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mardi 8 août 2017

Ô mère !





Ô mère ! Comme une poussière sous la paupière, mes yeux souffrent du chant céleste de mon âme.
Au chagrin de mes amis morts, je me lève au milieu de la nuit, mon corps me refuse le repos.

Ô mère ! Je ne trouve plus le sommeil ! J’erre dans le désert de la solitude occupée par le silence.   
Je trempe ma plaie dans divers parfums, mais les nuances de la douleur finissent toujours par fleurir.  
Je l’enveloppe de pansement au clair de lune, et pourtant, la douleur ne diminue pas, elle se fait plus belle.

Ô mère ! Je respire doucement pour apaiser la douleur. 
Ô mère, la plaie, à la place, me remonte au cœur et finit par me mordre.              
Ô mère ! Ne suis-je pas trop jeune pour traverser l’océan du chagrin, la vague de la douleur ?
À la fleur de l’âge, j’ai besoin de conseils ! Qui se présentera à la porte de mon cœur pour me conseiller ?

Ô mère ! Je pleure avec les lèvres fermées pour que le monde ne m’entende pas pleurer.
Je mange la morsure de la séparation cuit par le destin qui a fini par heurter ma vie.

Ô mère ! J’ai bu les larmes de la rose salées de souffrances pour donner du courage à mon cœur de supporter la souffrance.
Ô mère Quel gardien de serpent a une peau qui ne mue pas ? 
Personne ne me donne une peau qui reste avec le corps pour toujours.

Ô mère ! Comme un ascète qui implore à la porte des gens, je cherche la compassion dans le regard de l’indifférence.
Ô mère ! La douleur, l'amour sont comme un papillon crucifié pour toujours.
L'amour est telle une abeille dont la luxure des champs fleuris reste à des milliers de kilomètres de là.

Ô mère ! L'amour est un palais où personne, sauf les âmes, vit. Si tu savais comme j’ai froid ici.
Ô mère ! L'amour est une cour où le lit de la nuit nuptiale n'est jamais posé. Le bonheur de la nuit m'est interdit depuis !

Ô mère !  Dis aux esprits qui m’habitent de ne pas évoquer le nom de mes amis morts à haute voix au milieu de la nuit.
Ô mère ! Je crains que, après être mort, ce monde vicieux, me qualifie de fou à la prose misérable.

R.A  

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est touchant à l'extrême :'(
On lit vraiment la douleur, c'est terrible. Je ne sais que dire. Force avec toi Esprit Libre.
Je n'ai aucun doute quand au fait que serrer ta mère dans tes bras et évacuer le trop plein de tristesse te soulagerait. Va la voir