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lundi 31 juillet 2017

Au plaisir



Au plaisir de la vie donnons un libre cours :
Voyons où mènent l'allégresse de nos jours,
Goûtons à tous les délices menant à l'ivresse,
Buvons le calice jusqu'à la lie, vivons de liesse.

Au plaisir de nos sens donnons un libre cours :
Admirons les soubresauts de nos pulsions,
Rinçons nous les yeux de luxure, de fusion,
Rassasions à l'overdose nos appétits d'arrière cour.

Au plaisir de nos désirs donnons un libre cours : 
Embrassons les ramassis déchus de leur dignité,
Chantons à la gloire des damnés sans séjour,
Écrivons leurs épopées aux frasques enjouées.

Au plaisir de la foi donnons un libre cours : 
N'est ce pas, sans le soleil, le jardin est sans rimes !
N'est ce pas, sans foi, le poète de vers est victime!
N'est ce pas, sans taqwâ la vie est débauche tout court.

Au torrent de nos pleurs donnons un libre cours :
À Allah nous reviendrons, sans aucun doute !
À Allah nous rendrons des comptes nul doute !
Au torrent de nos péchés, le miel se fait rare à la cour.

R.A

jeudi 27 juillet 2017

Crépuscule sensuel






Au crépuscule des chants gazouillants,
J'ai surpris, ce cyprès élancé, si charmant,
Se diriger avec prestance vers le bain entouré de fleur blanc du lie;
Éblouis par son visage rayonnant, le bain luisit.

De son col ouvert, les lignes épurées se devinaient à l’évidence,
Il laissa affaler avec délicatesse son enveloppe dans l’éden,
Offrant de grâce son corps de pleine lune
Au rossignol hébété que je fus dans ce céleste silence.

Il honora sa chair d'un drap de bain à la toile indigo:
Telle une perle dorée se distinguant parmi les roses sur un ilot,
De sa présence, une essence vénusienne gagna la pièce majestueuse,
Invitant les sens à la volupté unique d’une beauté radieuse.

L’ornement de la vasque eut le privilège de lui baiser les pieds;
L’œil du vitrail de la coupole honoré s'illumina à sa gracieuse ...
L'eau caressa de désir son corps avec tendresse et douceur,
La jalousie ébranla à jamais la paix à mon propre corps.

R.A

mercredi 26 juillet 2017

La fuite de mes mots





J’ai fui les mots de mon cœur,
J’ai tronqué mes rimes en fleur,
J’ai perdu la saveur des nuances,
J’ai enterré les vers de mes lances,

De cette blancheur,  je ne sais que faire,
De ces lignes effilées,  je ne sais me défaire,
De ces marges si abruptes, j’ai le vertige,
De ce recto au verso, je suis en lige,

Ô plume d’un soir sans  jour,
Ô plume d’un cœur sans amour,
Que cherches-tu ? dans ce désert,
Que clames-tu ? du silence de l'insert,

J’ai terminé ma syntaxe, sans revers,
J’ai acculé ma détresse, à la virgule,
J’ai relu ma composition, qui hurle,
J’ai senti ce vide, à la prose de vers,

Ô Allah, mon encre est si pâle,
Que mon cœur saigne de sa fable,
Ô Allah, ne me prive pas de Ta Grâce,
Que mon âme, à la vie, serait sans face.     

R.A

Mes lettres de jeunesse



Ô mes mots de délice, de liesse , de jeunesse,
Vous êtes là ! tel un échanson prompte à l'ivresse ;
J'admire à la chandelle, dans ma solitude à genoux.
Pâmé je le suis, malgré mon esprit ne jurant que par votre âge !
Permettez-moi de me fondre, moi, l'inconciliable devenu si sage,
Pour verser mes dernières perles de valeur avec vous !

