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dimanche 17 novembre 2013

L'errance


Emporté par la brise de l’automne,
Mon esprit  voyage telle une feuille morte,
Pour se poser sur un livre abandonné,
Où l'histoire finit dans l'errance.

Que dois-je attendre de la vie ?
Elle m’a livré au supplice du désespoir. 
Chaque lueur, un leurre !
Chaque carrefour, une solitude !
  
Une envie d’ailleurs finit toujours ici sans arme,
Dans ce cœur qui ne sait prendre goût à la vie,
Dans ce regard qui ne peut admirer le charme,
Ici, le cœur, de ma douleur contenant ses raisons.

Ne me demandez pas de sourire !
Alors que la vie ne m’a jamais amuser.
Ne me demandez pas d’aimer !
Alors que je n’ai pas eu le droit à l’amour.

Je n’ai jamais connu ce foyer familial,
Rempli d'amour et de sourire.
J’ai vécu parmi les ombres,
Je m’éclipse de la vue d’un chacun.

De la vie je n'attends rien,
Et elle veut-elle de moi ?
De la vie je ne veux rien,
Elle m'abandonne à chaque fois !

Où es-tu quand mon cœur te réclame !
Où es-tu chaque fois que je te clame!
N’ai-je pas le droit à une histoire ?
Papa ! J’ai tant rêvé de toi en larmes.

Ya Allah ! Tu es celui qui insuffle la vie,
J'ai grandi avec l'absence de papa,
Finalement, toi seul me suffis,  
Dans cette errance, guide moi sur tes "pas"!
  
R.A


15 commentaires:

Anonyme a dit…

Un thème important et bien décrit.
L'absence du père, malheureusement devenue banale de nos jours, provoquent un desequilibre affectif important chez les enfants, devenus adultes, qui en ont souffert.

Cela m'évoque un texte, qui complète l'idée :

Quand le sommeil me faisait ses adieux, j'enviais ces gens qui savaient apprivoiser les choses du cœur. Mon cœur, lui, était une bête sauvage, une bête insatiable. Il se jetait dans l'océan des passions, chavirait de vagues en vagues, et s'abîmait chaque fois un peu plus. Pourquoi allait il au devant des naufrages, pourquoi se complaisait il dans sa noyade? Dans mes larmes étranglées, bien des fois, je voulais cesser d'être moi, je voulais être autre, porter une autre histoire, d'autres blessures.
La petite fille hurle, et je la réduis au silence, ce n'est plus l'heure de pleurer. Je l'aurais bien assassiner de mes propres mains, cette enfant, qui prenait plaisir à me torturer, me rappeler mon histoire.
L'histoire, l'enfance...
C'est une histoire plus que banale, je sais, mais c'est elle qui m'a façonnée. C'est l'enfant, c'est elle, qui ne m'a jamais quittée. Elle est dans ma solitude, dans mon regard hésitant, dans ma posture mal assurée. Elle sait tout de moi, influence chacun de mes mouvements, chacune de mes paroles.

Sait il, ce père qui abandonne ses enfants, qu'il les ampute pour toujours d'un membre? Sait il qu'une femme qui n'en a pas eu, de père, tentera par tous les moyens de le remplacer. C'est elle qui aimera toujours plus que l'autre, c'est elle qui subira l'angoisse quotidienne de l'abandon. J'étais de ces femmes là. Quand on m'offrit mes premiers mots d'amour, je les aimai si fort que c'en était douloureux. Je m'accrochais à eux, capturais les instants, les faisais entrer dans mes yeux, les portaient sur ma peau, pour qu'ils ne meurent jamais. Voilà celle que j'étais. Je songeais à la manière dont j'allais être exécutée, de quelle façon j'allais périr, serait ce une lente agonie ou une mort soudaine.

La raison, comme je détestais ce mot, être raisonnable, je considérais que c'était ne plus exister, c'était s'enterrer. Et la blessure était profonde, je me débattais dans mon sang, lorsqu'il me disait qu'il fallait "comprendre".
Comprendre? Mais je n'y comprenais rien. Rien de rien. Le cœur et moi, la raison et moi, nous ne parlions pas la même langue. J'ai bien tenté de déchiffrer, je voulais me plier à ses règles, je voulais survivre à ses lois, mais elles demeuraient à jamais obscures…

Je vivais avec cette brûlure, dans ma poitrine.

