Le silence siège en nous,
Pour des sentiments plus doux ;
Près de nos souvenirs, à genoux,
Mes mains dans tes cheveux épandus ;
Que de frissons à ce décolleté à peine descendu
Que de chaleur à ce buste presque nu.
Chaque mot valait son pesant d'or ;
Mais le silence plus inestimable encor,
Lorsque du lit, nos corps enlacés, au bord.
Là où la nuit l'amour se fait plus subtil,
Pour une fusion de l'âme, semble-t-il,
Que la vie, devient une danseuse sur un fil ...
Lorsqu'à la mire se meurt la seconde d'agonie
Chaque centième, de toi devient jouissance bénie
Dans tes bras à l'étreinte de douceur infinie.
À la chandelle qui se consume ;
La chambre, de notre passion, se parfume.
Au rythme de nos cœurs battant l'enclume.
Ô adieu, sans adieu, sans retour,
Ô nuit intense sans avant jour,
Voilà ma coupe pleine d'amour !
R.A