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mercredi 24 juin 2009

La médiocrité dans l’engagement chez les jeunes Musulmans

Il n’est pas habituel chez nous musulmans de retourner la plume pour constater l’usure de la pointe. Il est des hommes qui devraient réfléchir à deux fois avant de prendre un engagement. Nos actions sont déterminées et conditionnées, le plus souvent par nos émotions, sans que la raison ne soit consultée ou sollicitée. Nombre de Frères et de Sœurs se lancent dans des projets sans mesurer le poids des responsabilités et du travail que cela implique. Trois constats simples mais que l’on peut généraliser à l’ensemble de la population active au sein de notre communauté musulmane ; Nous manquons cruellement de personne ayant le sens de la sincérité, de la responsabilité et du sacrifice.

Très peu de frères et de sœurs sortent du lot mais sont très vite laminés par l’érosion qui est engendrée par la désinvolture des personnes avec qui, ils ou elles doivent composer. L’engagement de ces « leaders » cache une réalité douloureuse que peu de gens voient ou comprennent en termes de sacrifice familial et personnel. Certes nos intentions et nos buts ne recherchent rien d’autre que l’agrément et la grâce d’Allah. Une réalité s’impose chez les musulmans dans leur engagement associatif, politique, sociale… la mollesse et la passivité sont déconcertantes dans leur attitude. Toutes les valeurs que l’Islam enseigne en terme de sincérité, d’altruisme, de responsabilité, de rigueur, de ponctualité… rien ou presque de tout cela transpire sur le terrain de l’engagement et du travail pour la communauté et la société civile.

Dépité et laminé sont sûrement les deux mots qui illustrent le mieux l’état général de ceux qui se sont sacrifiés pour faire avancer les projets relatifs à la communauté musulmane et qui un moment ou un autre, ont dû tout arrêter brusquement. Travailler sur les cœurs est plus difficile que l’activité du bagnard qui doit casser et tailler les pierres dans les carrières en pleine canicule. Pour avoir été engagé dans de multiples structures associatives dans des régions et pays différents avec des musulmans, de culture et de tradition différentes, il m'est évident que notre évolution spirituelle, intellectuelle, technologique et matérielle ne s'inscrit ni dans une cohérence ni dans une synergie d'unification des forces vives. Nos engagements, qui souffrent cruellement de vision à moyen et long terme, sont à l’image de l’hypocrisie que nous entretenons dans notre sincérité envers Allah, envers le prophète Muhammad (saw) mais également envers nos proches, nos collègues et notre souci du respect de l'environnement... Plutôt que de relever les défis qui sont devant nous, nous agissons de manière pusillanime en espèrant qu’un plus courageux fasse le sacrifice à notre place. Cette fuite en avant face à nos responsabilités a engendré des situations ubuesques où chacun croit maîtriser la situation circonstancielle dans laquelle il se trouve.

La critique est certes dure et difficile à admettre, malheureusement, c’est une réalité remarquable tous les jours sur le terrain de l’engagement social et associatif. La nonchalance de ceux qui s’engagent pour se donner bonne conscience dans les structures musulmanes tarit l’énergie de ceux qui s’engagent avec sincérité et dévouement. Il est important que chacun se remette en question régulièrement sur les raisons et les finalités de son engagement afin de ne pas dégrader et mettre en péril les synergies existantes que des braves frères et sœurs ont mises en place aux prix de lourd sacrifice individuel et familial.

Pourquoi la notion de ponctualité est une problématique quasi atavique de génération en génération alors même que l’Islam enseigne la rigueur, qui se traduit dans tout les actes de la vie courante en commencent par la prière qui nous oblige à avoir une conscience de tout les instants de la notion temporelle. Si Allah jure par le temps à mainte reprise dans le Coran, cela devrait nous interpeller sur le caractère sacré et précieux du temps. La communauté qui ne réalise pas l’importance du temps ne peut se relever!

