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samedi 28 mai 2011

Vous avez dit Islamiste!!!?

En ces temps de modernité débridé, la société ou plutôt les gendarmes de la bien pensance imposent des définitions à tout vent, comme si du haut de leurs tréteaux artificiels ils avaient le monopole du contenu et de la substance des mots qui sont semés dans les champs lexicaux que la populace ira cueillir une fois que les germes de la discorde seront mûr pour goûter et propager les fruits de leurs maux. I’islamiste serait d’après certains, l’aboutissement d’une mutation dont la finalité ne peut être autre chose que ; terroriste potentiel ou intégriste invétéré. Les musulmans qui manquent de courage ou de conviction sont tétanisés à l’idée que l’on qualifie leur pratique, leur attitude, leur conviction religieuse et leur positionnement politique ou idéologique, d’islamiste.

Être ou ne pas être islamiste ou qualifier d’islamiste ? Comment se positionner pour nous musulman dans ce torrent de qualificatif où chaque mot est galvaudé et dénaturé de son sens premier. La versatilité des mots et de leur sémantique selon les contextes et les acteurs concernés nous font perdre notre latin et notre lucidité. Ne soyons pas incrédule il faut affronter la réalité avec discernement sans être timoré face à notre destin de musulman vivant en occident dans un environnement hostile pour notre identité spirituelle et politique. Le bouclier du musulman est sa foi en Allah et son glaive est sa science basée sur le Coran et la Sunna du Prophète (sav). Notre cœur et notre raison ont pour obligation d’œuvrer pour la justice et le juste milieu.

La mécanique de dénigrement que les musulmans pratiquant subissent est tel que peu importe les esquives ou la fuite en avant que certains adoptent pour plaire à l’opinion ambiante. Les musulmans soucieux du regard d’autrui n’ont en réalité que le choix entre un sécularisme aseptisé des moindres traces de foi qui les coupent d’une partie de leurs frères en religion ou un discrédit du double langage pour les juges de la bien pensance.

L’islamiste est par définition un défenseur de l’islamisme qui se comprend avant tout en occident par une approche politique se décrivant comme une idéologie se réclamant de l’Islam qui a des ambitions sociales et politiques, son effort porte sur la conduite des hommes et prône la solidarité et la fraternité au sein de la communauté, des valeurs éminemment respectable que chacun peut revendiquer. Jusque-là pas de problème, là où tout se complique c'est le fait que cette « idéologie » ou "régle de vie" prend sa source essentiellement dans la Charia qui plus qu’un code de conduite, est un ensemble de lois régissant tous les aspects de la vie. Il faut se rendre à l'évidence c'est la Charia qui pose problème et qui déclenche l'hystérie et la haine chez ceux qui combattent l'islamisme.

Il faut comprendre pour nous autre musulman, que le vrai problème pour les pseudo-intellectuels qui se définissent comme les lumières de la modernité et du progrès c’est la Charia qui est combattue à travers leur rejet de l’islamiste et de l’islamisme. L’occident mais également certains pays à majorité musulmane dont la pratique laisse à désirer doivent comprendre que la notion de Charia et tout ce que cette dernière comprend est le cœur même de l’Islam dans sa transcription pratique. Aucun Musulman censé ne peut accepter de rejeter la Charia tout en se proclamant Musulman. Le Musulman est par définition viscéralement attaché au Coran et à la Sunna du Prophète Muhamed (sav) donc à la Charia. Le musulman est par défaut un islamiste si l’on doit se positionner sur l’acceptabilité ou pas de la Charia au regard des sociétés sécularisés.

Où sont les musulmans qui ont le courage de leur conviction et de leur foi ? Jusqu'à quand allons-nous baisser la tête de peur d’être taxé d’islamiste ? Doit-on avoir honte de notre héritage spirituel ? Doit-on vivre pour le regard d’autrui au détriment d’une quintessence de nos convictions ? Quel est le but recherché par nos détracteurs de pacotille ? Pas besoin d’avoir fait de grandes études, leurs intentions sont aussi limpides que l’eau de roche, nous devons à leurs yeux pratiquer un islam à l’image de ce qu’ils ont fait du christianisme ou du judaïsme. Pour eux les musulmans doivent récrire le Coran et la Sunna pour une adaptation à cette soit disant modernité dont ils prétendent avoir l’unique définition et la paternité. Alors, pour ceux qui veulent plaire à cette intelligentsia anti-islamique, il ne vous reste plus qu'à affirmer haut et fort que vous êtes musulman de culture ou que vous prenez de l’Islam que la partie philosophique au sens folklorique avec une aseptisation accentuée de la pratique de tout ce qui peut sortir du canon définissant l’épicurien des temps modernes. Vous devez pour eux troquer l’au-delà pour un ici-bas d’errance.

