Vos Poèmes Sélectionnés

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samedi 22 décembre 2012

Nuit Blanche



Ô douce nuit, une fois de plus, mon corps frêle te résiste,
Ses rêves éveillés le fatiguent, au-delà de sa citadelle,
A la fenêtre de mon cœur, mon esprit ranime la chandelle
De mes souvenirs animés, pénitence de l'esprit en piste,
Il m’essouffle dans les abysses par ces chemins en dentelle.

Mon cœur, dont l'amour fait sa proie,
Tel le lys, mon esprit s'épanouit la nuit, ,
Fade et recoquillé le jour, mon âme vie sa solitude,
Sans prestance, à l’ode désenchantée par la muse,
Ma raison prend mon cœur par la main, face à l’évidence,

Les perles de mes yeux scintillant en abondance
Rendent mon chagrin plus céleste de moitié,
Mais mon cœur, ce ressort de l’existence,
Meurtri par ce miroir de l’estime broyé sans pitié
Par la pierre de la souffrance et de l’insolence.

Sur le parvis de mon cœur, nichant naguère,
L’ardent rossignol a troublé mon âme légère.
Le soleil couché, la clarté de la lune a éclairé l’horizon,
La raison de mon cœur, jadis possédé par une fleur envoûtante,
Découvre la beauté et la diversité des fleurs environnantes,

Chacune en réalité plus belle l'une que l'autre.
Nul doute les femmes sont les rivales des fleurs,
Mais leurs attraits sont aussi éphémères, tels les pleurs,
De celui qui ne trouva jamais dans leur possession,
Qu'amertume secrète et qu'agitation.

Ô Allah ! Comment te remercier pour la vue rendue,
A ce cœur éperdu si longtemps, tu m’as permis de lever le voile,
Sous le charme caché de ces cœurs sans parole, empreints de futilités.
Ô Allah comment vais-je te prouver ma gratitude sans faillir ?
Rappelle cette âme, si de Ta grâce qu’elle implore, elle devait en être privée.

R.A

mercredi 19 décembre 2012

Lâcher prise














Ô Allah, depuis ce jour !

Cet opium, coulant dans mes veines
Versé comme un élixir éthéré,
Qu'il tarde à achever mes peines!
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Au cœur de ce palais de la vie,
Je ne fantasmais que le plaisir ;
Mais j'ai connu la duplicité !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Quand le destin nous accable,
A quoi bon, hélas! De gémir et de se lamenter ?
Le monde est toujours impitoyable !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Qu'ils s'attachent à la vie,
Ceux à qui sourit la destinée;
Mais moi, je n'ai plus d’envie !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Aucun sacrifice du cœur ne demeure,
Où le malheur se fait sentir :
On plaisante, on se délecte, quand moi je pleure.
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Allah, que faire de mon âme amarrée !
Donne lui les raisons d’espérer et de voguer,
Sans ta Miséricorde, a-t-il d’autre choix que de lever l'ancre ?
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Ô Allah, depuis ce jour !
Je ne cesse de lui répéter, tout cœur brisé est condamné,
Telle une évidence, l’heure est proche !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

R.A

samedi 24 novembre 2012

À la recherche des mots perdus





Emporté par le vent de mes passions effleurées …
De mes maux à mes lettres, j’en ai fait un bouquet
De mots enroulés dans le parchemin de mes phrases en portrait,
Je vous offre, ce présent en éclosion, par amour des billets.

De mes passions refoulées, sublimées malgré moi, de visions,
L’ambivalence de l’être instable, désespérément attachant,
Que diable ce corps aspire aux passions faites de poisons !
Du cœur à l’esprit, il y a le chemin de la raison désenchantée,

Assis sur le palier de mes œuvres ébranlées,
De ma vie, je contemple ces piliers en ruines sans vie,
Ici et là, mes rêves, mes réalisations atterrées,
Comment donner du sens à ce cœur sans parvis ?

À court d’idées, j’ai réuni les graines de mes voyages,
Du terreau de mes écrits, j’ai visité les recoins de mon cœur,
À court d’inspiration, j’ai sillonné mes souvenirs,
Exploré les chemins sinueux de mes passions sans peur.

J’ai traversé l’embrun de mes pensées,
Accompagné de ma lucidité en convalescence,
Dans ce silence, mon cœur a conversé sans écho, dans l’intimité,
Impuissant et faible, pour un constat sans rémittence,

Mes yeux ont mouillé des perles de sagesse,
Au bon souvenir de mon cœur plein de largesse,
De ce puits de la vie, seule ma foi est source,
Pour un espoir d’avenir en résurgence.

Pour toi, ô âme de ce corps éphémère,
En quête de sens pour tes maux,
Tu as perdu, sur le chemin de la vie tes mots,
Admire ces champs au lexique d’amour en lèvre,

Au loin, une lueur d'espérance, dans ce cœur à l’écoute du Rappel,
Debout ! Nul fatalisme tant qu’il y a un rayon de foi !
Marche ! Le chemin est long, le temps est compté pour toi !
Des espoirs aux attentes, de ton corps à ton âme, tu es responsable.

L’Islam est ta source, dans ce désert déshumanisé plein de passion,
Le Coran est ta boussole, dans cette galaxie de valeurs en perdition,
Ton Djihâd, raison d’être de ta vie, au-delà de ton âme,
Fera de toi, une verve au présent pour un futur éternel sans larmes.


R.A

mercredi 21 novembre 2012

Une fois de plus Gaza !


Une fois de plus Gaza est sous les bombes de l’occupant sioniste avec la complicité de ses mentors que sont les Etats-Unis et l’Europe. Un crime de plus, pour cet état terroriste et infâme, une entité née des péchés de l’Occident.

Des enfants meurent sans que cela n’émeuve la communauté internationale, des femmes sont assassinées chez elles sans que cela ne fasse réagir les féministes, des innocents sont tués chaque jour sans que cela ne fasse intervenir les défenseurs des droits de l’Homme. Mais pire que tout cela, face à ce drame, le monde musulman est un spectateur sans voix et paralysé. Les timides déclarations de quelques dirigeants musulmans qui se démarquent restent plus de la symbolique et de la gesticulation qu'une réelle volonté de solidarité de corps et d'âmes.