Il y a un proverbe arabe que nous devrions tous méditer sérieusement : « Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer ». Les jeunes et plus jeunes musulmans engagés doivent concrétiser leurs enseignements par une mise en pratique directe sans quoi, leur savoir ne sera rien d’autre que poussière de sable emportée par le vent. Il est grand temps que chacun de nous prenne conscience que l’on ne pourra jamais être efficace et utile à autrui tant que nous pataugerons dans un marasme de médiocrité. Cette apathie tient plus de notre insouciance entretenue par les distractions artificielles et éphémères que de notre capacité intellectuelle à créer des synergies dynamiques.

Nous trouvons tous le temps pour la distraction futile, mais nous sommes tous occupés lorsque le devoir de nos engagements et de nos responsabilités nous appellent. L’attitude des frères engagés avec nonchalances peut se comprendre en relisant les affirmations d’Aristote lorsqu’il dit ; « La médiocrité nous comble de tous les biens; Je veux vivre au milieu de mes concitoyens ». En espérant qu’un jour les musulmans se réveillent pour enfin regarder la réalité en face, il faut persévérer dans le travail pour l’agrément d’Allah et le bien de l’humanité, car la mission première du musulman c’est de vivre dans l’adoration de Celui-ci et de venir en aide à son prochain.

La république est un espace de droit et de devoir, à nous d’être conscient que les droits sont écrits par ceux qui ont le courage de leurs ambitions et de leurs engagements. Il faut savoir que notre indolence fait de nous des soumis qui n’ont d’autres choix que de se plier au devoir de résignation. Notre futur est conditionné par notre présent, à nous de faire en sorte que ce présent soit empreint de sincérité renouvelée dans une détermination sans faille.


R.A

samedi 20 juin 2009

La République, L’Islam & La burqa

La burqa n’est certes pas une obligation religieuse mais une tradition qui traduit des mœurs ancestrales que l’on retrouve essentiellement en Afghanistan et dans quelques pays du Moyen Orient. Le problème réel n’est pas la burqa mais plutôt l’échec de la république dans son devoir d’intégration et de justice pour tous. Il faut certes combattre ceux qui pourraient imposer par la force la burqa aux femmes mais il faut combattre également avec la même vigueur ceux qui veulent interdire aux femmes qui en leur âme et conscience souhaitent porter la burqa en connaissance de cause. La réalité c’est que des femmes simplement voilées à la base, se voient interdire d’accès à notre chère égalité des chances et notre ascenseur social qui depuis bien longtemps est en panne d’idée et de volonté. Lorsque vous ne pouvez pas travailler, aller à l’école, vous impliquer dans la vie publique ou encore bénéficier des simples droits communs à chaque citoyen, il ne vous reste plus qu’à vous replier sur vous-même en tombant dans des extrêmes venant de tradition et coutumes bien lointaines.

La mécanique est bien rodée médiatiquement on crée le débat au tour de minorité infinitésimale et on met en avant des arabes de services et des musulmans de circonstances face à ceux que l’on souhaite stigmatiser et liquider de l’espace publique. L’objectif est de mettre sur pied une arène pour qu’ils s’entredéchirent et ainsi accentuer la fracture dans la communauté entre les pratiquants et les non pratiquants. A quoi vont-ils s’attaquer après l’interdiction du voile traditionnel qu’ils ont entériné ? Pour la burqa c’est bien parti pour l’interdire ! Et pourquoi pas tant que on y est car en France il faut le reconnaitre on est les champions des lois pour chaque circonstance ou faits divers; la longueur de la barbe des hommes musulmans, les djellabas, les anglaises des hommes juifs, le turban des sikhs… pourraient être interdit dans l’espace publique ?