Pour ceux qui ont une étincelle de foi sincère en Allah et un brin de respect pour le Prophète Muhamed (sav), il est évident que si l’érosion finie par aplatir les plus grandes montagnes, nous ne concéderons pas une once, pas un atome de notre conviction totale au Coran et à la Sunna du Prophète Muhamed (sav) que notre cœur et notre raison ont embrassé par conviction et non par simple héritage. Les fondements et la pratique de l’Islam d’un point de vue spirituel et politique ne pourront jamais être scindés en deux pour une utopique justice de la démocratie que l’occident tente d’imposer par la force au reste du monde.

L’Islamiste propageant l’islamisme donc défenseur de la Charia ! Voilà l’apostrophe qui touche le point sensible des adversaires de l'islam. Ils ont inventé mille et un qualificatif afin d’établir une traçabilité de son origine spirituelle et politique. Le regard extérieur a sans nul doute la hantise de l’union sous l’unique bannière de l’Islam. Pour la société sécularisée il faut être inspiré pour trouver toutes sortes d’attribues pour qualifier le musulman et l’islam afin de définir son niveau de toxicité ou de dangerosité pour la société. Rien de plus simple que de semer le doute et la confusion dans l’esprit des musulmans en les plaçant chaque jour devant des dilemmes artificieux pour au final les précipiter dans la tourmente d’une crise d’identité avec de surcroit une anxiété chronique qui les empêche de se défendre en public.

Si pour certain être un islamiste c'est avant tout de respecter la charia telle que le défini le Coran et la Sunna du Prophète, alors quoi de plus naturel que d’être fier d’être un islamiste pour le musulman. Doit-on altérer notre religion et nos convictions dans un irénisme empreint d’hypocrisie outrancier voir même blasphématoire simplement pour le paraitre ?. Les musulmans doivent se libérer de ces carcans artificiel que les médias partiaux nous imposent pour mieux nous flétrir et nous murer dans le silence. La force de notre identité spirituelle est islamique avec des règles et des principes que l’on nomme Charia. Refuser la Charia c’est sortir de l’Islam pour le musulman. Il faut savoir que le Musulman pratiquant embrasse l’Islam dans sa globalité sans renier un iota du Coran et de la Sunna du Prophète Muhamed (sav).

Certains voudraient nous faire croire que « Etre musulman est une chose, être islamiste en est une autre » alors que c’est une absurdité totale pour peu que l’on connaisse l’Islam et ses fondements intrinsèques qui en font sa force. Pour ceux dont l’esprit est déconnecté de la critique, il est vrai que par les temps qui courent cette approche timorée permet un confort éphémère et une paix sociale de convenance. Mais celui dont l’esprit est critique et qui ne recherche ni gloire ni reconnaissance des hommes, sait que la finalité c’est la satisfaction d’Allah peu importe le regard ou le jugement d'autrui.

R.A

lundi 25 avril 2011

Art & Liberté


Les synapses temporelles et circonstancielles entre le monde de l’art au sens pur et la liberté d’expression au sens pratique génèrent des frictions qui implosent  les passions partisanes et communautaires dans un déchainement où l’émotion a tué la raison acculée. Chacun à tour de rôle se pose en victime, défendre leur droit d’exister quelque soit le prix de cette notoriété éphémère. La monnaie d’échange de la liberté est souvent le prix du sang versé pour sacraliser un acquis certes précieux mais jamais éternel. Si il devait y avoir un bien commun et partageable entre les peuples et les civilisations, ce serait bien l’entendement de la notion même de liberté. Elle est une aspiration commune aux hommes dans une transcription relative dans la vie selon l’environnement et l’époque donnée. Prétendre que nous avons la liberté d’expression au sens large du terme c’est une illusion collective qui rassure les consciences contigües des donneurs de leçons en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.   

Jusqu’où l’homme est il prêt à aller pour une conception de la liberté toute relative et égocentrique. L’artiste qui produit de « l’art » pour mettre en exergue la bassesse de l’Homme n’a d’autre but que de satisfaire son appétence. La liberté des uns engendre l’oppression et la dictature des autres. Dans tous les systèmes politiques ou sociétaux, la liberté n’existe que par son antonyme, peu importe le modèle de gouvernance. De ce fait, la liberté d’expression au sens large n’est qu’une distorsion de la réalité qui se régit par des lois coercitives à géométrie variable selon des critères ethniques, raciaux, nationaux ou religieux voir philosophiques.  Finalement la liberté des libertés n’a pour véritable espace d’expression que notre conscience qui se nourrit de la puissance régénératrice de l’imagination que nous développons au fil de notre existence  et de nos expériences.  

