Telle une bouteille à la mer,
Tu as dérivé au gré du vent, âme,
Te voilà livré au fracas des lames,
Que de choix au goût si amer,
Tu as vécu telle une image,
Ouvrant à chacun ton cœur,
Faisant de ta vie une rumeur,
Tel un captif au désir sauvage,
A l’ombre, des cœurs discrets,
Vivant sur les rives des abîmes,
Au jardin préservant les intimes,
Pour des souvenirs de secrets,
Loin de moi ces chemins, innombrables,
Où l’éphémère n’est que remord,
Extirpant de l’âme la vie à la mort,
Pour un destin impitoyable,
Au détour de mes soupirs,
De mes tours en estime,
De mes amis si intimes,
De mes pans de souvenirs,
Perdu …
Tu es la, maîtresse d’infortune…
Si bienveillante pleine lune,
Attendu …
Ô Allah de ce souffle,
Fais qu’il te soit voué,
Ô Allah de ce temps,
Fais qu’il te soit consacré,
Sans Toi nul sens.
R.A