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jeudi 15 février 2018

Invictus




Dans les ténèbres qui t’enserrent,
Tu vis ton jihad infini à l’épreuve,
Tu es la cible de tous les lâches, 

Qui se sentent violés par ton intelligence,
Ton seul crime ! L’influence de ta présence !
Dans cette société qui se meure...  

Tu les déranges par ta prestance,
Tu les exacerbes par ta finesse,
Tu les déroutes par ton éloquence ...

Objet de désir, tu es victime de la presse  
Ton charisme sans mot dire à l’évidence !
Fait de toi une proie à l’éminence.    

Ils veulent ton silence à jamais,
Ils espèrent t’enterrer au plus vite,
Coupable idéale fait de mythes,

Présomption d’innocence à la farce     
Les voilà ces faussaires si fugaces
Pour te mener au buché de l’inquisition.

Ceux qui ont eu l’honneur de te connaitre,
Savent que cette machination est à dessein,
Nul doute que la vérité comblera ton destin,

Prisonnier politique aux mains de ces félins,
Justice viendra, de plus belle, pour renaitre,  
Telle une étoile qui brille dans les ténèbres.    
  
Sache que tes graines sont dans les cœurs,
Fertiles réserves pour combattre l’injustice,
Tu es la voie de la Palestine occupée,

Le cauchemar des dirigeants qui ont peur,
Le porte-parole des opprimés stigmatisés, 
Sache que tu resteras à jamais une référence.    

Dans ces cruelles circonstances,
De tes amis il ne reste que les véridiques
Sans larmes, meurtri par l’existence,

Tu es là, clamant ton innocence,
À des sourds à la haine hystérique,
Dans cette mascarade sans nuance.   

Aux mains de tes bourreaux infâmes,
En ce lieu de colère et de pleur,
Se profile l’ombre de ta mise à mort,

Je ne sais ce que te réserve le destin,
Tu es libre par l’esprit et par ton âme
Ta résistance pour nous vaut de l’or.  

Je rends grâce à Allah pour cette foi,
Qui nous anime malgré nos faiblesses,
Rendant nos âmes invincibles et fières.

À travers toi leurs combats en coulisse, 
C'est l'Islam qu’ils attaquent sans cesse,
Oubliant que nous sommes les lierres.   

R.A 

mardi 13 février 2018

Coupable !


Coupable d'être béjaune plein d'aise
- J'ai reçu l'écume du passé
Coupable d'être française
- J'ai reçu la vindicte sans pitié
    
Coupable d'être une cigale
- J'ai choisi mes ailes
Coupable d'être fraternel
- J'ai choisi d'être fidèle


Coupable d'être éclatante
- J'ai choisi la pudeur sans parade
Coupable d'être résistante
- J'ai choisi mon Jihad

Coupable d'être aimée
- J'ai hanté la fachosphère 
Coupable d'être animée
- J'ai partager ma sphère 

Coupable de cristalliser les haines 
- J'ai choisi le silence impétueux 
Coupable d'être à la vingtaine
- J'ai en moi des maux capiteux        

Coupable d'être plein de foi
- J'ai choisi l'Islam à la diane  
Coupable d'être musulmane
- J'ai choisi ma voie

Coupable d'être visible
- J'ai choisi le paisible
Coupable d'être angélique
- J'ai dardé le maléfique 

Coupable d'être une immigrée  
D'être une femme syrienne
Coupable d'être citoyenne
D'être une voilée enluminée 

Coupable d'aimer
De vouloir chanter
Coupable de briller
D'espérer exister  

Oui coupable auprès des envieux
De vous offrir un visage loin des préjugés
Oui coupable mille fois à vos yeux
De vous aimer pour Allah sans clergé

Dans le silence de l'Injustice 
S’évanouit derechef la Justice
Coupable dans cette lice
Coupable de rester complice.
 
R.A

lundi 12 février 2018

À mes lèvres



Il a ces secrets qui se cristallisent de mystère,
Comme un amour éternel de vers conçu,
Que le miroir de l'aimée se doit de taire,
Afin que perdure l'indicible à la vue...

Sur le lit, des amants au temps inaperçu,
Tout est jouissance, loin des âmes solitaires,
Là où, l'innocence du ciel embrasse de plaisir la terre,
Là où, l'insolence d'aimer dévore les frissons reçus.

De l'aria, aux jardins, je retiens ses mots tendres.
De Paris, aux ruelles sans fin, je retiens sa douceur.
Aujourd'hui une page distraite qui se tourne sans attendre,
Mon cœur à mes lèvres, ce murmure d'amour derrière ses pas.

Comme un serment entres damnés, pieusement fidèle,
L'espoir en secret fait vivre le pacte, confié aux cieux sous les ailes.
Folie de braise que ni le temps, ni la distance ne peuvent détruire,
En attendant que la mort à jamais unis à l'Éden sans détour.

