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vendredi 30 octobre 2009

L’identité Nationale, les Immigrés, les banlieues et l’Islam


Nous voici dans une arène politico-médiatique de plus où la fréquence et les programmations sont calculées avec un timing réglé comme une horloge ou les français doivent définir ensemble ce que c’est que d’être français. Comme si il fallait figer l’identité française dans le marbre pour en retirer sa substance vivante ? Où veut-on en venir ? Pourquoi ce débat aujourd’hui ? Par qui et par quoi l’Identité Française est elle menacée ou agressée ? Les interrogations sont aussi multiples que les définitions sélectives possibles et imaginables.


Evitons la langue de bois, la problématique est qu’il faut provoquer un électrochoc en vue des prochaines élections. On vise à travers ce débat artificiel, qui peut être légitime en d’autre circonstance, les français naturalisés, les immigrées en phase d’intégration ou récemment arrivés, les jeunes de banlieues et en filigrane bien sur le problème éternel d’une supposé incompatibilité entre les valeurs de l’islam et de celle de la république. La présence musulmane dérange et interroge en France. Sa visibilité grandissante attise les peurs de nos concitoyens déroutés par les amalgames et les raccourcis faite dans les médias. C'est de cette réalité que l'on parle et que l'on essai de stigmatiser dans un enjeu politique. L’Islam est une partie de ce problème dans ce débat sur l'Identité Nationale.

Le débat est biaisé d’avance par les promoteurs de ce débat dont nulle ne peut ignorer les intentions nauséabondes qui rappelle une identité pour l’occasion peut glorieuse et exécrable d’une époque justement le bon français était celui qui vibré à la devise Travail, Famille et Patrie. Même si la comparaison peut paraître excessive on est en droit de s’interroger en tant que français à quoi va-t-on aboutir à la fin de ce débat absurde dans la forme tel quel est proposé mais fondamentale sur le fond pour une coexistence du pluralisme sur le territoire français.


Ce problème de l’identité nationale aurait pu être traité et abordé par d’autre instance que celui du ministère de toutes les polémiques incarnées par un ministre expert en palinodie. Que va-t-on faire des français que l’on jugera non compatible avec la définition de l’identité française ? Les expulser par charter ? Mais où ? Si certain n’ont pas compris ce que c’est qu’être français comme se fait-il qu’ils ou elles soient français (e) ? Leur couper les allocations familiales pour problème d’identité nationale? …. alors que le vrai débat est celui de l’identité nationale dans la construction de l’Europe élargie. Là sont les enjeux de demain pour les générations à venir.

On voit bien la force de l’absurdité d’un débat qui ne peut aboutir sans conséquence dramatique pour une partie de la population qui est visé et stigmatisé dans leur être alors que d’habitude on les attaqué sur leur paraître. Qui pose problème ? Les immigrés ? Parlons de l’immigration ! L’islam ? Parlons de l’islam ! Les jeunes de banlieues ? Parlons de leurs problèmes d’intégration ! Mais arrêtons avec cette mascarade de circonstance d’une poignée d’opportuniste surfant sur des discours relevant plus du populisme que d’un vrai projet d’accession à une justice sociale, une égalité des chances et à un traitement impartial sans distinction de couleur, de sexe, d’origine, de religion ou d’appartenance politico-philosophique dans notre République Française.

Bien malin celui qui pourra nous donner une définition faisant unanimité sans que les un ou les autres n’aient mot à redire. L’une identité nationale ne peut être immuable car la France change en permanence de part sa richesse intérieure et extérieure alimenté par les flux migratoires conquis tombés amoureux de nos valeurs reflétant La France. Nulle ne peut définir par des mots, être et se sentir Français est du domaine de l’intime dont seuls les cœurs de nos concitoyens ont le secret de la réponse.

Il n’y a pas d’amour unique et univoque dans notre rapport à l’identité nationale. Elle est la résultante d’une sédimentation des idées, des combats et des valeurs qu’ont illustré et défendu nos prédécesseurs. Elle ne peut être pensée pour le futur car c’est « imposer » un certain dogme sclérosé pour les générations présentes et avenirs. L’identité nationale se comprend à travers les lignes de notre héritage commun et partager dans les instants de bonheurs et de douleurs que nous avons traversés.

