton style qui te distingue de la banalité. Tu rends stoïque comme incontrôlable celui qui ose relever ton défi. Tu acceptes la laideur comme le sacré, tu incarnes les prémices de l’espoir comme la rupture et le fatalisme. Cette blancheur de l’innocence inspire à la fois confiance et méfiance. Tu relèves l’estime de soi pour celui qui manipule le verbe et tu deviens compagnon de route et de chevet pour celui qui connaît et admire ton style apposé et construit avec tant d’amour et de passion.

Saches qu’en ce qui me concerne, je t’aime comme je te déteste selon ma satisfaction mais n’oublie pas que sans toi je ne suis que vent et supposition à titre posthume. Tu me contiens dans ton cadre et m’évite de déborder, tu me contrains dans la longueur sans m’imposer le temporel. Tu es blanche alors que je te noircie de mes ratures reflétant mes hésitations. Je suis troublé dans nos rencontres par ton éclat et ta pureté que j’entretiens ou détériore selon mes caprices et mon inspiration. Je te domine par ma plume et ma position alors que tu m’anéantis par ton silence qui s’impose avant de te toucher. Tu es la trace une fois achevée de tous ceux qui ont traduit leur inspiration en réflexion puis en composition. Tu acceptes et portes mon verbe sans prendre la nuance, tu deviens très vite sujet à polémique, c’est au fond ce pourquoi tu es destiné même si c’est de l’inconscience, je le reconnais pour ma part.

Je sais, devenir ton ami c’est accepter le sacrifice du temps et de la réflexion sans pour autant te conquérir. Que de souffrances et de peines pour t’aborder à chacun de mes assauts. Ton recto et ton verso sont à l’image de ce désert sans fin. Tu m’accuses de paresse alors que je t’affirme mes faiblesses. Tu me fais face alors que je m’incline pour t’embrasser avec ma plume. Hésitant mais décidé plus que jamais à te transcrire ma douleur viscérale de ces mots que j’extirpe tout en me mettant à nu dans l’esprit et la forme de mes opinions.

Suis-je fait pour l’écriture et supporter l’angoisse de la page blanche ? Tout le monde se pose cette question lorsque l’on veut composer. Cette question me taraude l’esprit sans que je puisse y répondre. Malheureusement le constat est qu’il y a plus de timoré que de téméraire pour entretenir ce Jihad de la plume face à la blancheur du désert des feuilles de mon journal qui est à prendre.

R.A

mercredi 9 juillet 2008

Le gaspillage une maladie des temps modernes! 



Le gaspillage est la maladie qui caractérise nos sociétés de consommation fondées sur le capitalisme. Nous sommes conditionnées par les pollutions visuelles de la publicité à outrance. Le Prophète (sav) nous a mis en garde en déclarant: Après moi je ne craint pas que vous adorerez les idoles mais que vous adoriez le dunya (le matérialisme) !. Allah nous dit : «Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu’au pauvre et au voyageur (en détresse). Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. (S17 V26-27) Pour connaître le juste milieu, regarde en toi-même : si la thésaurisation t’es plus agréable et plus facile que sa dépense en faveur de ceux qui le méritent, alors sache que ce qui prédomine chez toi, c'est le vice de l'avarice. Tu dois donc te soigner par les dépenses. Lorsque la dépense en faveur de celui qui la mérite devient pour toi plus agréable et plus aisée que la retenue de l'argent, c'est que tu es gagné par le gaspillage. Ton cœur sera apaisé lorsque le juste milieu sera ta référence.

La domination du capitalisme sur chaque travailleur, chaque citoyen est palpable. Elle se réalise par l’incitation et la promotion de l’immédiateté. Tout est médité et réalisé pour être consommé dans l’instant présent. La débauche du crédit de consommation, l’excitation à la consommation permanente, basée sur l’émotionnel qui chasse le rationnel, non plus pour être comme tout le monde, mais pour ressembler aux stars, perverties notre lucidité décisionnelle. On peut parler de la starisation de la consommation qui est devenue un instrument de dépendance culturelle. La conséquence de se système a engendré le vice du gaspillage et de l’avarice chez ceux qui vivent dans l’opulence des richesses mondaines. Nous vivons dans une société où nous sommes en état de surconsommation. Ici on souffre de trop manger! Là bas les gens meurt par manque d'alimentation. La prise de conscience de ce problème est déjà en soit un pas vers une meilleure gestion de tous ces penchants. S'en souvenir peut nous aider à moins enfreindre les bornes afin de limiter le gaspillage et faire naitre la culture du partage et de la générosité. Il faut être conscient et transmettre cette conscience à nos enfants que nous sommes privilégiés. Manger bien certes, se faire plaisir parfois, aussi, mais apprendre la maîtrise de soi et la satiété à nos enfants est primordiale, car on risque de leur faire prendre des mauvaises habitudes qu'ils auront du mal à se libérer.

La société de consommation nous hast à la figure ses intérêts malsains pour nos enfants, comme étant de parfaits "consommateurs cibles", parce qu'ils sont influençables et parce qu'ils influencent à leur tour leurs parents. Des chercheurs travaillent en permanence sur le comportement des individus à tous les niveaux de la société pour mieux aiguiser et perfectionner les stratégies marketings des grands groupes en travaillant sur notre subconscient et nos faiblesses. Cette logique a engendré un monde où certain sont malades fautes de surconsommation alors que d’autre meurt faute de malnutrition. Notre société dite moderne préfère la logique du gaspillage plutôt que celle du partage, il est facile de constater les tonnes de nourritures qui sont jetées par les grandes surfaces et les restaurants, sans oublier bien sûr le gaspillage produit par le consommateur de base à qui on fait croire que bonheur = pouvoir de consommation. La responsabilité incombe avant tout à ceux qui se cachent derrière les grandes enseignes, qui "guettent" nos points faibles pour mieux en abuser... mais également aux parents qui laissent leurs enfants devant la télé plutôt que de les occuper. Ils ont parfois du mal à concevoir qu'aimer son enfant, c'est aussi savoir lui dire non et lui montrer le bon exemple...