R.A

samedi 10 février 2018

#Free Tariq Ramadan


Le comité de soutien « Free Tariq Ramadan » demande la libération immédiate de Tariq Ramadan et le droit à un procès équitable

Paris (10 Février, 2018) - La campagne « Free Tariq Ramadan » (Libérez Tariq Ramadan) condamne catégoriquement la détention pour une durée indéterminée du Professeur Ramadan, ainsi que le refus injuste de lui accorder une procédure régulière. Professeur Ramadan n’a encore été reconnu coupable d’aucun crime et nous demandons sa libération immédiate. Il existe un certain nombre d’indications selon lesquelles la poursuite pénale dont il est la cible a, en réalité, des motivations politiques. La thèse de l'accusation française repose sur des allégations non fondées et des preuves peu convaincantes.

Depuis le vendredi 2 février, le Pr Ramadan est détenu dans une cellule en isolement dans l’aile de haute sécurité de la prison Fleury-Mérogis à Paris. Depuis le mercredi dernier, 31 Janvier, lorsque Pr Ramadan s’est rendu de plein gré au poste de police à Paris pour répondre aux questions des enquêteurs concernant cette affaire, sa famille s’est vue refuser le droit d’accès pour lui rendre visite physiquement, voire même d’avoir un contact téléphonique.

On ne sait pas encore quand la famille du Pr Ramadan se verra octroyer un permis de visite ou d’appel téléphonique afin de pouvoir communiquer avec lui et s’enquérir de son état.
Lors de l’audience de mardi, Pr Ramadan a été condamné par un juge à une détention à durée indéterminée, tandis que l’accusation continue de monter son dossier à charge.
L’accusation soutient que sa remise en liberté présente un risque de fuite et a donc eu recours à l’option extrême de le maintenir emprisonné malgré la coopération manifeste dont il a fait preuve jusqu’à présent. Il s’est rendu en France il y a plus d’une semaine pour rencontrer les enquêteurs, pleinement confiant en son innocence. En dépit de sa bonne volonté et de sa confiance dans le système, le juge n’a apparemment pas envisagé d’autres alternatives, telles qu’un dispositif de surveillance électronique et d’assignation à résidence, qui auraient pu permettre d’assurer sa présence en France le temps de l’enquête.
Ce traitement particulièrement sévère et inhabituel souligne davantage le caractère politisé de cette affaire.

Le dossier de l'accusation repose sur des allégations non fondées formulées par des accusatrices aux motivations discutables. L'équipe juridique du professeur Ramadan a déjà présenté un certain nombre de preuves qui remettent leurs récits en question. Il s’agit par exemple d’une déclaration de l'une des deux plaignantes, connue sous le nom de "Christelle", selon laquelle un viol présumé aurait eu lieu dans un hôtel de Lyon dans l'après-midi du 9 octobre 2009. En réponse, l'avocat de la défense du professeur Ramadan a fourni un billet d’avion indiquant que le vol du Pr Ramadan n’a atterri à Lyon qu’à 18h35.

Bien que cet élément de preuve ait été fourni à la police française par l’avocat du professeur Ramadan et que celle-ci ait confirmé l’avoir reçu, les enquêteurs ont prétendu de manière suspicieuse qu’il « manquait » au dossier parce qu’il a été « perdu ». Cette divergence majeure, qui remet en cause le récit de « Christelle », ne semble donc pas avoir été prise en considération, ni dans la décision d’engager des poursuites, ni dans la décision des juges de continuer à maintenir injustement le professeur Ramadan en détention. Comment se fait-il qu’à aucun moment la police n’ait mené d’enquête sur cette pièce maîtresse ? Comment une telle pièce peut disparaître puis réapparaître sans que cela suscite ni interrogations ni investigations?

Cela ne peut que semer le trouble et questionner les motivations et la probité de l’enquête.
Un autre fait problématique concerne la rencontre de "Christelle" avec un magistrat français de haut rang en 2009 dans l'intention apparente de porter plainte contre le professeur Ramadan, avec l'aide de Caroline Fourest, islamophobe notoire. Le magistrat de haut rang, Michel Debacq a été présenté à « Christelle » par l’entremise d’Antoine Sfeir, politologue, spécialiste du Moyen-Orient. Il s’était illustré par le procès pour diffamation que lui avait intenté Tariq Ramadan en 2002. Depuis cette époque, il voue à Tariq Ramadan une haine viscérale.

Le juge Debacq semble donc avoir agi de connivence avec Sfeir, Fourest et Christelle, de manière contraire à l’éthique dans cette affaire qui remonte à 2009 contre le professeur Ramadan. Cette suspicion vient notamment du fait que Debacq, qui siège désormais à la Cour de cassation, n'a pas révélé son implication avec "Christelle" dans cette affaire, ce qui est illégal selon la loi française. Cela soulève des interrogations quant à la capacité du tribunal français à agir en tant qu'arbitre neutre dans cette affaire.