Il faut parler si l’on veut être entendu et crédible des valeurs fortes de notre république, ses avantages, sa justice, ses capacités d’intégration, mais aussi de ses faiblesses aujourd’hui et les risques et conséquences pour demain. Construire une identité nationale c’est fédérer ses concitoyens autour d’une valeur essentielle qui la justice pour tous. L’on veut donner à tous prix une définition alors qu’elle existe « Liberté », « Egalité » et Fraternité ». Assurons nous de l’application à tout nos concitoyens de cette devise, haut combien envié dans le monde, avant d’aller en inventé une autre qui nulle doute ne sera pas désagréable à lire graver sur les pierres mais volatile dans les cœurs de nos citoyens.

Certain vont dire que l’on Islamise à chaque fois les débats de sociétés, que nous sommes paranoïaques et que l’on voit de l’islamophobie partout et tout le temps. Mais constaté qu’il est troublant que ce débat est jeté comme un pavé dans la mare pour créer une division au sein de l’opinion publique en plein débat sur la burqua qui pour certain n’ont pas pu obtenir le remous espéré en déchainant les passions à fleur de peau lorsque l’on traite de l’islam. Pas de chance, sur ce sujet de la burqua, l’écrasante majorité des musulmans ne défendent pas le port de la burqua qui n’est pas religieux, mais une pratique en lien à des traditions sans aucun fondement religieux dans les sources de référence. Les Musulmans ont simplement affirmés à juste titre, leur opposition à une loi ; le droit à la liberté et les risques d’une telle manipulation par des politiciens avide de notoriété et de projecteur pour des ambitions carriéristes.

L’identité Nationale comme débat et dessert à mi-mandat ne peut pas mieux tombé pour fissurer les clivages en profondeur dans la société en crise et surtout en panne de confiance dans ses valeurs. Une occasion en or pour nos instigateurs de ce débat de sentir leurs partisans et futurs potentiels électeurs en mesurant la température. On peut lire et écouter ici et là les dérives prévisibles d’un tel débat ; les immigrés, problème des mosquées en France, problème du foulard, des écoles musulmanes….bref tout pour nous faire remonté les odeurs nauséabondes et encourager indirectement des comportements racistes, xénophobes et islamophobes par des discours de stigmatisations.

Ce n’est pas en donnant une définition de l’Identité Nationale que l’on permettra une bonne intégration des français admis juridiquement mais refoulé émotionnellement et spirituellement ou encore des futures prétendant à la naturalisation que l’on réglera le problème d’une république en panne d’idée, ou la méritocratie est remise en question par les plus hautes personnalités de notre pays, ou ses propres citoyens sifflent la marseillaise, non pas pour l’insulter mais pour attirer comme un crie de désespoir vécu dans une injustice flagrante en terme d’habitat, de justice, d’emploi, d’école, d’ascension sociale….

Nous aimons la France dans son pluralisme et dans son multiculturalisme. Rien n’est monolithique dans identité nationale mais tout est addition pour produire et constituer la composition florale des cœurs et des esprits animant cette identité Nationale. Il ne faut pas « parler » d’identité nationale mais il faut la « vivre » et la faire « découvrir et sentir » à ses semblables sans distinction et ni préjugé. Les seuls relais d’une vraie approche de l’identité nationale sont les cœurs de ces français généreux empreint d’humanisme sans pour autant trahir à leur principe acquis par des siècles d’identités fortes à la fois individuelles et collectives autour de la République Nation.

L’identité Nationale est esprit pour les uns, femme pour les autres, ou encore un composé historique qui se réveille au moment du danger, y a-t-il un danger aujourd’hui ?… mais elle n’est surement pas une fermeture au monde. Elle est l’antithèse des thèses pour nous offrir émancipation et liberté dans une égalité empreint de fraternité pour ceux qui aime la France avec la loyauté du cœur et l’amour passionnel que l’on peut porter à un amant d’une vie entière grâce à un esprit critique.