L’artiste à travers son art, si il en est un, car si tout le monde est par essence l’artiste de quelque chose, la réciproque est loin de faire l’unanimité. Si l’art est une forme d’expression primaire  universelle dont nul n’a le droit de s’approprier sa porté symbolique ou philosophique une fois « créée », il n’en reste pas moins qu’elle est au même titre que d’autres formes d’expression telles que la spiritualité, la religion... un moyen de manipulation et d’affirmation élitiste que les hommes mettent en avant pour déployer leur puissance et assouvir leurs ambitions egocentriques et iniques. Sous un angle différent mais similaire, le sport permet de concourir dans une démarche proche de l’utilisation et de la finalité de l’art comme un moyen de domination d’une nation ou d’un peuple lors des grandes messes collectives organisées dans les temples du culte de la performance, du geste et du corps.  

Les soi-disant  artistes,  à l'instar des kamikazes  veulent  par désespoir, marquer le coup avec un maximum de dégâts, utilisent  l’art à  des fins d’existence médiatique pour créer du buzz et scinder une société en deux afin de compter leurs partisans. Comment se positionner pour accepter l’inacceptable dont le cœur haï mais que la raison tente de trouver mille excuses et circonstances atténuantes. Ceux qui sont en mal d’existence virtuelle ou numérique, dans le contexte de notre époque se lancent des défis à celui qui va le plus choquer ou le plus révulser les âmes sensibles. Ceci reste vrai dans le monde de l’art mais également dans la littérature, la politique, la philosophie… tous ces éléments indispensables au vivre ensemble, au lieu d’être employés à bon escient, sont utilisés pour déstabiliser les masses avec des moyens et des procédés affligeants et ignominieux pour extirper du fond des êtres sensibles les réflexes simplistes que sont la haine et la violence. Et qu'on ne vienne pas parler de liberté d'expression. La liberté d'expression c'est d'avoir le droit de dire ce que l'on pense, et non pas de rechercher la polémique et la provocation  pour ensuite jouer les outrés et les martyres bâillonnés par le carcan de la bien pensance.

Nelson Mandela nous donne une belle conception de la liberté il nous dit « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ». Ceux qui parlent le mieux de la liberté sont ceux qui ont subi la plus violente oppression et privation de la part de  ses semblables.  Il faut apprendre à vivre la liberté comme une contrainte qui nous oblige à prendre en compte dans chacun de nos actes la dignité et le respect de nos semblables qui ont des approches et des conceptions différentes de la notre. Le sens de la responsabilité individuelle et collective doit nous contraindre, même si cela est en contradiction avec notre définition de la liberté, à un mieux vivre ensemble.

L’art qui trouve sa quintessence dans la création première est malheureusement dénaturé de sa fonction initiale. Il est censé donner des outils et un langage propre aux hommes pour  permettre une élévation spirituelle. Elever la condition de l’homme grâce à l’art est le privilège de tout humain en quête de vérité existentielle. La pratique de l’art par l’artiste doit permettre aux hommes une prise de conscience de son destin dans la finalité de son existence qui s’inscrit dans l’Art du Créateur.

La vraie liberté en islam est d’être rebelle et combattre toute forme de soumission autre que celle à Allah. La liberté est par essence avant tout un combat entre ceux qui cherchent la vérité et ceux qui veulent cacher la vérité. Sa quintessence première réside dans sa nature propre qui est le souffle de la vie dont le Créateur nous a fait grâce et miséricorde pour un laps de temps. La liberté pour le musulman c’est l’art d’infléchir toute aspiration de l’âme et du corps pour obtenir la grâce et la miséricorde d’Allah.  

R.A 

mardi 4 janvier 2011

Les larmes de mon cœur, Palestine!




Ecoute ces pleurs d’enfants orphelins depuis la chute du Khilafa,
Ecoute les lamentations de ces mères aux cœurs déchirés,
Regarde ces ruines habitées par des ombres en quête de leur demeure,

Oh Palestine, les lumières médiatiques se sont éteintes,
Votre douleur perdure dans l’indifférence totale,
Combien de morts, combien de corps déchiquetés ont brûlés au phosphore leur manque t’il ?
L’humanité ne se lasse pas de votre sort en spectacle !

Les consciences sont mortes, les esprits sont éteints et les cœurs sont de marbre,
Voilà l’état de l’humanité face à votre génocide.
Que l’on ne dise pas !, que nous ne savions pas,
Votre tragédie est suivie à chaque 20h, vous animez une téléréalité morbide
Votre vie passe en boucle telle une série télévisée pour divertissement.

Que dire de ces traîtres soucieux de leur pourvoir entretenu par votre sang,
Que dire de ces musulmans qui manifestent au grès de leurs émotions sans lendemain ni action,
Que dire de ces fortunes dilapidées pour les plaisirs égoïstes alors que vous manquez de tout,
Que dire de cette épuration ethnique systématique et mécanique s'en que âme ne sans révolte.

Oh Palestine, terre de feu et de sang, sache que,
L’occident se lave de ses pêchés avec ton sang que,
Les dirigeants arabes se prostituent pour entretenir les trottoirs de leur palais grâce à ton sang.
Mais sachez que votre résistance et votre courage ont fait de vous l’étendard universel,
Contre la tyrannie et l’oppression que demain rendra justice InchAllah !