Du haut de ma jeunesse ! j'étais avide sans retenue de songes !
Le rythme des chants de l'espoir m’enivrait de mensonges.
Les yeux au ciel, je ne savais lire, l'astre qui lui !
Plein d'assurance, mon orgueil de toi, en mon cœur seul, je nomme !
J'étais à la fleur de l'age l'innocent, fugace ! de lui, moi l'homme
De confusion, piquer d'un fard, je le suis aujourd'hui !

Ô insouciance, instant fait de chimère, d'inconscience, que de grâce !
À patienter, à épier la nuit tombée, les toges de ces princesses furtives !
Imaginer l'impossible rencontre, ce regard jeté !
Désirer une existence entière d'amour, de notoriété et de gloire !
Habillé de blanc, fier, prisant le précieux, le sublime, et croire
À la pureté embrassant l'éternité !

Oui, l'expérience est passée chez moi. Qu'importe
Si j'ai retrouvé la vue, de là où je suis,  à ma porte
Qui par delà ses forces frémit en tournant !
Ô souvenir ardent ! d'un temps révolu, à la lumière si sombre,
Qui près de cette béatitude me recouvre de son ombre,
Rayonne comme jamais maintenant !

Que suis je devenue ? loin de vous, ô mes belles années,
Pour m'avoir livré, sans que je ne puisse retenir ces envolées, 
Pensez vous que je suis comblé ?
Non, comment l'être ! quand je vous relis sur ces lignes si belles,
Quand le passé m’écrase au point de ne pouvoir prendre vos ailes,
Que suis je devenue ?

Ô doux miroir ! à l'immaculé jeunesse sans tache,
Habillé de sa toge de neige où notre amour s'attache,
Réapparait à la croisée des destins en chemins,
On s'y accroche, pour y verser tant de larmes amères
Sur les lambeaux flétris du temps passant riche de chimères
Où vide et tendu restent vos mains !

Passons ! Passons ! à travers le cimetière de la jeunesse qui est morte,
Sentons l'alizé nous transporter à l'horizon qui emporte
Vers ces rives à l'éclat si obscur.
Que reste-il de nous ; nos œuvres à la nuance de blême.
L'âme, éperdue, sillonnant les impasses dans un désert balayé par le vent même
Qui ne laisse ni trace, ni mémoire, sur ces dunes érigées en mur !

Ô Allah, guide moi à travers ces impasses qui me privent de ton amour !

R.A


mardi 25 juillet 2017

Ô Palestine ! terre de sang et de larmes



Pas un jour, pas une nuit sans que le sang, les larmes coulent par l'injustice !
Sur ces terres sacrées devenues une prison à ciel ouvert,
Sur ces champs sans olivier, sur ces collines sans rameaux, dans ce ciel sans colombe,
Il y a ces ruines si riches de nos indifférences, de nos apathies, de nos lâchetés !

Entends-tu l'espoir de ce peuple orphelin se fracasser dans l’indifférence internationale ?
Écoute, par delà de ces murs de la honte, ces pleurs qui montent au ciel, depuis la chute du Khilafa !
Écoute ces mères de martyre aux cœurs déchirés, invoquant la douleur de leur solitude !
Regarde ! ces ruines habitées par des ombres en quête de leur demeure, de leur terre spoliée !

Ô Palestine, les lumières médiatiques se sont éteintes, à l'image de notre soutien !
Ô Palestine, les aveugles de la communauté t'observent tous les jours, sans filtre !
Votre douleur perdure dans l’indifférence totale, combien de morts,de corps déchiquetés faut-il ?
L’humanité de votre sort savoure le spectacle ! de Gaza à la Cisjordanie on brûle au phosphore!

Dans ces rivières de sang ininterrompue, dans ces champs de cimetières débordant de martyre,
Al Aqsa reste le dernière phare assiégé, le dernier bouclier d'une identité meurtrie !
Au courage du peuple sans armes raisonne la lâcheté des dirigeants du monde musulman !
Au sacrifie de ces âmes élues raisonne l’ignominie de la communauté internationale!