Tout ce que nous réclamons c’est la liberté de vivre et de se sentir pleinement Français sans préjugé ni suspicion, une égalité de traitement sans distinction aucune et un droit à élargir par notre présence la fraternité de cette République où l’identité nationale est un avoir précédé d’un être.
R.A

jeudi 24 septembre 2009

Eid Mubarak 2009 !


As Salaam Alaikum wa Rahmatullahi wa Barakatuhu,

Eid Mubarak!

lundi 24 août 2009

A mes Censeurs


Laissez moi crier ma douleur engendrée par votre haine envers mes opinions, laissez moi vous mettre en transe par mon martyre de la cause que je défends par mes armes que sont la plume et la feuille. Vous pouvez me faire taire par votre arrogance puérile, vous avez les moyens d’opprimer ma psychologie sur l’instant mais vous oubliez que chacune de vos attaques font naitre en moi une détermination que même l’acier me jalouse. Chacune de mes blessures sont un hymne à la vie qui n’a de sens que si elle est vécue dans la liberté de mes convictions. Vous avez les moyens de brûler mes écrits, vous avez les moyens de me faire disparaître numériquement dans ces flots d’opinion que vous sélectionnez à votre guise, mais vous oubliez que je renais de mes cendres car ma plume a l’orgueil de son devoir de ne pas se taire face à l’injustice.


Vous êtes des criminels de la pensée déguisés dans des costumes de modérateurs partisans derrières vos écrans et dans vos apparats de bien penseurs. Fascistes des temps modernes, vous aimez être bercés par des opinions conformistes, vous aimez être flattés dans le sens du poil mais vous ne pouvez sentir les saveurs des opinions amenées par les vents contraires qui sont nourricières de la tolérance de demain. Ecrire pour connaitre le sens de mes convictions, me relire pour mesurer la profondeur de mes opinions, voilà mon âme dans son exclamation de la vie sur ces lettres qui à la manière des jalons vous donneront le sens de mon combat pour la liberté de la pensée libre dans le respect d’autrui.


Par votre censure vos perdez votre droit au respect. Vous avez déchainé dans les abimes de mon être une aversion que je tente de dompter afin d’en limiter les dégâts. Dans ma chair et dans mon esprit se trouvent des stigmates qui témoignent de mon amour pour la liberté. Je vous hais dans votre qualité de bourreau de la liberté de penser mais je vous respecte dans votre dignité d’être. Je ne saurais vous appliquer ce châtiment de la censure, mon sens de la justice m’impose le devoir d’écouter l’autre dans sa complexité antinomique à mes principes. Vous affligez à vos victimes sans défense ni recours une censure aveugle pour plaire à tel lobby ou à tel autre courant de pensée, mais vous ne faites en réalité que renforcer et fortifier la tempête qu’engendreront les esprits libres ignorés par mépris. La révolution arrivera à cause de vos maux par les mots que vous censurez sans discernement ni demande d’explication.


Je m’oblige à la compréhension de vos craintes et de vos inimitiés afin de grandir dans mon humanisme. Je vous propose une musique des opinions composées de variété universelle et multiculturelle vous préférez l’unisson afin de pas être troublés dans vos états d’âmes mis au diapason. Amadoués par les gloires carriéristes vous n’avez pas le courage du débat et de la confrontation. Lâches vous êtes dans votre profession de censeur, tyran vous êtes dans votre attitude de juge de la liberté de penser et minable vous êtes dans l’application de vos sentences pour plaire à la pensée unique de ce système sclérosé.


Vous avez beau m’accuser de tous les maux à la mode pour justifier vos sentences virtuelles, jamais vous n'étreindrez la flamme qui est animée dans ce cœur nourri d’amour et de soif de liberté spirituelle. Tant que la sincérité de ma foi sera vivace dans mon combat pour le droit à la diversité des opinions, ni la censure ni les damnations ne pourront assécher mes mots d’amour et ma soif de justice qu’Allah m’a inspirés dans le noble Coran.


