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lundi 23 décembre 2013

Ma bien-aimée



Assis devant ma bien-aimée,
Je sens mon cœur s'animer,
Je sens mon esprit s'émerveiller,
Devant autant de beauté sublimée.

Dans son regard, la fidélité sans faille,
Dans sa prestance, une classe de taille,
Merveille à l'état pure, ma princesse,
Égérie de mon cœur, pleine de délicatesses.

Loin de toi, mon cœur s'abandonne,
La solitude me prend pour une danse,
Suspendu à mes passions sans pourtour,
J'ai peur du vertige de l'amour.  

Je chante la souffrance de l'amant,
Dans ce voyage de la vie, plein d’ivresses,
Mon cœur épris d'amour et de liesse,
A perdu sa raison sans paravent.

Par-delà mes rêves, je m'envole,
Pour une virée si intense,
Oubliant ma peine si immense,
Je danse sur scène ma vie.

Que faire de ce charme ?
Qui inspire et dicte ma plume,
Au fil de mes écrits,
Célébrant la muse sublime.

De ce présent indigne,
Ma perle au mille et une merveilles,
Je ne connais valeur pareille,
Raison gardée, au-delà de mon cœur.

Ya Allah!

Brise ce miroir qui me dépeint,
Illumine l'obscurité de mon cœur,
Que je puise par ton Amour,
Etre digne de l’amour confié.

R.A

dimanche 17 novembre 2013

L'errance


Emporté par la brise de l’automne,
Mon esprit  voyage telle une feuille morte,
Pour se poser sur un livre abandonné,
Où l'histoire finit dans l'errance.

Que dois-je attendre de la vie ?
Elle m’a livré au supplice du désespoir. 
Chaque lueur, un leurre !
Chaque carrefour, une solitude !
  
Une envie d’ailleurs finit toujours ici sans arme,
Dans ce cœur qui ne sait prendre goût à la vie,
Dans ce regard qui ne peut admirer le charme,
Ici, le cœur, de ma douleur contenant ses raisons.

Ne me demandez pas de sourire !
Alors que la vie ne m’a jamais amuser.
Ne me demandez pas d’aimer !
Alors que je n’ai pas eu le droit à l’amour.

Je n’ai jamais connu ce foyer familial,
Rempli d'amour et de sourire.
J’ai vécu parmi les ombres,
Je m’éclipse de la vue d’un chacun.

De la vie je n'attends rien,
Et elle veut-elle de moi ?
De la vie je ne veux rien,
Elle m'abandonne à chaque fois !

Où es-tu quand mon cœur te réclame !
Où es-tu chaque fois que je te clame!
N’ai-je pas le droit à une histoire ?
Papa ! J’ai tant rêvé de toi en larmes.

Ya Allah ! Tu es celui qui insuffle la vie,
J'ai grandi avec l'absence de papa,
Finalement, toi seul me suffis,  
Dans cette errance, guide moi sur tes "pas"!
  
R.A


Seul dans la rue



Seul dans la rue, mes pas résonnent,
A la lumière des foyers mes yeux scintillent,
Mon visage lacéré par la froideur,
Je n’ai de foyer que le banc de mon cœur,

Ma vie est une étoile filante,
Consumée telle une évanescente,
J’avance sans espoir ni vœux,
Mon esprit ne peut se défaire de ses nœuds,

Seul dans la rue, je suis l’orphelin de mon destin,
Je flâne plein de tourment et de colère,
Désorienté, en quête d’une voie en lisière,
Que faire de mon esprit en quête de raison?

Pas une nuit, que je ne dissimule mes larmes,
Pas un jour, sans un cri, sans écho,  
Pas un pas, sans une secousse de flamme,
Face à l’impasse, je n’ai trouvé la clé de mes flots,

Seul dans la rue, nul n’accepte mon désarroi,
Nul ne peut percer ma douleur en liesse,
Les questions à mon âme en proie,
Il suffit de lire ma détresse sans ivresse.

Je rêve d’un jour, debout,
Ses mains dans mes cheveux,
Entendre, après étreinte, je t’aime !
Simple mot qui donne confiance !

Seul dans la rue, je rêve d’innocence,
Je cours derrière une enfance perdue,
Tout en fuyant mon avenir,  
Une étreinte aurait réconciliée mon être, 

Je rêve de délicatesse chaque nuit,
Seule la chaleur de mes larmes
S’offrent à moi dans ma solitude,
Ô Allah ! Accorde ta grâce à celui qui te sublime !

R.A

mardi 28 mai 2013

L’océan des plaisirs



L’océan des plaisirs a envahi mon esprit de romance,
Au ciel des voluptés, j’ai franchi les limites viciatrices,
Perdu, par delà les nuages voilant ma conscience,
J’ai osé une liqueur de passion enivrant toute essence,
Que ma raison lasse, dénonce sans révérence,

J’ai senti les flammes envahir ce corps sans âme fuie par la foi,
Plaisir viscéral consumé sur les braises de l’inconscience, sans loi,
Malgré moi, par ma fougue emportée, en plein effroi, 
J’ai franchi le détroit de ma vie, telle une feuille morte sans émoi,
Prisonnière des flots de mes passions déchainées contre moi,

J’ai échoué par miséricorde sur le rivage de ma conscience,
Suppliant le ciel pour une accalmie propice à l'éveil.
Jour après jour, mon esprit retrouva le chemin de la clairvoyance.
Hissant les voiles pour le large, j’ai parcouru l’étendu de mon cœur,
Me voici, sur les traces de mes aspirations de survivance.

Chaque pas vers le futur est un adieu vers le passé
Avec ces joies et ces larmes qui nous ont façonnées
Tant bien que mal, l’être que nous sommes est ce magma
Plein de strate de contradiction pour le meilleur comme pour le pire. 