L’espoir du printemps arabe pour ce peuple opprimé, depuis que cette entité cancéreuse que l’on nomme Israël a vu le jour dans cette région du monde, se fait attendre au prix de milliers de morts tombés pour la seule faute de vouloir exister et vivre en toute dignité sur leur terre.

Jamais un peuple n’a su résister comme les palestiniens qui ont pour seules armes leur foi et leur dignité. Chaque vie perdue est une pierre à l’édifice de la liberté de demain. Chaque rivière de sang est une source de détermination sans limite. Chaque famille brisée est une raison de ne jamais abandonner la lutte jusqu’au dernier souffle de vie. Chaque vie enlevée est une renaissance pour une lutte encore plus âpre. Les sionistes ont les armes de la mort, nous avons les munitions de la vie et de l’espoir pour une Résistance qui se nomme justice et liberté.

A l’image des suppôts de l’occident balayés par le printemps arabe ce régime sioniste criminel a un calendrier où sa fin est programmée. Ce n’est qu’une question de temps et de circonstance. Rien ne peut arrêter un peuple qui se bat pour sa survie et sa liberté. Ni la technologie, ni le soutien des hypocrites à ce régime sioniste ne peut venir à bout de cette soif de justice et de liberté portée par ces héros qui n’ont que leur corps et leur courage pour lutter.

Face à autant de bassesse de la part de ce régime sioniste, face à autant de traîtrise de la part des pays occidentaux, face à autant d’hypocrisie de la part des dirigeants arabes et des pays musulmans, les défenseurs d’une justice pour ce peuple ont-ils d’autre choix que de soutenir les seuls qui tiennent tête face à ces injustices du siècle que sont la spoliation, le massacre de milliers d’innocents et la privation des libertés basiques que tout être est en droit de réclamer.

Comment ne pas crier vive le Hamas ! vive le Hezbollah ! … Même si on n’est pas d’accord sur tout avec eux et que l’on a une vision d’avenir et une sensibilité qui peut diverger sur certains points… La vraie résistance c’est eux le Hamas, le Hezbollah ! Cette résistance face aux oppresseurs et aux colonisateurs sans vergogne est l’âme de la Résistance au sens noble du terme. Les médias pro-sioniste peuvent se donner tout le mal du monde pour décrédibiliser ces mouvements de libérations, nul n’est dupe ! Qui accepterait que l’on vienne spolier sa terre, chasser sa famille, tuer ses enfants, et vivre dans des prisons à ciel ouvert ? Qui ? La France ? L’Europe ? les Etats-Unis ? …

La France a résisté face au nazisme et elle l’a chassé… le général de Gaulle était il un terroriste au moment de la résistance ? Les pays colonisés ont chassé les colons ignobles et ont obtenu leur indépendance et leur liberté…ces combattants étaient ils des terroristes ? Le mouvement de Nelson Mandela qui s’est battu contre l’apartheid est il terroriste ?... les exemples sont pléthores. L’Histoire est là pour nous prouver que la lutte pour la libération des terres occupées, l’indépendance et la liberté des peuples est ce qu’il y a de plus honorable. Les résistants du présent ont toujours été qualifiés de terroristes par les oppresseurs et leurs alliées, alors que le futur inscrira ces mêmes résistants à jamais pour la postérité leur nom au panthéon des Martyres de la cause juste. Alors, comment ne pas soutenir ce peuple palestinien qui se bat pour sa liberté et qui lutte, par tous les moyens, pour chasser le sionisme et ses hordes de colons sauvages, qui n’ont absolument rien à envier au nazisme et au fascisme. Israël est un vrai cancer pour l’humanité et en particulier pour les palestiniens.

Les juifs sont les premières victimes au présent et au futur des conséquences de cette politique sioniste. Les sionistes par leur vision et leurs actes infâmes sur ce peuple démuni que sont les palestiniens, alimentent et entretiennent l’antisémitisme dans le monde entier. Il est évidant qu’il faut être vigilant à ne pas faire d’amalgame entre le judaïsme qui est une religion respectable au même titre que le christianisme, l’islam…et le sionisme qui est une idéologie fasciste qu’il faut dénoncer et combattre sous toute ses formes.

Il est grand temps que les défenseurs de la justice et les amoureux de la liberté se solidarisent pour dénoncer et combattre ce nouveau fascisme qui sévit en Palestine occupée. Honte à tous ces intellectuels et pseudo-dignitaires qui par peur de stigmatisation et de mise au ban se taisent ou deviennent même complices. Face à l’injustice aussi flagrante, il n’y pas d’autre solution que la résistance sous toute ses formes ; armée, politique, littéraire, artistique…

Lorsque le monde lira cette page de l’histoire de la Palestine, l’évidence d’un parallèle avec les ghettos de Varsovie, les camps d’Auschwitz et autres haut-lieux de la barbarie humaine à l’état pur, donnera des sueurs froides surtout lorsque l’on sait que ce sont les enfants ou petits enfants rescapés de ces camps de l’horreur qui agissent d’une façon aussi terrible que les nazis ou les fascistes qui ont décimé une partie de leur ancêtres. Un jour, les juifs trompés et manipulés par les idéologues et les acteurs du sionisme feront actes de repentance devant le peuple palestinien. La France la fait pour ces crimes, l’Allemagne la fait pour sa barbarie… l’Histoire grandira les juifs qui seront à genoux pour cette repentance face à leurs crimes passés et présents…

La fatalité n’est pas un destin envisageable pour un peuple qui est prêt à mourir pour sa terre et sa liberté. Des siècles durant, la Palestine a été occupée. Elle a toujours su se libérer par le sang de la vie et les larmes de la mort. Chaque enfant musulman, devant autant de crime et de complicité, est un Salah-Ad-Din en puissance. L’endurance et la patience sont l’essence même de toute Résistance.