A quand la délivrance de cette terre sainte colonisée par des monstres sans cœur ni foi?
Pourquoi tant de division à l’heure où l’Union s’impose?

Pour les pessimistes il faut ouvrir les pages de l’histoire!
La terre et les cieux sont témoins que par Allah ! L’Union des Musulmans est possible!
Nos divisions de jadis étaient sans équivalent !, et pourtant l’Histoire nous démontra l’impossible!
A nous! de forger ces cœurs et ces esprits qui ont su dépasser leur égoïsme pour cette cause sacrée!

Dans chaque esprit rode une vérité qui se nomme Salah Ad Din,
Tel le jour et la nuit, il faut être patient, chaque aurore est une vérité en puissance!
Heureux ! le Salah Ad Din libérateur qu’Allah aura choisi pour cette libération proche!

Oh douce Palestine au cœur révolté, ton fils libérera ces terres InchAllah, en attendant sache que,
Votre sang est sans valeur pour l’occident! N’attendez rien de ces morts vivants sans cœur ni raison,
Votre dignité bafouée chaque jour confirme l’indignité de ces démocraties de pacotilles,
On nous chante sur les toits du monde les droits de l’Homme alors même qu’il n’y a plus d’Homme
Il parle de paix alors que tout le monde veut la guerre dans une hypocrisie totale

Les pierres de vos mains lapident ces démons nourris par l’occident auréolé
Votre résistance ! C’est votre dignité ! Votre lutte c’est votre honneur !
Votre indignation cultive l’intifada de la libération !
Nulle liberté ne s’acquiert sans Martyre !
Morts ou vivants vous êtes les vainqueurs certains de ce Jihad pour la Justice!

Oh ! Enfants de Palestine l’heure est proche ! Notre Foi en Allah nous interdit tout désespoir,
Les rivières de larmes de vos mères forment les fleuves nourriciers de l’espoir,
Même sans armes par votre Foi, vous terrifiez vos ennemis qui se demandent si l’avenir existe
Votre Foi détruit plus de conviction en eux que leurs bombes ne détruisent d’espoir en vous!
Oh ! Enfant de Palestine, vous êtes des lionceaux, chaque combat livré vous grandi,
Bientôt, l'un de vous sera le leader qui ferra triomphé la Chahada لا اله الا الله محمد رسول الله  à El Quds,
Sans nul doute! InchAllah.

R.A

vendredi 1 octobre 2010

La fatuité du zélateur Mahmoud Abbas





Si la médaille du traître et du misérabilisme existait, le président palestinien, Mahmoud Abbas serait de loin le meilleur candidat pour ce titre « honorifique » de l’impuissance politique par excellence. Ce genre de personnage inique qui malgré l’injustice atomique de la politique israélienne et des minables qui ont l’échine courbée face au fascisme sioniste, s’efforce dans un ridicule théâtrale à plaire à ces bourreaux en trainant dans la boue la dignité et l’honneur d’une nation et d’un peuple qui depuis la création de cette état injuste ne vie que par la résistance. Comme une malédiction supplémentaire les dirigeants palestiniens de la Cisjordanie sont corrompus et lâches face à l’occupant et aux colonisateurs israéliens.

L’irénisme de ce pseudo dirigeant Abbas en manque cruel de légitimité, de charisme et de courage n’intéresse que les naïfs qui sont la cible de l’inteligencia des pros sionistes à travers le monde. Trop de sangs et de larmes ont coulés pour que des pantins du genre d’Abbas viennent parler au nom de la résistance aux colons fascistes. Cet homme et son partie sont l’équivalent du gouvernement de Vichy. Leur salut passe par la collaboration avec l’occupant sioniste qui n’a absolument rien à envier au nazisme ni dans ces méthodes criminelles ni dans sa vision politique et sociétale.

Il est évidant que Abbas est à l’image de la lâcheté internationale dans ce dossier de l’injustice faite au peuple palestinien. Nul ne peut ignorer que génération après génération ces spoliations et ces expropriations par l’état sioniste sont la mère nourricière d’une résistance éternelle de la rue palestinienne et le monde musulman en général.

Lorsque le monde musulman se débarrassera de ces suppôts internes et que l’unité sera trouvée alors ce régime sioniste en place pourra être rayé de la carte du proche orient et du monde. Cette région trouvera enfin une sérénité du temps de l’empire Ottoman ou musulman, chrétien et juif vivaient en bonne intelligence. Cet état criminel ne pourra pas se maintenir indéfiniment par la force et le soutien des pays lâches et injustes qui appliquent le deux poids deux mesures. Plus l’injustice augmente envers les palestiniens plus la rue et l’opinion publique se fédère contre le vrai visage de cet état infâme et immonde que l’on appel Israël soit disant démocratique.

