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Vos Poèmes


Vos poèmes reçus et sélectionnés (écrits par vos soins)

Adieu à un empereur





Dans cet infini désert où les raisons se meuvent,
Comme un souffle dont les dyspnées s’abreuvent,
Je t’ai aspiré pour une impassible étreinte imposée,
Dans un tourbillon de sable que j’aurai aimé éterniser.

Dans cet empire, je n’ai d’yeux que pour ta verve...
Ton cœur précieux que j’enveloppe tel un orfèvre ;
Ô alchimie inouïe, banalité et laideur deviennent beauté
Lorsque ton regard les effleure, phénoménale sensibilité...

Comme dans un confessionnal, clos de moucharabieh ;
J‘ai laissé ton éclat brasiller sur mon âme harasser...
Soulas ! Rires et larmes ont fait cette heure invisible,
D’une tragique connivence à l’injonction prévisible.

Honorable douceur, mon idéal, je me résigne...
Pour Allah, je détournerai les yeux à la grâce du cygne.
Attendu, et depuis ma prime jeunesse, je te laisse...
Ya Allah, j’implore ton pardon pour nos faiblesses.


(réf pour commentaire B.B 01)
13/07/17



Je suis Vermeer




J’ai contemplé la muse, loué sa beauté,
Apologue d’une insouciante aube envolée.
Mon iris s’est posée sur sa délicate peau ambrée,
Grâce d’une reine à la prestance assumée.

Le scintillement de sa perle fera son succès,
Nulle doute, non, tous les regards l’ont épiée.
Ceci est l’histoire d’une fascination passionnée ;
Un élan trouble sur lequel mon pinceau s’adressait.

D’un mouvement lent et maîtrisé, j’ai glissé,
Tendrement sur son immuable teint velouté,
Soupir ! La flamme vacille, tant de pigments,
M’affolent… Plus d’ombre pour l’illuminer !

Ses lèvres ourlées et rosées m’exhortent à l’impiété,
Damné, je le suis, condamné à peindre l’inaccessibilité,
Turban azuré, innocente fragilité au regard enténébré,
Autant de liesse que le jour magnifié et la nuit lyrisée.

Houria
(réf pour commentaire H.R 01)
10/07/17


Ô liberté !


Pas pire injustice que celle venant de la justice,
L’innocence de l’homme quand on l’enferme sans raison,
Parce que la justice humaine n’a toujours pas grandi,

Que dire de cette prison, ce dehors sans mur ?
Là où courent tant de libertés pourtant coupables,
Passions et envies, que de redoutables menottes,

Rien de bon en prison autant que la vue retrouvée,
Non pas celle des yeux de chairs n’ayant rien vu venir,
Mais bien la vue du cœur voilée par je ne sais quelle liberté,

Planté là, immobile dans le noir de l’esprit,
Quelle étreinte ! Que celle du temps enfermé avec soi,
Où chacun de ses instants s’éternise sans mesure,

Il me bouscule ! Je sens que tout craque en moi,
Mon monde ? Plus que gravats tombés à mes pieds,
Seul. En moi, plus qu’un pauvre ‘Je’ dépouillé,

Ne me dis pas : quel malheur que ce qui t’arrive !
C’est à mon tour de goûter à ce ‘loin de tout’,
Tout près d’Allah, au point zéro de mon être,

A ressentir l’Absolu comme nulle part ailleurs !
Voilà la liberté ! Ce trésor même si en prison,
Il vaut la peine, oui Il vaut la peine…

A.A 

(réf pour commentaire A.A 04)
22/02/2016

 Dans la prison sans mur


Tout se passe dans la prison que sont ces libertés sans limite,
Où l’humain s’enferme quand il outrepasse les limites,
On participe à cette pyramide qui nous écrase sous son poids,
Sans que le haut ne se soucie de ce bas qui ne fait poids,

Dans un monde n’étant vivable que pour un meilleur lendemain,
Aucune frontière ne s’est construite sans avoir nuit à l’humain,
Ni aucun drapeau ne s’est hissé sans avoir coûté à la paix,
Mais au nom de quoi s’entretuer quand on est né pour s’aimer ?

Aucune cause ne m’a convaincu autant que celle des victimes,
Qu’on ne me demande ma patrie, c’est toutes celles qu’on opprime,
Me renverra-t-on dans mon pays sachant que le mien c’est la terre ?
Là où il ne reste de ma famille rien que ce qui reste de l’humanité,

La Terre est cette mère qui nous porte toujours en son sein,
De tous les vivants qui la tètent pour subvenir à leur faim,
Il n’y a que l’homme qui se presse de lui arracher les deux seins,
Crier plus fort que sa faim c’est dénoncer ce qu’est l’humain,

La Terre devient aride partout où la vie devient hors la loi,
Où va la vie dans ce désert hormis se réfugier au fond de soi,
Dans l’espoir que des fleurs puissent pousser un beau jour,
Qu’on laboure les cœurs pour que la vie naisse un jour.

