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jeudi 13 juillet 2017

La parole du regard






Il y a ce visage,
Beauté généreuse ,
Emportant l’esprit,
Dans un silence,
De mots grandioses,

Entre ombre et lumière,
L'esprit  subjugué,
Saisi le miel de ce regard,
A l’éclat intimidant  ...

De cette finesse,
Aux traits parfaits ,
Sa sensualité se dévoile,
Malgré ce voile de la pudeur ...

Une invitation au rêve,
Un horizon de fantasme,
Où l’on peut admirer,
Cette muse unique ...

Devant autant de charme,
Autant de légèreté épurée,
L’exquise sensualité,
Devient un tableau lascif ...

Beauté éclatante,
Pour une caresse du regard,
Exaltant le ressentir,
Pour un désir vibrant ...

Exposé à la nuance,
La douceur rayonne,
De ce visage sublime,
Appelant à lever
Le voile de cette perle ...

Moment magique,
Fait d’étincelle,
Entre émotion du cœur,
Et ferveur d’esprit,

Le Parfum envoutant,
De ce visage généreux,
Réveille l’appétence,
Pour ce regard pétillant,

Ce regard de chair,
A l’âme si belle,
Ayant honorée
La maison sacrée,

Impose le respect,
Pour une dignité,
A l’honneur sacré,
Malgré la folie des âmes,

Devant cette élégance ailée,
Seul une foi sincère ,
Par amour d’Allah,
Retient le pas vers la muse ...

R.A

mercredi 12 juillet 2017

Ces envols






Ces envols ...

Comme des ukases, des histoires, qui vous saisissent à la gorge, à l’estomac, au derme, aux tripes. Une envie d’un ailleurs, une envie de pleurer, oui pleurer sans honte ses émotions, ses sentiments, ses déceptions et ses espoirs. Puis des jérémiades, des sanglots, des douleurs, des regrets … des bonheurs. 

Il faut affleurer, encore et toujours. Abandonner un lieu, des références, un monde,  ceux que l’on chérit, une personnalité, une péripétie, des regards, un sourire, des rires... Laisser pour découvrir, partir pour se perdre, renoncer pour conquérir.
 
Un cœur étouffé et un vœu de liberté pour une carapace fendue mais encore debout… Les envols sont des échappées vers des contrées, des cœurs à découvrir à conquérir.

Quitter ses terres, sa demeure, sa patrie et partir, oui partir au nom du sens pour chercher le sens : d’une vie, d’une histoire d’une quête, pour un renouveau de la foi…  pour mieux apprécier la simplicité, le contentement de ce que l’on a et apprendre à son cœur à pleurer au simple souvenir des grâces infinies accordaient par Allah.

Il faut donc toujours abandonner ? Partir ailleurs, reconstruire ? Ses repères, ses chemins, ses souvenirs ?  Vivre c’est renoncer ? Partir c’est cheminer, regretter et sourire ? Partir c’est relativiser, chérir et mûrir ? Partir c’est trépasser un peu ?

La route me hélait, m’ingurgitait, me dégustait déjà. J’étais en mouvement, j’étais affairé.
Les décrets de la vie. Il faut parfois demeurer, parfois quitter sans se retourner, sans mots dire : accorder, voir honorer le silence, l’oubli… Badiner et s’apitoyer n’ont plus de sens. L’exil de soi, la quiétude de l’être, voilà un Jihad qui en vaut la peine au-delà du mythe et du martyr.

Partir, c’est exister. Partir est une façon de deviser. Saurais-je ouïr ? Les yeux humides, la gorge sèche et nouée. Les jugements acceptés, assumés pour ma liberté …

Mon destin.

R.A

Le temps d'une prose


Le temps passe, 
Je me lasse,
Au cœur de la vie,
Je regarde telle une pie,

À travers la fenêtre,
L'automne des êtres,
Les plaisirs passés,
Les regrets installés,

J'ai beau attendre,
Il ne viendra pas, 
La raison fait feindre,
Dans l'espoir des pas,

Ô lucarne de mon cœur, 
Oublie l'été des âmes sœurs,
Baisse le rideau de l'esprit,
Le vertige est au bord du puits, 

Il ne viendra pas, 
Ma main restera,
Froide dans la solitude,
Abandonnée sa latitude,

Il est temps de rentrer,
Ô âme brisée, 
Il est temps de fermer, 
Ô cœur déchiré,

J'ai épuisé ma prose, 
À attendre en vain,
Un présent sans rose,
Tel est mon destin ...