R.A

mardi 6 novembre 2012

Dans la cité des mort-vivants


Le blog Esprit Critique &  Pensée Libre a le plaisir de vous offrir un extrait de l’ouvrage : La marche d'une Renaissance

"... Chaque matin est devenu une angoisse étouffante, à tel point que le quotidien devient ce rêve que l’on fuit. Est-ce un cauchemar ou la réalité que je vis ? La réponse est dans ce rayon de soleil qui tôt le matin vient me caresser tendrement pour m’annoncer la naissance d’un nouveau jour. Mes yeux s’ouvrent, et j’ouvre la porte donnant accès à la cité qui avec ses voies et ses avenues, ses édifices et ses artifices, a tant souillé l’âme...
D’un cœur bien que repentant, à peine le pied mis dehors voilà que la vue se laisse recouvrir par le voile d’illusion de son charme. L’ouïe se laisse assourdir par les chants alléchants de tous ces diables de la perte. Les pieds sont tentés d’aller là où l’envie les pousse. Quant au cœur il est sans cesse sur le point de céder à tout instant.
Tandis qu’on admire longuement tous ces palais et châteaux plus que somptueux, et aux pieds desquels l’humain mendie l’amour dans l’indifférence totale des passants, on oublie que ce luxe est là pour témoigner de la mort des cœurs de ceux l’adorant. Tout autour, les rues et ruelles débordent de corps exhibés sans la moindre pudeur et qui par leur charme irrésistible finissent par faire chavirer dans leur ivresse les cœurs oscillants...
Encouragés par la faim, attiré par la richesse, tenté par le pouvoir et cédant face à la dérive morale qu’entretient la nudité au grand jour, nombreux sont ceux qui sont poussés à vivre des envies orchestrées par les tendances du moment. Tendances au service de l’immoralité érigée en moralité et prônée par le diable, cet ennemi masqué.
Telle rue finit par nous rappeler untel de nos péchés commis à cet endroit. Telle autre rue tel autre péché. Le péché nous guettant à tout coin de rue de cette cité devenue un cimetière où chaque tenté enterre son cœur sous la terre de ses délires. Je me réfugie dans un lieu de prière entouré par ses ci beaux jardins recouverts d’arbres et de plantes afin de m’évader loin de toutes ces tentations.
Ô lieu de prière innocent au milieu de ces tours coupables, reçoit ce front qui devant son Créateur tombe sur ton sol. Laisse-toi asperger par ces larmes d’effroi qui de ces yeux se lâchent en ces mots : « … Patiente, ô âme en moi qui sur son sort se lamente. Le temps de l’ultime rencontre avec Allah est tout proche. Face à l’effroi se dégageant de la Justice divine nul ne t’accompagnera hormis tes actes. Hélas, tu ne pourras rattraper ton passé pour nettoyer tes méfaits d’antan. Ne sois point avare de tes larmes. Pleure donc jusqu’à épuiser ta dernière goutte pour te purifier de ta souillure bien injuste… ».
Dans la pierre de ces édifices vaniteux où chaque coin et recoin est façonné, l’humain a gravé son amour qu’il témoigne pour ce monde. Ô combien est grand cet amour qu’il lui voue tandis qu’il est condamné à le quitter à tout moment. Pourquoi donc s’attacher autant à ce qui tôt ou tard se détachera de nous ? La cupidité nous rend férocement avide, le plaisir de la chair nous attisant tandis que la soif de prendre le dessus nous rend quelque part un peu plus injuste. Le Mal s’est habillé de son plus beau vêtement trompeur. Tellement fascinant aux yeux de ceux privés de discernement que l’immoralité court à tout coin de rue sans que cela ne dérange personne. Que faire dans un monde qui ainsi se tue par son propre feu tout en croyant bien faire ?
Devrais-je me priver de mes yeux, de mes oreilles, de mes pieds et de mes mains pour me préserver du Mal ? Non, la vraie foi consiste à rester fidèle à Allah tout en faisant bon usage de nos facultés mises à l’épreuve de la tentation. La piété ne consiste pas à se priver de ses facultés mais c’est plutôt de priver ces-mêmes facultés de leur propre mal à une époque où le faux masque le vrai, tandis que l’égarement manifeste se forge en guidée aveugle. Détrompons-nous, car nos agissements sont bien de nature à nous pousser devant la Justice du Créateur. Ne voyons-nous pas que rien est là pour rien et que toute chose est habillée de sa finalité ? Chacun porte sur son dos le poids de sa conscience. Tôt ou tard à la Barre du Très-Haut, nous serons traînés.
Tout pur, le matin je suis sorti léger comme le vent. À l’approche du soir, souillé que je suis devenu, je retourne tête baissé en fautif à ma demeure pour que mon âme se douche sous les pleurs du repentir.
Pendant que je regarde le dernier rayon de soleil me quitter en m’abandonnant à l’obscurité de mon cœur, les remords me rongent de l’intérieur pour finir par chasser un sommeil si attendu. Les larmes de regrets me tiennent compagnie jusqu’à ce que ce corps en coupable tombe dans le lit.
 Allah c’est à toi que je m’accroche par la force de ces larmes coulant sous la charge de cette honte qui sur ma conscience pèse de tout son poids. Bien qu’impuissant je sois face à moi-même, rien que par amour pour toi, je mets sous mes pieds le Mal qui tente de me tromper à ton sujet.
Allah, si tu ne me donnes assistance face à la tentation voulant me dépouiller de ton dépôt qu’est ma foi en toi, certes je serai du nombre des perdants. Pardon pour autant de péchés commis sous ton regard ne me quittant, tandis que mes yeux remplis de sommeil se referment sur ce cauchemar dans l’espoir de ton pardon..."

Pour information : Cette ouvrage est disponible sur commande en nous adressant une adresse de livraison via le mail info.critique@gmail.com .
R.A
 

lundi 5 novembre 2012

Sur le chemin de la vie


J’ai rencontré un rayon de soleil égaré,
Je l’ai accueilli dans mon jardin secret au cœur perdu,
Sa chaleur a donné vie à une passion de folie,
Sa lumière a éclairé les couleurs de l’amour,

Au-delà des rêves, un voyage dans un monde fantasmé,
Inconscient, au gré des vents de la passion, nous voilà éperdus,
De près ou de loin les souvenirs font battre ce cœur en émoi,
Les larmes confuses témoignent dans la solitude une tristesse emparée.