Un autre problème majeur dans affaire concerne Henda Ayari, l'autre accusatrice. Ayari prétend qu'elle aurait été violée en avril 2012. Mais les messages Facebook présentés par la défense révèlent qu'Ayari a écrit 280 fois au professeur Ramadan sur Facebook entre juin et août 2014, soit plus de deux ans après l'incident présumé.

Ayari a récemment admis dans les médias français qu'elle avait bel et bien envoyé ces messages via un deuxième compte Facebook qu'elle avait créé - après que le Pr Ramadan avait bloqué son premier compte parce qu'elle le harcelait - dans l'espoir de le séduire et le piéger. Ces récentes révélations pourraient expliquer pourquoi Ayari ne s'est pas présentée lorsque la police française l'a convoquée la semaine dernière.

Ces faits soulèvent donc de sérieuses questions à la fois sur la manière dont l'enquête est menée ainsi que sur la véracité des allégations. Pourtant, un certain nombre d’accusations et de distorsions non fondées sont avancées par l'accusation et ses alliés dans les médias grand public pour calomnier le professeur Ramadan.

L’implication malveillante des médias dans cette campagne a été particulièrement préjudiciable. Ces derniers continuent à colporter la désinformation et à répéter textuellement les soi-disant « preuves » détenues par les procureurs sans prendre la peine de vérifier leurs affirmations. Ceci comprend:
• L’affirmation de source inconnue rapportée dans les médias selon laquelle le professeur Ramadan aurait un passeport égyptien qu’il pourrait utiliser pour fuir en Egypte. Le professeur Ramadan ne détient pas de passeport égyptien et est exclusivement citoyen suisse.
• L’affirmation de source inconnue rapportée dans les médias selon laquelle le professeur Ramadan n'est « pas le bienvenu » au Qatar, ce qui est faux.
• La fausse révélation indiquant que "Christelle" a identifié une cicatrice située sur la région de l'aine du professeur Ramadan et qu'il aurait confirmé avoir eu, ne s’est jamais produite.
• L’impression que l’accusation a accumulé énormément de preuves, y compris les messages échangés entre le Pr Ramadan et ses accusatrices : en réalité, les preuves fournies par la défense ont révélé que c'était Ayari qui envoyait des centaines de messages au professeur Ramadan deux ans après la date du prétendu viol, en plus de l’aveu récent de son intention de le séduire et de le piéger. "Christelle", de son côté, prétend avoir perdu son téléphone portable et n'a donc accès, commodément, à aucun des supposés messages originaux échangés en 2009.

Dans des circonstances ordinaires, une affaire aussi faible aurait été probablement rejetée. Cependant, même dans le cas où l'accusation souhaiterait poursuivre son enquête, la manière avec laquelle le professeur Ramadan est contraint à rester derrière les barreaux malgré sa coopération indéniable avec les enquêteurs, la mauvaise gestion des preuves disculpatoires solides et la collusion manifeste entre les médias qui colportent les récits de l'accusation indiquent clairement que la procédure régulière lui a été refusée.

Après avoir été vilipendé, réprimé et attaqué pendant des décennies par des politiciens de haut rang en tant qu’« ennemi musulman » de la France, il n’est guère surprenant que les autorités soient tentées d’abattre politiquement un féroce critique des politiques injustes du gouvernement français envers les démunis, les musulmans, les immigrés ainsi que les victimes de la domination coloniale.
Il est évident que les forces antimusulmanes, représentées par des médias puissants, des institutions politiques et des islamophobes comme Caroline Fourest – qui, répétons-le, ont violemment fait campagne contre le professeur Ramadan pendant des années – sont directement liées à cette tentative abjecte de le détruire. Le professeur Ramadan a été une voix pour des millions d’individus privés de leurs droits, y compris des musulmans, dans le monde entier. Puisque l’œuvre de sa vie a été de défendre les causes de la justice, de la coexistence et de la compréhension mutuelle, il semble que ses ennemis aient cherché à détourner un mouvement de femmes de sa cause louable et à ternir la réputation d'un savant renommé, pour leurs sombres desseins.

Tant que le professeur Ramadan demeure injustement incarcéré sur la base de fausses accusations, nous exhortons les groupes de défense des droits de l'homme et des droits civiques du monde entier à condamner cette affaire politiquement motivée, et exigeons sa libération immédiate ainsi que son droit à une procédure régulière.

[FIN]
https://www.freetariqramadan.com/news-updates/

vendredi 9 février 2018

Murmure du silence


L'amour nous emporte tel un jeune feuillage,
Auguré à l'aune d'un sentiment né de l'instant,
En silence, ce murmure de tant de je t'aime tant,
Par ce cœur, à court de mot, embrassant la candeur de l'age ...

J'imagine cette lumière éclatante sur ton visage,
Au petit matin, mon âme consumant de toi sa fièvre,
Écoute le battement de ton cœur invitant mes lèvres ... 
J'en frissonne, à mesure, au parfum de ton élan ...