Les consciences sont mortes, les esprits sont éteints et les cœurs sont de marbre,
Voilà l’état de l’humanité face à votre génocide qui n'en fini plus, bien pire qu' Auschwitz !
Que l’on ne dise pas, nous ne savions pas ! de ce drame l'humanité est complice !
Votre tragédie est suivie en temps réels, vous animez une téléréalité morbide !

Que dire de ces traîtres soucieux de leur pourvoir entretenu par votre sang !
Que dire de ces musulmans qui manifestent au grès de leurs émotions sans lendemain ni action !
Que dire de ces fortunes dilapidées pour les plaisirs égoïstes alors que vous manquez de tout !
Que dire de cette épuration ethnique systématique et mécanique s'en que âme ne sans indigne !

Ô Palestine, terre de feu et de foi sache que l'occident se lave de ses pêchés avec ton sang !
Que les dirigeants arabes se prostituent pour entretenir les trottoirs de leur palais grâce à ton sang !
Mais sachez que votre Résistance et votre courage ont fait de vous l’étendard universel,
Contre la tyrannie et l’oppression que demain rendra justice InchAllah !

Dans chaque esprit rode une vérité qui se nomme Salah Ad Din !
Tel le jour et la nuit, il faut être patient, chaque aurore est une vérité en puissance !
Heureux ! le Salah Ad Din libérateur qu’Allah aura choisi pour cette délivrance proche !
Ô Enfants de Palestine l’heure est proche ! Notre Foi en Allah nous interdit tout désespoir !

Les rivières de larmes de vos mères forment les fleuves nourriciers de l’espoir !
Même sans armes par votre Foi, vous terrifiez vos ennemis qui se demandent si l’avenir existe !
Votre Foi détruit plus de conviction en eux que leurs bombes ne détruisent l’espoir en vous!
Ô Enfants de Palestine, vous êtes des lionceaux, chaque combat livré vous grandi !

Bientôt, l'un de vous sera le leader qui ferra triomphé la Chahada لا اله الا الله محمد رسول الله à El Quds,
Sans nul doute! InchAllah.

R.A

lundi 24 juillet 2017

Désir

 


Ô Allah !  accorde moi une dernière larme,
Jaillissant de ma foi, brûlante de ce cœur à l'abîme,
Qui acquiesce chaque jour l'indicible supplice,
Où mon âme se pâme d'un destin sans délice.

Ô Allah ! fais moi vivre à jamais l'intensité du désir,
Éprouver la sensualité, le sublime de l’amour bohème,
Quand bien même prostré de douleur à en périr, 
Je dois affronter l'océan de la rage en birème.

Puissé-je espérer ta miséricorde, ô Allah !
De Ta Grâce, être rempli d'une foi de Toi !
De ce sablier à ton ordre, permet moi un nouvel aloi,
Dans ce voyage au parfum de purgatoire où j'en suis las.

R.A

jeudi 20 juillet 2017

Ces petites gens



Écoute ces cris sourds,
Regarde ces blessures,
Ces combats éternels,
Ces solitudes charnelles, 

Entends-tu ? L’agonie, 
Elle est là, passagère, 
Tel un cycle en lisière,
Libérant les maux de leur nid ...

Admire la volonté de ces petites gens,
Vois-tu leur courage, leur dévouement ?
De jour comme de nuit, à contresens,
Ces sacrifices au prix de leur vie, ils avancent,   

Défiant la fatalité et  conjurant le sort,
Pour alléger l'âme de ce corps sans port,
De ce poids, de cet héritage en latence,
De ces regards à deux en chiens de faïence,

Ces regrets toujours tranchants, éphémère,
Où les désirs, les espoirs du printemps en fleur,
Retardent l’avènement, le repentir sincère,
Qui n'est chose aisée pour le cœur ...