En réponse à la censure, voilà l’insolence de ma verve, par ces lettres qui traduisent ma pensée libre et irréductible, qui s’évadent dans le vent sur les champs de la liberté à travers ciel et terre. Amoureux des lettres et des mots, mes opinions seront toujours là pour incarner une vérité autre que celle de la pensée unique que l’on souhaite nous imposer. Mes opinions sont nourries par le nectar de l’Islam, par les saveurs de mes contemporains et les présents de mes prédécesseurs. Ma constance au combat par la plume est guidée par ma soif d’exister tel que je suis avec mes valeurs dans le respect de l’éthique musulmane. Entendez ces cris de damnés par votre censure appelant à la justice et à l’égalité de traitement dans la préférence et la sélection des opinions. Vous avez banni dans le silence les voix de mes opinions, je vous mets en lumière pour ne pas censurer votre trahison aux principes de la liberté d’expression dans l’espace public.


R.A

jeudi 6 août 2009

La solitude dans l’Âme

Dans ce brouillard des codes sociaux, je m’aventure dans les chemins de travers, je cherche un comptoir pour trouver oreille attentionnée à ma détresse. L’ivresse de la vie n’a de sens que dans l’exaltation d’une foi apaisée. Je cherche les liqueurs de l’amour pour mieux résister aux épreuves de la vie qui s’abattent sur ma vie de misère. Les sages me disent qu’il faut faire preuve de patience, chose que je n’ai jamais réellement su pratiquer en ces temps bousculés.

Mon désir est simple, trouver une sérénité afin de patienter jusqu’à mon tour dans cette vie de passage où les êtres sont damnés pour leur insolence à la finalité de la vie. Roder dans les ruelles de mes pensées qui ne connaissent ni limite ni obstacle, se perdre dans les croissements des opinions sur les conditions du bonheur, tel est mon destin en ces lieux propices à la dérive. Porté par un phonème que je ne saurais ni décrire ni identifier, je suis à la merci de ce guide intérieur dont je doute de sa bienséance à mon égard.

Détresse de la vie ou angoisse passagère, déprime de circonstance ou dépression prononcée, je ne sais que penser de mon état dans ces instants de solitude totale en plein cœur de ces foules que je croise dans tous les instants de la vie. Aucun regard ne peut voir ma détresse, aucun cœur ne peut sentir ma douleur viscérale, aucun esprit ne peut imaginer l’obscurité qui aspire mon âme dans les abimes de la vie. Je cherche les sagesses d’amour chez les philosophes que l’on présente comme les lumières de la vie pour tout esprit indomptable, je n’ai trouvé que plaisir linguistique dans une rhétorique des jouissances éphémères. Avec le temps ces jouissances de contingences deviennent misère et fardeau pour mon âme qui ne peut se satisfaire des pré-requis de ces postulats sans fins.

Marcher en direction de mes contemporains, pour mieux les comprendre et trouver mes réponses à mes états d’âmes sont mes passes temps pour consommer du temps à cette vie hostile à toute âme affaiblie et fragilisée par l’érosion des déceptions rencontrées. Ma tristesse est à la hauteur de ma déception, ma solitude incomprise dans cette vie n’a de réceptacle dimensionné à sa taille. J’avance chaque jour avec des larmes intérieurs que nul ne peut voir, je crie de douleur sans que personne ne puisse m’entendre et comprendre ma détresse. La solitude est devenue ma compagne de route sur ce long voyage de la vie dont je perds régulièrement le sens, tant les épreuves deviennent et paraissent insurmontables.

J’appréhende chaque instant à venir, je regrette chaque instant passé tout en ne sachant, que faire de l’instant présent que je ne sais saisir et rendre utile à ma condition. La solitude est devenue plus fidèle que mon ombre, je n’ai su la briser ni la répudier. Carapace d’un jour, tranquillité d’un instant, elle a toujours su se présenter à moi sous sa plus belle apparence, comme jalouse qu’elle ne soit trompé par un autre. Devenue amante d’une vie complexée par les explosions de contradiction interne, je n’ai plus de force pour contenir cette haine que je lui voue. Fatigué par les tourments de mon âme dans cette solitude sans faille, je me résigne à prendre la vie avec sagesse et humilité. Nonobstant mes envies de tuer cette condition d’état de mon être façonné par cette solitude, je dois lui reconnaitre sa présence à défaut de confident pour mon âme qui se réconcilie avec sa meilleure amie.