Je rêve encore de ce bouquet d'amour à notre mariage,
Préludant ta douceur à nue plein de fraîcheur de coquillage ...
Entends-tu la brise invitant à nous blottir de tendresse à en frémir,
Oui, je sais, il se fait tard, n'est-ce pas un délice, d'être seul sur la terre,

L'un à l'autre, regard de braise, sans mot, juste avide de désir ...
Il suffit d'un baiser délicat pour que se lève la paupière ;
Révélant une lueur de présence infini avec un long soupir,
Trahi par ce sourire impatient de se joindre au mystère.

R.A

jeudi 8 février 2018

Beauté d'ambre





As-tu vu ce regard ?
Ce visage sublime,
Cette peau de soie noir
Beauté incarnée !

As-tu vu sa silhouette ?
Élancé tel un cyprès,
Majestueuse de grâce,
Aux couleurs de la vie,

As-tu vu sa sensualité ?
Ce corps sculpté, taillé
À la douceur renversante,
Merveille de la nature !

Désiré, éclat de la savane,
À l'assurance d'une lionne,
À la beauté foudroyante,
Nul cœur ne peut résister,

Femme à la chair obscure,
Fruit mûr à la chair ferme,
Sombres extases du vin noir,
Qui t'admire connaît l'ivresse,

Femme noire, athlète
Gazelle aux attaches célestes,
Les perles sur ta peau sont étoiles,
Délice des rêves à l'esprit,

Femme noire, le jour mes yeux t'embrassent,
Je chante encore ta beauté exquise qui passe,
Sublime sont tes formes lascives uniques,
Femme noire, la nuit mes vers te célèbrent.

R.A

mercredi 7 février 2018

Romance


Sur nos premiers pas, je t'emmènerai,
Là où, nos regards encore se croisaient
Sous les cieux aimants, où s'éperlaient
Sentiment et passion, de mots épelaient...

J'espérerai de braise retrouver l'amour
Pour célébrer et rattraper ces semaines
Perdues, noyer de chagrin qui mène
Vers l'horizon au bonheur qui se savoure...

Je te reposerai les mêmes questions encore,
Et j'attendrai de tes lèvres le murmure du temps,
Et j'embraserai tout de toi, non mécontent,
D'avoir volé, encore un peu, de destin qui s'édulcore...

Comme au premier baiser, le ciel grondant,
Je porterai le fardeau de notre inconscience,
Je scellerai ton cœur à jamais de sa conscience,
Afin de préserver la romance des amants ...

R.A

L'attente



Il y a ces instants impossibles, désirés
Qui attendent, inespérés , ô printemps
Pourquoi me faire languir par ta durée ?
En toi réside ce que ma passion adorée,
À l'ombre, de grain filant, je l'attends ...

Ton destin effleuré ne me sourit guère,
Emprisonné par l'hiver qui me voit;
Je rêve encore de tes soies éphémères,
À espérer durant l'année entière
Une bobine, à revivre, rien qu'une fois...

Du bonheur je n'ai vécu qu'étincelle,
Volée à la providence, à l'œil
De l'automne qui m'afflige une vie sans elle,
Raison pour laquelle les joies universelles,
M'accablent alors que mon âme vit son deuil.

Esseulé dans ma solitude, elle me quitte,
Tel l'alizé emportant le parfum de l'oranger,
Mon âme cherche son cœur parti si vite,
Réduit à l'effeuillage de la marguerite,
Et deviner si le "je t'aime" est en danger ...

R.A

Sylphide



Aujourd'hui mes yeux eurent brillé devant Sylphide,
J'eus le plaisir d'admirer ses collines callipyges invitant à l'ode.
Je n'eus pas résister tomber du ciel telle une offrande,
À la vérité nu de ce corps, ma foi frémit malgré mon égide.

Qui put feindre pareille art, charnel quand bien même ingénus,
Devant cet éclat du sublime à vouloir baisser la paupière ;
Je ne pus une fois touché sans admirer la forme tout entière
Qui à l'évidence ôte la grisaille de la pudeur mal venus.

Sybarite assumé, ces modestes proses, t'honorent ô merveille
De ces quelques mots, de vers célestes au parfum d'Ève.
Voilà un instant, un plaisir qui n'eût de beauté pareille,
Qui de fait, égraina l'art même d'esquisse lascive ;

Magnifiant les alcôves de ma confidence à l'entre chambre,
Émaillé de mille et un secrets rosés, fût de divins baisers,
À la vue intime dévoilée de la fleur émincer,
J'eus craindre mon cœur pâmer de ses fossettes d'ambres.

R.A

mardi 6 février 2018

Secret du silence


Il y a ces secrets que l'on ne peut dire
Il y a ces silences des larmes à la vertu,
Inondant les cicatrices de sourires,
Là où le destin est allé à jamais écrire
À mon registre l'aveu brûlant que j'ai tu.