L'intention n’est telle pas mère de nos choix ?
Ce n'est qu'une question de volonté,
Exultant, à vrai dire, les poitrines scellées,
Où réside le fardeau des normes ficelées.

Perpétuel quête de bonheur, d’Amour,
De celui qui aime et aimera toujours,
Ce parfums enivrants de la liberté
Replongeant un instant vers l'insouciance.

Dans la ronde d'un grand manège,
Émerveillé par ce flocon de neige,
Triste quête de strass et de paillettes,
Le cœur balais d'un revers de main,

L’argumentation acérée de la raison,
La sagesse éclairée de l’esprit,
Le chemin difficile de la foi ...
Pour un remord souvent sans leçon.

Rebelle-toi du présent,
Pour accepter le futur,
Tel que tu es, sans fioriture,
Dirige tes pas vers Allah, l’Unique. 

Là se trouve ta félicité nul doute ! 

R.A

mardi 18 juillet 2017

Je pleure mes larmes






Je pleure mes larmes qui ne mouillent plus, je pleure mes larmes sans mot, pleins de maux. L’encre de ma plume embrasse à tour de rôle les larmes et les soupirs, exhumant à chaque éclaire en plein jour, les aphtes de mon âme. Dans ce tunnel de la pénitence la lumière se fait désirée au fil de mes pas. Il n’y a rien de plus pénible, que cette traversée du désert où le poids du fardeau fait de la conscience une ancre des plus lourdes, amarrant mon corps et mon esprit sur les berges de l'horizon aux regrets tatoués sur la chair de mon âme me rappelant qui je suis...

 L’épreuve de la solitude marchant sous le ciel des remords est plus dure que la chute, la lumière de l’espoir aussi sombre que les ténèbres des regrets. Une étincelle provoquée et voilà le désespoir envahissant, étouffant pour une âme perdue dans ce sable mouvant de sa conscience. Quel que soit la direction et le lieu, aucun événement vient effacer les souvenirs du cœur, le livre des actes, les lignes où l’encre a séché au soleil du passé. 

De cet abysse faisant écho à ma foi, l’intensité du désir de renaitre se met à scintillé à la croisée du jour et de la nuit avant de s’évanouir telle une onde évanescente. Pourquoi est-il plus facile à mon âme d’écrire sur ses quelques peines alors qu’il baigne dans un bonheur ? Pourquoi lui est-il facile de crier ses manques alors qu’il garde le silence pour les bienfaits qui le comblent ? 

C’est dans l’épreuve que les vrais amis se révèlent, c’est dans la même épreuve que les hypocrites et les lâches s’illustrent également sans scrupule. Il y a ces silences de l’indifférence, ces silences envahissants et ces silences pesants, voir fracassants qui sont d’une rare violence sans nom, d’une intensité que seul celui qui la connait et la vit, peut en mesurer la meurtrissure. 

La vie est cette école qui te dévoile les faux saint, les fausses perles où dernière l’habit des apparats de circonstance se cachent les sirènes des abysses, les lucioles te menant vers les ravins de la mort.
Je pleure ces instants, ces souvenirs où mon cœur versait les larmes de foi, où le souvenir d’Allah mettait en branle tout mon âme, où le rappel d’un croyant avait une résonance certaines pour mon cœur. 

Je pleure ces paroles, ces recommandations où ma raison épousait la sagesse, où mon esprit admirait la justesse de ces mots prophétiques, où ma conscience trouvait du sens dans les dires de Muhammed (saw).