Trouver une note d’optimisme dans cette solitude immuable, voilà une étrange manière de rendre les amertumes de la vie plus supportables. Jouissance et souffrance sont les fruits de cette solitude que l’on fini par prendre comme amie malgré nous. Seul m’a foi en Allah me permet dans l’intimité de mon cœur de briser cette solitude. Si mon être vie la solitude de la compréhension des autres, mon âme a trouvée gîte et couvert dans l’espoir, la grâce et la miséricorde qu’Allah accorde à ceux qui font preuve de patience et de constance dans leur adoration en ces lieux inhospitalièrs à l’apaisement des âmes essoufflées par les aléas de la vie.


R.A

samedi 1 août 2009

L’inconscience politique des Musulmans

De puis notre berceau l’on nous chante qu’il ne faut pas faire de politique, surement un reflexe de nos parents qui eux ont vécu dans des régimes autoritaires où l’expression de la conscience politique était refoulée dans les tréfonds de leur âme. Les régimes en place, ont su exploiter nos peurs afin de mieux assoir leur domination sur nos esprits. Aujourd’hui dans nos démocraties on nous demande de nous atrophier de la nature de notre être la dimension religieuse dans l’espace public. La conscience du musulman n’est pas dissoluble dans une quelconque forme de dichotomie de circonstance. Une réalité est naissante, celle d’une jeunesse décomplexé de son identité vivant au rythme de leur foi. Hier esclave spirituel des dictâtes de régimes odieux aujourd’hui rebelle dans leur âme pour une liberté de conscience qui permet l’insoumission au matérialisme et aux fausses idéologies qui tentent de se substituer au divin. Vivre sa foi dans une prise de conscience plutôt que de la subir par héritage là ce trouve la différence entre les anciennes générations et les nouvelles générations chez les musulmans éveillés.

Nous autres occidentaux n’arrivons pas à comprendre qu’il n’y ait pas de séparation entre la « Mosquée et l’Etat » dans la conscience des musulmans. La réalité est que nous sommes en occident convaincu que la liberté de conscience a été acquise par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, si ceci est une vérité ici, elle ne l’est surement pas là bas. Tout le monde sait que la politique est la science, l'art et la manière de gouverner un Etat ou une société civile, et d'y organiser le pouvoir. Mais cette politique, quelle que soit la couleur, on ne peut envisager des projets sans que nos convictions les plus profondes nous orientent consciemment ou inconsciemment dans les choix et les orientations. Cela comprend aussi bien des affaires publiques d'un Etat que des actions mises en œuvre par les partis dans le but d'accéder ou de participer au pouvoir. Définir une politique en Islam consiste à fixer les principes et les lignes de conduite dans le but d'atteindre la justice en tout premier lieu, de déterminer les moyens nécessaires pour y parvenir. Pour nous autre musulman la politique est un outil pour tracer une voie mais elle ne peut en aucun cas être maniée sans âme et encore mois sans raison. Aujourd’hui quel est le sens de la politique par ceux qui la pratique, nous ont-ils permis d’accéder à la liberté de conscience ? Au contraire l’anesthésie générale dans lequel les masses vivent aujourd’hui n’est rien d’autre que la liberté de soumission au capitalisme aveugle, à l’assouvissement des bas instincts et à une forme de fatalisme engendrer par un consumérisme liberticide.


Il est vrai que souvent les immigrés, les défavorisés, les inclassables, la France d’en bas, se plaignent de la ghettoïsation dans lesquels la république les a parqué. Avec un peu d’analyse et de la bonne volonté on pourrait prendre notre avenir en main par un sursaut politique. Un éveil des consciences chez les jeunes musulmans permettrait une implication très forte dans le paysage médiatique et politique en France et en Europe. Il est temps que les musulmans marquent de leur empreinte leur approche de la politique avec le sens de la justice et de la générosité que l’islam nous a inculquées. Agir dans la complexité des sociétés modernes avec une sincérité empreinte de respect à l’égare de toutes les différences doit être la priorité du musulman actif dans son engagement politique et sociale.