Il y a des jours sans lumière pour cet esprit éberlué,
Il y a des nuits sans obscurité pour ce corps fatigué,
Ce cœur épris de passion, vogue à vue sur les vagues de son destin,
D’illusion en espoir, de mirage en désespoir d’une histoire prélue sans fin,

Il y a des rencontres que l’on voudrait ne jamais perdre,
Des regards que l’on voudrait ne jamais oublier,
Des mots que l’on souhaiterait gravés dans le marbre,
Il y a des êtres qui éblouissent la raison des cœurs aveuglés,

Mais la vie est ce temps qui ne s’arrête pas à nos envies,
De promesse en serment, les cœurs veulent un pacte éternel,
Les esprits s’embrassent pour une communion de circonstance,
Et voilà qu’un mot, une phrase, une attitude dévoile la passion cachée.

Aussi fortes soient-elles les passions d’une rencontre,
Aussi belle soit-elle l’histoire en ébullition,
On fini toujours par revenir à la réalité,
A des lendemains de réveils désenchantés.

Allah ,de ce rayon tu as fait mon miroir sans étincelle,
De cette chaleur, tu m’as éprouvé à jamais,
Aujourd’hui, j’implore Ta miséricorde pour cette paire,
Pour une vie éclairée par Ta grâce en toute sincérité.


R.A

vendredi 26 octobre 2012

 
 




Je vous souhaite un excellent Eid al-Adha 2012 à vous et à vos familles. Qu'Allah vous accorde grâce et miséricorde en ce jour béni. Qu'Allah fasse que la réconciliation et l'amour  soit le cadeau de chaque Musulmane et Musulman.

Eid Mubarak insha’Allah to you and your loved ones.

R.A
Selam Aleykoum

samedi 22 septembre 2012

La liberté de la Haine en France version Charlie Hebdo




A nouveau, les brigades fascistes de Charlie Hebdo ont envoyé leurs missives explosives au cœur même de la communauté musulmane de France. Les dommages collatéraux causés par leurs traits pseudo-humoristiques mais surtout terroristes d’un point de vue intellectuel, qui plus est médiatisés à outrance, marqueront pour longtemps l’esprit des musulmans en France et dans l’entièreté du monde musulman.

Il est évident que, même s’il ne faut pas confondre l’action de ces plumitifs primaires qui font de la haine sélective leur fonds de commerce avec celle de la voix et de la position de la France vis-à-vis de ses citoyens musulmans et de l’islam en général, il n’en reste pas moins que ces insultes gratuites causent et causeront des préjudices graves au sein même de la société française en troublant l’ordre public en France, et porteront atteinte à la sécurité de nos concitoyens expatriés et aux intérêts de la France au-delà de nos frontières .

A chaque provocation, il est compté des dizaines de morts dans le monde entier. On a pu le constater avec les caricatures danoises ou récemment avec le misérable film anti-islam. Au nom de la liberté d’expression peut-on accepter l’inacceptable lorsque cette dernière engendre l’incitation à la haine et à la violence en provoquant des morts? Il est étonnant que lorsque les musulmans s’expriment on leur rappelle souvent que la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence. Le souci avec cette très belle devise est qu’elle est appliquée et rappelée de manière disjonctive à sens unique lorsqu’il s’agit des musulmans. Plus étonnant est le refus du gouvernement d’accorder le droit aux musulmans de manifester contre les caricatures de Charlie Hebdo, alors que ce dernier a, lui, au-delà de la liberté d’expression le droit d’insulter et d’humilier des millions de musulmans! Qui trouble l'ordre public ou incite à la haine? Comment voulez-vous que les musulmans se sentent d’égal à égal sans partialité de la part de l’Etat?

En France la règle du deux poids deux mesures est une règle d’or en matière de justice face à l’humiliation de ses concitoyens musulmans lorsqu’ils sont touchés et blessés aussi bien par des politiques que par des médias opportunistes en mal de sensations fortes. S’attaquer à l’islam est la formule magique pour faire sa rentrée politique ou entreprendre une démarche de marketing à défaut de vision ou d’idée intéressante.

Il y a une chose que les français de confession non musulmane doivent garder à l’esprit pour comprendre la réaction à fleur de peau des musulmans. Dès lors que l’on s’attaque avec une volonté préméditée de provocation en caricaturant le Prophète Muhammad (SAWS), les auteurs s’attaquent directement à la dignité et à la personne de chaque musulman pratiquant ou non. Chaque musulman a dans le cœur ou à l’esprit, le hadith qui conditionne la plénitude de la foi musulmane : Le Prophète (SAWS) dit « Nul d’entre vous n’aura la foi complète tant que je ne serai pour lui, plus aimé que ses enfants, ses parents et l’ensemble des gens » (Source Boukhâry et Mouslim).

Pour ceux qui ne perçoivent rien de choquant dans ces caricatures blasphématoires ignobles et exécrables… ne soyez pas alors choqués par l’exacerbation des musulmans qui se sentent touchés dans leur foi, leur dignité et leur fierté. Il est vrai, et nul n’est dupe, que c’est le but recherché par cette minorité extrémiste se définissant comme laïcarde, abusant de la liberté d’expression que la république garantit à ses citoyens dans l’absolu, car dans les faits et la pratique, l’Histoire est là pour rappeler que l’Etat sait punir lorsque d’autres symboles sont touchés tels que le drapeau, la shoah, le négationnisme…

Aujourd’hui, les musulmans ne demandent qu’une chose c’est de vivre en paix dans cette république qui n’est la propriété de personne si ce n’est celle de nous tous. Si chacun dans la société n’a pas l’intelligence de comprendre que nous voguons sur le même bateau et qu’il serait irresponsable de la part de l’un d’entre nous au nom de la liberté d’expression de vouloir, par pur plaisir, réaliser un trou dans les cales du navire, alors l’avenir s’annonce bien sombre pour le vivre ensemble. En France, insulter les juifs c'est de l'antisémitisme, insulter les noirs c'est du racisme, insulter les homosexuels c'est de l'homophobie... insulter les musulmans c'est la liberté d'expression.

