Vois-tu encore
cet étranger ?
Assis là,
sur ton chemin du quotidien,
Vois-tu cet être
mise au ban ?
À la dignité coupée de ses liens,
Vois-tu cet
inconnu devenu carcan ?
Fardeau à ta conscience devenue l’étranger,
Vois-tu ton
semblable ?
Si aimable,
À l’âme
froissée par ces ombres ignorantes,
Jour après
nuit une condition lancinante,
Abime de son
cœur grelottant d'insomnie,
Face à l’humain
pétri d’ignominie,
Contre ta
vitre aux rideaux levés,
Mur transparent
de tes préjugés,
Où vient se
briser...
Son rêve si familier,
Ce droit à la dignité !
Vois-tu ?
R.A