La liberté de conscience passe avant tout par une liberté de la domination des passions internes qui nous astreignent et nous limites dans ce pouvoir de dépassement de soi que la raison permet à l’homme. Les musulmans ont été conditionnés et vivent dans cette inconscience de l’utilité de la politique. Ce n’est pas des exemples de viabilités qui manquent pour illustrer la bonne intelligence entre la marche spirituelle et profane dans l’action politique. L’essence de la politique, chez les musulmans, réside dans la conscience de la responsabilité de l’homme en tant que comptable devant Allah pour mener à bien les affaires des hommes.


La séparation des Eglises et de l'Etat associée à la liberté de conscience (loi de 1905 pour la France) n’est pas une vérité transcendante. Supposons que ce soit une vérité pour l’église, peut on généraliser en faisant une généralité hâtive en affirmant qu’une église vaut une synagogue, une mosquée ou un temple… la séparation de l’église et de l’état n’est elle pas une spécificité Française ? Cette spécificité est elle immuable ? Est ce pour autant que les autres pays ne disposent pas de liberté de conscience ? Il ne faut pas se leurrer en pensant que la liberté de conscience est liée à la séparation de l’église et de l’état. La liberté de conscience ne peut elle être acquise qu’à travers le prisme de la séparation du spirituel et du profane ? La réponse est loin d’être évidente et simple si l’on prend la diversité des cultures et des histoires propre à chaque peuple et civilisation. L’Islam avec son approche unique du profane et du spirituel est la seule alchimie permettant d’unifier des peuples venant d’origine très diverse.


L’inconscience politique des musulmans est l’un des handicapes majeurs des générations à venir. En réalité en nous privant de politique on nous prive d’une partie de notre conscience religieuse. L’expression de la politique chez les musulmans ne peut en aucun cas se dissocier de leur foi qui est l’élément moteur de leur vie. Il est temps que les musulmans se réapproprient les arcanes de la politique dans le respect de l’éthique musulmane afin de devenir incontournable sur toutes les scènes de la société. La politique doit être ce qu’est la plume à l’écrivain pour le musulman.


Presque tous les pouvoirs politiques considèrent que l'islam est un danger pour leur stabilité et leur pérénnité. Ce qui peut se comprendre dans le sens ou l'islam dénonce avec force sans détour leur injustice et leur cupidité. Les musulmans éveillés représentent pour eux un danger s'ils deviennent trop nombreux, car ils ne sont pas aussi facilement manipulables. Encourager ou soutenir les efforts de stigmatisation et d’inhibassions de la conscience politique chez les musulmans, est un moyen pour les gouvernants d'annihiler tout esprit de rébellion par la promesse d'un lendemain meilleur sans la conscience politique qui pour eux en réalité n’est rien d’autre que la séparation du spirituel et du profane.


La conscience politique lorsqu’elle est présente chez les musulmans un atout sans équivalent dans la promulgation d’une société juste et équitable pour tous les citoyens sans distinction de particularisme. Il est évident que toute liberté si il y a, elle doit être conditionnée par le respect, sans quoi ce n'est que haine.


R.A

dimanche 12 juillet 2009

PKK et Généraux Turcs même combat



Les luttes fratricides entre le PKK et l’armé Turc relèvent de l’absurdité quand on sait le brassage ethnique qui compose cette région géographique depuis la nuit des temps. L’armé turc est elle-même composée de jeunes kurdes au sein de ses troupes, des familles composées kurde-turc vivent en paix et en harmonie depuis des siècles. Des frères de sang s’affrontent jusqu'à la mort au nom de la patrie (Vatan) pour les uns et de la Nation (Dawlet mâ) pour les autres. Le comble dans cette mise en scène de part et d’autre c’est que les morts sont considérés comme des Martyres (Sheite). Que de gâchis pour ces « Martyres » du Kémalisme et du Marxisme. Les kurdes du PKK sont manipulés par les russes et soutenus par certains pays européens au nom soit disant des droits de l’homme alors que la Turquie est devenue le paillasson des Américains et la base arrière et le soutien sans faille d’Israël.



