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mardi 8 mars 2016

L’Opéra de la passion





D'ici, toi le prélude de mon rêve, toi la fin …
Tu as fait de moi, cet être rêvant de confins,
Image de moi-même, miroir de mon âme,
Je suis une ombre existant par ton éclat,

Conter notre amour serait vain
Il est du sable du désert le grain
Au-delà du sentiment Humain …
Si ce n’est au monde sans raison.

Toi, ma sœur, ma nature profonde,
Bénis sois le ventre qui t’a portée,
Puisqu’en venant au monde,
C’est aussi moi qui suis né…

Tu es ce duo opinant l'équilibre
Comblant ce destin qui est nôtre,
Trouvant sens dans ce ciel étoilé,
De ma vie tu as fait une ode...

Ce destin inscrit dans ma chair
Devenu un chemin sans pair,
M’enchaîne à toi à jamais
Tels des stigmates, de ton nom signé.

Impitoyable est ce décret
Ne laissant répit à la conscience,
Dictant mes joies, et ma misère…
Pour des états d’âme à l’aven.

Ma déchéance est sur tes lèvres
Mon sourire est à ta présence,
Éternellement esclave de tes yeux…
Voici de mes larmes ces quelques vers.

Tant que tu fouleras cette Terre de tes pas,
De cœur à cœur, la vie nous offrira sa symphonie,
A l’opéra de la passion, à nous deux, en chorégraphie…
Jusqu’à ce voyage vers la grâce de l’Éternel,  Allah.

R.A

jeudi 10 mai 2012

Les lucioles amblyopes


Dans la solitude vespérale de la nuit,
Les lucioles étoilées de la blogosphère,
Deviennent des éclaireurs éphémères,
Attirant les âmes effrontées dans les puits.  

Ces romances aux effluves sensuelles ne sont que des songes,
Consumant nos âmes telles des cierges de mensonges,
De la futilité de ces instants à l’embrouille,
Les âmes se délectent en vadrouille.

L’ancre empoisonnée de ces lettres,
Accable un cœur pris de vertige,
Sur les limbes de ces terres,
Pour un corps qui ne sera plus que vestige.

Rencontrant bien des plûmes romantiques,
Peu exprime une sincérité authentique,
Dans les apparats « islamico-romantique»,
L’émotion voile les réalités d’un cœur en panique.

Bien des auteurs égarent sans le savoir,
Bien des lecteurs s’abreuvent par désarroi sans croire,
En quête de sensation pulsionnelle,
Les âmes se perdent pour un verni émotionnel.

Ignorant tout des auteurs, ils boivent jusqu’à l’ivresse,
Cet opium fait de mots en perle pour un instant de liesse,
Sans lendemain d’amour et de passion,
Pour une fin si triste d’illusion.

Maudites soient ces lucioles prises pour éclaireur,
En ces temps où les cœurs se sont obscurcis d’erreurs,
Les voilà dépourvus de force,
Égaré par ces leurres sans résistance.

Pourquoi chercher le futile quand l’essentiel est auprès d’Allah ?
Heureux celui dont le cœur a pour rempart la crainte et l’amour d’Allah,
Apaisé est celui dont le cœur se nourrit des versets d’Allah.


R.A



mardi 8 mai 2012

Une émotion à Paris



Entre quatre murs,
Me voilà sans écho,
J’entends mes souvenirs en murmures,
Voici une émotion sans mots.

Dans cette ville aux mille et une merveilles,
Nulle ne peut se valoir de pareille,
Sans âme ni chaleur,
Dans ce musée à ciel ouvert, une vie en demeure.

Une odeur, une image, un son en devenir,
Me voilà en évasion,
Un instant de passion,
Pour une douleur à venir.

Noyé dans la masse,
Dans ce labyrinthe fait d’impasse,
Je cherche une lanterne,
Dans cette ville en berne.

Dehors Paris brille de mille feux,
Habité par des cœurs sans partage,
Empreints d’une foi en adage,
Dans une lueur d’espoir en ces lieux,

Chacun sa routine,
Pour une vie en roue libre,
Dans ces rues jonchées d’âme en ruine,
Ces esprits se meurent fossilisés dans l’ambre.

Paris égoïste, Paris sans cœur, Paris sans âme,
Vous invite à la table des extrêmes,
Fait de vous un être sans foi,
Dans cette ville de sang-froid,

Pour un destin en dérision lancinant,
Paris animé par ses morts vivant,
Se lève et se couche sans réveil,
Pour une journée sans éveil.

Les hommes ont voué leur amour dans ces pierres,
Sans la cultiver dans leur chair,
Paris, tu as réduit ces êtres sans pairs,
Pour une fin en lierre.