Par ces actes stupides mais surtout débiles de la part de cette officine aussi médiocre que Charlie Hebdo, les extrémistes de tous bords ont du grain à moudre pour haranguer les foules qui réagissent sous le coup de l’émotion et de la colère qui en soi est légitime mais malheureusement facilement manipulable.

Nous musulmans, face à ce genre de calomnies et d’insultes gratuites, même si la colère en nous est incommensurable, nous devons respecter deux règles simples :
- Premièrement, face à l’ignorance abyssale des auteurs de ces caricatures, nous devons répondre avec sagesse et mesure pour mettre davantage en lumière le message même de l’islam et la personnalité du Prophète Bien Aimé Muhammad (SAWS).
- Secondement, suivre les recommandations de notre Prophète (SAWS) dans la vie de tous les jours. En effet, nous sommes les ambassadeurs de cette magnifique religion qu'est l’islam. Ces événements ne manqueront pas de créer une véritable curiosité chez nos concitoyens non musulmans qui chercheront à connaitre davantage le Prophète Muhammad (SAWS). Soyons à la hauteur de ce défi que le présent et l’avenir nous imposent.

Des bouffons pourris gâtés, se cachant lâchement derrière la « sainte » liberté d’expression ou la laïcité et en abusant de leur droit tout en négligeant leur devoir et leur sens de la responsabilité, seront légion dans cette société où l’ignorance est le socle commun de la connaissance mutuelle de l’autre qui est différent par sa religion, ses apparences… Cette race de caricaturistes sadomasos tels que ceux de Charlie Hebdo, seront toujours là pour se moquer des musulmans et considérer que l’islam est un cancer… Nous devons prendre de la distance pour ne pas tomber dans le piège de ces fascistes pseudo-intellectuels qui cherchent par leurs provocations à devenir les martyrs faciles de la liberté d’expression. Alors qu’en réalité ils sont les premiers ennemis de cette liberté abusée de manière égocentrique et puérile.

A ceux qui nous reprochent un manque d’humour ou encore qui pensent qu’en islam la liberté d’expression n’existe pas ou peu, nous leur répondons que notre liberté d’expression nous interdit de blesser et d’humilier qui que ce soit, quelle que puisse être son appartenance religieuse, politique ou philosophique. Notre humour ne saurait être humour s’il n’est pas partagé dans un esprit de taquinerie prenant en compte le respect des croyances de chacun. Le blasphème est un crime contre l'esprit de l'humanité faite de communautés.


R.A

lundi 27 août 2012

L'âme en dilemme





A l’encre de ma plume,
S’envole ma verve en limbe,
Mon histoire s’imbibe,
D’une vie en dilemme.

A l’encre de la femme,
Se consume toute flamme.
A l'ombre de la femme,
L'esprit s'enflamme,

Sans équivoque en amalgame,
Se profile chaque drame,
Pour un lendemain en dilemme,
Pour une vie sans âme.

Au nom de l’Islam,
Prend soin de ta Femme !
Sans elle, tu deviens infâme !
Pour une vie en abîme.

Au chevet de ta Femme,
Se trouve ton sésame,
Se repose ton âme,
Pour une vie sans arme.

A l’encre de ta Femme,
Se consume toute tes flammes,
Pour une ferveur en liane,
Sur tes pages en filigrane.

Reine de Saba ou autre sésame,
Emblème de passion en mélodrame,
Ton cœur réclame sa dame,
Pour une raison sans pâme.

De ce dilemme,
L'âme te réclame,
Toi, Femme en Islam,
Tu es l'Epouse, la Perle que l’on clame.

R.A


lundi 20 août 2012

Douceur Matinale



Loin des tumultes de la vie,
Me voilà dans la brume matinale pour une pause en épris,
Un silence apaisant envahi mon esprit s’élevant,
Mon être s’illumine de ces premiers rayons levant,

Debout, mon cœur se dirige vers sa direction de prédilection,
Tout mon être est mobilisé, à cet instant hors du commun,
Mes mains se rejoignent pour un recueillement de circonstance
Me voilà en communion avec la raison d’être de mon existence,
Conscient de sa présence éphémère, mon corps s’incline…,

Puis, se redresse, plein de sérénité pour davantage de louange…,
Et se prosterne, humblement devant son Créateur,
Lui témoignant sa soumission totale dans cet instant de pur bonheur…
De cette harmonie du corps et de l’esprit, naît une sensation d’accompli,
Se clôturant par un salut de révérence par-dessus l’épaule à travers ce décorum d’inspiration.

Mon esprit apaisé se met à contempler, ce paysage plein de splendeur,
Mon regard se perd dans ce tableau d’une nature en exposition,
Mon âme désireuse de liberté rêve d’évasions, 
Devant moi, ces champs de coquelicots d’une beauté en couleur,

Entre sensualité et frisson mes yeux abreuvent mon cœur en émoi.  
Cette composition florale des couleurs est une merveille en soi,
Entre les pâquerettes et les coquelicots en éveilles,
Mon corps hume un bien être sans pareil,
C’est une invitation à la méditation repoussant l’horizon de l’esprit sans toit,

D’une parfaite harmonie, ce paysage nous interpelle,
Ecoute le battement du cœur de cette nature qui vie,
Admire la symbiose de ce bouquet de vie,
Sens la fraîcheur de cette nature pleine de douceur en aquarelle,
Le bonheur n’est il pas à la porté de tous dans la simplicité?

Tout ceci n’est il pas une miséricorde d’Allah pour nos âmes essoufflées ?
N’est ce pas un vrai remède pour le corps et l’esprit enquêtes de sérénité ?
Il faut juste savoir observer et admirer avec la sincérité,
D’un cœur humble s’inclinant par amour pour Allah.

Seules les graines semées par amour d’Allah,
Permettent une récolte d’abondance sur les terres de nos cœurs.
Ô Allah fait en sorte que mes actes soient toujours à ton service au-delà des leurs.
Pardonne-moi mes manquements et couvre mes erreurs par Ta miséricorde,
Mon cœur te suppliant, en raison de sa faiblesse avérer, ne réclame que Ta mansuétude. 