Le manque de liberté des minorités Kurdes et l’extrême pauvreté est l’une des causes qui a fait que des jeunes kurdes par désespoir ont rejoints les rangs de ces combattants de l’utopie et de l’athéisme marxiste et léniniste. Soutenir les généraux de l’armée Turque ou le PKK c’est choisir entre mourir par la piqûre d’une méduse ou par le venin d’un cobra.



Depuis la chute de l’empire Ottoman, l’instabilité de la région n’a cessé de se dégrader. Entre les prédateurs assoiffés des richesses naturelles que regorgent cette région et les idéologues prosélytes du marxisme et d’un communisme d’un autre âge. Les victimes de cette guerre, sans fin et sans nom, sont les innocents qui ne réclament que la paix et la tranquillité pour subvenir à leur quotidien très difficile et frappé par la misère. Cette région longtemps délaissée par le pouvoir central Turc au détriment du centre et surtout de l’ouest est un vivier pour les partisans du PKK. Si on souhaite arrêter cette hémorragie, il faut revenir à l’Islam qui est la seule solution pour unifier et permettre l’harmonie entre ces peuples dont on creuse les différences pour qu’ils s’haïssent chaque jour un peu plus. On se doit de revenir à l’essentiel comme le dit si bien le Hadith d’après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah (sav) a dit: Ne vous détestez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres et ne concevez pas de l'inimitié les uns contre les autres. Soyez, ô serviteurs d'Allah, comme des frères. Il n'est pas licite qu'un musulman rompt avec son coreligionnaire au-delà de trois jours.



La seule solution pour les kurdes et les turques, c’est de revenir aux valeurs unificatrices de l’Islam. La valeur d’un être auprès d’Allah ne dépend pas de sa nationalité, ni de sa race, ni de sa couleur mais seulement de la piété qui sera le critérium dans la balance pour répartir les âmes. Allah nous informe dans le Coran S49/ V13 :« Le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est le plus pieux ». Il faut que la Foi prenne le dessus du nationalisme, que les références réciproques soient mises en avant plutôt que d’accentuer les différences ethniques. Nous avons tant de chose en commun que ces luttes, initiées et entretenues par des réflexes néocolonialistes « diviser pour mieux régner », nous vident de notre essence et du ferment qui nous a rendus monolithique. Si les esprits se cristallisent et que les cœurs s’endurcissent dans une course effrénée au nationalisme alors nous courons à notre perte réciproque. Les larmes de nos parents rejoindront les fleuves formés par le sang de nos enfants manipulés et instrumentalisés. La douleur des parents, brisés dans leur être et dans leur cœur, qui ont perdu un être cher, ne pourra être colmatée que par une foi en Allah sincère où l’acte du pardon est le panache des cœurs humbles et résolus dans l’obtention de l’agrément d’Allah.



Le PKK comme les généraux Turcs sont très loin des aspirations du peuple qui ne souhaite qu’une chose ; de vivre en paix dans un monde de liberté, où l’esprit et la raison se retrouvent dans un cœur en quête des valeurs qui ont fait la grandeur de l’empire Ottoman grâce à leur dévouement pour l’Islam et ses nobles principes universels.

R.A

mercredi 1 juillet 2009

La Terre de mes Lettres



Aujourd’hui je retourne sur mon terrain de prédilection où la terre est rude et l’angoisse de se retrouver ébloui par la blancheur est omniprésente. Les recoins sont abruptes et donnent une vue imprenable sur le vide. Je prends mes distances avec une marge de sécurité afin d’éviter tout débordement. J’appréhende chacune de mes visites, sur ces parcelles accolées où la récolte est toujours incertaine malgré mes sacrifices. Ne pas perdre pied c’est mon obstination de tous les instants, face à la difficulté de l’exercice.

Les anciens m’ont averti que bien de mes prédécesseurs se sont tués à la tâche. Mes amis mon mis en garde sur l’exigence d’un tel défis dont seul les braves et les téméraires en reviennent. Je suis face à mon destin, semer pour exister, semer pour vivre, mais surtout, semer l’amour qui est en moi. Je sélectionne mes mots tel le paysan avec ses graines afin d’avoir une moisson à la hauteur de son effort. Je mesure le poids de mes mots pour ne pas tomber dans la légèreté et être emporter par le vent. Préserver le cœur de mon prochain c’est mon devoir. Eparpiller les graines de la fécondité des lettres pour rendre mes idées plus nourricière c’est mon souci.

