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jeudi 5 mai 2011

Oussama Ben Laden Martyr ou terroriste ?


Le conditionnel de la langue française est une garantie dans le traitement de l’information essaimée par les médias contemporains. Il est du devoir du musulman en ces temps de conformisme intellectuel et du politiquement correcte de défier les lois de la pesanteur de la bien pensance. Un homme et ses proches viennent d’être abattus froidement par un crime d’Etat sans que cela n’émeuve les hommes épris de justice. Ayant grandi dans une république ou la notion de droit  pour tous, sans distinction de la gravité de l’acte est au centre de la société, je suis stupéfait par la réaction puéril de nos hommes politiques et nos intellectuels en France. Pascal disait « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique » les Etas Unis viennent de faire la plus belle démonstration de leur tyrannie.

Un homme vient d’être abattu par les troupes américaines, le monde entier semble être dans une liesse morbide assoiffé par une vengeance qui se devait d’être  sanglante et théâtrale pour sacraliser cette peine de mort sans jugement. Les pays qui se revendiquent des droits de l’Homme affichent une attitude jubilatoire dans l’exécution de la loi du talion œil pour œil dent pour dent. Notre siècle ne connaitra surement pas toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001, mais il est évident que l’homme dont l’occident célèbre l’exécution restera le bouc émissaire du 21ème siècle pour justifier la politique de l’impérialisme américain dans le proche orient.  Cette mise en scène hollywoodienne du meurtre de Ben Laden  au Pakistan, fait oublier le sang et les crimes commis tous les jours par les Etats-Unis et leurs Alliés dans le reste du monde. Les forces soi-disant en lutte contre les terroristes commettent chaque semaine autant de victimes que ceux du 11 septembre. Ce qui pitoyable c’est la facilité avec laquelle l’Europe et d’autre pays se font manipuler par les Etats-Unis.

Si Ben Laden est un terroriste que penser de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde. Que penser des droits de l’Homme à Guantanamo ? Que penser des tortures de la prison d’Abu Ghrahib ? Des victimes civiles tuées par les drones américains en Afghanistan ?  Du massacre des palestiniens, du génocide de Gaza à petit feu ? ...      

Le concept et la notion de justice aurait elle une face judéo-chrétienne comme l’histoire de France et de son identité tant discuté ces derniers temps… Mais où va t'on ? Si les états se mettent à traiter le droit et la justice avec des méthodes qui n’ont rien à envier aux vrais terroristes que l’on dénonce et que l’on combat. Ce consensus sur la méthode et la célébration d’un crime d’Etat est plus qu’ inquiétant. Jean Bothorel disait «  Le consensus, c'est l'aliénation joyeuse ». Quel spectacle pitoyable que de voir la soumission des états Européens au Etats Unis face à ce crime contre le Droit au sens noble que tout être humain est en droit d’avoir pour sa défense dans le cadre d’un procès, par simple respect à la mémoire des victimes.

Comment porter nos opinions et notre voix dans ces tsunamis médiatiques qui font de chaque musulman possédant un esprit critique vis-à-vis de la vision officielle du cours de l’histoire, un négationniste, un défenseur de la théorie du complot , d’un terroriste en puissance ou d’un intégriste pour l’accusation la plus légère à défaut ? Comment ne pas être révolté par la violation et le non respect du corps qui n’a pas eu le droit à une inhumation selon les règles islamiques ? Par ce non respect et cette énième humiliation, les américains ont fini par  faire d’Oussama Ben Laden un martyr aux yeux des musulmans et de tout ceux pour qui il faut en finir avec l’impérialisme et la tyrannie américaine. Ils lui ont donné une fin qui réuni tous les ingrédients pour le passage du symbolique au mythe du martyr Oussama.   

Pour le musulman qu’elle que soit les crimes commis par l’homme chaque être a le droit à un traitement digne. Les américains viennent de commettre trois crimes : priver la communauté internationale d’un procès, tuer un homme sans défense et humilier sa dépouille en ne respectant pas le rite mortuaire de sa communauté d’appartenance. Si le monde baigne dans une liesse effrayante pour un temps, combien d’Oussama et de Ben Laden ce meurtre va-t-il engendrer ? Combien de civiles doivent ils payer pour la vengeance aveugle et l’orgueil de nous autres occidentaux ?

Ce qui est grave, au sein de la communauté musulmane, c’est le manque de conviction et de détermination dans leurs opinions en publique, de peur de paraître en décalage avec la tendance générale, nous mimons de la tête et de la bouche alors que notre raison et notre cœur pensent le contraire. Il faut cesser l’hypocrisie du jour et l’honnêteté de la nuit.   Quelque soit la monstruosité des actes d’un musulman, nous ne pouvons excommunier un musulman, certes nous pouvons condamner et dénoncer ces actes mais en aucune manière nous sommes dans notre droit de le juger car seul Allah connaît les cœurs et leurs intentions.