Choqué par tant de misère sous ces parures,
Mon âme de cette souffrance pleure,
Dans le silence avec patience,
Je me réfugie dans ma prière avec diligence,

Ô Allah préserve mon cœur de cette déliquescence,
Fait que jamais mon cœur ne soit séduit par ces leurres.
En quête de ton amour par essence
De l’Islam je paris sans peur.



R.A

jeudi 6 août 2009

La solitude dans l’Âme

Dans ce brouillard des codes sociaux, je m’aventure dans les chemins de travers, je cherche un comptoir pour trouver oreille attentionnée à ma détresse. L’ivresse de la vie n’a de sens que dans l’exaltation d’une foi apaisée. Je cherche les liqueurs de l’amour pour mieux résister aux épreuves de la vie qui s’abattent sur ma vie de misère. Les sages me disent qu’il faut faire preuve de patience, chose que je n’ai jamais réellement su pratiquer en ces temps bousculés.

Mon désir est simple, trouver une sérénité afin de patienter jusqu’à mon tour dans cette vie de passage où les êtres sont damnés pour leur insolence à la finalité de la vie. Roder dans les ruelles de mes pensées qui ne connaissent ni limite ni obstacle, se perdre dans les croissements des opinions sur les conditions du bonheur, tel est mon destin en ces lieux propices à la dérive. Porté par un phonème que je ne saurais ni décrire ni identifier, je suis à la merci de ce guide intérieur dont je doute de sa bienséance à mon égard.

Détresse de la vie ou angoisse passagère, déprime de circonstance ou dépression prononcée, je ne sais que penser de mon état dans ces instants de solitude totale en plein cœur de ces foules que je croise dans tous les instants de la vie. Aucun regard ne peut voir ma détresse, aucun cœur ne peut sentir ma douleur viscérale, aucun esprit ne peut imaginer l’obscurité qui aspire mon âme dans les abimes de la vie. Je cherche les sagesses d’amour chez les philosophes que l’on présente comme les lumières de la vie pour tout esprit indomptable, je n’ai trouvé que plaisir linguistique dans une rhétorique des jouissances éphémères. Avec le temps ces jouissances de contingences deviennent misère et fardeau pour mon âme qui ne peut se satisfaire des pré-requis de ces postulats sans fins.

Marcher en direction de mes contemporains, pour mieux les comprendre et trouver mes réponses à mes états d’âmes sont mes passes temps pour consommer du temps à cette vie hostile à toute âme affaiblie et fragilisée par l’érosion des déceptions rencontrées. Ma tristesse est à la hauteur de ma déception, ma solitude incomprise dans cette vie n’a de réceptacle dimensionné à sa taille. J’avance chaque jour avec des larmes intérieurs que nul ne peut voir, je crie de douleur sans que personne ne puisse m’entendre et comprendre ma détresse. La solitude est devenue ma compagne de route sur ce long voyage de la vie dont je perds régulièrement le sens, tant les épreuves deviennent et paraissent insurmontables.

J’appréhende chaque instant à venir, je regrette chaque instant passé tout en ne sachant, que faire de l’instant présent que je ne sais saisir et rendre utile à ma condition. La solitude est devenue plus fidèle que mon ombre, je n’ai su la briser ni la répudier. Carapace d’un jour, tranquillité d’un instant, elle a toujours su se présenter à moi sous sa plus belle apparence, comme jalouse qu’elle ne soit trompé par un autre. Devenue amante d’une vie complexée par les explosions de contradiction interne, je n’ai plus de force pour contenir cette haine que je lui voue. Fatigué par les tourments de mon âme dans cette solitude sans faille, je me résigne à prendre la vie avec sagesse et humilité. Nonobstant mes envies de tuer cette condition d’état de mon être façonné par cette solitude, je dois lui reconnaitre sa présence à défaut de confident pour mon âme qui se réconcilie avec sa meilleure amie.

Trouver une note d’optimisme dans cette solitude immuable, voilà une étrange manière de rendre les amertumes de la vie plus supportables. Jouissance et souffrance sont les fruits de cette solitude que l’on fini par prendre comme amie malgré nous. Seul ma foi en Allah me permet dans l’intimité de mon cœur de briser cette solitude. Si mon être vie la solitude de la compréhension des autres, mon âme a trouvée gîte et couvert dans l’espoir, la grâce et la miséricorde qu’Allah accorde à ceux qui font preuve de patience et de constance dans leur adoration en ces lieux inhospitalièrs à l’apaisement des âmes essoufflées par les aléas de la vie.


R.A