Les battements de tambours de la résistance et de l’intifada dans ces poitrines d’enfants palestiniens qui s’élèvent dans le ciel sont les signes avant coureurs du cataclysme qui va s’abattre tôt ou tard sur cet état né en tant qu’icône de l’injustice que l’humanité a commis sur terre. Tant que l’injustice et l’occupation persisteront en Palestine nous devons soutenir par tous les moyens la résistance de la rue palestinienne jusqu'à ce qu’elle retrouve Liberté, Dignité et Honneur.

Il est du devoir de tous les musulmans et des humanistes de dénoncer et de critiquer sans réserve tous les traîtres et les vendus qui contribuent à entretenir les politiques criminelles et injustes des dirigeants israéliens et arabes. Toutes les formes de résistances doivent être encouragées quelle soit armés, politique ou civile. Quel peuple peut accepter la soumission, la spoliation et le déshonneur de sa condition par un occupant qui pratique une politique raciste, discriminatoire et criminelle. La France a chassé le nazisme de ces terres, les vietnamiens ont chassés les américains, les afghans ont chassés les russes… l’histoire ne manque pas d’exemple pour glorifier la résistance des peuples qui ont dit non à l’occupation. Ironie de l’histoire ces mêmes peuples qui se sont élevés par les armes, pour défendre leur terre et leur liberté, refusent le droit à la résistance du peuple palestinien. Pour quelle raison les musulmans de Palestine devraient s’agenouiller devant les injustices criantes d’israël et ses alliés. Il est du devoir de ceux qui aiment la justice d’agir chacun avec ses moyens, d’exprimer et de dénoncer la barbarie de l’occupant colonisateur sioniste.

Ces terres imbibées de sang palestinien nourrissent la soif de liberté et de justice dans le cœur des résistants et des humanistes qui défendent le droit à la dignité et à la justice pour un peuple que l’on spolie et massacre grâce à la complicité de la communauté internationale.

R.A

jeudi 29 avril 2010

Au nom de la démocratie et de la liberté


Nous sommes tous fais pour vivre libre encore faut il s’être battu pour sa liberté car rien n’est acquis d’avance. Aujourd’hui des centaines de civils sont tués lors d’opérations de nos valeureux soldats du monde occidental qui cherchent par tous les moyens à imposer une vision de la démocratie et de la liberté sans nullement tenir compte des cultures et des coutumes locales. Le nombre de morts en Irak, en Afghanistan, en Tchétchénie, en Palestine … sont tellement nombreux que les registres sont impossibles à tenir. Jusqu’où ira notre délire à vouloir mettre le monde à notre image ? Combien de vies innocentes, d’enfants, d’hommes et de femmes allons-nous éliminer pour satisfaire notre soif d’hégémonie ? Dans ces pays, nous érigeons les murs de l’insolence et de l’ignominie sur chacune de nos interventions.

En regardant de plus près, il est facile de constater que le sort de ces populations nous incombe peu. Les intérêts réciproques des membres de la coalition, ont trouvés les meilleurs prétextes au monde pour se dorer le blason aux yeux des masses tout en réalisant leur encrage stratégique dans la course à l’exploitation des ressources naturels de ces pays. Il y a trois enjeux majeurs dans chaque intervention : le premier c’est d’affirmer et de confirmer sa présence sur la scène internationale, puis d’avoir sa part du gâteau dans le partage des exploitations en assurant l’implantation des entreprises. Enfin, en troisième position, le fait de mettre en place une insémination culturelle, en plus des aspects économiques.

Au nom de démocratie, nos soldats tuent et se font tués pour des enjeux et des causes dont ils ignorent tout. Nombre de civils sont tués par nos supers machines de guerre dont la précision chirurgicale, nous dit-on, est notre atout principal. Nous possédons un joker pour tous les dérapages et les bavures que nous commettons. Nous avons réussi à faire admettre nos atrocités aux masses en invoquant les mots anesthésiants tels que « dommages collatéraux » ou encore « erreurs d’appréciations ». Nos politiciens, qui non jamais connu les champs de batailles et la morts en face, jouent avec la vie de nos soldats et des civils innocentes comme dans un monde virtuel à l’image des jeux vidéo. Chaque jour, nous découvrons grâce à internet, seul espace de liberté véritable, les atrocités commises par les soldats occidentaux dont les événements les dépassent à tel point qu’ils en ont perdu leur humanisme.

Que dire à ces enfants innocents dont les parents sont morts, et ce à cause de notre hégémonie ? Comment leur faire aimer nos principes lorsqu’ils seront en âge de comprendre que nous avons détruit leur civilisation et leur héritage pour imposer nos valeurs et nos symboles ?