J'aurais aimé babiller, jouer ensemble,
Mais du présent rien ne m'est permis,
Sans que de réalité mon âme tremble
À lire le passé qui nous rassemble,
Mesurer combien nous avons été amis.

Le temps, de nous, n'a plus l'heure,
Les grains d'en haut sont tombés bas,
Du vécu de la passion qui se meure,
Peut-être une once de nous demeure,
Même si le rêve à lui seul ne suffit pas.

Entre nous, tant de maux involontaires,
Tant d'images en miroir qui ont déplu,
Abîmant le jardin, les fruits, de la terre
Faisant de la vie une ombre solitaire,
Où se dessine un monde sans élu.

Malgré cela la patience a fini par éclore,
Pour faire de l'amour une lyre chantant
Éveillant le désir du parfum de l'aurore
Pour savourer un dernier vol encore
Dans les cieux des amants dérobant le temps.

R.A

Et pourtant



Et pourtant, il y a cette douleur toujours plus forte ...

Ivre de toi, tout semble si beau, même le bouge,
La banalité ici respire un luxe miraculeux,
Où l'indifférence en devient presque fabuleux,
De vers de vin, mon esprit se gorge de sa vapeur rouge,
Telle la lune éméchée dans un ciel cramoisi et nébuleux...

Et pourtant, il y a cette douleur toujours plus forte ...

Qui oblige l'opium à secourir l'âme de l'infinité,
Repousser les murs d'un espace sans bornes,
Élargir toujours et davantage l'illimité,
Diluer le temps, creuser la douceur et la volupté,
Là où la jouissance est noires et mornes.

Et pourtant, il y a cette douleur toujours plus forte ..


Au creux de cette poitrine prête à la mer,
Chargé du fardeau de l'être, au-delà de sa capacité ...
Mais rien de cela n'est comparable au poison qui découle
De tes yeux à mes songes qui s'agglutinent en foule
Pour se désaltérer dans ces abysses amers.

Et pourtant, il y a cette douleur toujours plus forte ...

Mais rien est à la mesure de ton baiser prodige
De tes lèvres suaves, irrésistibles, qui mord ...
Qui à l'ombre des cieux plonge mon âme sans remord,
Dans l'oubli tout en charriant mon vertige,
Sur les vagues de la passion aux rives de la mort !

R.A

L'ardent désir



Il y a ces instants, où je n'ai su te dire l'ardent désir de mon cœur,

Il y a ces moments, où je n'ai su te dire la folie de ma passion qui habite mon âme

Ma folie, ma passion, mon désir se nomme :

« Je t'aime » comme le jasmin.
« Je t'aime » comme la rose.
« Je t'aime » comme ces parfums exotiques.
« Je t'aime » comme ce phalène qui vole vers les flammes.« Je t'aime » comme ce caïque qui embrasse l'océan, la mer agitée. 


Comment te dire simplement « je t'aime » sans allusion, sans métaphore ?

J'ai peur de te faire fuir par le poids de mes mots, la dose de l'intensité, de la simplicité,

Il m'est plus facile de te dire « Je t'aime » comme autant d'étoiles qui accompagnent la nuit céleste, la lune majestueuse.


Dans ma ville attristée, sur les toits de Paris, sans que je puisse te murmurer un « je t'aime »

J'ai tissé pour toi sept ciels de poésie sur les tapis d'orient,

Dans l'apside de chaque ciel, il y a ces vers qui me renvoie l'image de ton visage.

Tel un ascète en prière reclus dans son monastère, je suis ivre de tes souvenirs,
comme l'amant que le vin ne peut consoler. 

J'ai parcouru mille fois le tour de mon chapelet, de toi, je comble l'infini étendu de mon désert, de mon âme. 


Lorsque ma plume se lève pour t'écrire, le soleil se refroidit

Et les temples entonnent des chants religieux qui décomposent mon cœur de regrets

Lorsque mon encre coule sur la pointe de ma plume amoureuse pour te dire mon secret,

La terre se pétrie, se compose avec la pluie de mon chagrin,

Le ciel étale les couleurs à l'image de tes yeux qui animent encore le cœur de mes souvenirs...

R.A

lundi 5 février 2018

Ah si j'étais



Ah si j'étais au crépuscule l'alizé qui
Parfois à le bonheur de caresser tes joues,

Ah si j'étais au petit matin cette lueur qui
Parfois brille dans le noir de tes prunelles,

Ah si j'étais à midi cette ombre qui
Parfois se retrouve seul avec toi pour un bonheur intime,

Ah si j'étais le soir ce pincement qui
Parfois embrasse ta poitrine, ou oscille près de ton cœur,

Ah si j'étais la nuit ce papillon qui
Parfois se pose pour un baiser à nu sur ton épaule avant le bain,

Ah si j'étais à jamais ce grain qui
Parfois se révèle de beauté près de ton décolleté ...

Ah si j'étais ce privilège de soie qui
Parfois comme jamais profite de ta douceur à nu sur ton corps ...

