À tes pieds, liberté d’horizon,
Miroir d’âme, à l’abîme si profond,
Infini balancier déroulant sa lame,
Au large, l’esprit en quête de flegme
Se ravit à plonger dans son image,
Pour une étreinte révélant le cœur,
Tel un scintillement au cap, sans lueur,
Agitant par vague les souvenirs en partages,
Entre deux, regard ténébreux, discret,
Dans ces avens, des richesses intimes,
Dans ces abysses, des souvenirs secrets,
En ami commun, un gardien, le silence
Faisant de ces mystères une fatale attirance,
Chacun y dépose les bouquets de souffrance,
Emportés au large, tel un défunt délivré,
Par la bise d’une amie apaisée.
Toi qui sublime le levant et le coucher,
Adoucissant les humeurs fâchées,
En toi écume de folie déchainée,
Caressant à fleur les sensibilités,
Je lève le voile, courage puisé,
Passions, en mal, troublées,
Amour, sans filet, épuisé,
Au loin, orage à la proue, destiné,
Ô Allah ! Toi
seul connais l’inavoué cour,
Emporte mon âme au-delà de l’azur,
Pour un repos béni par ta grâce sûre,
Ô Allah ! Face à la mer, tu es l'Unique secours.
R.A