Nos intellectuels et illustres politiciens faussaire de la laïcité s’indignent lorsqu’ils regardent la police des mœurs en Iran faire régner le respect des codes vestimentaires et la bonne tenue dans les espaces publiques. Que comptent-ils faire dans le cas de la burqa? Va-t-on créer la police des mœurs républicaines et laïques en emprisonnant les femmes qui refusent d’enlever la burqa ?, va-t-on créer des amendes pour tenue non conforme à notre Marianne?, supprimer les allocations familiales pour mère rebelle au principe de la tenue républicaine? Il est temps d’arrêter surtout les fondamentalistes intégristes partisans d’une définition de la laïcité univoque et sectaire qui exclue tout droit à la différence.

Cette énième agression et humiliation ne fait qu’en réalité exacerber les musulmans vivant en France mais également à l’étranger. Ces attaques à répétitions ne fait que dégoûter, au sein de la masse musulmane française, de la notion même de laïcité. Ce n’est pas dans le tout répressif que nous allons faire évoluer les mentalités de part et d’autre, mais bien dans le dialogue et le respect mutuel de la différence. En réalité la société française ne s’alimente sur certains sujets qu’à travers la grille de lecture de certain bien penseur qui eux portent pour l’occasion la burqa de l’ignorance et de l’intolérance au nom d’une certaine vision de la république et de la laïcité qu’ils souhaitent imposer à tout le monde. Il est urgent que nos hommes et femmes politiques et intellectuels sortent de l’hexagone pour sentir le droit à la liberté et à la différence dans des pays qui n’ont absolument rien à envier à notre système de démocratie et de liberté qui pratiquent une laïcité ouverte et respectueuse de l’essence même de la singularité.

Quand va t-on cesser de considérer les femmes musulmanes comme des attardées mentales ou soumisses pour la seule raison qu’elles ont décidé de porter le voile ou la burqa… en quoi ces femmes qui ne demandent rien à personne sont-elles nuisibles pour les valeurs de la République. Il est une constance en France dans cette république prix en otage par des fondamentalistes laïques qui trouvent régulièrement des boucs émissaires pour soit cacher une misère qui ne savent pas gérer, soit faire diversion pour attirer les projecteurs et les regards à des fins politiques. Notre heureux élu est un communiste qui s'est nourrit d’islamité lorsque ces derniers comptés en terme de bulletin. Pour se faire entendre et s’annoncer dans ses futures ambitions politiques de premier secrétaire national du parti communiste et mieux si affinité, rien de mieux que de s’attaquer encore une fois aux musulmans. Comme il est si bien écrit dans l’article « la burqa. Et burqa pas ? » Paru sur le site Al Kanz qui nous fait un rappel tellement juste : "Voilà donc qu’un maire communiste, André Gérin, surnommé à l’époque "l’imam rouge", car porté et maintenu à son poste de maire par le militantisme musulman lyonnais, veut libérer la France de l’obscurantisme à qui il doit beaucoup, sinon tout. Manger de la merguez à la fête de l’Huma ne nourrit plus son homme. Il faut bouffer du barbu et de la voilée. Sauf évidemment si “barbus” rime avec plus-value et “voilées” avec Champs-Elysées."

Notre pays manque cruellement de Respect et de Tolérance vis-à-vis de la différence d’autrui lorsque ce dernier n’appartient pas à la tradition judéo-chrétienne. En France on aime chanter à tue-tête, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, des mots qui résonnent purement en terme théorique et générique, tels que ; Liberté, Egalité, Fraternité comme devise d’une République qui se veut chantre de l’exemplarité universaliste dans son modèle de justice et de sensibilité humaniste. Malheureusement il est bien loin, le temps où des hommes comme Voltaire qui disait : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. »

Nous sommes aujourd’hui en France dans une forme de tolérance et de réprobation. On considère généralement qu'il n'y a pas de tolérance sans agression, c'est-à-dire qu'on ne peut être tolérant que face à ce qui nous dérange (c'est-à-dire ce avec quoi on n'est pas en accord) mais qu'on accepte par respect de l'individu (l'humanisme) ou pour la défense d'un idéal de liberté (le libéralisme). La tolérance par respect de l'individu pourrait se formuler comme:« Je ne suis pas d'accord avec toi, mais je te laisse faire par respect des différences. » Que se passe t-il en en France pour que l’inquisition au nom une laïcité univoque on souhaite rayer du paysage tout ce qui nous déplait aussi bien dans la forme que dans le fond. En panne de séduction et d’intégration voilà le vrai problème de notre république qui se fait siffler à la moindre occasion.