En tant que musulman, que le monde entier sache que la mort d’Oussama Ben Laden ne me réjouit pas ! Pas plus que la mort de n’importe quel être humain que l’on accuse sans preuve et que l’on exécute par meurtre  sans jugement ni défense. Le monde a-t-il perdu tous les repères et les valeurs du droit de l’individu au sens des droits de l’Homme qui nous sont chantés à longueur de temps.  Au nombre de mort, l’administration et la politique américaine  est la pire des organes terroristes à caractère étatique que la terre n’ai jamais porté. Combien de guerre, combien de dictateurs entretenus et armés, combien de victimes et de dommages collatéraux ….. La liste des chefs d’inculpations est tellement longue  que l’océan tarirait si elle était l’encre des juges pour noter la barbarie des Etats-Unis et de leurs Alliés.


Finalement, si Ben Laden est l’auteur de l’attentat du 11 septembre 2001, alors la soi-disant première démocratie au monde vient de le surpasser par sa barbarie, tant par la porté symbolique que par les actes de celui qu’elle présente comme le diable en personne. La méthode employée par les Américains est un crime contre les droits de l’Homme pour les puristes du droit à la justice  et un sacrilège pour les hommes de foi pour qui tout homme à droit un jugement avant sanction  même capitale.

Combien d’être humain sont capables de sacrifier l’opulence et les richesses que la vie accorde à la naissance pour mourir en martyr de ses convictions ? Il est évident  que Ben Laden n’est pas un ange mais il est loin d’être l’incarnation du mal que les médias veulent nous faire admettre lorsque l’on connaît le casier judiciaire de ceux qui se prennent pour des justiciers de l’axe du bien contre l’axe du mal.  Les  musulmans resteront tiraillés entre le rappel de ces deux versets du Coran d’une part  « Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients.» (Sourate 2, V154.), « A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il donne la vie et Il donne la mort. Et il n'y a pour vous, en dehors d'Allah, ni allié ni protecteur. » (Sourate 9, V 116) et d'autre part le poids de la complaisance par simple irénisme.

Que dire du Pakistan et de son gouvernement qui une fois de plus font hontes à la communauté musulmane qui constate chaque jour plus d'humiliation. Quand est ce que les musulmans vont chasser les traitres et les corrompus qui sont au pouvoir et  qui collaborent avec ceux qui piétinent la dignité et l’honneur de la communauté Islamique. Où sont la fierté et la dignité de ce  grand pays qui vit sous perfusion des Etats Unis à cause de la corruption et de ses suppos.

L’odeur des traitres et des lâches se distingue parmi mille parfum, un jour viendra ou chaque personne  qui aura commis ou contribuée à la mort d’un innocent devra rendre des comptes devant Allah. Là où certain absous leurs péchés en réduisant leurs victimes au silence par élimination, le musulman se doit de dénoncer avec force l’injustice et le non respect de la dignité humaine de quelque nature que se soit.    

Qu’un homme commette des crimes relèves de la folie,  mais que penser d’un état qui commet chaque jour des milliers de morts par des interventions directs comme en Irak, en Afghanistan, en Libye….que dire de ces états qui occupent et pillent les richesses des pays envahies et occupés sous prétextes humanitaires ou d’exportation de la démocratie alors que leurs seuls intérêts sont économiques et stratégiques.  Pour les guerres en cours, sans parler des crimes ignominieux commis dans le passé, combien de 11 septembre avons-nous chaque semaine. Le numéro un  des ventes d’armes dans le monde ce n’est pas Ben Laden,  c’est bien les Etats-Unis… Combien de 11 septembre ont commis l’armée sioniste en Palestine depuis la création de cette imposture du siècle qu’est l’Etat d’Israël entretenu et soutenu par les Etats-Unis, l’Europe et les dictatures Arabes ?       

Les médias  occidentaux et certains médias des pays arabes font un matraquage de la joie que procure la mort physique d’Oussama Ben Laden (si elle est avérée bien entendu) comme si ce tsunami médiatique ne nous laisse aucune autre option que d’aller dans le sens de l’opinion générale. Si ce crime ne vous rend pas joyeux alors vous êtes suspect. Les donneurs de leçons ont fait de la vie un jeu en dématérialisant  la mort et en désacralisant la vie.  