A.A 

(réf pour commentaire A.A 03)
22/02/2016

Inconsolable solitude 




















Avez-vous eu vent de ce tigre reclus
Parcourant de nuit son enclos ?
Transportant un lourd secret,
Il pleure en son âme affligée.

A la recherche d’un congénère,
Dans cette prison à ciel ouvert,
Il feule avec fougue,
Un éternel monologue.

Orphelin de naissance,
Sans parents ni descendance,
Il vagabonde et s’égare,
Pour une consolation illusoire.

Témoin de sa solitude,
Cette belle pleine lune,
Le prit en compassion,
Et éclairait sa route à profusion.

Craignant d’oublier son espèce,
Il aime se recueillir à la source,
Où son reflet, il dévisage,
Afin, il l’espère, tourner une nouvelle page.

Cette rayonnante lune, esseulée,
Incapable de l’aider,
Ne pouvait que l’illuminer,
Afin que de folie, il ne s’oublie.

Cette belle pleine lune,
Maîtresse d’infortune,
Fut le témoin privilégié,
De ce malheureux réfugier…

H.B
(réf pour commentaire H.B 02)
 20/01/2016

L’oiseau à l’aile foulée



Ô jeune oiseau à l'aile brisée,
A la croisée des chemins, tu te lamentes.
Chantant ton désespoir à tue-tête,
En sollicitant la clémence.

Ô riche oiseau à l'aile cassée,
Sache que ta faculté est convoitée,
Par-delà les nuages et les contrées.
Garde donc espoir en tes capacités.

Ô bel oiseau aux plumes multiples,
Virtuose de ces deux mondes,
Déploie de nouveau tes ailes,
Et contemple ton plumage.

Ô oiseau futé, ton aile s'est juste foulée,
Et une plume la transperçait.
L'extirpant avec ardeur,
Tu réussi enfin à te démener.

Ô grand oiseau, chante.
Tu as retrouvé ta liberté.
Par ton seul libre-arbitre,
Ton aile s'est libérée.

Ô oiseau de toute beauté,
Prends un élan bien décidé!
Entre ciel et terre, ton âme virevolte.
Entre terre et ciel, ton être flâne.


H.B
(réf pour commentaire H.B 01)
 19/01/2016





9 commentaires:

Baba baboush a dit…

Sùbhan Allah comme c'est beau :)

kandi diawara a dit…

Mashala
Je trouve que l'homme on peux s'identifier à cette oiseau

Chouchou a dit…

C'est magnifique à lire.

Chouchou a dit…

Génial! Très bien écrit. (Ref 02)

Baba baboush a dit…

Sùbhan Allah on est tous un peu comme ce lien en cage prisonnier de cette solitude mais au fond nous sommes jamais vraiment seul(e) El hamdulilah ❤❤❤❤

Noura Balkissa a dit…

L'oiseau pour moi représente la liberté mais aussi la joie, le partage. La facilité qu'il a de se déplacer d'un lieu à un autre, on l'impression de faire tous partie Dr sa vie en même temps.J'ai cette habitude de mettre du riz ou du pain racis sur le rebord de ma fenêtre. Lorqu'il arrive que j'oublie, ils viennent frapper de leurs becs sur la vitre le matin. Ça me fait vraiment plaisir. Merci pour ce poème,il me rappelle aussi que j'avais secouru un.oiseau blessé quand j'étais jeune jusqu'à ce qqu'il puisse s'envoler de nouveau. Beau poème.

Ibti a dit…

Poignant parcours d'un tigre défiant sa solitude. Les mots sont aiguisés comme ses griffes, les allusions dessinées comme les marques posées sur son pelage.

Tiens..Il semblerait que l'Homme soit social par nature, mais alors.. comment s'en sortir avec ces autres? Il serait dommage de se jeter dans la cage aux lions..

Rahma a dit…

Des poèmes très pronfonds, légers, agréables à lire et qui invitent à la méditation, al hamdoullillah 🍃🍃

Djaouhar a dit…

(H.B 01) Soubhan Allah c'est super beau et ça fait réfléchir.. on dirait qu'en fait c'est pas vraiment adresser à l'oiseau mais a quelqu'un comme un message d'espoir ..