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lundi 25 janvier 2016

Au parfum du printemps






Dans le silence de tes mots,
Étreignant le sublime de mes maux,
D'une caresse pleine d’ivresse,
Ton souffle ébranla mon être en liesse
A jamais …

Ivre de tes mots de douceur,
Murmuré à flot sans retenu,
Mon corps se perd de douleur,
À fleur de peau, gravé à nu
A jamais ...

De ces désirs intenses,
Sur les berges de mes sentiments,
Éclairés à la lumière de mes étoiles,
Mon cœur se couvre de nostalgie
A jamais …

De retour, sur mes pas,
À l'écart de tout regard,
La solitude m'embrassa,
Tel un béguin fidèle
A jamais …

Où que j'aille,
Tes souvenirs me hantent,
Ton odeur, ta tendresse,
Et tes recoins, autant de secrets
A jamais …

Trésor d'infortune,
Que je ne peux dévoiler,
Tel un trophée d’amertume,
J'ai savouré la romance
A jamais …

Au parfum du printemps,
Admirant l'élégance et le charme,
À l'élégie de l'estime imparfait,
La passion a vécu
A jamais …

Au présent inspiré,
Une page se tourne,
Sur le palier des adieux,
Ce silence devenu gardien
A jamais…

A jamais, …
Les braises de la passion
Consumèrent le peu de foi,
A jamais, ô Allah ! Tu es l’ultime espoir,
Pour mon âme en chute, libre …

R.A

mercredi 20 janvier 2016

La laideur





Je suis morte, ô vivant ! Comme une réalité abstraite,
Et mon cœur, où chacun s’est nourri sans vergogne,
Est là, insufflant au poète une évidence sans valeur,
Mortel et indiscrète ainsi que la rumeur en substance.

Je m’érige dans le firmament tel un astre incompris,
J’allie un esprit de brume à la grisaille crépusculaire,  
J’abhorre la statique qui méduse l’horizon,     
Et toujours je souris et toujours je fardasse.

Les chantres, face à mon humble attitude,
Que j’ai l’air d’abîmer aux majestueux dignitaires,
Consumeront leurs nuits en souvenir chaleureux,
Et l’amertume s’invitera sans permission,

Car j'ai, pour fasciner ces dociles sigisbées,
De parfait miroir qui sublime toute laideur,  
Rassasiant mes yeux aux lanternes immuables!
A toi Allah ! L’inégalée Miséricorde quémandée par mon cœur.

R.A