La  résonance de ce crime orchestré et prémédité,  reflète bien l’état d’esprit américain.  Les États-Unis jouent les shérifs de l’ordre du monde et pratiquent la loi du talion de manière aveugle. Que la mort de Ben Laden ne soit pas une injustice au sens éthique de la vengeance du peuple américain manipulé depuis le début est un fait, dans la mesure où il est difficile de considérer pour les américains que Ben Laden soit un innocent,  lorsque l’on connaît le mensonge d’Etat pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Mais que dire au sens du droit? Où est passée la notion de la justice qui se traduit dans tous les pays civilisés en une institution qui obéit à des règles et à des lois? Ici les victimes resteront sur leur faim, et le coupable sans procès est victime de la tyrannie et de l’orgueil d’un pays en mal de vengeance. C’est la meilleur fleur que l’on est pu faire à Ben Laden en éliminant sans procès ni jugement.

D’un point de vue humain Oussama Ben Laden, aussi diabolique soit-il aux yeux de l’opinion biaisé par les axiomes d’inculpations gratuites, avait droit à un procès, à s’expliquer sur ses actes. Un autre exemple fut le procès de Saddam Hussein, qui fut jusqu’à son exécution tout sauf l’illustration de la justice. Il ne suffit pas de s’en tenir aux apparences. Mais a-t-on même véritablement voulu capturer Ben Laden ? Sa mort arrange les affaires des Etats Unis car si justice il y avait, la nature véritable de l’administration américaine serait apparu au grand jour. Tous les dictateurs ou les hommes manipulés par la CIA sont préférables morts plutôt que vivant. L’évidence est aussi limpide que l’eau de roche.   

Les crimes reprochés à Oussama Ben Laden  étant des crimes internationaux aux yeux de la communauté internationale, il aurait dû être confié à la cour pénale internationale (CPI). C’était devant elle que justice pouvait être rendue pour que le vrai du faux puisse être discerné pour la postérité et la justice. Or, les États-Unis n’ont même pas ratifié la CPI. La raison est simple, l’idée que leurs militaires et leurs services spéciaux puissent être jugés par d’autres qu’un tribunal américain leur est insoutenable. Ils connaissent la porté de leurs crimes et de leurs injustices sur les autres peuples, mais leurs intérêts sont à leurs yeux bien plus précieux que le sang des innocents qui coule à flot au quatre coin du monde à cause de leur hégémonie tyrannique. Alors je vous pose la simple question, qui est le terroriste et qui est le martyr dans cette obscure histoire ? 

La mort physique si il est avéré de Ben Laden ne laisse pas indifférent la conscience de chaque Musulman pratiquant ou non. Dans l’esprit de beaucoup de musulman doit prendre position surtout pour ceux qui vivent en Europe. Que chacun le sache le musulman est dans les camps de la justice et de la paix. Il est défenseur de la vie et non propagateur de la violence et de la mort. C’est uniquement dans le cas de légitime défense qu’il est en droit de se battre tout en se soumettant au code et aux règles qu’impose l’Islam.    

Cette article va surement en irrité plus d’un, mais le courage du musulman est de décrypter les événements tels qui sont même si il faut aller à contre courant car mon but est l’agrément et la grâce d’Allah peut importe les jugements de valeur que les hommes porteront sur mes propos. 

R.A 

lundi 25 avril 2011

Art & Liberté


Les synapses temporelles et circonstancielles entre le monde de l’art au sens pur et la liberté d’expression au sens pratique génèrent des frictions qui implosent  les passions partisanes et communautaires dans un déchainement où l’émotion a tué la raison acculée. Chacun à tour de rôle se pose en victime, défendre leur droit d’exister quelque soit le prix de cette notoriété éphémère. La monnaie d’échange de la liberté est souvent le prix du sang versé pour sacraliser un acquis certes précieux mais jamais éternel. Si il devait y avoir un bien commun et partageable entre les peuples et les civilisations, ce serait bien l’entendement de la notion même de liberté. Elle est une aspiration commune aux hommes dans une transcription relative dans la vie selon l’environnement et l’époque donnée. Prétendre que nous avons la liberté d’expression au sens large du terme c’est une illusion collective qui rassure les consciences contigües des donneurs de leçons en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.   

Jusqu’où l’homme est il prêt à aller pour une conception de la liberté toute relative et égocentrique. L’artiste qui produit de « l’art » pour mettre en exergue la bassesse de l’Homme n’a d’autre but que de satisfaire son appétence. La liberté des uns engendre l’oppression et la dictature des autres. Dans tous les systèmes politiques ou sociétaux, la liberté n’existe que par son antonyme, peu importe le modèle de gouvernance. De ce fait, la liberté d’expression au sens large n’est qu’une distorsion de la réalité qui se régit par des lois coercitives à géométrie variable selon des critères ethniques, raciaux, nationaux ou religieux voir philosophiques.  Finalement la liberté des libertés n’a pour véritable espace d’expression que notre conscience qui se nourrit de la puissance régénératrice de l’imagination que nous développons au fil de notre existence  et de nos expériences.  

