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lundi 17 juillet 2017

Ivresse





De cette première tendresse,
Une ode de frisson en liesse,
Pour une caresse à l'ivresse.

De ce corps imprégné dans le calice,
A la liqueur de plaisir au délice,
J'ai bu l'absinthe de tes prémices.

Ta main posée, à fleur de peau,
Sur les rives d'un horizon en étau,
Mon cœur se libère de ses maux.

Près de toi, ma raison en élision,
Se nourrit des fruits de la passion, 
Malgré mon épiderme en suffusion.

Au regard croisé, une envolée de vers,
À l'automne où résonne le brame des cerfs,
Saisi mon destin, emporté par le Cers.

A ta chaleur, je ne peux résister sans lésion,
Ton charme fait de moi un astre en fusion,
Pour une coulée d'amour à profusion.

De toi, une jouissance au firmament,
Où mon esprit se délecte lentement,
Pour un ressentit enjoué, tel un filament.

Dans ce silence fait de rêve lointain,
Où la parole s'envole sans lendemain,
Je suis resté là, sans voix, tel un dédain.

Devant tant d'espoir, en larmes,
Me voilà, nu de mes fantasmes,
Au chant déroutant des orgasmes,

Tu as fait de cette nuit,
Une romance sous la pluie,
Pour un instant qui a lui.

De passions échaudées  aux effluves charnelles,
À la lueur d'une fusion dansante à la chandelle,
Nos ombres se dévorant, telles des sentinelles,

Nous voilà inscrit, destin croisé,
De foi et d'épreuve, certes enlacées.
À Allah ! nul doute le sors des destinées ...


R.A

jeudi 13 juillet 2017

La parole du regard






Il y a ce visage,
Beauté généreuse ,
Emportant l’esprit,
Dans un silence,
De mots grandioses,

Entre ombre et lumière,
L'esprit  subjugué,
Saisi le miel de ce regard,
A l’éclat intimidant  ...

De cette finesse,
Aux traits parfaits ,
Sa sensualité se dévoile,
Malgré ce voile de la pudeur ...

Une invitation au rêve,
Un horizon de fantasme,
Où l’on peut admirer,
Cette muse unique ...

Devant autant de charme,
Autant de légèreté épurée,
L’exquise sensualité,
Devient un tableau lascif ...

Beauté éclatante,
Pour une caresse du regard,
Exaltant le ressentir,
Pour un désir vibrant ...

Exposé à la nuance,
La douceur rayonne,
De ce visage sublime,
Appelant à lever
Le voile de cette perle ...

Moment magique,
Fait d’étincelle,
Entre émotion du cœur,
Et ferveur d’esprit,

Le Parfum envoutant,
De ce visage généreux,
Réveille l’appétence,
Pour ce regard pétillant,

Ce regard de chair,
A l’âme si belle,
Ayant honorée
La maison sacrée,

Impose le respect,
Pour une dignité,
A l’honneur sacré,
Malgré la folie des âmes,

Devant cette élégance ailée,
Seul une foi sincère ,
Par amour d’Allah,
Retient le pas vers la muse ...

R.A

mercredi 12 juillet 2017

Ces envols






Ces envols ...

Comme des ukases, des histoires, qui vous saisissent à la gorge, à l’estomac, au derme, aux tripes. Une envie d’un ailleurs, une envie de pleurer, oui pleurer sans honte ses émotions, ses sentiments, ses déceptions et ses espoirs. Puis des jérémiades, des sanglots, des douleurs, des regrets … des bonheurs. 

Il faut affleurer, encore et toujours. Abandonner un lieu, des références, un monde,  ceux que l’on chérit, une personnalité, une péripétie, des regards, un sourire, des rires... Laisser pour découvrir, partir pour se perdre, renoncer pour conquérir.
 
Un cœur étouffé et un vœu de liberté pour une carapace fendue mais encore debout… Les envols sont des échappées vers des contrées, des cœurs à découvrir à conquérir.

Quitter ses terres, sa demeure, sa patrie et partir, oui partir au nom du sens pour chercher le sens : d’une vie, d’une histoire d’une quête, pour un renouveau de la foi…  pour mieux apprécier la simplicité, le contentement de ce que l’on a et apprendre à son cœur à pleurer au simple souvenir des grâces infinies accordaient par Allah.

Il faut donc toujours abandonner ? Partir ailleurs, reconstruire ? Ses repères, ses chemins, ses souvenirs ?  Vivre c’est renoncer ? Partir c’est cheminer, regretter et sourire ? Partir c’est relativiser, chérir et mûrir ? Partir c’est trépasser un peu ?

La route me hélait, m’ingurgitait, me dégustait déjà. J’étais en mouvement, j’étais affairé.
Les décrets de la vie. Il faut parfois demeurer, parfois quitter sans se retourner, sans mots dire : accorder, voir honorer le silence, l’oubli… Badiner et s’apitoyer n’ont plus de sens. L’exil de soi, la quiétude de l’être, voilà un Jihad qui en vaut la peine au-delà du mythe et du martyr.

Partir, c’est exister. Partir est une façon de deviser. Saurais-je ouïr ? Les yeux humides, la gorge sèche et nouée. Les jugements acceptés, assumés pour ma liberté …

Mon destin.

R.A

Le temps d'une prose


Le temps passe, 
Je me lasse,
Au cœur de la vie,
Je regarde telle une pie,

À travers la fenêtre,
L'automne des êtres,
Les plaisirs passés,
Les regrets installés,

J'ai beau attendre,
Il ne viendra pas, 
La raison fait feindre,
Dans l'espoir des pas,

Ô lucarne de mon cœur, 
Oublie l'été des âmes sœurs,
Baisse le rideau de l'esprit,
Le vertige est au bord du puits, 

Il ne viendra pas, 
Ma main restera,
Froide dans la solitude,
Abandonnée sa latitude,

Il est temps de rentrer,
Ô âme brisée, 
Il est temps de fermer, 
Ô cœur déchiré,

J'ai épuisé ma prose, 
À attendre en vain,
Un présent sans rose,
Tel est mon destin ...

R.A

Froissé






J'ai froissé bien des feuilles,
Déversé bien des mots,
Brisé pléthores de plumes,
Je n'ai pu trouver les mots justes,
Je n'ai su décrire sans peine,
Comment d'écrire le sublime ?
Comment saisir la beauté ?
À tes pieds je me perds ...
Un regard de toi, immense frisson,
Un mot de toi, merveille
à foison,
Tu es la sensualité, la venus,
Tu es la douceur, l'élégance à nu ,
Fait de moi ton regard, à jamais,
Fait de moi ton rubis, pour toujours,
Je serais le valet de cœur,
L'amant de la raison sans mais,
À toi ces pauvres mots, indignes,
Ces modestes paroles, à toi,
La sincérité de ces lignes,
Au tropisme plein de foi ...
R.A