Ah si j'étais ce «si» je serais ce «Ah» qui
Parfois révèle le bonheur d'être à tes côté...

R.A

Tes velours



Souviens toi, près de la plage,
Au fil de nos pages
Écrit sur le sable fin,
Mon cœur de toi avait si faim...

Mon regard dans tes yeux,
J'avais gravit les sept cieux,
Au contact de tes lèvres,
Mon désire savourait ce baiser,

De délices suaves de braisière...
Même ange ! comment résister ?
À ta sensualité lascive,
Qui fessait de ma passion une captive,

Enchaînée à jamais à ton âme ...
Me voilà que je me consume,
De ces braises qui m'enflamme,
À tes souvenirs, mon esprit te hume,

Une colombe me salut dans mes altitudes,
Telle une invocation, une prière de finitude,
Je souris aux anges, heureux dans ma solitude,
De voir ton sourire égayer mon cœur timide.

Grâce à la pluie parfumée de l'amour,
Quand bien même tu es absente,
Dans mon jardin riche en absinthe,
Ma rose à ton nom honore tes velours.

R.A

Solitaire


Me voilà libre tel un solitaire !
De ce vide que tu as laissé en l'air,
Sais-tu depuis ? Qu'à ma fenêtre,
Trop de toi me hante dans mon être.

Le temps filant, j'ai le sentiment
Que tu me manques d'avantage,
Que vais je devenir sans ta page ?
Dans cet océan perdu des amants ...

Tant de fois, je t'ai vu, au loin venir,
Mes compagnons, mes souvenirs ...
Pour que la nuit soit sans remord,
Encore ce soir, je serai de chagrin ivre mort.

De mon recoin isolé, heureux ;
Je savoure ce délice admirable ...
Qui malgré ce parfum semblable
Me rend toujours aussi amoureux !

Lorsque le ciel se déchire,
Invitant le désir à s'assouvir,
Je n'ai que foi pour me tenir,
Lorsque la raison n'a mot dire...

Penché sur le vide de ce puits,
Cachée dans mon cœur d'elle,
Je l'admire assis sur la margelle,
Sans que, de la toucher, je ne puis ...

Au souvenir fait de tendresse,
Mon cœur au bord des lèvres, de se délier,
Par la plume de l'âme éplorée à réconcilier,
Devant cette passion à l'horizon d'ivresse.

R.A

vendredi 2 février 2018

Ivresse




Ô pleine lune splendide !
Que de rêve admiré par bride,
Que de jar à vin vidé en vain,
Pour l'éphémère bonheur divin !

Loin de Désiré, que de torture,
Que d'humeur en calenture,
À la lueur cramoisie du matin
Révélant les mirages lointains !

Du haut de mes vertiges, sans ailes,
Mon cœur se balance dans ce ciel,
Où l'âme vit de plaisir parallèle,
Pour un instant volé fait de miel,

Dans le Gange, ma passion nageant,
J'ai perdu, de ma vertu , un pan
Ni raison ni conscience sans trêve,
Pour une once de prose, de vers à rêve !

R.A

Complainte


Dans ces rues il y a un sentiment de pierre,
Là où mon regard se pose, il se meurt.
Seul ici, reste les fantômes charmeurs
Qui me rappellent à la mort de Paris si fière.

Plus rien n'a de sens, en ces quelques coins,
Un sentiment, des bouffées aromatiques,
Me plongent hors du temps très loin,
Là où, à deux mains, nos yeux se perdaient dans les boutiques.

Ici le silence a sa propre voix,
Chaque fois que je passe devant l'Opéra, qui te réclame,
Alors que le destin de notre amour à fait feu de tout bois,
Depuis mon esprit a divorcé de mon âme.

Je m'ennuie de la brume si souvent :
À arpenter la langueur du temps si dure...
Je me prends à rêver d'un voyage avec le vent,
Pour te caresser, déposer un baiser sur ce visage si pure !

R.A

Sans mot dire



De la jeunesse que d'allégresse !
De ce présent que de douleur !
À toi muse perdue de tristesse
De ta candeur, enchanteur,

Tu es cette plume si légère
Qui me charme les yeux ;
Quand bien même je n'ai de lumière,
Pour admirer la lune, maîtresse des cieux...

Loin de toi, sans mot dire je suis pensive,
De nuit comme de jour,
Je souris à la morosité, naïve
Comme pour encenser l'amour ;

Que j' honorerai par une couronne
Posé avec délicatesse sur tes cheveux,
Que mon âme passionnée agrippe et s'abandonne,
Afin d'entretenir contre vents et marées ces braises à feux !

R.A

Fierté sans armes



Il est des âmes heureuses ;
Au chemin croisé, fût-ce un jour...
Il est des embrasures, amoureuse,
Cette passion, du plaisir à l'amour...

De poésie à la romance, une amante,
Une éplorée nourrit de douleurs :
Au seuil d'un cœur noyer de pleurs,
Des perles à la belle étoile charmante...