L’artiste à travers son art, si il en est un, car si tout le monde est par essence l’artiste de quelque chose, la réciproque est loin de faire l’unanimité. Si l’art est une forme d’expression primaire  universelle dont nul n’a le droit de s’approprier sa porté symbolique ou philosophique une fois « créée », il n’en reste pas moins qu’elle est au même titre que d’autres formes d’expression telles que la spiritualité, la religion... un moyen de manipulation et d’affirmation élitiste que les hommes mettent en avant pour déployer leur puissance et assouvir leurs ambitions egocentriques et iniques. Sous un angle différent mais similaire, le sport permet de concourir dans une démarche proche de l’utilisation et de la finalité de l’art comme un moyen de domination d’une nation ou d’un peuple lors des grandes messes collectives organisées dans les temples du culte de la performance, du geste et du corps.  

Les soi-disant  artistes,  à l'instar des kamikazes  veulent  par désespoir, marquer le coup avec un maximum de dégâts, utilisent  l’art à  des fins d’existence médiatique pour créer du buzz et scinder une société en deux afin de compter leurs partisans. Comment se positionner pour accepter l’inacceptable dont le cœur haï mais que la raison tente de trouver mille excuses et circonstances atténuantes. Ceux qui sont en mal d’existence virtuelle ou numérique, dans le contexte de notre époque se lancent des défis à celui qui va le plus choquer ou le plus révulser les âmes sensibles. Ceci reste vrai dans le monde de l’art mais également dans la littérature, la politique, la philosophie… tous ces éléments indispensables au vivre ensemble, au lieu d’être employés à bon escient, sont utilisés pour déstabiliser les masses avec des moyens et des procédés affligeants et ignominieux pour extirper du fond des êtres sensibles les réflexes simplistes que sont la haine et la violence. Et qu'on ne vienne pas parler de liberté d'expression. La liberté d'expression c'est d'avoir le droit de dire ce que l'on pense, et non pas de rechercher la polémique et la provocation  pour ensuite jouer les outrés et les martyres bâillonnés par le carcan de la bien pensance.

Nelson Mandela nous donne une belle conception de la liberté il nous dit « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ». Ceux qui parlent le mieux de la liberté sont ceux qui ont subi la plus violente oppression et privation de la part de  ses semblables.  Il faut apprendre à vivre la liberté comme une contrainte qui nous oblige à prendre en compte dans chacun de nos actes la dignité et le respect de nos semblables qui ont des approches et des conceptions différentes de la notre. Le sens de la responsabilité individuelle et collective doit nous contraindre, même si cela est en contradiction avec notre définition de la liberté, à un mieux vivre ensemble.

L’art qui trouve sa quintessence dans la création première est malheureusement dénaturé de sa fonction initiale. Il est censé donner des outils et un langage propre aux hommes pour  permettre une élévation spirituelle. Elever la condition de l’homme grâce à l’art est le privilège de tout humain en quête de vérité existentielle. La pratique de l’art par l’artiste doit permettre aux hommes une prise de conscience de son destin dans la finalité de son existence qui s’inscrit dans l’Art du Créateur.

La vraie liberté en islam est d’être rebelle et combattre toute forme de soumission autre que celle à Allah. La liberté est par essence avant tout un combat entre ceux qui cherchent la vérité et ceux qui veulent cacher la vérité. Sa quintessence première réside dans sa nature propre qui est le souffle de la vie dont le Créateur nous a fait grâce et miséricorde pour un laps de temps. La liberté pour le musulman c’est l’art d’infléchir toute aspiration de l’âme et du corps pour obtenir la grâce et la miséricorde d’Allah.  

R.A 

mercredi 5 mai 2010

Les colons juifs ou la peste en Palestine


Sommité de la barbarie, terrorisme en plein air, la sauvagerie à l’état pur, ces familles intégristes et fondamentalistes venues par passion idéologique, se livrent à des exactions inqualifiables tellement la bestialité de leurs actes dépasse tout entendement. En toute impunité, ils tuent, spolient et harcèlent dans ce pays maudit que l’on nomme Israël et dont les frontières sont aussi vagues et précises que la politique internationale dans la région. Des fermiers se font tuer au grand jour, des plantations brulées et arrachées, des civils se font attaquer chaque jour sans que cela n’émoi nos pays occidentaux depuis l’entreprise de colonisation des sionistes commencé en 1946. Nazis dans leur comportement, fasciste dans leurs actes, ces colons sont à eux seuls l’expression suprême de l’idéologie sioniste qui est la peste et le choléra réunie pour le pire et le meilleur dans cette région où l’injustice est la loi d’Israël.