Nos dirigeants actuels devraient méditer la déclaration de l’ancien président Jacques Chirac au sommet du G8 le 8 Juin 2004: "Les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du nord n'ont pas besoin de missionnaires de la démocratie. Il n'est pas de formule démocratique toute faite qu'on pourrait transposer d'un pays à l'autre. La démocratie n'est pas une méthode mais une culture. Vouloir que la liberté, le respect des droits de l'Homme, l'état de droit s'imposent dans un pays, c'est d'abord respecter la liberté et l'indépendance de ce pays...La réforme ne se décrète pas de l'extérieur. Elle s'accomplit à l'intérieur".

Le comble de l’absurdité réside dans le fait que de nombreux pays, tous les partis opposants comme gouvernants justifient leurs actions et leurs politiques au nom de la sainte-démocratie. Ils ne jurent que par la démocratie afin d’arriver à leur fins, soit la prise du pouvoir. Le plus affligeant est de voir que les dictateurs actuels, que ce soit au Maghreb, en Egypte, en Arabie Saoudite, en Israël, en Birmanie… pour ne citer qu’eux, possèdent des soutiens auprès des Etats-Unis et des Européens. Intérêts économiques, géopolitiques, culturels, religieux ou idéologique. En effet, les arguments de justification ne manquent pas chez les donneurs de leçons de démocratie à l’occidentale. Ces soutiens deviennent abjectes lorsque nous constatons que certain dirigeant sont au pouvoir depuis plus de quinze ou vingt ans, sans que cela ne bouscule l’interrogation de nos dirigeants écervelés. Ils soutiennent directement ou indirectement la répression des voix libres, ce qui empêche de donner une alternative à la suprématie d’un homme, d’une famille ou d’un groupe. Il est dommage que la démocratie, censée apporter l’alternative politique, la diversité des idées, la délivrance, la liberté, la justice ou encore la joie de vivre, devienne une source de malheur et de souffrances sans nom ni visage.

Si l’Europe et l’Occident, en général, souhaitent exporter leur vision de la liberté et de la démocratie, plutôt que de les imposer par la force et la guerre, nous ferions mieux d’étaler et de confronter nos valeurs humanistes, notre littérature, nos arts, nos projets… afin que les peuples puissent choisir sans contrainte ni manipulation. La liberté est le fruit d’une conquête culturelle, émanant des émulations complexes venant de la volonté des peuples qui ont su transcrire la synthèse de leur contradiction dans des droits et des devoirs qui garantissent la liberté de chacun. Quant à la démocratie, elle possède ses propres limites. Sa compréhension varie d’un pays à un autre selon l’héritage culturel des peuples. Finalement ce qui importe dans le files de l’Histoire, c’est la civilisation identitaire des peuples quelque soit son système ou modèle de gouvernance. Au nom de la liberté et de la démocratie, l’occident devrait lutter contre son orgueil ravageur, et ainsi faire preuve d’humilité et de modestie en laissant aux plèbes le choix de leur destinée afin que chacun puisse s’approprier sa propre liberté et une conception personnelle de la démocratie.


R.A

jeudi 23 avril 2009

Peut on critiquer l’Etat d’Israël ou son gouvernement en Occident ?


Les récentes déclarations à la Conférence sur le racisme à Genève (Durban II) du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a qualifié le gouvernement israélien de « gouvernement raciste », ont déclenché une rafale de critique et de protestation prévisible de la part de nos pays occidentaux. Qu’a t- il dit dans sa déclaration si l’on en croit la traduction qui nous est faite : «Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés) ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive, a expliqué le président iranien. Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée». Ces déclarations ont provoqué le départ de plusieurs représentants de l’Union européenne. La question qui nous vient instinctivement en tête est : peut on et a-t-on le droit de critiquer le gouvernement Israélien et les orientations de ce pays ? Faut il être d’origine juive pour avoir le droit de critiquer Israël ? Ici se pose une question fondamentale de la liberté d’expression qui elle aussi est autorisée à géométrie variable.

Il est évident que cette interrogation légitime relève en Europe des soupçons d’antisémitisme pour celui qui à le courage de la poser. Ne serait il pas temps que les européens prennent conscience que ce protectionnisme artificiel du débat, orchestré et voulu par connivence avec le gouvernement d’Israël, par des pressions médiatiques qui permettent d’entretenir une ambiance de culpabilité et de risque de bannissement médiatique, pour celui qui ose publiquement dire ce que la majorité pense tout bas est un problème majeur. Cette attitude de l’Europe et de l’occident en général ne fait qu’attiser une frustration d’injustice et de complaisance inconvenant quelque soit les déclarations haineuses des dirigeants israéliens de Sharon à Nétanyahou en passant par Lieberman. Des actes condamnés par la communauté internationale concernant les actes de terrorismes d’états, de nettoyage et de liquidation sans scrupule en employant des armes non conventionnelles face à des populations civiles restent dans une impunité totale. Pourquoi est il si facile de lancer un mandat d’arrêt international contre des dirigeants africains? alors que des bourreaux en activité dans les gouvernements successifs en Israël agissent avec impunité qui est totale.