R.A


Le Prophète (S A W) a dit: "Quand la douceur est dans quelque chose, elle ne peut que l'embellir et quand elle est retirée, elle ne peut que l'enlaidir".

jeudi 9 août 2012

Lettre d’un père à son fils




Au Nom d’Allah, le Clément et le Miséricordieux






Sache, ô mon cher et tendre fils, qu’Allah t'accorde une longue vie dans l'obéissance et qu'Il te fasse emprunter la voie de Ses Bien-aimés. Que les meilleures recommandations sont celles qui t’invitent à l’amour et à la takqwa  d’Allah.  

Il n’y a pas un jour qui passe sans que je m’interroge sur ma responsabilité de père  à ton égard depuis que tu as pris le train de la vie. Suis-je un père à la hauteur des enjeux de ton éducation islamique et de ton instruction profane? Aujourd’hui mon cœur veut t’écrire, pour te transmettre tous mes espoirs et mes attentes lorsque tu seras en âge de comprendre et de saisir la portée de mon message.

Lorsque je te regarde, mon cœur se remplit d’un bonheur indescriptible, tu respires l’innocence et la joie de vivre. Tu es l’enfant que j’ai rêvé depuis toujours. Tes yeux brillent telles ces étoiles que l’on admire la nuit. Ton visage rayonnant illumine ce cœur très attentionné à ton égard. Ton énergie débordante et ta soif de connaissance  que stimule ta curiosité fait de toi un prince en herbe dans ce cœur qui te chérit passionnément tous les jours. Je savoure chacun de tes sourires. Tes rires sonnent comme une mélodie du bonheur, ta gestuelle et ton caractère  font de toi, un enfant doux et affectueux elhamdoulillah.

Le but de ma lettre n’est pas de te dire combien je t’aime et combien tu es plus que précieux à mes yeux. Je souhaite te laisser comme héritage ces modestes conseils d’un père à son fils à travers ces quelques lignes. Ne sachant de quoi mon avenir sera fait et  par crainte de ne pas être un père exemplaire et digne de ses responsabilités, je te donne ces quelques recommandations afin que tu puisses garder auprès de toi le meilleur de ce que mon cœur souhaite te transmettre dans cette vie.  

Viendra le temps où tu seras en âge de t’émanciper comme tout le monde et de voler par tes propres ailes. Sache que les épreuves de la vie ne te feront aucun cadeau et qu’il te faudra une citadelle bien fortifiée avec les armes de la connaissance et de la pratique que seul l’Islam procure. Je me suis intéressé aux autres religions et philosophies, j’ai trouvé plus de failles et d’incohérences que de preuves tangibles et  incontestables aussi bien pour le cœur que pour la raison. Tu te ferras sûrement ta propre opinion le temps venu. Quelle que soit ton opinion sur les autres religions ou philosophies de vie, sois respectueux envers ceux et celles qui adhèrent à ces valeurs sans pour autant les partager car le respect appel au respect. 

Ton devoir de musulman, mon fils, sera avant tout de t’occuper de ta propre condition et de ta propre foi dans la quête perpétuelle de la Satisfaction d’Allah. Fais en sorte d'avoir une bonne compréhension du Tawhid et de son interprétation. Le Coran et la Sunnah doivent être tes deux références auxquelles tu devras confronter chacune de tes nouvelles connaissances pour être conforme aux sources de l’Islam. Préserve-toi des extrêmes car l’Islam est la religion du juste milieu. Lorsque tu seras en phase avec ce que tu dis et ce que tu pratiques concrètement, alors tu seras apaisé spirituellement et en harmonie avec toi-même. Une fois que tu auras l’assurance de ta force spirituelle, tu pourras transmettre dans la mesure de tes moyens et de tes capacités le message de l’Islam à tous ceux que tu côtoieras. N’oublie jamais que la meilleur manière de transmettre le message de l’Islam est d’être un exemple vivant pour les autres à travers ta propre personne. Apprends à gagner le cœur et la confiance de ton prochain avant de chercher à le convaincre. Si tu veux que les gens te suivent alors, montre l’exemple.  

Viendra le temps des études... mon fils, sache que tu auras beau étudier les sciences toute ta vie, tu auras beau lire mille livres, tu n’auras pas pour autant la Miséricorde d’Allah tant que tu ne mettras pas en pratique tes connaissances et que tes intentions n’auront pas pour objective Son agrément. Comme le dit si bien le Coran : "et qu'en vérité, l'homme n'obtient que le fruit de ses efforts" [1] ; "Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions" [2] ; "en récompense de ce qu'ils se sont acquis" [3] ; "Ceux qui croient et font de bonnes œuvres auront pour résidence les Jardins du Paradis, où ils demeureront éternellement, sans désirer aucun changement" [4] ; "Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés" [5]. Je t’invite mon fils à méditer longuement ces versets afin que tu puisses en saisir le sens profond.

Viendra le temps des amours..., sache que tu peux, mon fils, dans la société moderne, assouvir tes passions de mille et une façons si tu n’as pas la crainte et le souci de rendre des comptes à Allah.  Tu seras certes convoité et tu convoiteras aussi à ton tour  celles qui te séduiront par leur charme, leur intelligence et leurs richesses… mais sache que ta meilleure demi-moitié est celle qui cherche l’agrément d’Allah  par sa chasteté et sa piété. Car n’oublie pas, toutes les beautés du monde se fadent, toutes les richesses se dilapident et que  à tout moment l’intelligence peut s’égarer. Seul, en réalité, les œuvres pies que tu accompliras avec la sincérité du cœur pour Allah auront de la valeur le jour de la Balance.  Une fois ta dulcinée trouvée, garde à l’esprit ce hadith  du Prophète [saw] qui dit : « le meilleur d'entre vous est celui qui se comporte le mieux envers son épouse ou le meilleur est celui qui apprend et enseigne le Coran. »

Ô mon fils, n’oublie jamais que le meilleur conseillé pour ne pas t’égarer ,c’est le  Prophète Mohammed [saw]. Je t’invite à méditer sur sa réponse à la question suivante : "Quel est l'acte le plus aimé par Allah ?"  Il répondit : "La prière accomplie à son heure." C’est à travers  la prière, mon fils, que tu préserveras ton âme et que tu sauras te relever en cas de chute. Accroches-toi à la prière mon fils, autant que tu t’accroches à la vie, car sans elle, il n’y a pas de véritable différence entre toi et les non-musulmans.