Il est une évidence que la France vie depuis une quinzaine d’année dans un ostracisme intellectuel du droit à la différence. La tolérance envers ce qui peut nous agresse visuellement, est un exercice à pratiquer sur soi-même. Albert Memmi disait ; « La tolérance est un exercice et une conquête sur soi. ». Et quand à Pauline Vaillancourt, elle affirme que « L'esprit de tolérance est l'art d'être heureux en compagnie des autres. » que dire face à de tels sagesses universalistes si ce n’est que nos politiciens manquent cruellement de sagesse et d’ouverture d’esprit.

John Locke disait: « cesser de combattre ce qu'on ne peut changer » en parlant de la tolérance. Il faut savoir que le changement ne peut venir que de l’intérieur et ne peut être imposé par la force ou la crainte. Ce débat peut être utile si et seulement si notre République a le courage de reconnaître ses échecs vis-à-vis de ces citoyens français qui ne font que vivre une mondialisation accélérée des importations et exportations des mœurs et des traditions différentes de celle qu’elle connaissait jusqu’là. La mode n’a pas de frontière et elle ne peut être du goût de tout le monde n’en déplaise à nos inquisiteurs de la liberté d’être et de paraître dans notre république.

Le respect suppose que l'on comprenne et partage les valeurs d'une personne qui agit sur nous. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu'un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un indépendamment du jugement que nous lui portons : nous pouvons haïr ce que nous tolérons, accepter à contre cœur. La sensation de se sentir respectée ne peut que mener à notre épanouissement. Aujourd’hui à l’image de la main tendue de Barack Obama, de son discourt du Caire, de sa position sur le voile et sur l’Islam en général, la France doit s’interroger sur le sens de son devoir de pays promoteurs de la liberté et de la tolérance. Il est temps qu’elle respecte et aime ses enfants sans distinction de couleur, de race, de religion et d’apparence. Le respect s'adresse à des personnes physiques, or ces femmes sont des personnes physiques qui ont de ce fait droits à la liberté, à l’égalité et à la fraternité de la République.

R.A

mardi 2 juin 2009

Guantanamo camps de concentration des temps modernes ! Une Infamie à la face du Monde


L’histoire se répète quoique l’on dise, seuls les décors et les costumes changent. La barbarie humaine est intemporelle est sans frontière, elle se recycle sous des apparences et des formes qui ont su intégrer les circonstances de bonnes occasions. Localisée sur la base militaire navale américaine de Guantánamo à Cuba, la prison de Guantánamo est une prison militaire de haute sécurité. Elle détient surtout des personnes capturées principalement en Afghanistan, souvent suspectées d'être des terroristes ou des combattants talibans... A l'automne 2001, on comptait quelques 750 prisonniers originaires d'une vingtaine de pays différents. Des Goulags, des Camps de concentration, des Ghetto… et aujourd’hui Guantanamo l’apex d’une vengeance aveugle dépourvu de toute raison et de sensibilité humaine. Des centaines de personnes incarcérées, torturées et humiliées pour la simple et bonne raison de s’être retrouvé entre les mains de carnassiers qui se nourrissent du sang de ces hommes que l’on a vendu à l’administration Bush pour une poignée de dollars.