Je travaille mes lettres afin d’offrir le meilleur de moi-même pour partager la vie d’un dur labeur. Mon pas est cadencé par le rythme de mes inspirations, qui mêlent mon angoisse de la faute et mon assurance du devoir. Observe l’homme labourer sa terre, admire le geste du semencier, regarde les graines de la vie et de la discorde des opinions retomber dans ces lignes fendues par la main de l’homme, voilà une chorégraphie qui mérite l’admiration et la modestie. Vivre sa vie dans cette terre hostile pour en faire un présent de lettre afin de l’offrir à son prochain, sans remord et sans regret, c’est la quintessence de l’homme. Inscrire de son empreinte la scène de la vie, tel est l’enjeu pour ceux qui aiment le partage de l’histoire la vie.

Penser, réfléchir, se remettre en question, douter pour mieux se convaincre et convaincre, tel est la discipline du baroudeur dans cette espace d’expression de l’esprit et du cœur. Se confronter à la rudesse de la terre pour savourer les fruits de son labeur, quoi de plus noble pour l’homme de lettre. Vivre dans l’incertitude de la récompense c’est le point commun entre le paysan et l’écrivain. Le premier entretien le présent alors que le second marquera le futur dans un passé proche, la singularité de l’un déteint sur l’originalité de l’autre.

Travailler pour l’amour d’Allah, écrire par passion, voilà une raison de croire dans la grandeur du destin de l’homme. Douter de ses convictions propres, accorder le bénéfice du doute à la verve de l’autre, c’est grandir dans notre humanisme. Lorsque la brume envahit les esprits, le regard de l’autre se transforme en des mots acérer qui me rappel la fragilité de la tolérance lorsque je sors des sentiers-battus de cette société des apparences. Gagner la terre pour la dompter n’est que folie pour celui qui croît en la puissance de l’Homme. Faire sienne la récompense de son travail n’est qu’inconscience et ingratitude tellement les paramètres de la réussite son multiple et incertaine. Je puise dans cette source intarissable qu’est ma pensé pour lutter contre la sécheresse de mes inspirations à mi-chemin.

Cultiver dans la diversité des champs pour mieux connaître les hommes c’est le devoir de chacun. Goûter au fruit de la passion des amoureux de la vie et de l’espérance, c’est le droit de tous. Penser sa liberté c’est la vivre dans l’instant présent, se battre pour sa liberté c’est rendre hommage à la vie. Lutter contre l’ingratitude et l’orgueil est le devoir du croyant face à son créateur. Vivre dans l’ignorance de ce dernier c’est renoncer à l’amour de la vie et à l’espoir de l’éternité. Quelle triste fin non ?

Je me prends à rêver d’un jour où l’homme aura atteint une maturité marqué d’humanisme et de respect. Etre différent c’est participer à la composition florale des esprits et des cœurs qui font la beauté de l’Humanité et de la vie. S’ouvrir sans crainte et préjugé pour mieux embrasser la sensibilité des autres c’est honorer la dignité qu’Allah a donné aux des Hommes. Préserver et contribuer à la terre des lettres c’est transmettre le relai d’une histoire commune où la vie ne s’abreuve que d’amour pour laisser au temps le devoir d’effacer sans oublier les erreurs de l’existence. Puisse Allah accepter ces lettres que je souhaite inscrire dans ces terres qui ne sont que lieu de rencontre et de passage.

Rapprocher les cœurs des extrêmes est le devoir de tout humaniste engagé croyant ou non croyant. Donner la parole à son ennemi pour entendre ses revendications et ses tourments incitera respect quelque soit notre terre d’appartenance ou d’origine. Graver dans les cœurs les valeurs universelles que l’Islam nous enseigne est préférable aux stèles gravées par les Hommes pour se faire bonne conscience. Si je dois mourir pour la terre de mes convictions, que les Lettres de mon Seigneur soient lues, pour apaiser mon âme qui sera libéré de son fardeau de la vie.

R.A