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mercredi 20 septembre 2017

De tes mots, de mes maux


Je vie de ce trop-plein de tes mots, de mes maux,
De ces souvenirs qui hantent, me collent à la peau,

Sais-tu ? La coupe de mon cœur est à fleur d'eau,
Malgré ton absence, ce désert, ce soleil si haut.

Comme ces bassins, ces fontaines de l'Alhambra,
De toi, en moi, tout déborde, je suis sans bras.
***
Que puis-je faire de cette réalité à l'opium ?  

***
La rose peut-elle se défaire de son parfum ?
En moi tu es ce parfum de rose,

Le soleil peut-il se défaire de ses rayons ?
En moi tu es ce rayon de soleil,

Le miroir peut-il se défaire de son reflet ?
En moi tu es ce reflet de mon miroir.  
 ***

En réalité, on ne détruit que l'objet de nos passions,
Jamais l'indifférence de nos cœurs sans émotion.

***

Tu es cette goutte de larmes sur mes joues,
Ce grain de beauté à mon cou,

Tu es ce livre de souvenir à mon chevet,
Cette cicatrice oubliée sur les rives de mes lèvres,

Comment puis-je te contenir, te cacher au monde ?
Quand, trahi par la touffeur de mes vers, de ma bouche, 

Les sages et les fous découvrent que je t'ai embrassé ...

R.A

vendredi 15 septembre 2017

Je fis un rêve





Je fis un rêve, l'amour m'ayant abandonné,
Abandonné par un jour sans amie,
Une amie perdue en pleine nuit,
Nuit de larmes éperdu sans adieu
L'adieu inévitable du destin
Destin d'un joyeux printemps
Ces printemps des promesses à jamais,
À jamais sans toi, je ne pourrais vivre,
Oui vivre l'aventure, de passion, de folie
Folie au mille plaisirs éternels,
L'éternel, je l'ai cru l'amour à vie ...

Je fis un rêve, l'amour m'ayant abandonné,
Pourtant, je lui ai donné ce que le jour m'avait donné :
Je lui ai offert de ce que la nuit m'avait honoré ;
Mon esprit, mon corps, mon âme, mon cœur, ma clé ...
Pourtant, elle m'a quitté tel un rêve au petit matin,
En sueur, les yeux ouverts d'un cauchemar :
De peur, d'angoisse, de solitude, de chagrin,
Pourtant, je n'ai rien fait de mal si ce n'est de l'aimer...

Je fis un rêve, l'amour m'ayant abandonné,
J'ai vécus seul au milieu du silence qui fait mal,
J'ai senti son parfum de souvenirs à fleur m’attacher,
J’ai admiré son visage dans le noir de la souffrance,  
J'ai vu mon âme comme un bateau coulant dans l'océan pacifique,
Comme un mort gisant dans l'oubli, dans la beauté du néant ...
  
R.A

jeudi 14 septembre 2017

Ghazal " à la belle étoile "



Ô muse à la belle étoile
À la nuance d'elle, d'éclat à la belle étoile.

Ma vie défilant, assis sur le sable fin
Mes yeux perlent de ton absence à la belle étoile.

Mon cœur esseulé de poème à l'émoi
J'ai versé de toi larmes de moi à la belle étoile.

Mon âme d'ivresse clame le verre
Au sein du bousin, chagrin de vers à la belle étoile.

Mon esprit à l'azur bleu du céleste
A rêvé tel un esthète à la belle étoile. 

Hélas pour moi, aussi loin que tu sois de moi
Éperdu mon être l'est de toi à la belle étoile.

Que me reste-t-il de nous si je n'ose !
Rose de prose en osmose à la belle étoile. 

Mes amis, arrêtant là, de leur regard,
Diront de chagrin : "Pauvre hagard à la belle étoile !

Arrête ! Ô mendiant tu te consume !
Laisse le passé loin, assume ! À la belle étoile.

L'amour du désert est mirage de glace !
A l'épreuve, vie ! Fais face à la belle étoile !"

À la porte, mon cœur ouvert à toi
Là, raison venant à moi à la belle étoile. 

Ô je ne pu contrarier passion émir
Ma triste cécité, à son désir à la belle étoile.

Ma guérison serait une larme versée
De ma belle, un baisé d'adieu à la belle étoile

Que je puisse à jamais, ô mourir
Sans trace ! Que ce lieu puisse gémir à la belle étoile.

Ô mon ghazal confis aux cieux que : ici
Elif nommée est mon étoile à la belle étoile.