Ces colons n’ont ni foi ni principe, tels des animaux sans raison ni cœur, ils brûlent dans l’indifférence totale des mosquées, ils s’en prennent aux enfants, aux femmes et aux vieillards palestiniens. L’hypocrisie des partis politiques israéliens et la duplicité des dirigeants arabes parachèvent les calamités que ce peuple Palestinien doit endurer. Il est facile de lancer un mandat d’arrêt international contre des petits dictateurs Soudanais ou autres dirigeants africains, mais où est la justice et le courage de la communauté internationale pour traduire en justice les criminels sionistes de cet état artificiel bâti sur l’injustice universelle et le sang de million d’innocents Palestiniens qui doivent payer le prix de la barbarie Occidentale face au peuple Juif.

Comble de l’ironie, à Paris, une place à été baptisée au nom de « Ben Gourions », qui n’est autre que le fondateur de l’état sioniste colonisateur. Il est également l’homme qui conçut et dirigea la Naqba (la Catastrophe) palestinienne, avec la destruction de cinq cents villages, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, et l’exécution de nombreux civils. Ces crimes, confirmés de façon très précise par les « nouveaux historiens » israéliens, ne sont à ce jour ni reconnus ni réparés par l’Etat d’Israël. Pour mieux insulter les musulmans et les arabes du monde entier, la place est inaugurée par notre arabe de service : notre chère Rachida Dati,, célèbre non pas pour ses qualités ou son talent, mais uniquement pour son style bling-bling et ses origines qui servent la politique sarkozyste. Il est vrai que des personnes comme Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcom X ou Gandhi pour ne mentionner qu’eux, n’ont pas leur place au cœur de Paris. C’est une honte de la part de nos hommes politiques que de salir l’image de notre république en faisant honneur à un homme qui est à la source de million de civils palestiniens déportés et tués dans l’unique but de réaliser le rêve de Théodore Herzl le père du sionisme politique fasciste moderne.

Nos parlementaires « pseudo historien » sont prompts à faire voter la reconnaissance du génocide arménien, mais lorsqu’il s’agit de critiquer et de combattre l’injustice faite aux palestiniens, c’est la tétanie et le silence de la mort auquel nous avons droit. Il n’y a pas un jour, une émission ou un programme dans les médias ou dans la presse qui nous rabâche le génocide des juifs, nous en avons une overdose honnêtement, surtout lorsque l’actualité nous montre tous les jours le deux poids deux mesures, s’agissant des palestiniens musulmans que l’on spolie, massacre ou humilie à ciel ouvert. Comment voulez vous que la pédagogie de l’histoire puisse avoir un quelconque effet sur les masses ?

Jour après jour, ces colons gangrènent les territoires Palestiniens à l’image d’un cancer sublimé et voulu par l’Europe et les Etats-Unis. Mais que dire de ces dirigeants arabes de la région qui sont aussi lâches et hypocrites que l’occident face aux crimes nazis. Face à une telle désinvolture et médiocrité des grandes puissances, comment peut-on oser donner des leçons d’humanisme et de non-violence à la jeunesse Palestinienne, qui n’a rien connu d’autre que les camps de la mort et la violence sioniste soutenue aveuglement par l’administration américaine et l’hypocrisie européen. Que dire de ces dizaines de résolutions de l’ONU qu’Israël viole et bafoue avec la bénédiction et la bienveillance des Etats Unis et de l’Europe? Et ce, quel que soit la gravité de ses crimes !

Nous devons un soutien indéfectible à la vraie résistance palestinienne face à ces injustices qui brillent au panthéon de la barbarie humaine. A l’image du Jcall, il y a une réalité que nul ne peut ignorer, l’avenir de l’état d’Israël est compté et la chute risque d’être à la hauteur de sa barbarie et de ses crimes impunis. Ceux qui sont à plaindre dans cette déchéance, ce sont les juifs humanistes qui luttent de l’intérieur comme à l’extérieur contre l’idéologie sioniste. Nous leur devons également soutien et encouragement car leurs combats et leurs opinions sont boycottés par les médias occidentaux. Car notre devoir est de combattre l’injustice et de faire triompher la justice pour que les palestiniens soient réhabilités dans leur droit et que les juifs non sioniste puissent également vivre en paix sur ces terres. Nous devons avoir le courage de remettre en question, face aux massacres de ces populations civiles palestiniennes, libanaises et aux terrorismes d’état qu’Israël met en œuvre, l’existence même de ce régime sioniste et de ses institutions. Les langues doivent se dénouer, les esprits se libérer des carcans de l’histoire et les cœurs se réveiller face à l’entretien artificiel de la compassion et de l’émotion pour ces sionistes qui n’ont plus rien à voir avec les juifs innocents, victimes de l’horreur du nazisme en Europe.