Aujourd’hui une tache d’ombre pour les consciences et les mémoires collectives, Guantanamo est devenu le visage d’un occident en pleine crise de confiance et de valeurs morales. Le chemin sera très long pour que nous autres occidentaux puissions gagner de nouveau la confiance des peuples qui ont longtemps cru que les fondements et les principes de justice étaient des valeurs sacrées chez nous. Comment parler de droit de l’Homme et de démocratie ?! Ces hommes à qui on a ôté les droits les plus élémentaires de la vie sans preuve ni possibilité de défense dans ce déchaînement de haine et de violence, qui au final aura largement dépassé la tragédie du 11 septembre. Depuis le 11 septembre jusqu'à nos jours et c’est loin d’être fini, combien de mort en Irak, en Afghanistan en Palestine …. Au nom de la pseudo lutte contre le terrorisme qui n’est rien d’autre qu’une stratégie de redécoupage géopolitique pour mieux mettre la main sur les richesses énergétiques dans cette partie du monde l’équilibre du monde est fragilisé.

L’arrivé d’Obama, homme de couleur perçu comme un messie pour blanchir et purifier un tableau bien sombre des conséquences catastrophiques de l’hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et les pays Asiatiques est certes une lueur d’espoir d’une prise de conscience de ce grand continent et de sa politique désastreuse. Les hommes de Guantanamo sont pour la majorité acquittés après des années d’abominations. Une nation se définissant comme le chantre de la liberté et de la justice nous a fait la démonstration que l’humanisme et la justice ne sont que des habits de circonstance pour mieux duper les pays sous influences.

Le pire dans ce sacre de l’abomination humaine c’est l’attitude des pays européen mais surtout des pays musulmans qui ont peur d’accueillir des hommes réduits à des ombres sans formes, tellement les conditions de détention dépasse tout entendement. Ceux qui avaient un passeport européen, canadien… ont été traités avec plus d’égard alors que ceux qui avaient des passeports pakistanais, indiens, afghans, marocains, algériens … ont eux un traitement des pires que l’on puisse imaginer. Honte à tous les dirigeants qui se cachent derrière une machinerie administrative pour se faufiler et traîner des pieds pour accueillir ces hommes dont tout le monde sait que 99 % de ces détenus sont innocents. Chaque libération de détenu apporte son lot de témoignage de l’horreur qui est pratiqué dans ces lieux qui resteront à jamais gravé dans les consciences humaines.

Une nouvelle rhétorique pour d’anciens schémas répressifs ; La torture et les mauvais traitements existent depuis longtemps. Mais dans les pays où ces pratiques étaient déjà fréquentes avant 2001, les gouvernements en place se sont sentis encouragés par le nouveau climat de tolérance en la matière. Ainsi, des centaines, voire des milliers de personnes soupçonnées d’infractions terroristes ont été arrêtées en Tunisie ces cinq dernières années. Beaucoup ont été placés en détention au secret et ont été victimes de disparitions forcées, ainsi que de tortures et d’autres formes de mauvais traitements. Certaines ont été condamnées à de longues peines de prison, voire à la peine de mort, à l’issue de procès inéquitables. Dans le cadre de la campagne militaire du Pakistan contre Al Qaïda et les talibans, des milliers de Pakistanais et d’étrangers ont subi des arrestations arbitraires et des disparitions forcées. Les photographies de soldats américains humiliant et terrorisant des détenus à Abou Ghraïb ont choqué le monde entier lors de leur publication en 2004. Elles faisaient suite à de nombreuses tortures et de mauvais traitements pratiqués dans les centres de détention américains en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo.

Le gouvernement américain autorise des techniques d'interrogatoire, notamment les positions douloureuses, l’isolement prolongé, la privation sensorielle et les simulacres de noyade, constitutives de tortures ou de mauvais traitements au regard du droit international. Le gouvernement américain a mis en place un programme de « restitutions » consistant à transférer les suspects de terrorisme d'un État vers un autre, y compris vers des pays où les personnes en question risquaient d'être torturées ou de subir des mauvais traitements, au mépris de toute procédure légale.

