recherche

Google
 
Affichage des articles dont le libellé est christianisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est christianisme. Afficher tous les articles

lundi 25 avril 2011

Art & Liberté


Les synapses temporelles et circonstancielles entre le monde de l’art au sens pur et la liberté d’expression au sens pratique génèrent des frictions qui implosent  les passions partisanes et communautaires dans un déchainement où l’émotion a tué la raison acculée. Chacun à tour de rôle se pose en victime, défendre leur droit d’exister quelque soit le prix de cette notoriété éphémère. La monnaie d’échange de la liberté est souvent le prix du sang versé pour sacraliser un acquis certes précieux mais jamais éternel. Si il devait y avoir un bien commun et partageable entre les peuples et les civilisations, ce serait bien l’entendement de la notion même de liberté. Elle est une aspiration commune aux hommes dans une transcription relative dans la vie selon l’environnement et l’époque donnée. Prétendre que nous avons la liberté d’expression au sens large du terme c’est une illusion collective qui rassure les consciences contigües des donneurs de leçons en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.   

Jusqu’où l’homme est il prêt à aller pour une conception de la liberté toute relative et égocentrique. L’artiste qui produit de « l’art » pour mettre en exergue la bassesse de l’Homme n’a d’autre but que de satisfaire son appétence. La liberté des uns engendre l’oppression et la dictature des autres. Dans tous les systèmes politiques ou sociétaux, la liberté n’existe que par son antonyme, peu importe le modèle de gouvernance. De ce fait, la liberté d’expression au sens large n’est qu’une distorsion de la réalité qui se régit par des lois coercitives à géométrie variable selon des critères ethniques, raciaux, nationaux ou religieux voir philosophiques.  Finalement la liberté des libertés n’a pour véritable espace d’expression que notre conscience qui se nourrit de la puissance régénératrice de l’imagination que nous développons au fil de notre existence  et de nos expériences.  

L’artiste à travers son art, si il en est un, car si tout le monde est par essence l’artiste de quelque chose, la réciproque est loin de faire l’unanimité. Si l’art est une forme d’expression primaire  universelle dont nul n’a le droit de s’approprier sa porté symbolique ou philosophique une fois « créée », il n’en reste pas moins qu’elle est au même titre que d’autres formes d’expression telles que la spiritualité, la religion... un moyen de manipulation et d’affirmation élitiste que les hommes mettent en avant pour déployer leur puissance et assouvir leurs ambitions egocentriques et iniques. Sous un angle différent mais similaire, le sport permet de concourir dans une démarche proche de l’utilisation et de la finalité de l’art comme un moyen de domination d’une nation ou d’un peuple lors des grandes messes collectives organisées dans les temples du culte de la performance, du geste et du corps.  

Les soi-disant  artistes,  à l'instar des kamikazes  veulent  par désespoir, marquer le coup avec un maximum de dégâts, utilisent  l’art à  des fins d’existence médiatique pour créer du buzz et scinder une société en deux afin de compter leurs partisans. Comment se positionner pour accepter l’inacceptable dont le cœur haï mais que la raison tente de trouver mille excuses et circonstances atténuantes. Ceux qui sont en mal d’existence virtuelle ou numérique, dans le contexte de notre époque se lancent des défis à celui qui va le plus choquer ou le plus révulser les âmes sensibles. Ceci reste vrai dans le monde de l’art mais également dans la littérature, la politique, la philosophie… tous ces éléments indispensables au vivre ensemble, au lieu d’être employés à bon escient, sont utilisés pour déstabiliser les masses avec des moyens et des procédés affligeants et ignominieux pour extirper du fond des êtres sensibles les réflexes simplistes que sont la haine et la violence. Et qu'on ne vienne pas parler de liberté d'expression. La liberté d'expression c'est d'avoir le droit de dire ce que l'on pense, et non pas de rechercher la polémique et la provocation  pour ensuite jouer les outrés et les martyres bâillonnés par le carcan de la bien pensance.

Nelson Mandela nous donne une belle conception de la liberté il nous dit « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ». Ceux qui parlent le mieux de la liberté sont ceux qui ont subi la plus violente oppression et privation de la part de  ses semblables.  Il faut apprendre à vivre la liberté comme une contrainte qui nous oblige à prendre en compte dans chacun de nos actes la dignité et le respect de nos semblables qui ont des approches et des conceptions différentes de la notre. Le sens de la responsabilité individuelle et collective doit nous contraindre, même si cela est en contradiction avec notre définition de la liberté, à un mieux vivre ensemble.

L’art qui trouve sa quintessence dans la création première est malheureusement dénaturé de sa fonction initiale. Il est censé donner des outils et un langage propre aux hommes pour  permettre une élévation spirituelle. Elever la condition de l’homme grâce à l’art est le privilège de tout humain en quête de vérité existentielle. La pratique de l’art par l’artiste doit permettre aux hommes une prise de conscience de son destin dans la finalité de son existence qui s’inscrit dans l’Art du Créateur.

La vraie liberté en islam est d’être rebelle et combattre toute forme de soumission autre que celle à Allah. La liberté est par essence avant tout un combat entre ceux qui cherchent la vérité et ceux qui veulent cacher la vérité. Sa quintessence première réside dans sa nature propre qui est le souffle de la vie dont le Créateur nous a fait grâce et miséricorde pour un laps de temps. La liberté pour le musulman c’est l’art d’infléchir toute aspiration de l’âme et du corps pour obtenir la grâce et la miséricorde d’Allah.  