Notre vieille Europe, incapable d’avoir une vision et une voix unique, ne fait que courber l’échine face au dictat des états unis et à la folie israélienne. Il est grand temps de se réveiller car notre influence et notre notoriété sont en perte de vitesse face aux nouvelles grandes puissances que sont la Chine et l’Inde. Ce n’est qu’une question de génération à venir, les livres d’Histoire sont les témoins vivant des stèles qui marquent à jamais les caveaux des grands empires ou jadis nul n’aurait parié sur leur fin. Aucune puissance à travers les âges n’ont réussi à ce maintenir par la force. L’érosion du temps viendra à bout de l’insolence de ces soldats fascistes sionistes qui massacrent les populations civiles dans une impunité totale. Le politique sioniste d’Israël est en train de miner et détruire cet état symbole de l’injustice universelle. Sa naissance a été un malheur sa mort sera une délivrance sans commune mesure. Les juifs seront libérés de ce cancer qui les paralyse dans leur évolution vers les valeurs humanistes et universalistes.

Les colons juifs sont aujourd’hui le fer de lance de la politique sioniste qui cherche à contrebalancer les évolutions démographiques de la région. Combien de temps pensez-vous honnêtement qu’un pays terroriste comme Israël qui est reconnu pour être raciste et xénophobe en appliquant l’apartheid puisse tenir face à des millions de musulmans qui un jour ou l’autre s’uniront pour vaincre ce cancer du Moyen Orient. Les larmes de ces enfants et de ces mères palestiniennes abreuvent une terre où l’intifada et la résistance des martyrs ne pourront jamais être vaincues par les flammes de l’orgueil sioniste qui se consument de son intérieur.

R.A

lundi 15 mars 2010

L’Intégrisme, l’islamophobie, la xénophobie en France et en Europe

Il est coutume de parler en France et en Europe de l’intégrisme religieux qui certes n’est pas à ignorer mais qui ne représente pas l’unique source de l’intégrisme. Il y a un intégrisme plus féroce et sournois qui se nourri dans une conception laïque extrémiste. Celui de l’exclusion de la différence d’apparence publique et d’opinion politique. Ces chantres de la laïcité exclusive insufflent avec un air altier leurs visions aux citoyens qui oseraient prétendre au droit à l’incartade face à leur interprétation monochrome de la laïcité.

La laïcité à la française comme on aime à le faire entendre n’est pas unique ni dans sa définition ni dans son essence. Les intégristes laïcards sacralisent leur point de vu à la manière des religieux intégristes qui rendent leur interprétation plus sacré que les textes sacrés. S’il est naturel de dénoncer tout intégrisme religieux il doit être tout aussi naturel de combattre toute forme de tentation laïcard se substituant au credo religieux.

J’aime à croire que si un concept de laïcité devait dominer les éclats de lumières de l’agora, dans sa sagesse ultime souhaite prendre comme valeur commune et partagé une laïcité de tolérance et d’ouverture. La pluralité des opinions et des croyances dans le respect des divergences d’angles de vue ne peut être conçue sans une laïcité libérale qui se nourrit d’une véritable volonté de partage et d’ouverture d’esprit entre citoyens.

Nous vivons dans un républicanisme autoritaire et intolérant sans nom ni forme mais se construisant sur des lois d’exceptions excluant les nuances de la diversité. Les victimes sont souvent les femmes et les jeunes filles de préférences musulmanes et voilés. On en appel à des lois pour chaque fait divers propices à la stigmatisation, on encourage la généralisation des constats à partir de faits exceptionnels et rares. Nous vivons dans un règne où l’exception ne peut exister dans la règle commune: le républicanisme autoritaire et intolérant qui est vivace et hostile à tout ce qui pourrait "diviser" le "peuple" – comprenez tous ceux qui n’ont pas la même culture ou les mêmes mœurs que la majorité de la population.

Si l’antisémitisme était la peste dans les années sombres de la France et en Europe, l’islamophobie est le choléra du siècle à venir en occident. Si les prises de conscience et un travail de fond pour s’entre connaitre ne sont pas réalisés pour une pédagogie du pluralisme des mœurs et des cultures, un autre avenir sombre et douloureux est à prédire pour les musulmans intégrés ou assimilés car il suffit de prendre l’exemple des juifs, les nazies ou la gestapo n’ont pas fait la différence entre le juif pratiquant ou le juif agnostique ou entre tzigane croyant ou non croyant.