Voici une citation de Cindy Sheehan activiste Américaine qui dénonce Guantanamo et qui devrait nous faire réfléchir: “If dogs were treated like this in my country, there would be an uprising”, pour les novices en anglais cela signifie “si les chiens étaient traités de la sorte dans mon pays, il y aurait une insurrection”. La dignité humaine à bien moins de valeur que celle des animaux aux Etats Unis. Imaginer, qu’un tel centre et de tels agissements étaient pratiqués sur des occidentaux, à une telle échelle dans un pays du Moyen Orient, le monde entier s’unirait pour éradiquer le régime en place et trainer en justice les responsables de ces exactions. Mais là ce sont les Etats-Unis, qui, dans toute sa grandeur et sa volupté qui nous fait une leçon d’humanisme en nous vendant une fois de plus les valeurs d’une grande démocratie, de pays des droits de l’Homme et de la liberté...

Il y a une infamie et une honte qui restera à jamais associé à l’occident pour ces crimes contre la dignité humaine et l’espèce humaine lorsque l’on parlera de Guantanamo, d’Abou Ghraïb et des camps de détention secrète en Europe… . Tel le nazisme, le communisme stalinien, le fascisme et l’infamie sioniste de Tsahal … l’occident dans sa complicité avec les Etats Unis dans une poésie puérile, nous annonce paix et bonheur si nous adoptons leur valeur et leur sens de la justice.

Les dirigeants musulmans, pour la majorité d’entre eux, se sont comportés comme de véritables lâches lorsqu’ils n’ont pas participé directement à ces rafles organisées par les Etats Unis. Les dictateurs des pays musulmans ont offert ces prisonniers musulmans tels des offrandes à leur divinité incarnée par les Etats Unis. Il est évident qu’aucun dirigeant des pays musulmans ne peut se permettre de dénoncer les exactions et les tortures commis à Guantanamo, car ces dirigeants corrompus le pratiquent eux même la torture sur leur propre population. De la Turquie en passant par la Tunisie, du Pakistan au Moyen Orient la torture est une pratique courante qui permet de terroriser les populations civiles contre tout soulèvement ou critiques des régimes en place, soutenus par les Etats Unis et l’Europe.

La justice est un droit inaliénable que chaque être humain à le droit quel que soit le crime commis, il faut que chacun puisse être jugé et qu’il puisse bénéficier des conventions internationales sur les conditions et les traitements en détention. Il est temps que les musulmans et les dirigeants courageux, si il en existe encore, de demander réparation et excuse publique de la part de l’administration américaine. L’administration américaine doit répondre de ces crimes devant le conseil des Nations Unis pour leurs crimes commis contre ces innocents, pour les vies détruites et pour les profanations du Coran par les gardiens de Guantanamo…

Que faut il de plus, pour que les musulmans comprennent que notre salut passe par notre union au-delà des querelles de récréation nationaliste qui gangrènent nos esprits et nos coeurs. Seul une Ummah forte et unie pourra préserver la dignité et l’honneur des musulmans à travers un Khilafa représentatif des nations musulmanes. Pour cela il nous faut une éducation aussi bien spirituelle que profane solide de chaque musulman. Il faut que dans chaque pays musulmans des associations se créent pour promouvoir cette idée de fédération musulmane qui aura pour but de créer une économie, une monnaie unique, une défense commune. Quelque soit la violence et les dictatures, que nous musulmans, subissons dans nos pays d’origines les régimes en place ne peuvent absolument rien contre l’opinion du peuple si cette dernière est organisé et structuré. La voie du sacrifice est le prix à payer pour la liberté et la justice. Avec l’arrivé de l’été, chaque musulman qui rentre au pays, doit profiter de ses vacances pour sensibiliser les familles et les amies sur l’importance de la Ummah et de la nécessité du Khalifa qui permettra le respect mutuel des peuples dans un esprit de paix, de tolérance et de justice.

R.A