Je n’ai jamais été aussi prés de l’esprit de ma raison sur cette page,
Que mon cœur a tant de mal à ignorer pour un nouvel horizon,
Malgré les efforts de ma quête de sens et de foi,
Aujourd’hui, avec détermination, la priorité se conjugue au futur.

L’espoir! Témoin les larmes de solitude d’une foi sans enclume,
L’emprise au vent de mon cœur chavirant aux assauts des tentations,
Mon esprit prit goût au péril de son âme tant j’en ai fait usage avec fureur,
De cet opium si puissant pour calmer la douleur d’un cœur en désarroi.
Loin de m’apaiser, causa la fièvre de ma vie en ces temps si trouble.

Délivré des effets de cet opium de tendance,
Chaque larme en amour une dette insolvable
Pour celui qui en est la cause et le sujet,
Assis à la table de mon cœur, ma raison a servi mon esprit,
Pour une dégustation amère faisant du sublime un dégoût.   

Sans les erreurs du passée le présent aurait certes une saveur tout autre,
Sans les erreurs du présent le futur n’aurait que très peu d’intérêt.
La patience est cette offrande, au cœur, qui embrasse la passion de l’esprit,
Nul doute, en réalité cet océan des plaisirs n’est qu’abysse.

Enfin, je te l'avoue par cette trace, ô bien-aimé Allah!
Chaque espoir n’était qu’une désillusion fracassante,
Chaque émotion n’était qu’une douleur déchirante,
Ruiné dans mes œuvres, rien ne m'est resté,
Hormis l’espoir d’une renaissance par Ta Miséricorde infini.

R.A

lundi 11 mars 2013

Ma Bohème



Un rêve sans sommeil en plein champ,
Te voilà dansant dans mon imaginaire lancinant,
Mon esprit contemple ta splendeur de saison,
Tandis que mon cœur va-t-en guerre avec sa raison.

Tu m'as visité, dans ton bel apparat, une nuit d’automne,
Exposé au zéphyr des caresses de la pénombre, sans que je ne m’étonne
Tu as trouvé, sous le palier de mon âme la clef de mon cœur,
Je t'imagine, chaque jour, depuis le premier regard sans lueur.

Tu es ma bohème, fascinant mes rêves,
Que mes passions à fleur de peau ont imaginés,
Que l'improbable bousculé a réalisé sans trêve,
De fortune, pris sous ton charme, me voilà enlisé.

Tu as pénétré ma citadelle interdite en esquivant ma raison sans tour,
Tu as allumé en moi les chandelles de l'amour,
De toi j'ai connu la douceur et la tendresse,
De toi j'ai aimé comme jamais dans cette vie de détresse.

Tu es ma belle de vie au destin croisé sur mon chemin,
Le temps d’une pause, à nos âmes éprises de solitude,
Dans les abysses de nos esprits éberlués de fantasmes,
Au-delà des apparences pour ces aspirations frivoles,

Tu me manques, sans nul doute, dès l'instant que tu me quittes,
Je ne peux te retenir, même dans mes rêves sans limite,
Telle une rose dans la main d’un amoureux déséquilibré,
Ta présence m'enivre pour une overdose de plaisirs inavoués…

Ô Allah ! Que ta miséricorde enveloppe nos âmes en liesse,
Que Ta grâce ramène nos cœurs à la raison sans faiblesse,
Nul doute, sans Ta guidé aucune âme ne trouve sa quiétude,
Préserve-nous des délices devenant l’opium de nos cœurs ignorant tes préludes!

R.A

mardi 1 janvier 2013

Sur les rives du Bosphore



Instant sans temps, sur les rives du Bosphore,
Telle une fleur flétrie que la destinée dévore,
Mon cœur sans vie attend son heure à chaque aurore,
Je lis, la plénitude de ces amants, aux amours pléthores,
 
Irradié par l’amour, je sèche sans peine, ni désir,
Au dernier rayon vespéral, me voici en soupirs,
Seul, du matin au soir, l’esprit tourmenté, la nuit
Finit par achever ce corps cherchant un repos qui me fuit.

Tel un anathème trop beau, ma colombe,
Est partie avec la joie de vivre, déposant une vie en catacombe,
Laissant le trouble se glisser dans mon âme ingénue,
Loin de ma raison, si proche de mon cœur, en vue,

Je ne peux oublier les frissons de ses souvenirs en éclosion,
Je ne peux combattre, un passé inscrit au registre des passions,
Me voilà, sans détour, sans échappatoire, plein de lésions,
Je ne peux soulager les stigmates d’une âme en ascension.

Au chant des muezzins mon âme vibrant,
Entraîne mon corps, dans ce havre de paix, la mosquée,
Pour un instant de répit et de recueillement,
Le Salem donné, le pas franchi au-delà du sacré,

Me voilà, enivré par les fragrances sur les étals du bazar égyptien,
J’ai composé par désespoir ce collier d'ambre,
Ses effluves suaves ont envahi ma chambre,
Sans pour autant effaner mes souvenirs en lien,

Et pourtant de l'aimer, je ne puis me défendre, sans frein,
Même en fermant les yeux j'aperçois son ombre!
Oubliant la raison, les leçons, les livres qui étaient les miens,
Me voilà, adonné à la poésie, aux odes, aux quatrains sombres.

Ô Allah les mœurs de l’amour ignorent les conventions sans détour,
Transplante dans mon cœur, par-dessus tous les amours uniquement Ton Amour,
Ô Allah sans Ton secours ce corps risque de chavirer mille et une fois,
Plus que jamais, Ya Allah ! J’ai besoin de l’enclume de la foi.

R.A