L’apathie de nos pays occidentaux, face à la misère et la ségrégation sociale, politique et économique, incite et contribue au creusé des fossés entre les êtres appartenant à des cultures et des confessions différentes. La lutte contre le racisme et toute forme de xénophobie passe avant tout par la lutte contre les injustices et les inégalités dans le monde avec la même détermination quelque soit le degré d’intérêt stratégique, géopolitique et économique. Malheureusement, la mise en oeuvre de la politique du deux poids deux mesures dans les actes sur la scène internationale est totalement absconse et révoltant. Les arcanes de l’absurdité de la politique de nos pays occidentaux face au pire agissement de l’état d’Israël lors de l’opération « plomb durci » pour ne citer que celui-là, où l’on a pu constater des massacres, des comportements inadmissibles et inacceptables, rappelant les heures sombres de certains régimes en Europe, ne peuvent qu’aggraver la foi en la justice et à la partialité.

L’anémie de l’esprit critique des intellectuels européens à l’égard du gouvernement en place dans cet état qui se flatte d’être la seule « démocratie » de la région tout en spoliant, massacrant, torturant, affamant et assouvissant des millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans des prisons à ciel ouvert, en dit long sur la prostitution des esprits amadoués en occident. Rares sont ceux qui s’aventurent à critiquer ouvertement ce gouvernement sioniste de manière frontale et direct sans que leur trajectoire carriériste soit mise à mal par les complaisances de connivence circonstancielle exercée par les médias et les institutions en tout genre.

La résistance s’organise s’intensifie pour dénoncer l’inqualifiable face aux atrocités récentes commise sur la population civile de Gaza. Les langues commencent à ce dénouer, les esprits se libèrent des carcans de l’histoire et la raison critique à trouver le chemin du discernement. Combien de 11 septembre représente le nombre de mort palestinien depuis l’imposition et la création de cet état israélien, qui n’a su trouver ni faire sa place dans une région qui ne peut accepter l’ethnocentrisme et l’apartheid. Les politiques israéliennes successives à quelques rares exceptions ne veulent pas la paix et ne la souhaitent pas, car elles vont à l’encontre de leur intérêt expansionniste et colonialiste.

Alors que certains intellectuels juifs dont il faut saluer le courage comme Shlomo Sand, Igal Sarna et Norman Finkelstein pour ne citer qu’eux prouvent qu’il y a une véritable prise de conscience avec une lucidité sur les intérêts du peuple juif pris en otage par des gouvernements successives ayant pour seule ligne directrice l’idéologie sioniste plutôt que les valeurs du Judaïsme qui pourraient s’inscrire dans un état neutre de type républicain. Malheureusement nos intellectuels en Europe sont encore dans un état d’asthénie accrue et de tétanisation chronique lorsqu’il faut dénoncer les injustices flagrantes de la répression disproportionnée d’une armée entretenue et soutenue aussi bien par l’occident que certains régimes arabes corrompus jusqu ‘à l’épiderme.

La position quasi-innée de la plus part de nos hommes politiques, artistes et intellectuels en France et en Europe sans parler des Etats-Unis, prouve combien le conditionnement psychique et moral est bien entretenu par l’éducation officielle au service d’une idéologie abjecte. Le devoir de l’Europe c’est de lutter contre l’oublie et la tragédie de l’holocauste et non pas de tomber dans la servitude d’une idéologie telle que « le sionisme » qui est en déphase total avec l’intérêt du peuple juif.

Hypnotisé par le poids de l’histoire et du sentiment de culpabilité collective, l’instinct grégaire de nos soit disant éclairés hommes de lettre et d’art, qui ont il faut le reconnaître, l’art et la manière de donner des leçons d’humanisme et de droits de l’Homme au reste du monde. Le nombrilisme et l’orgueil sont les deux réels problèmes dans la politique étrangère de l’occident. Une lueur d’espoir naîtra dans le changement d’attitude face à la réalité devenue insupportable aussi bien pour le cœur que pour la raison. Seuls ceux qui ont la précellence d’un esprit libre nourri par une spiritualité profondément critique et altruiste sont honorés par la vie dans ce combat face à l’injustice commis au su et au vu de tous par le gouvernement Israélien. Rendre service au peuple juif ce n’est pas avoir une attitude, un amour effréné et aveugle en sacralisant la politique des gouvernements mais c’est dire la vérité en phase sans détour avec des condamnations fermes sans incartade lorsque les actes trahissent les valeurs universelles élémentaires.