Je pleure ces moments, ces émotions où mon cœur frémissait à l’idée de rater le Fajr, où seul avec moi-même au crépuscule mes larmes remerciaient Allah du privilège d’être sur le chemin de la mosquée. Je pleure du temps où mes amis étaient Abou Bakr,  Umar ibn al-khattab, Othman ibn Affan et Ali Ibn Abi Tâlib. Je pleure de ne plus voir, d’être indigne de ces étoiles qui m’ont tant inspiré durant ma jeunesse,  que sont Talha Ibn UbaydAllah, Zubeyr Ibn Al ‘Awam, Sa’ad Ibn Abi Waqas, Sa’id Ibn Zayd, Abu Ubayda, Umar Ibn Jarâh, Abderrahmane Ibn ‘Awf et Salmân Al-Fârisî… 

Je pleure chaque seconde perdue, chaque occasion manquée, chaque opportunité non saisie, où le repentir était à portée de cœur, où la lecture du coran délaissée pour des futilités sans pareil m'ont embelli le cœur au couleur du fusain. Je pleure mon impuissance face la jouissance éphémère qui a pris le dessus en me condamnant à l’errance éternelle en attendant la rencontre de mon Seigneur. 

De Nishapur à Samarcande, d'Ispahan à Bagdad, de Damas à Istanbul, légion sont les érudits, les Savants et les Poètes éperdus dans les affres de l'Amour mais qui ont façonné les lanternes pour les âmes intrépides, incomprises de leur temps, à la conquête des limites de la liberté que leur Seigneur leur a donné parfois au prix de leur vie, parfois au prix de leur âme.  

Mes frasques ont fait de moi un poète maudit, où chaque vers, chaque rime, chaque quatrain contiennent en substance le poison qui hallucine, l’opium de l’ivresse pour égarer les cœurs en mal de vivre. De mes recueils voilà bien  un guide vers les abîmes, de mes éloges nul doute une encre sans couleur sans lumière. Que suis-je devenu ? Mes larmes ne mouillent plus, mon cœur ne raisonne plus, mon âme ne vit plus, j’ai perdu la Fitra, cette quintessence, cette essence de la raison d'être qui permet à tout Homme de rester digne face au miroir de la vie.

Mon passé m’a fait courber l’échine, je suis condamné à baisser les yeux vers la terre des damnés à qui le ciel est devenu inaccessible. Mes mots ont perdu de leur prestige, de leur sincérité, de leur éclat. Tel un alchimiste, j'ai corrompu les citadelles, j'ai sali les perles, les émeraudes et les trésors de foi qui s'y trouvaient ...   

Ô Allah à quoi bon vivre dans l’errance ? À quoi bon laisser une âme telle que la mienne si longtemps dans ta désobéissance ? De tous les péchés, il me reste les liqueurs interdites, on raconte que les grands poètes buvaient pour trouver l’inspiration, que les peintres avaient besoin de ces absinthes délirant pour extérioriser leur monde … mais moi ! Ô Allah je suis ivre sans le vin, je n’ai besoin d’aphrodisiaque pour délirer, ma plume trempée dans l’encre de mes péchés à fait de moi un être plus détestable, plus infâme et plus ignoble que cette ivrogne que l’on moque et que l’on insulte sans raison alors qu'il a bu pour trouver un refuge face au désespoir, par déception amoureuse, aveuglé il a oublié que Tu es l'Espoir…    

À toi appartient le retour, Ô Allah, de tous les désespoirs tu es l’Ultime Espoir, de tous les guides tu es le Guide Suprême, tu es l’Unique vers lequel mon âme déchue souhaite tourner son regard désespérément avant que tu ne lui ôtes son dernier souffle, son dernier mot.  N’est-il pas temps de rappeler à toi, cette âme épris d’amour pour toi malgré ses souillures ? N’est-il pas temps de refermer ce recueil, ce registre par le linceul de la paix ? 

A toi, lecteur et lectrice, voyageur et rêveur, amoureux des lettres et de la prose que mon récit ne soit romance, qu'il ne soit lettre morte, regarde entre les lignes avec les yeux du cœur, l’esprit de la foi et la raison de l’âme pour que les larmes de ton corps n’aient d’autre raison de briller si ce n’est pour les louanges infinies à Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux à la clémence infinie.

R.A