R.A

Froissé






J'ai froissé bien des feuilles,
Déversé bien des mots,
Brisé pléthores de plumes,
Je n'ai pu trouver les mots justes,
Je n'ai su décrire sans peine,
Comment d'écrire le sublime ?
Comment saisir la beauté ?
À tes pieds je me perds ...
Un regard de toi, immense frisson,
Un mot de toi, merveille
à foison,
Tu es la sensualité, la venus,
Tu es la douceur, l'élégance à nu ,
Fait de moi ton regard, à jamais,
Fait de moi ton rubis, pour toujours,
Je serais le valet de cœur,
L'amant de la raison sans mais,
À toi ces pauvres mots, indignes,
Ces modestes paroles, à toi,
La sincérité de ces lignes,
Au tropisme plein de foi ...
R.A

mardi 11 juillet 2017

Nous voilà enfin seul



Nous voilà enfin seul,
Loin des regards,
Loin des tabous,
Loin de la morale ...

Mon cœur, près de toi
S'emballe à la folie ...
Sublime, exquise, que tu es
La suite, je savoure déjà ...

Comment te résister ? 
Comment garder raison ? 
Comment rester maître ? 
Non, sauvage sensualité ...

Désarmé par ton charme,
Noyé dans l'irrésistible,
Cerné par ta chaleur,
Je fonds tel un glaçon ...

Me voilà telle une proie,
Subissant la passion,
Épris de ta chair à porté,
Grande amoureuse lascive,

Insatisfaite de l'acquis,
A l'insensée ruée de l'esprit,
Follement macérée tel un coulis,
De lave crépitant d'érotisme épuisant...

Je ne sais si mon cœur va tenir ?
Je ne sais si mon âme survivra ?
À l'idée de parcourir la volupté 
De ce corps devenu maîtresse ...

Ya Allah ! retiens mes pas !
Détourne mon regard !
Préserve mon âme !
Ya Allah ! à Ta miséricorde, j'implore !. 

R.A

lundi 10 juillet 2017

Vespérale





La beauté du jour se meurt à tes genoux,
Ô dulcinée, au visage si doux,
Au contour usé et pâli,
Que le fardeau a chargé du passé.

Ô dulcinée au parfum envolé
Viens, dans ta robe à longs plis
Que le zéphyr, telle la rose, a fané.
Viens, hier et demain, je t'ai aimé.

Ô dulcinée, viens, sans fard à ta lèvre,
Viens j’ai besoin de toi dans mon livre,
Là où se consume de nous mes désirs,
Viens sans alliance, l'opale et le saphir,

Déprécient tes doigts opalins, telle la lune
Admirable depuis les hauteurs de ma dune,
Au vent, mes espoirs se brisent sur ton miroir,
Dans ce désert où tu n’es que mirage.

Voici le moment venu très chaste du soir,
Où le dominant opprime, où le luxe dérange,
Libère ta souffrance de l'éclat éternel,
Exhale tes ecchymoses à la vue du ciel.

Tes errances, tes cicatrices et tes plaies,
Autant de chaine à briser à coup de pagaie,
Laissons-les au silence, à l'océan, à la mort,
Laissons nos rêves lever le voile de leur chemin,

Consolons nos différents par l'effort,
Passons la fièvre des paroles sans filin,
Libérons nos passions des lusins,
À tes pieds, à tes mains, baisers à nu,

Pour une vie sans chimère,
Où nos cœurs dans les chaumières,
Se consoleront de s'être méconnus,
Pleureront nos maux pleins de blâmes,

A la foi, pleine d’espoir, jusque-là inconnue,
Une hais de colombes célèbreront notre chemin,
Mains enlacées, à la blancheur mystique de tes apparats,
J'apposerai un baiser, un secret, à l'ombre des âmes.

R.A