Il faut arrêter de jouer la comédie en acceptant le choix des urnes de certains et en refusant celles des autres. Comment se fait t-il que l'extrémiste et provocateur chef d'Israël Beitenou qui est le ministre des Affaires étrangères de Benyamin Nétanyahou dont on connaît les positions racistes et fascistes sont acceptées et reçues avec les honneurs dans nos pays occidentaux alors que dans le même temps le Hamas (que l’on soit pour ou contre) élu démocratiquement avec l’approbation de la communauté internationale sur le déroulement des élections exemplaires, se voit mise au ban par un boycotte politique et économique ? Est ce qu’il n’y a que ceux qui défendent les valeurs occidentales qui ont le droit aux mots : « résistance et liberté » ? Tous les autres seraient des terroristes ? Quel peuple peut accepter les humiliations que subissent les palestiniens depuis un demi siècle ?

Le Professeur d’histoire de l’université de Tel Aviv, Shlomo Sand auteur du livre "Comment le peuple juif fut inventé" qui remet en cause la politique identitaire de son pays, et démontre comment celui-ci fut inventé sous la plume d’historiens juifs du XIXe siècle. Ce livre devenu un best-seller et qui donna lieu à des débats orageux en Israël mais qui est resté très timide en France et Europe, grâce à nos hardis hommes médiatiques qui ont passé sous silence cette réalité...

Le professeur Shlomo nous dit ceci : « Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés. Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ». Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles. »

Un autre écrivain de renom Igal Sarna ne pense pas autrement quand il écrit: «Il ne se passe pratiquement pas de semaine sans que les déclarations tonitruantes de responsables de droite sèment chez vous le trouble et l’inquiétude (...). Après que le problème palestinien aura été résolu de la meilleure façon possible, grâce à nos hélicoptères Apache, nos liquidations, nos retraits unilatéraux, notre muraille [le mur de séparation], notre clôture et nos raids préventifs, il nous restera encore à résoudre le problème d’entre les problèmes: votre problème, celui de ce million et demi de citoyens israéliens musulmans et chrétiens qui vivent parmi nous. Vous restez une cinquième colonne, un cancer, un cheval de Troie (...) Vous qui, malgré tout cela, vous vous accrochez ici …»

John Mearsheimer de l’université de Chicago et Stephen Walt de Harvard dans un livre remarquable «Le lobby israélien et la politique étrangère américaine», ont décrit l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis. Ce livre relance la question du rôle des Etats-Unis au Moyen-Orient. Les auteurs estiment que le soutien à Israël n’est pas basé sur des raisons stratégiques ou morales, mais s’explique par la pression des lobbys sionistes. Cela a pour conséquence, selon MM.Mearsheimer et Walt, une politique américaine déséquilibrée au Moyen-Orient qui a conduit à la décision d’envahir l’Irak et de menacer l’Iran et la Syrie, au prix d’une sécurité fragilisée pour le monde occidental. «Israël n’a pas le poids stratégique que les Etats-Unis mettent en avant. Selon les deux professeurs, «soutenir le traitement infligé aux Palestiniens par les Israéliens a renforcé l’anti-américanisme dans le monde et a presque certainement aidé les terroristes à recruter de nouveaux volontaires». Mearsheimer et Walt soulignent l’aide militaire et économique de trois milliards de dollars reçus chaque année par Israël - soit plus que tout autre pays. Ils notent aussi le soutien diplomatique apporté par Washington: entre 1972 et 2006, les Etats-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui critiquaient la politique d’Israël. La réaction à l’étude de l’université de Harvard s’est manifestée par la colère du Lobby et de ses partisans - et la rétrogradation de Walt, qui, comme cela a été annoncé peu de temps après la publication de l’article, sera viré de son poste de doyen (universitaire) de la John F.Kennedy School of Government. Jeudi 30 août 2007.

Comme l’écrit si bien le professeur Norman Finkelstein, dont les parents sont morts à Auschwitz : « Israël sera toujours en danger de paix à force de regarder vers l’ouest, car il s’est coupé de ses voisins immédiats. Il est impossible qu’il ait un avenir au milieu de 300 millions d’Arabes quand bien même il arriverait par son potentiel nucléaire à carboniser la moitié, il en restera la moitié. Les Etats-Unis se lasseront un jour de ce parti pris en leur faveur. Le temps joue en défaveur des Israéliens qui tiennent, en plein vingtième siècle, à avoir un Etat juif pur par pur racisme. De plus, Israël ne pourra pas continuer longtemps à défier la communauté internationale. Les derniers carnages de Ghaza, la punition des Libanais, commencent à fissurer le fonds de commerce constitué par l’industrie de l’holocauste. »

Dans l’espoir que les esprits libres puissent s’exprimer sans retenue et sans contrainte, la contribution et l’implication de tous est nécessaire plus que jamais, afin d’avancer vers une justice qui se fait attendre depuis bien longtemps en Palestine. Critiquer le gouvernement Israélien avec force, lorsque c’est justifié, c’est venir en aide au peuple juif afin de les prévenir d’un avenir sombre planifier par une idéologie sioniste qui les mène tout droit à une catastrophe qui risque d’être irréparable non seulement pour les juifs mais pour le reste du monde.

R.A