Entre quatre murs,
Me voilà sans écho,
J’entends mes souvenirs en murmures,
Voici une émotion sans mots.
Dans cette ville aux mille et une merveilles,
Nulle ne peut se valoir de pareille,
Sans âme ni chaleur,
Dans ce musée à ciel ouvert, une vie en demeure.
Une odeur, une image, un son en devenir,
Me voilà en évasion,
Un instant de passion,
Pour une douleur à venir.
Noyé dans la masse,
Dans ce labyrinthe fait d’impasse,
Je cherche une lanterne,
Dans cette ville en berne.
Dehors Paris brille de mille feux,
Habité par des cœurs sans partage,
Empreints d’une foi en adage,
Dans une lueur d’espoir en ces lieux,
Chacun sa routine,
Pour une vie en roue libre,
Dans ces rues jonchées d’âme en ruine,
Ces esprits se meurent fossilisés dans l’ambre.
Paris égoïste, Paris sans cœur, Paris sans âme,
Vous invite à la table des extrêmes,
Fait de vous un être sans foi,
Dans cette ville de sang-froid,
Pour un destin en dérision lancinant,
Paris animé par ses morts vivant,
Se lève et se couche sans réveil,
Pour une journée sans éveil.
Les hommes ont voué leur amour dans ces pierres,
Sans la cultiver dans leur chair,
Paris, tu as réduit ces êtres sans pairs,
Pour une fin en lierre.
Choqué par tant de misère sous ces parures,
Mon âme de cette souffrance pleure,
Dans le silence avec patience,
Je me réfugie dans ma prière avec diligence,
Ô Allah préserve mon cœur de cette déliquescence,
Fait que jamais mon cœur ne soit séduit par ces leurres.
En quête de ton amour par essence
De l’Islam je paris sans peur.
R.A