Les femmes sont elles si faibles ? Je détestais ma condition, derrière mon sourire de façade. Les projets, ce qui semblait tenir le cœur en vie, étaient si fragiles, et je les voyais tomber douloureusement comme un château de carte.
Alors j’ai pris une feuille, et j’ai ouvert ma porte intérieure. Je voulais me regarder droit dans les yeux, et par les mots, dessiner ma douleur…

supernino nono a dit…

On se sent vraiment erré
Une douleur merveilleusement transcrite un vécu transmit
les peine ne sont pas éternelle j’espère que tu trouvera fin a la tienne Que DIEU te l'accorde AMIN

Sakina a dit…

Je vous souhaite sincerement plein de bonheur et de douceur dans cette vie. Amine.
Vos ecrits me touchent. En tant que musulmans nous sommes une communauté si un de nous souffre nous souffrons aussi. Faites nous donc le plaisir de reprendre suffisamment gout a cette pour vous defaire de cette tristesse. Vous savez parfois il suffit de choses simples pour ressentir son coeur vibrer par la douceur de la vie.
N'oublions pas qu'Allah swt ne change pas l'etat d'un peuple tant que celui ci ne change pas en lui meme.
Essayez d'ecrire sur les elements positifs et heureux de votre vie. Que ce soit par le passé ou presentement . Reprenez vous a rever !! Comme dirait une expression essayer de regarder le verre a moitié plein et non l'inverse.
Je demande a Allah qui tourne les coeurs, de tourner le votre de sorte qu'il goute a la beauté de cette vie ephemere avant celle de l'au dela. Amin.

Imane El Gharbi a dit…

Ce poème transpire de vérité et me touche énormément, merci!

Anonyme a dit…

Un très beau texte dans lequel je me suis reconnue. Surtout le Passage concernant la «Vie». Aucun passage négatif pour ma part. Le vocabulaire est varié et bien utilisé.

JeanFerdinand Moser a dit…


Un "beau" texte qui doit toucher beaucoup de gens ... La ReLigion de L'isLâm soigne les blessures.
Comme écris :
<< on né seul, on meurt seul >>

Anonyme a dit…

Selam, un texte tout simplement merveilleux dont la dure réalité de la vie en ressort. Un vide à combler dans la vie est comme une plaie profonde à trainer partout avec soi tout en sachant que dans ce monde aucun "traitement" n'éxiste je ne pourrai qu'ajouter que l'espoir fait vivre et qu'allah t'aide. Qu'allah veille sur toi, ta famille et ceux que tu aimes.

Anonyme a dit…

Slm tous d'abord c'est un poème magnifique car par ta plume tu casse le silence sur le coeur de beaucoup personnes qui ne trouvent pas comment s'exprimer face à cette relation d'enfance qui n'ont pas eu.merci à toi je me suis reconnue dans ce poème.

lilou moudjahidaa a dit…

... rien à dire... touchée au coeur par tes mots...

Touil Hind a dit…

Je ne trouve pas les mots pour exprimer la perfection de ce poeme tres reel ! Bravo et merci pour avoir partager avec nous ces precieuses ecritures qui aident toute ame a se retrouver...

Yamina Benlahrech Abdelmalek a dit…

Si triste , si vrai ...ça m'a fait rappeler , mon père que j'ai perdu à l'age de cinq ans , et voilà quarante ans après je me sens toujours orpheline , égarée , seule je me sens toujours cette fillette devant la puissance paternelle à son souvenir je me rappelle toujours sa voix tendre et ferme , le père c'est quand il part à jamais qu'on se rend compte de son vide

me amor a dit…

rien à ajouter...magnifique texte sur la difficulté de grandir sans la présence du père..

Anonyme a dit…

Le choix s'est porté sur celle-ci. L'errance ;)

Cathy a dit…

je suis un peu désabusée par le fait que tout ça reste caché ! " un livre abandonné " tu as trouvé le mot juste mais tu t' en sers à perte ! tu ne tentes même pas de publier ! c' est du gâchis et ça fait mal au coeur ! la beauté de tes mots va rester longtemps en sourdine ? TALENT ENFOUI QUI RESTERA MECONNU ?

aurelie farah (little dark flower ) a dit…

Les larmes au yeux en lisant ce poème. Je n'ai pas connu cette situation mais je suis peiné de savoir que beaucoup vive cette situation et encore plus de savoir ce que ressens cette personne de ce manque . J'espère que tu as trouvé ou que tu trouveras cette amour qui pourra combler ce manque.