Cette société moderne, et, soit disant civilisée, nous inculques tous les jours comment consommer, non seulement les produits courants, mais également notre temps, notre liberté,… bref le résultat c’est que l’on est devenu des champions de la consommation et du gaspillage. Il est tant pour les musulmans de prendre du recule et ne pas tomber dans ces pièges. Il faut revenir à l’essentiel et vivre selon l’éthique islamique qui nous enseigne et nous conseille le juste milieu dans notre savoir vivre.

R.A / I.O

mercredi 2 juillet 2008

Les Sujets Tabous au sein de la Communauté Musulmane




L’absence de communication des parents et le sentiment ou plutôt le mélange de honte et de pudeur nous conduit à tomber dans l’interdit. La prévention contre la pornographie au sein de chaque famille doit être une priorité au moment de l’adolescence chez l’enfant. L’insouciance de certains parents de mettre internet dans les chambres de leurs enfants sans contrôle parentale, est très grave quand l’on sait les dangers que cela comporte; chat avec des inconnus, risque de rencontre adultérine, fugue, visite de site satanique, sectes, pornographie…. mais peut-on vraiment faire ce reproche aux parents car beaucoup de ces nouvelles technologies leur sont étrangers les dépassent de loin.

Chaque famille musulmane doit savoir qu’il n’y a pas de tabous en Islam si cela peut éviter de commettre ou de tomber dans l’illicite. La transparence et la sincérité sont les deux caractéristiques qui doivent consolider la relation parents et enfants. L’influence des médias ainsi que les, les phénomènes de société, sont autant de facteurs qui corrompent les rapports familiaux et accentuent les dérives comportementales de la jeunesse. Il faut dès le plus jeune âge créer une relation de confiance basée sur le dialogue garantissant ainsi une transparence au sein de la famille musulmane. Les problèmes de sida, de pilule du lendemain, de pédophilie, des risques attouchement en colonie, de rencontre en catimini des jeunes filles et garçons, la drogue, l’alcool, le haschisch et le tabac sont autant de sujets parmi d'autres qui doivent être abordé par les familles en guise de prévention et d’éducation. Malheureusement les faits divers sont toujours plus nombreux pour nous rappeler des risques réels que nos enfants risquent dans la société. On ne peut pas attendre de l’école de jouer le rôle des parents dans l’éducation de nos enfants. L’école n’est là que pour l’instruction scolaire et ne peut nullement se substituer aux devoirs des parents.

Chaque famille doit comprendre et ne jamais oublier que la foi musulmane prend sa forme et ses contours dans le comportement du croyant. Son caractère sera forgé par son niveau de crainte et de soumission à Allah, de sa science du coran et de la sunna, de la profondeur de sa foi qui sera animée par une pratique de ses connaissances avec sagesse et mesure. Les tabous sont les zones d’ombres où l’ignorance devient très vite source de désobéissance et d’égarement. Le fait d'aborder les sujets tabous afin de s'en prémunir dotera l'individu d'un cœur dépourvu de toute souillure et épris de l'adoration sincère d'Allah. Il faut faire en sorte que chaque recommandation chez le musulman soit imprégnée par ce sentiment intime. Il faut qu’à chaque étape d’un engagement collectif ou individuel, un examen de conscience soit entrepris afin de s’assurer que notre but est conforme à l’éthique de l’Islam et que ce but ne soit pas gêné par de simple tabous que l’on peut résoudre par le dialogue. Une foi qui ne modifierait pas le comportement serait une foi déficiente. Les agissements de la personne témoignent de ses pensées et de sa moralité. La sauvegarde des mœurs et des valeurs islamiques au sein de chaque famille passe par une bonne connaissance de la Sunna et des recommandations coraniques. Un travail important doit être fait sur la foi et la compréhension de l’Islam dans chaque famille. Il est clair que l'Islam est venu transformer l'Homme dans toutes ses dimensions. Comme le dit si bien le Sheykh AI Ghazali : une bonne moralité - al khoulouq al hassan - est la finalité de l'Islam et de la mission du Prophète (sav) et que cette bonne moralité est vitale quant à la pérennité de la société humaine.

Parler des sujets tabous de la société dans laquelle nous vivons et constitue l'un des premiers chemin pour faire naitre la notion de pudeur qui faisant parti intégrante de l’identité musulmane. Selon Ibn "Omar (r.a), le Messager de Dieu passa devant l'un des Ansàrites qui donnait à son frère une leçon de pudeur. Le Prophète (sav) dit: «Laisse-le donc car la pudeur est un produit de la foi». Dans le développement de l’identité musulmane de nos jeunes, on ne peut ignorer les sujets qui fâchent. Nous devons naturellement bien faire comprendre à nos enfants d'une part que nos points de repères sont différents de la société dans laquelle nous vivons et d'autre part que chaque civilisation est porteuse de ses propres valeurs. Il faut permettre à nos jeunes de s'insérer dans leur environnement mais en les mettant en garde contre les dangers qui subsistent derrières les sujets tabous que l’on n’ose pas aborder par peur de maladresse.


R.A