L’obsession contre l’entrée de la Turquie en Europe, la loi contre le voile, contre la burqa, la fronde contre le Halal, les caricatures du Prophète Muhammad (sav), les profanations des cimetières et des mosquées, les discriminations, les minarets en suisse … sont autant de signes avant coureurs d’un avenir compromis du vivre ensemble. La perspective et l’issue d’un avenir des quatre rives sont étroitement liées à l’affirmation de notre identité assumée.

L’Intégrisme et la xénophobie de l’esprit régnant en France et en Europe s’aggravant et traversant une crise identitaire sans précédent ont leur nouveau bouc émissaire depuis l’arrivé des musulmans. Pour beaucoup de français, le débat sur l’identité nationale l’a prouvé ; l’Islam est, par nature, étrangère à l’Europe et elle doit en être chassée. C’est de l’islamophobie à l’état pur, en même temps qu’un déni de la liberté des européens à suivre la religion de leur choix. Nous avons en France et en Europe le langage du politiquement correct comme vérité de façade et la sincérité des voix des urnes lorsque le référendum, outils suprême de la démocratie, s’exprime sur un positionnement face à la présence de l’Islam ; les opinions et les langues se dénouent pour laisser transparaître les démons de nos fantasmes vis-à-vis de l’immigré et du musulman.

Tôt ou tard les idées d’extrêmes droites prendront le dessus en France et en Europe grâce aux intégristes laïcs qui stigmatisent ceux qui ont des opinions et des apparences différentes de la norme admise. Nous ne sommes pas à l’abri d’une répétition de l’Histoire tel que la vécue l’Andalousie, la Yougoslavie…. Un signe fort est l’exigence de l’assimilation plutôt que de l’intégration dans l’espace républicain de notre société. Etre assimilé c’est abdiquer face à ceux qui ne peuvent vous accepter avec vos valeurs et vos différences. C’est trahir son héritage et ses origines pour se soumettre au dictat de l’harcèlement psychologique qui vous culpabilise afin de vous déshabiller de votre costume inestimable et original. Ceci pour un moule faisant abstraction de votre quintessence et de votre idiosyncrasie afin de vous faire admettre un conformisme idéologique et moral.

R.A

lundi 2 mars 2009

Imaginons un Syndicalisme Islamique en France et en Europe



S’il y a un chantier dans lequel les musulmans en France et en Europe de manière générale sont absents, voir quasi inexistant c’est bien le domaine du syndicalisme. Il n’y a pas de syndicat musulman à l’image des syndicats de sensibilité chrétienne, laïque, communiste ou athée... même si individuellement il y a des musulmans qui sont syndiqués à la CFDT, à FO, SUD, CGT,… il n’y a pas de syndicat avec une identité et une sensibilité islamique pour défendre des intérêts communs au sein de la société, dans un monde où l’économie et la spéculation financière sont des fins en soi, pendant que le bien être et les droits de l’individu sont relayés dans l’arrière cours des attentions politiques et patronales.

Dans un monde où le consumérisme est devenu une religion qui ne porte pas son nom, plus que jamais les musulmans ont un devoir de proposer et d’imaginer des alternatives qui peuvent découler d’une réflexion profonde basée sur les principes de l’Islam afin de contribuer positivement au sein de la société. Très peu de musulmans sont syndiqués voire ne s’intéressent pas ou sont ignorants de l’intérêt sociétal d’une telle organisation. Pourtant à bien y réfléchir c’est un champ d’expression qui correspond complètement aux aspirations et aux valeurs que les musulmans doivent défendre en terme de justice et d’égalité sociale.

L'action militante est la base du syndicalisme, chaque musulman par définition et par nature est enclin à être un militant de la justice pour tous et de la défense des plus faibles qui pourraient être abusées moralement, socialement, psychologiquement ou physiquement. Le syndicalisme est le mouvement qui vise à unifier les travailleurs dans des organisations pour défendre leurs intérêts communs ; hausse des salaires, meilleures conditions de travail, lutte contre le licenciement, respect de la dignité humaine …. La seule forme et tentative de syndicalisme représentée dans l’espace politico sociale de sensibilité islamique est l’EMF (Etudiant Musulman de France). En dehors de cela il n’y pas d’organisation syndicale avec une éthique musulmane forte qui soit en mesure de se faire entendre dans une société en perpétuelle mutation où les enjeux et les orientations sont étroitement liés aux forces présentes et structurées. Il faut que les musulmans investissent dans la création d’organisations patronales afin que l’on ait une vraie alternative de modèle et que l’on devienne une vraie force de proposition dans l’approche des problématiques d’organisation, de relation entre les patrons et les salariés.

