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lundi 13 novembre 2017

Dîwan : " J'ai admiré "




J'ai admiré les cieux,
J'y ai senti la pluie de mon cœur,

J'ai parcouru la terre,
J'y ai aperçu les semences de mes mains,

J'ai perdu mon regard sur l'horizon de la mer,
J'y ai recueilli l'écume de mon âme,

J'ai regardé les arbres,
J'y ai vu les racines de mon cœur,

J'ai senti les fleurs,
J'y ai vu le parfum de mes opinions,

J'ai scruté les étoiles,
J'y ai vu l'éclat de mes rêves,

J'ai regardé le rossignol,
J'y ai vu un hymne de mes amours,

J'ai regardé les muses,
J'y ai vu le diable de mes passions,

J'ai parcouru les livres,
J'y ai des vers pleins de signes,

J'ai fini par regarder mon cœur,
J'y ai vu mon âme assoiffée pour une foi.

R.A

Dîwan : " Ivre d'amour "



Mon âme se rend pour tes beautés, Maîtresse,
Mon âme se rend pour tes yeux renversant, sublime,
Mon âme se rend pour ce doux ris, pour ces lèvres tout plein d'ambre et de musc,
Mon âme se rend pour tes baisers ô Mumtaz.

Mon cœur se meure pour tes cheveux d'or,
Mon cœur se meure pour l'embonpoint de ce trop chaste sein,
Mon cœur se meure pour la tendresse de cette douce main,
Qui comme à chaque fois me guérit.

Je ne suis plus moi pour le brun de ce teint,
Je ne suis plus moi pour cette voix mélodieuse dont le beau chant m'étreint comme personne.
Je ne suis plus moi sans ton amour
Je ne suis plus moi sans ta présence, sans ton attention.

Je veux mourir ivre d'amour, qu'au sang je porte enclose, ô Mumtaz
Toute une nuit au milieu de tes bras.

R.A

jeudi 19 octobre 2017

Dîwan : " Les alcôves de la confidence "




Je préfère de loin la nuit, dit Mumtaz Mahal,
Au sommeil de tous, je puis déverser mes larmes en silence.

Je préfère de loin le jour, dit Jahân,
Au bonheur de tous, ma peine reste inaperçue.

R.A

Dîwan : " Merveille du Palais "









Dans ma main la douceur de la soie :
Ses caresses.

À mes lèvres le goût de miel :
Son baiser.

Dans mon âme un reflet du Firdaws :
Ses yeux.

À mes yeux la beauté absolue :
Son charme.

Dans mon cœur un trésor :
Ses souvenirs.

À mon sens une sensualité céleste :
Sa prestance.

Dans mon cœur un poignard :
Ses serments.

R.A

Dîwan : " Qalam "




Lorsque je t'ai adopté,
Tu as embelli mon cœur,

Lorsque je t'ai recueilli,
Tu as révélé mon esprit,

Entre deux pauses,

Sur la blancheur de l'innocence,
Tu as déversé ma vie,

La noirceur de mon être ta habitée,
Sans mot dire tu m'as accompagné,

Tu es devenu mon compagnon,
Tu t'es fait le témoin de mes maux,

Tu es celui qui connait mes secrets,
Tu t'abreuves malgré toi de l'encre de mon âme.

Que serais-je sans toi ?
Tu es le Qalam, la canne de mon âme,

Tu permets de supporter le fardeau de l'âge,
Tu es celui qui passera le relais de mes mots à la postérité. 

R.A

mercredi 18 octobre 2017

Dîwan : " Les étoiles perdues "





Ô âme perdue,
Attend, pourquoi tu pleures ?

Regarde à l'est, souris au vent du désert,
Regarde à l'ouest, souris à l'horizon de la vie,

Essuie tes larmes,
Lève ton regard vers le ciel,

Admire les étoiles,
Même mortes elles brillent,

Admire les nuages,
Même chassés ils te saluent,

Pose toi, le temps d'un vers,
D'une rime, d'une prose,

Ton cœur veut te parler,
Écoute la douceur du silence,

N'est-ce pas le chant de l'âme.
Reprend toi voyageur,

Le chemin est long,
Le sable est au désert,

La pluie est au ciel,
Les larmes sont à la foi,

Abreuve toi de la foi,
sans elle le destin est mortel,

Telles ces étoiles perdues.
Tu finiras par briller en étant mort. 

R.A