Prend le soin d’être doux et tendre envers ton prochain et n’oublie pas ce hadith où le  Prophète Mohammed [saw] fût interrogé sur : "Quel est le meilleur des musulmans ?"  Il répondit : "Celui dont les gens sont à l'abri des méfaits  de sa langue et de ses mains". Tâche mon fils, de combattre l’orgueil qui peut naître en toi, et cherche à maitriser ta colère si elle advient dans les situations critiques que tu auras à affronter. 

N’oublie pas mon fils, que cette vie est faite d’illusions éphémères qui se terminent toujours en remords amères.  Fais en sorte que la mosquée soit ton lieu de plaisance et de refuge. Cherche à cultiver l’altruisme en toi, c’est en cultivant cette vertu dans l’intention de plaire à Allah que  tu pourras t’habiller des vêtements de la modestie et ainsi devenir humble. Ô mon fils, ne cherche pas à plaire aux Hommes car tu ne rencontreras  que déception et frustration. Cherche à plaire uniquement à Allah dans tes actes et tes intentions, ainsi Allah te fera aimer des Hommes pieux et sincère. Sois respectueux envers tous les êtres vivants, et garde à l’esprit que tu n’es, mon fils, que de passage sur cette terre. Tu as ta part de responsabilité mon fils dans la préservation des êtres vivants et de l'environement pour les générations futures, agis en conséquence.

Vis ta vie pleinement dans le respect des limites que l’Islam impose si tu ne veux pas avoir de regrets et de résipiscences. Apprend à maitriser tes passions car il n’y pas plus viles conseillères que nos passions échaudées pour  assouvir nos penchants. Scrute et sois impatient de l’arrivé chaque année du Ramadan, car il n’y pas meilleure période pour te remettre en question et aspirer à la miséricorde d’Allah. Sois au service de la justice en venant en aide aux nécessiteux et aux faibles. Apprends à donner, mon fils, sans rien attendre. Et sois sincère dans tous les actes de ta vie et  tu deviendras véritablement sincère lorsque tu ne te rendras plus compte ta sincérité.

Je prie Allah de te préserver de mes erreurs et de mes manquements, et te demande de ne pas m’oublier dans tes invocations. Peu importe ton destin, utilise à bon escient ton libre choix pour t’accrocher au Coran et à la Sunnah et surtout ne désespère jamais de la Miséricorde d’Allah. Adore uniquement Allah. Aime par  dessus toutes les créatures le Prophète Mohammed [saw] car il est celui auprès duquel tu dois apprendre ta religion et te construire en qualité de Musulman. Tu te feras beaucoup d’amis tout au long de ta vie mais n’oublie pas de prendre pour  amis et exemples dans ton cœur les quatre califes exemplaires dans leur attitude envers le Prophète Mohammed [saw]  et l’Islam : Abou Bakr, Omar, Uthman et  Ali (qu'Allah soit satisfait d'eux).  Si tu cherches mon fils ton salut et ton bonheur ici bas et dans l’au-delà, alors construis ta vie autour de l’adoration que tu dois à Allah et autour de l’amour que tu dois à son Prophète Mohammed [saw].

Accepte ce présent de ton père et pardonne-moi mes faiblesses et mes manquements si un jour tu me juges indigne dans mon rôle et dans mes responsabilités à ton égard face aux aléas de la vie que nous devons traverser.   

R.A

[1] Sourate 53, l'Étoile, An-Najm, verset 39.
[2] Sourate 18, la Caverne, Al-Kahf, verset 110.
[3] Sourate 9, le Repentir, At-Tawbah, verset 82.
[4] Sourate, la Caverne, Al-Kahf, versets 107 et 108.
[5] Sourate 19, Marie, Maryam, versets 59 et 60.

[saw] sallallâhou alayhi wa sallam

mardi 31 juillet 2012

Le temps d’une réflexion


De ma fenêtre, chaque jour je ne cesse de penser à toi, le chemin parcouru et les épreuves affrontées m’obligent à méditer sur toi. J’aurais voulu prendre conscience de ton importance bien plus tôt mais comme le dit l’adage "mieux vaut tard que jamais". Ce que je vais te conter, tu le sais sûrement, mais j’ai besoin de le redire. Pardonne moi de te faire ce rappel mais en réalité c'est pour mieux me convaincre moi-même. Je te demande un peu de patience si tu n’es pas avare de ton présent.

Je ne peux vivre sans toi et en dehors de toi, je suis prisonnier de ta mesure alors que je rêve de vivre et de me libérer de ta présence. Il m’arrive de t’aimer et d’apprécier ta compagnie lorsque je fais bon usage de tes décomptes sans fin. Il m’arrive de te haïr lorsque je suis dans la mauvaise cadence loin des priorités du sens même de la vie. Tu règles toutes les chorégraphies telle une partition sans faute, je fini toujours par te comprendre avec du recul et de la hauteur.

Certains te monnayent, d’autre font de toi un présent, mais tu es sans nul doute celui que l’on ne peut ignorer dans les actes du quotidien et encore moins dans les projets d’avenir. Tu rends inestimable  l’ancien en lui donnant de la valeur alors que tu réclames à la jeunesse de faire ses preuves. Ceux qui ont compris ta valeur sont les brocanteurs et les visionnaires. Tu emportes avec toi les mémoires vivantes pour ne laisser que des traces dont les historiens se font les gardiens pour les générations à venir.

Parfois je t’habille, te maquille, parfois je te déshabille et te tue sans illusions mais je finis toujours par te regretter avant même de te perdre de vue. Tu me caresses sans jamais me toucher, de nuit comme de jour, tu es en réalité indifférent à mes émotions. Tu te préoccupes ni de la vie ni de la mort tu files dans ta course folle pour arriver à ton terme. Stoïque, tu me regardes flétrir sans une once de compassion ni même d’attention. Tu es vraiment sans cœur alors même que tes battements résonnent dans mon esprit soucieux de mieux prendre soin de toi.