Il y a des thèmes et des défis que nous ne pouvons pas régler tant que l’on se fera défendre par des organismes qui ne comprennent pas nos motivations et nos sensibilités. Si nous avions des syndicats musulmans assez forts dans la société, les problèmes tels que le voile, la viande hallal dans les cantines, le droit à la reconnaissance officielle des deux jours de fête musulmane, le droit à des espaces de recueillement pendant les poses de travail, les problèmes de racisme, de discrimination et d’islamophobie, pourraient être traités avec plus d’efficacité dans le respect des droits du pays dans lequel nous vivons, en accompagnant le débat dans la société. Il y a des revendications qui doivent être proposées et discutées mais cela ne peut ce faire uniquement si nous avons un réel poids dans la société au niveau du travail aussi bien dans le privé que dans le public.

Avec l’augmentation de la présence musulmane et le mouvement de sédentarisation de nos parents nous sommes en mesure d’accompagner et de provoquer une adaptation du discours et des pratiques syndicales en référence à nos convictions de droit universel que l’islam nous a inculqué. En toute logique il y a de nouvelles demandes d'ordre culturel dans l'entreprise, le temps où l’islam ne se pratiquait que dans les caves est en phase d’être révolu.

Aujourd’hui nous devons créer un ou des syndicats musulmans qui pourront traduire le fruit de mutations progressives dans le monde du travail en français. Il faut être en mesure de réfléchir et de proposer une synthèse entre : Islam privé des syndicalistes de culture musulmane, islam mobilisateur des leaders syndicalo-religieux et islam tranquille de la plupart des travailleurs, plusieurs secteurs comme le bâtiment ou l’industrie automobile peuvent être propices à créer les premiers syndicats de sensibilité musulmane.

Le temps est venu d’affirmer dans tous les domaines de la société, que nous sommes des musulmans français ou français musulmans pour ceux qui voudraient jouer avec les mots. L'islam doit nous permettre de constituer un nouveau langage dans l'espace et le temps industriels par la visibilité qu'il a acquise depuis l’arrivée de nos parents.

Aujourd’hui, malheureusement, la pensée islamique contemporaine est très ignorante ou absent du débat des questions du travail. Un voyage dans les pays du golf suffit pour voir les carences en matière de droit des ouvriers et de leur autorisation à se mobiliser pour dénoncer les injustices inacceptables. La diabolisation du mouvement syndical dans nos pays d’origines, a laissé le champ libre aux communistes dans les pays musulmans jusqu’à hier, aujourd’hui ce sont les intégristes laïques qui se sont appropriés ces fonctions. Jusqu’à présent, le modèle syndical dominant est celui qui a été importé de l’occident dans les pays majoritairement musulman, en oubliant la nécessité de l’adapter à la société musulmane; or comment représenter véritablement les ouvriers en négligeant leur caractéristique la plus importante, ce qui fait leur fierté c’est-à-dire l’islam. Le syndicalisme se fonde en réalité sur des valeurs que l’islam encourage telles que : les valeurs de solidarité, de partage, de défense des faibles, etc.

Le syndicalisme de sensibilité Islamique structurée qui peut naître aujourd’hui en France et Europe, grâce à des agrégats d’expériences des militants musulmans, actifs dans chaque pays européen peut être un véritable signal pour les musulmans du monde entier où les régimes en place manipulent ou contrôlent les forces vives. Le modèle de syndicat de sensibilité islamique défend la valeur du travail bien fait, comme activité enrichissant l’esprit et la personnalité, et en même temps la glorification de Dieu. Le travail est adoration en Islam si le but et l’intention sont de vivre en accord avec l’essence de l’Islam et de plaire à Allah. Une telle conception fait du travailleur musulman un travailleur apprécié par les patrons, et crée ainsi un terrain d’entente sur lequel ouvriers et patrons se rencontrent, au delà de tout esprit d’hostilité.

Le syndicalisme de sensibilité Islamique s’oppose à la fois à l’exploitation capitaliste (occident), et à l’oppression communiste (en Russie et en Chine), au matérialisme (dominant dans le syndicalisme occidental et oriental), et au totalitarisme (dominant dans le syndicalisme communiste). Il prend la défense des travailleurs, en se fondant sur l’idéal de justice de l’islam, dans un esprit d’entraide et de valorisation du travail. De ce point de vue, il a valeur universelle.


R.A