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dimanche 17 novembre 2013

L'errance


Emporté par la brise de l’automne,
Mon esprit  voyage telle une feuille morte,
Pour se poser sur un livre abandonné,
Où l'histoire finit dans l'errance.

Que dois-je attendre de la vie ?
Elle m’a livré au supplice du désespoir. 
Chaque lueur, un leurre !
Chaque carrefour, une solitude !
  
Une envie d’ailleurs finit toujours ici sans arme,
Dans ce cœur qui ne sait prendre goût à la vie,
Dans ce regard qui ne peut admirer le charme,
Ici, le cœur, de ma douleur contenant ses raisons.

Ne me demandez pas de sourire !
Alors que la vie ne m’a jamais amuser.
Ne me demandez pas d’aimer !
Alors que je n’ai pas eu le droit à l’amour.

Je n’ai jamais connu ce foyer familial,
Rempli d'amour et de sourire.
J’ai vécu parmi les ombres,
Je m’éclipse de la vue d’un chacun.

De la vie je n'attends rien,
Et elle veut-elle de moi ?
De la vie je ne veux rien,
Elle m'abandonne à chaque fois !

Où es-tu quand mon cœur te réclame !
Où es-tu chaque fois que je te clame!
N’ai-je pas le droit à une histoire ?
Papa ! J’ai tant rêvé de toi en larmes.

Ya Allah ! Tu es celui qui insuffle la vie,
J'ai grandi avec l'absence de papa,
Finalement, toi seul me suffis,  
Dans cette errance, guide moi sur tes "pas"!
  
R.A


Seul dans la rue



Seul dans la rue, mes pas résonnent,
A la lumière des foyers mes yeux scintillent,
Mon visage lacéré par la froideur,
Je n’ai de foyer que le banc de mon cœur,

Ma vie est une étoile filante,
Consumée telle une évanescente,
J’avance sans espoir ni vœux,
Mon esprit ne peut se défaire de ses nœuds,

Seul dans la rue, je suis l’orphelin de mon destin,
Je flâne plein de tourment et de colère,
Désorienté, en quête d’une voie en lisière,
Que faire de mon esprit en quête de raison?

Pas une nuit, que je ne dissimule mes larmes,
Pas un jour, sans un cri, sans écho,  
Pas un pas, sans une secousse de flamme,
Face à l’impasse, je n’ai trouvé la clé de mes flots,

Seul dans la rue, nul n’accepte mon désarroi,
Nul ne peut percer ma douleur en liesse,
Les questions à mon âme en proie,
Il suffit de lire ma détresse sans ivresse.

Je rêve d’un jour, debout,
Ses mains dans mes cheveux,
Entendre, après étreinte, je t’aime !
Simple mot qui donne confiance !

Seul dans la rue, je rêve d’innocence,
Je cours derrière une enfance perdue,
Tout en fuyant mon avenir,  
Une étreinte aurait réconciliée mon être, 

Je rêve de délicatesse chaque nuit,
Seule la chaleur de mes larmes
S’offrent à moi dans ma solitude,
Ô Allah ! Accorde ta grâce à celui qui te sublime !

R.A