Google
 

samedi 22 décembre 2012

Nuit Blanche



Ô douce nuit, une fois de plus, mon corps frêle te résiste,
Ses rêves éveillés le fatiguent, au-delà de sa citadelle,
A la fenêtre de mon cœur, mon esprit ranime la chandelle
De mes souvenirs animés, pénitence de l'esprit en piste,
Il m’essouffle dans les abysses par ces chemins en dentelle.

Mon cœur, dont l'amour fait sa proie,
Tel le lys, mon esprit s'épanouit la nuit, ,
Fade et recoquillé le jour, mon âme vie sa solitude,
Sans prestance, à l’ode désenchantée par la muse,
Ma raison prend mon cœur par la main, face à l’évidence,

Les perles de mes yeux scintillant en abondance
Rendent mon chagrin plus céleste de moitié,
Mais mon cœur, ce ressort de l’existence,
Meurtri par ce miroir de l’estime broyé sans pitié
Par la pierre de la souffrance et de l’insolence.

Sur le parvis de mon cœur, nichant naguère,
L’ardent rossignol a troublé mon âme légère.
Le soleil couché, la clarté de la lune a éclairé l’horizon,
La raison de mon cœur, jadis possédé par une fleur envoûtante,
Découvre la beauté et la diversité des fleurs environnantes,

Chacune en réalité plus belle l'une que l'autre.
Nul doute les femmes sont les rivales des fleurs,
Mais leurs attraits sont aussi éphémères, tels les pleurs,
De celui qui ne trouva jamais dans leur possession,
Qu'amertume secrète et qu'agitation.

Ô Allah ! Comment te remercier pour la vue rendue,
A ce cœur éperdu si longtemps, tu m’as permis de lever le voile,
Sous le charme caché de ces cœurs sans parole, empreints de futilités.
Ô Allah comment vais-je te prouver ma gratitude sans faillir ?
Rappelle cette âme, si de Ta grâce qu’elle implore, elle devait en être privée.

R.A

mercredi 19 décembre 2012

Lâcher prise














Ô Allah, depuis ce jour !

Cet opium, coulant dans mes veines
Versé comme un élixir éthéré,
Qu'il tarde à achever mes peines!
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Au cœur de ce palais de la vie,
Je ne fantasmais que le plaisir ;
Mais j'ai connu la duplicité !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Quand le destin nous accable,
A quoi bon, hélas! De gémir et de se lamenter ?
Le monde est toujours impitoyable !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Qu'ils s'attachent à la vie,
Ceux à qui sourit la destinée;
Mais moi, je n'ai plus d’envie !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Aucun sacrifice du cœur ne demeure,
Où le malheur se fait sentir :
On plaisante, on se délecte, quand moi je pleure.
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Allah, que faire de mon âme amarrée !
Donne lui les raisons d’espérer et de voguer,
Sans ta Miséricorde, a-t-il d’autre choix que de lever l'ancre ?
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

Ô Allah, depuis ce jour !
Je ne cesse de lui répéter, tout cœur brisé est condamné,
Telle une évidence, l’heure est proche !
Mon âme, il est temps de lâcher prise.

R.A