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mercredi 26 juillet 2017

La fuite de mes mots





J’ai fui les mots de mon cœur,
J’ai tronqué mes rimes en fleur,
J’ai perdu la saveur des nuances,
J’ai enterré les vers de mes lances,

De cette blancheur,  je ne sais que faire,
De ces lignes effilées,  je ne sais me défaire,
De ces marges si abruptes, j’ai le vertige,
De ce recto au verso, je suis en lige,

Ô plume d’un soir sans  jour,
Ô plume d’un cœur sans amour,
Que cherches-tu ? dans ce désert,
Que clames-tu ? du silence de l'insert,

J’ai terminé ma syntaxe, sans revers,
J’ai acculé ma détresse, à la virgule,
J’ai relu ma composition, qui hurle,
J’ai senti ce vide, à la prose de vers,

Ô Allah, mon encre est si pâle,
Que mon cœur saigne de sa fable,
Ô Allah, ne me prive pas de Ta Grâce,
Que mon âme, à la vie, serait sans face.     

R.A

4 commentaires:

Anonyme a dit…

TouchanT et tréservez beau. Les larmes sont translucides mais jamais kkleur couleur n'a été pâle, la preuve en est avec ce poème.

Anonyme a dit…

Très* beau.
leur* couleur.

Anonyme a dit…

Voyez! J'ai fustigé ma plume pour outrage;
Mais ce témoin des antres m'inflige l'encrage,
Consignant sur une peau tânée sans envers,
L'entachement d'une couronne de rosière...

sidahmed azed a dit…

C'est avec son sang que le musulman écrit son histoire