En réalité je te mesure et t’apprécie davantage au fur et à mesure des cheveux blancs et des rides que tu me lègues comme cadeau de la vie. Lorsque je m’oublie tu deviens mon pire ennemi. Lorsque je suis conscient et raisonnable tu es mon meilleur ami. Notre relation présente et future dépend en réalité de mes choix. Tu joues sur mon humeur en alternant la pluie et le soleil. Tu me trouves sûrement instable car en réalité tu ne comprends pas que tu composes ma vie et que chaque jour tu me rapproches de ma demeure finale. Avec toi mon registre est noirci en bien comme en mal.

Tu rythmes aussi bien le présent que le futur en figeant à jamais le passé. Tu cicatrises la douleur pour certains, alors que tu achèves d’autre par ta force. Etre ton ennemi, c’est se ruiner, faire de toi un ami, c’est avoir une chance de sauver sa destinée en cherchant à te maîtriser et en te consommant à bon escient, car tu es le bien le plus précieux qu’Allah ait accordé à tous les êtres vivants. En vérité, le bonheur et la réussite appartiennent aux Hommes doués d’intelligence. Ceux qui ont compris que chaque grain de sable qui s’écoulent de leur sablier doit être mise au service d’Allah s’ils veulent obtenir sa Satisfaction et sa Grâce.

Aussi endurant que tu le sois, tu arriveras à ton terme comme moi tel qu’Allah nous la prescrit car lui seul est le Maître de notre échelle. Je L’implore de faire en sorte que j’améliore mon clepsydre pour corriger mes défauts avant que je ne me rende compte que tu m’aies quitté à jamais. Sans toi, mes larmes et mes repentirs n’ont plus de sens car mes scribes m’auront quitté sans que je ne puisse me parfaire. Avant que l’insouciance ne me rattrape, laisse-moi rappeler et écrire cette phrase de Malcom X à titre posthume pour ceux qui aiment méditer ; « le futur appartient à celui qui le prépare aujourd’hui ».

Ô Allah ! Fait en sorte que de ce présent dont tu m’as alloué et pour le peu qui me reste, qu’il te soit dédié jusqu'au dernier souffle de ma vie.

R.A



mercredi 25 juillet 2012

Il renaît à nouveau




Il renaît à nouveau celui qui lève les yeux et les mains vers le ciel,
Qui laisse parler son coeur,
Celui qui cherche à approcher la félicité dans la prosternation.

Il renaît à nouveau celui qui voyage, celui qui lit,
Qui écoute les mélodies du monde,
Celui qui trouve grâce à ses yeux.

Il renaît à nouveau celui qui a le regard tourné vers l’avenir,
Qui sait tirer les leçons de son passé,
Celui qui cherche à devenir toujours meilleur que la veille.

Il renaît à nouveau celui qui a de l’estime pour lui-même,
Celui qui accepte la main tendue en toute modestie.

Il renaît à nouveau celui qui s’affranchi de la routine,
Diversifiant tous les jours son chemin,
Qui ose défier les coutumes établies,
Qui ose aborder un inconnu.

Il renaît à nouveau celui qui va à la rencontre de la passion et son maelström d’émotions,
Celles qui redonnent espoir et remmaillent les cœurs meurtries.

Il renaît à nouveau celui qui, malheureux au travail ou en amour, change son cap,
Celui qui prend des risques pour réaliser ses rêves,
Celui qui, dans sa vie est à l’écoute des conseils éclairés.

Il renaît à nouveau celui qui comprend que,
Allah ta créé pour vivre pleinement,
Que sa miséricorde est sans limite,
Ecarte toi de l’illicite et jouis du licite,
La vie n’a de sens que si ton but est la satisfaction d’Allah.

Respire maintenant,
Ose aujourd’hui
Agis sans tarder
Ne te laisse pas abattre paisiblement.


R.A

vendredi 20 juillet 2012

Ramadan Kareem


Je vous souhaite un excellent mois de Ramadan 2012. Qu'Allah vous accorde grâce et miséricorde en ce mois béni où les cœurs se remettent en question pour une meilleure pratique de l’Islam et de nouvelles résolutions. Que la paix et la sérénité soient vos invités dans vos cœurs et vos demeures.

May the month of Ramadan be a month of blessing for you and your family.

R.A
Selam Aleykoum  
  

mardi 10 juillet 2012

La marche d'une Renaissance

 

Esprit Critique & Pensée Libre a le plaisir de vous inviter à commander cet essai intitulé: La marche d'une Renaissance de l'auteur Aydin AYTEN.

Dans un style accessible et original, l’auteur nous invite à la méditation pour celui qui souhaite faire un état des lieux de sa conscience et de son cheminement spirituel. Ce livre plein d’  émotions et de sincérité du cœur ne laissera personne indifférent… celui qui cherche par-dessus tout la satisfaction d’Allah sera pleinement servi et renforcé dans l’effort qu’un tel objectif nécessite. 

Ce deuxième livre de l’auteur qui avait publié le recueil de Poème « Jamais sans ton Amour », est une confirmation de vouloir transmettre avec les mots du cœur la sincérité d’une foi qui se vit au jour le jour malgré les aléas de la vie.

Ce livre destiné aux musulmans comme aux non-musulmans invite avec sagesse et délicatesse  chacun à voyager dans cette quête d’une renaissance où l’espoir reste le seul ciment de la vie, peu importe le passé. A travers la lecture de ce livre, l’apaisement du cœur et de l’esprit seront au rendez-vous pour une nouvelle impulsion dans votre quotidien.

R.A

 info sur l'Auteur : Aydin AYTEN né en 1976 à Aksaray en Turquie, vivant en france depuis 1983.


Pour recevoir votre exemplaire commander ici ou  écrire à info.critique@gmail.com en indiquant vos coordonnées et l'adresse de livraison pour tout paiement autre que PayPal.
Livre format A5, 140 pages
Prix: 10 €   (+ 2€50  frais de port)