R.A 
(Ghazal " à la belle étoile " 14/09/2017)

jeudi 7 septembre 2017

Ghazal "au bord des larmes"



Je suis venu chez toi, à demeure, là
Épouvanté, mon âme touchée t'a hélé au bord des larmes

J'ai senti la vague envahir le moi, oui
Bouleversé, regard au sol, cœur esseulé au bord des larmes

J'ai posé ma rose seule à terre
J'ai retroussé chemin colère, de chagrin au bord des larmes

Je t'ai vu vénus, silhouette à la joie
J'ai senti à dos, la jambiya à vif au bord des larmes.

Comment tu as pu me trahir toi ma bohème ?
Ton corps se donnant à tout vent, m'anéantit au bord des larmes.

Dépouillé de mon amour et de mes remords
De tes yeux, reste hélas que des souvenirs au bord des larmes.

Te voilà ma jacinthe hors de mes bras
Me voilà nu, ciel ! Fou épris, sans regard au bord des larmes.

Mon secret frémissant tout de toi révélé
Mémoire de mes émotions, de ma passion au bord des larmes

Long parfum encensé de nous, oui pour la vie
Aujourd'hui s'en va vers l'oubli, je frémis au bord des larmes.

Ô Fidélité, de toi je veux l'éternel
Et j'ai peur de sombrer de toi dans le sommeil au bord des larmes

Ton miroir, à mes yeux, restera embrun
Fragile bonheur brisé, broyé dans mon être au bord des larmes.

Je crains le silence de toi solitude
En mon sein je tiens chimérique empire au bord des larmes,

Tu étais ma raison, aujourd'hui je suis celui
Qui souffre d'une feuille, meurt d'un murmure au bord des larmes

De ce regard, à la plainte, voleté
Je vis cette fêlure grave me saigner au bord des larmes.

Ô mon ghazal ! Dis à la lumière
Ici Elif nommée est ma douloureuse au bord des larmes !

R.A (L'amant d'Elif , 07/09/2017)

jeudi 24 août 2017

Ô Père !




Ô Père ! Sais-tu que j’ai besoin de toi,
Sais-tu que de tes étreintes, j’en rêve encore,
Sais-tu que sans ta chaleur je ne peux éclore,

Que suis-je, loin de toi, sans toi ô Père ?

Ô Père ! je sais tu as sacrifié ta vie,
Sais-tu que sans toi je n’ai pas de vie ?
Sais-tu que de solitude mon cœur te réclame,

Que suis-je, loin de toi, sans toi ô Père ?

Ô Père ! Sais-tu que je ne peux grandir ?
Sais-tu que de ta tendresse j’en rêve encore,
Sais-tu que le sommeil de cauchemar me dévore,

Que suis-je, loin de toi, sans toi ô Père ?

Ô Père ! Je sais, tu as quitté ta patrie, tes amies,
Sais-tu que sans toi je n’ai pas de repère ?
Sais-tu que de ma souffrance tu es mon remède,

Que suis-je, loin de toi, sans toi ô Père ?

Ô Père ! Sais-tu que je ne peux sourire ?
Sais-tu que de tes câlins mes joues te supplient,
Sais-tu que mon réveil est triste sans ton visage,

Que suis-je, loin de toi, sans toi ô Père ?

Père ! Je sais à tes yeux je suis un prince,
Père ! Je sais à tes yeux je suis riche malgré la misère,
Père ! Je sais à tes yeux c'est le destin.
 
Ô Allah ! Permet moi un délai de lui témoigner mon amour !
Ô Allah ! Permet moi de lui déposer un baiser sur le front !
Ô Allah ! Permet moi de lui témoigner combien je l'aime !

R.A

mardi 15 août 2017

J'ai regardé



J'ai regardé le ciel de mes souffrances,
J'y ai vu la pluie sombre  de mon cœur,

J'ai regardé la terre de mes traces,
J'y ai vu les graines putréfier de mes mains,

J'ai regardé la mer de mes blessures,
J'y ai vu l'écume souillée de mon âme,

J'ai regardé l’arbre de mes espoirs,
J'y ai vu les racines talées de mon cœur,

J'ai regardé les fleurs de mon jardin,
J'y ai vu des couleurs fades de mon estime,

J'ai regardé les étoiles de ma jeunesse,
J'y ai vu l’éclat mort-né de mes illusions,

J'ai regardé le rossignol de ma fenêtre,
J'y ai vu l’hymne mortifère de mes amours,

J'ai regardé les muses de mes fantasmes,
J'y ai vu le diable de mes passions, 

J’ai regardé les livres de mes références,    
J’y ai vu la poussière de mon indifférence,

J’ai regardé la parole divine du Coran,
J’y ai vu les larmes de ma jeunesse,

J'ai fini par regarder mon cœur,
J'y ai vu mon âme assoiffée pour une foi.

R.A