Tant de destin inattendu,
Aux chemins arrosés de larmes,
Tant de fierté sans armes,
À la dignité écorchée et perdue.

À un espoir ; une braise, une flamme,
À un désir; un rossignol empoisonneur,
Aux chants des cieux sans âmes,
Tout se consume à la bonheur !

R.A

jeudi 1 février 2018

De proses et de vers



L'amour est ce nous,
D'un toi et moi à corps ;
Que nul ne peut effacer encore,
Tant que l'âme chérit le vous !

Que de rêves croisés fait de belles,
Que de signes aux ciels des amants :
Prudes et poètes la nuit, constants,
Où l'amour au crépuscule se modèle.

Le ciel et les océans se dressent et pourtant,
De l'inespéré désir tel un génie,
Une flamme renaît tel un présent,
Comme pour embrasser la vie.

Là où, de lassitude milles âmes céderaient,
Là où, de peur milles cœurs déserteraient l'autre ;
De proses et de vers enivrés, encore, je chanterais
Pour que mes effluves soient les vôtres.

R.A

Symphonie



Je n'ai entendu meilleur symphonie ;
D'une douceur caressant l'agonie,
Voilà que mes sentiments se brouille à l'indéfinie,
Dans ces rappels d'un jadis vaporeux ;

De mes langueurs mes nuits s'enivrent,
À revivre ces souvenirs que mon cœur délivre
D'un bonheur, monotone à vivre
Là où les étincelles se meurent tels des baisers langoureux.

J'ai regardé le ciel pour sentir tes ondes,
Mais mon regard s'en est retourné d'une solitude ;
Loin du monde, mon âme a l'envi profonde,
S'est réfugiée dans ce qui me reste de tes yeux,

Amoureux de tes prunelles
À ta rosée, tel un gecko sous les ombrelles
Mon esprit se pâme sans ailes
Sous un air de souvenir mélodieux.

Je n'ai entendu meilleur symphonie ;
D'une douceur caressant l'agonie
Sans mot dire de nos lèvres unies
Nos corps ont convoité leurs maux indéfinis ...

R.A

Poésie des cieux



En amour nul besoin de roman,
Nul besoin d'un : « Je t'aime. »
Il suffit des perles de silence aimants,
Pour que entre lèvres révèlent l'âme.

Entre cœurs à l'envie, une esquive
Au désir timide mais si vive,
Faisant courir un frison, à fleur
De peau, le corps se trahit de sueur.

Instants uniques, alchimie en prose
Par pudeur, le silence si riche ;
Où le cœur s'ouvre tel une brèche,
Tout bas, comme un bouton de rose,

Où le parfum conte la poésie des cieux,
Pour un amour à la passion conquise !
Pour des esprits à la tendresse exquise
Où les regards doux sont des aveux.

R.A

Sérénade & Aubade


Chaque soir sa présence est une sérénade,
À l'unisson de ce doux présent d'une amitié fidèle.
Chaque matin sa délicatesse est une aubade,
À l'écho de ce désir enveloppant une amitié si belle.

Même de si loin, le bonheur se donne tous les jours,
Une simple complicité que j'aimerai toujours,
Comme cette flamme du premier jour qui me brûla d'elle, 
Sans que je ne soupçonne un destin du ciel.

Quand, le destin du ciel déroba la passion cruelle,
Qui me priva de l'être de mes tendres amours,
Et, de toute cette fatalité mettant un point en cours,
Il ne me resta que l'amertume en guise de regrets éternelles...

Si seulement il me restait un peu de sable et d'esprit !
Que d'amour je donnerais dans le bassin de nos fleurs,
Que de baisers j'offrirais de pleurs et de joies épris,
Telle une hymne aux folies donnant la vie.

Je célébrerai de l'amour la candeur,
De la solitude, de notre présent, la lueur,
Pour que même, lumière éteinte, de peur,
Je puisse sentir et composer des bouquet d'elle à pas d'heure.

R.A

lundi 29 janvier 2018

Dîwan : " C'est la fin "

 

Ô Mumtaz,

Le vent se lève,
C'est la fin,
Ici s'achève
De toi ma faim.

Mon encrier vidé
Ma plume usée
De doute et de ténèbres,
Je suis devenu ce fou que l'on célèbre.

Ma main tremblante abdique,
Mon cœur se démarque,
Au destin je réponds,
En vers de rimes si fécond.

De ce modeste gazal plein de labeur,
Si de peur tu crains, sache, rien ici est leurre,
Mon âme de ton amour sincère
A tamisée ses maux tel l'épi d'or fin jeté sur l'aire.

Beaucoup m'ont ignoré ; les autres,
Indifférents aux cris de mon cœur,
Brisant ma voix par le silence moqueur
Ô Mumtaz, ma plume a finit par éveiller dans l'empire les traitres.