R.A 

lundi 18 janvier 2010

Terre de Feu et de Sang


Traversant les âges et le temps sans conviction intime, je cherche à comprendre ces hommes qui tentent d’éteindre les feux attisés par leurs ancêtres avec le sang de leur semblable, optimiste la nuit pessimiste le jour, je ne peux m’empêcher de croire que les entrailles de nos sociétés sont ébranlées par les chocs frontaux des êtres aveuglés par leur égocentrisme et leur individualisme étincelant. Ils ont réussi à fabriquer et à consolider un ennemi commun après la dernière course de l’étoile rouge dans l’espace de nos esprits. Après l’étoile ils s’attaquent au croissant de lune. Les jeux de mots, les équivoques de circonstance et les connivences d’appoint pour cerner le challenger des systèmes en place, se révèlent aussi fébrile qu’efficace à l’instant opportun.

Les hommes aiment construire des relations de pailles pour faciliter leur destruction par les feux de la passion à fleur de peau lorsque les haines sont justifiées par les édifices de mensonges habillés par des valeurs que l’on élève au rang de sacrées. Quoi de plus naturel que de rejeter l’étranger de nos idées faussées par la réalité de nos supputations sans remis en cause de nos valeurs. Il est facile de voir que le monde des uns ne peut survivre sans un ennemi de choix. Que connaissent réellement nos sociétés de l’Islam et de son message ? Pourquoi tant de haine et de rejet dans nos regards réciproques ? L’homme a-t' il le choix de son voisin sur Terre. Il s’emble que pour certain l’existence d’une identité ne peut se concevoir sans l’élimination de son contraire.

Pétris dans nos contradictions, défendant avec ardeur nos prolepses nous ne pouvons sentir les vibrations de ces cœurs victimes de nos inepties. Ecoute les gémissants de ces Palestiniens baignant dans l’injustice de l’humanité. Regarde l’effacement de ces ombres Tchétchènes sous le joug d’un régime courtisé pour ses ressources qu’il troque contre le silence de l’humanité. Admire l’hypocrisie de ces « grandes puissances » face au massacre des Ouïgoures à qui on ne reconnaît pas une âme à l’existence. Contemple l’anarchie imposée en Irak au nom de la démocratie et de notre peur au ventre. Sens-tu l’odeur de la mort que nos armées ont semée en Afghanistan sur un peuple qui ne connaît pas la paix en raison de nos intérêts sur ces terres de feu et de sang. Acculé dans leur dernier retranchement en proie au feu et au sang, ils préfèrent le martyre au sens de leur liberté plutôt qu’à notre démocratie imposée et à notre liberté falsifiée. Absurdité pour les uns, quintessence de la finalité de la vie pour les autres, nous avons engendré par nos actions et nos attitudes des bombes humaines que nous activons à chaque fois que nous trahisons les valeurs universelles, humanistes de justice et d’égalité.

Sérénité dans l’âme, résistance par l’esprit et sacrifice du corps voilà comment les musulmans se réconcilient dans l’espoir d’une justice de l’au-delà. Nous n’avons d’autre choix que de vivre ensemble quelque soit nos sentiments réciproques. Toute catastrophe naturelle déclenche la solidarité et l’entraide entre les hommes quel que soit la profondeur des abysses qui les séparent et les haines millénaires. L’homme doit garder à l’esprit que la vie en-soi est une catastrophe sans commune mesure dans l’épreuve de notre destinée commune. La résorption de cette catastrophe ne peut se faire sans amour sincère de notre prochain. Planter les graines de nos actions pour des lendemains de rapprochement et de fraternité est le devoir de tous les Hommes soucieux d’un avenir meilleur. Il faut que chacun dans son être se questionne de l’utilité de ses actions si elles ne sont pas là pour l’édification de notre vivre ensemble.

Quel triste sort que de voir dépitassions et lamentations dans le regard de ces orphelins de nos injustices à travers le monde. Nous ne cessons d’entretenir la braise par le souffle de haine et par la langue de bois dans nos promesses. Trahir nos engagements sur la sacralité de la vie c’est notre manière à nous les Hommes de tuer le temps de la vie. Chacun vie dans la certitude ou le doute des ses références qu’il érige en bouclier face à l’autre différent mais utile pour sa propre identité et existence. Que serait la vie sans la mort ? Le jour sans la nuit ? Ou la croyance sans la mécréance ? Ce qui est rassurant dans les contradictions de la vie est que le désespoir ne peut exister sans espoir. Nous avons tous en commun une terre de feu et des rivières de sang nourris pas nos erreurs au nom de notre fierté et de notre orgueil. A nous de savoir regarder l’autre en lui reconnaissant dignité et respect malgré nos différences marquées sans nuances.

La nature des forces ne peut se maintenir sans équilibre; il est fondamental que les musulmans soient unifiés sur la scène international afin que respect et dignité de cette dernière ne soit pas bafouée par les puissances en place ou à venir. L’union des états musulmans doit se faire non dans une optique de confrontation mais dans la perspective d’une voie commune pour que les rapports évitent le deux poids deux mesures face à l’injustice. Malheureusement aucune terre en Islam n’a été épargnée par le feu attisé et entretenu de l’intérieur comme de l’extérieur. Les Musulmans ne peuvent négliger leur devoir de dialoguer envers les autres communautés religieuses ou non afin d’établir des liens étroits dans le dialogue des cœurs et le regard des esprits nourris par la raison.

R.A