Pourtant, je me suis tu dans mon replis..., s'il est,
Des âmes, misérables pour ses frères, qu'enivre
Cet âcre destinée d'aimer, de souffrir et de vivre
Que la sagesse a manqué au sein maternel de la dernière goutte de lait ;

Si, frappant la strophe cadencée
Émue de rage ma plume gronde de sanglot,
Ce moi poète a soufflé la braise sur les mots,
Ce moi frustré a brouillé sans relâche les pensées.

Du silence nul ne guérie encore
Je consens que l'inaudible ne m'écoute ;
Mais, de grâce épargnez-moi le doute
Qui broie l'esprit dans son essor,

Que l'ange saisit le diable de l'ombre et de l'inquiétude,
Qui la nuit plane sur mon encre noir,
N'ajoutez pas pour moi des gouttes de vin noir
Aux désirs des sueurs acides de l'étude !

Le crépuscule à venir, brise mon miroir si beau
De sa lumière blême où jaunit ma chandelle solitaire.
Entends-tu en moi la voix austère
Que toute âme derrière le voile a pour fléau.

Ma plume dédaigne une plainte si lâche.
Oui, cours ! plonge tes yeux dans les larmes de ton cœur en priant
Vers l'horizon écarlate du moyen orient,
Et relève toi pour reprendre la tâche.

La mitre de la fierté te tombe sur les yeux ;
Écarte-la. Sois modestes et réponds à cette litanie, à ces signes,
Ô passant ! Sois dans l'épreuve digne
Pour profiter de la sagesse des vieux chaînes glorieux.

Ô Mumtaz !
Luit-elle mes perles de feu que ton cœur arrache en laissant sa trace,
Ces vers d'eau pur en rime, à la prose prompte à émouvoir,
Oui la vierge, la sainte aime son miroir,
Elle sourit, se trouve tant de pudeur et de grâce !

As-tu salué la dédicace de mon bandarie au passé lourd ?
Vois-tu ce présent des rumeurs
S'écoulant dans les caniveaux devenus des fours.

Sois humble ô plume perdue. Tout finit au temps qui expire.
Oui admire encore. Observe l'austère conseil,
Du jardin secret l'âme fuit le soleil,
Mes vers, fondent sur une vaine cire ;

Ô Mumtaz !
Ma plume siphonnant l'horizon amer et l'azur
Mon buvard épanche mes maux en mourant de son urne.
J'offre aux éclats mon esprit taciturne
Où mon âme embrasse son destin obscur.

R.A




PS: Le mot de fin sur mon Dîwan


Pour info tu vas te dire mais qui est Mumtaz en lissant mon Dîwân :)

Arjumand Bânu Begam, surnommée Mumtâz-i Mahal - parfois simplifié en Mumtâz Mahal - en persan et ourdou, la merveille du palais, est l'une des épouses de l'empereur moghol Shâh Jahân. Ce dernier par amour après la mort de son épouse lui fît construire le Taj Mahal.
À travers ma modeste plume j'imagine l'expression de leur amour, de leur passion à l'image de la splendeur de ce monument symbole de l'amour.

Diwan Nefsawi le titre de mon modeste recueil. 

Ici mes poussières de vers, de rimes, de proses qui raisonnent entre le cœur et l'esprit de mon être au confins de mon âme. J'ai écrit alors que ma plume a perdu l'effluve de ses nuances, quelque part au cœur de cette nuit d'encre, si épaisse qu'elle domine tout autre couleur, l'heure est venue pour moi de fermer les yeux par goût du néant. Ce soir, ce recueil, cette ode à l'amour rejoindra l'éternité de l'indifférence, d'ici et là-bas, telle une étoile filante qui se meure derrière l'horizon azure de la voûte céleste.



Dîwan : " Ton souvenir "



Ô Mumtaz,

Ton souvenir est ce livre à mon chevet, bien aimé,
Que Jahân ne se lasse jamais et n'a point encore refermé,
Tes pages parfumée me hantent
Tes lignes de nostalgie, me tourmentent.

Ton encre humée, je fais mes vœux,
Les yeux fermés comme pour entendre l'écho de ton coeur en son creux,
De ta plume, j'admire les perles déposées d'une main d'orfèvre ,
Où chaque nuance me rappelle tes baisers, ces mots murmurés de tes lèvres ;

Tu es ce trouble qui m'ébranle d'émoi
Lorsque ton silence se propage en moi ;
Loin de toi, je meure tel le chant de ces vagues d'élégie,
Échouant dans tes seins, mes fantasmes se réfugient ;
De ton corps, j'en rêve tous les soirs, même trop parfois,

Je meure de te déshabiller comme l'automne au bois ;
De toi, j'ai besoin de souvenir, d'une chère relique,
Et, l'hiver lorsque le oud bercera mon âme de vers et de proses mélancoliques,
Ressuscité de toi, mon âme, à l'écho religieux,
Embrasera les yeux fermés les flocons de souvenirs tombant des cieux.

R.A