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lundi 23 décembre 2013

Ma bien-aimée



Assis devant ma bien-aimée,
Je sens mon cœur s'animer,
Je sens mon esprit s'émerveiller,
Devant autant de beauté sublimée.

Dans son regard, la fidélité sans faille,
Dans sa prestance, une classe de taille,
Merveille à l'état pure, ma princesse,
Égérie de mon cœur, pleine de délicatesses.

Loin de toi, mon cœur s'abandonne,
La solitude me prend pour une danse,
Suspendu à mes passions sans pourtour,
J'ai peur du vertige de l'amour.  

Je chante la souffrance de l'amant,
Dans ce voyage de la vie, plein d’ivresses,
Mon cœur épris d'amour et de liesse,
A perdu sa raison sans paravent.

Par-delà mes rêves, je m'envole,
Pour une virée si intense,
Oubliant ma peine si immense,
Je danse sur scène ma vie.

Que faire de ce charme ?
Qui inspire et dicte ma plume,
Au fil de mes écrits,
Célébrant la muse sublime.

De ce présent indigne,
Ma perle au mille et une merveilles,
Je ne connais valeur pareille,
Raison gardée, au-delà de mon cœur.

Ya Allah!

Brise ce miroir qui me dépeint,
Illumine l'obscurité de mon cœur,
Que je puise par ton Amour,
Etre digne de l’amour confié.

R.A

vendredi 11 juillet 2008

La Blancheur du Désert


Je décide de t’affronter malgré mon désarroi devant ta blancheur et tes traits si communs. Ce n’est qu’une question de temps, la fin démentira mon sentiment d’impuissance éprouvé au début de cette confrontation. Je frémis à l’idée de te voir assombrie par ma plume acérée pour notre rendez-vous. Bientôt tu porteras les stigmates de mon affrontement. Tu seras témoin de ma bravoure et de mon courage face à ces lignes de désert. J’abattrai une à une tes colonnes harmonieuses. Je déborderai sur tes marges et annoterai mes conquêtes au fil de l’eau.

Tu auras le privilège et le fardeau de ma conscience sur le dos. Combien de tes semblables j’ai froissé par mes sauts d’humeur. Tu auras à charge de conserver mes pensées et mes opinions. Je te confie mon relais de l’histoire qui est né de notre rencontre. Tu deviendras le support indispensable pour ceux qui souhaiteront me connaître et sonder ma pensée profonde. Tu seras ma mémoire vive lorsque mes amis ou des inconnus te prendront entre leurs mains dans les aléas de la vie.

Tu me procures autant d’angoisse que de bonheur car c’est à travers toi que je me découvre dans ces instants de réflexion et d’intimité. Tu es devenu ma confidente et ma maîtresse. Je te prends chaque jour avec délicatesse pour que tu sois présentable et attrayante pour celui qui aura à poser son regard sur toi. Tu deviendras l’ami ou l’ennemi de celui qui t’aura découvert et parcouru. C’est grâce à toi que l’humanité a su garder trace du meilleur comme du pire, siècle après siècle. Tu es si fragile et si puissant pour celui qui compose sur ton recto. Tu demandes toujours plus de courage et de témérité pour atteindre ton verso.

Il y a en toi quelque chose d’effrayant à première vue mais de si formidable une fois que tu es accompli dans ton style qui te distingue de la banalité. Tu rends stoïque comme incontrôlable celui qui ose relever ton défi. Tu acceptes la laideur comme le sacré, tu incarnes les prémices de l’espoir comme la rupture et le fatalisme. Cette blancheur de l’innocence inspire à la fois confiance et méfiance. Tu relèves l’estime de soi pour celui qui manipule le verbe et tu deviens compagnon de route et de chevet pour celui qui connaît et admire ton style apposé et construit avec tant d’amour et de passion.

Saches qu’en ce qui me concerne, je t’aime comme je te déteste selon ma satisfaction mais n’oublie pas que sans toi je ne suis que vent et supposition à titre posthume. Tu me contiens dans ton cadre et m’évite de déborder, tu me contrains dans la longueur sans m’imposer le temporel. Tu es blanche alors que je te noircie de mes ratures reflétant mes hésitations. Je suis troublé dans nos rencontres par ton éclat et ta pureté que j’entretiens ou détériore selon mes caprices et mon inspiration. Je te domine par ma plume et ma position alors que tu m’anéantis par ton silence qui s’impose avant de te toucher. Tu es la trace une fois achevée de tous ceux qui ont traduit leur inspiration en réflexion puis en composition. Tu acceptes et portes mon verbe sans prendre la nuance, tu deviens très vite sujet à polémique, c’est au fond ce pourquoi tu es destiné même si c’est de l’inconscience, je le reconnais pour ma part.

Je sais, devenir ton ami c’est accepter le sacrifice du temps et de la réflexion sans pour autant te conquérir. Que de souffrances et de peines pour t’aborder à chacun de mes assauts. Ton recto et ton verso sont à l’image de ce désert sans fin. Tu m’accuses de paresse alors que je t’affirme mes faiblesses. Tu me fais face alors que je m’incline pour t’embrasser avec ma plume. Hésitant mais décidé plus que jamais à te transcrire ma douleur viscérale de ces mots que j’extirpe tout en me mettant à nu dans l’esprit et la forme de mes opinions.

Suis-je fait pour l’écriture et supporter l’angoisse de la page blanche ? Tout le monde se pose cette question lorsque l’on veut composer. Cette question me taraude l’esprit sans que je puisse y répondre. Malheureusement le constat est qu’il y a plus de timoré que de téméraire pour entretenir ce Jihad de la plume face à la blancheur du désert des feuilles de mon journal qui est à prendre.

R.A

lundi 28 janvier 2008

L’Appel au Jihad des Jeunes de Banlieue


Cet appel au jihad par la plume s’adresse à tous les jeunes des banlieues considérés comme des êtres humains de seconde classe. Ces jeunes sont regardés en perte totale de valeur à tel point qu’ils sont devenus des cauchemars de tous les gouvernements qui se succèdent et qui surenchérissent les plans de banlieues. Il est temps que les jeunes musulmans s’approprient de la vrai définition du Jihad qui est très loin du lavage de cerveau que les médias pratiquent afin de stigmatiser les musulmans et de faire en sorte qu’ils aient peur de leur identité musulmane.

Ce Jihad est un appel au renouveau de la pensée musulmane dans le respect de l’éthique Musulmane. Nous devons nous engager la main à l’ouvrage et le cœur à la prière afin de pouvoir réformer notre manière d’être et notre savoir vivre. Il est urgent de dénoncer les attitudes hypocrites de ces pseudos spécialistes et sociologues des banlieues et de l’Islam qui prétendent parler de l’Islam sans vivre l’Islam. Ils croient que le jihad en Islam c’est la barbarie et la violence contre tous ceux qui ne sont pas musulmans. Quel manque de finesse d’esprit pour ces hommes de lettre dépourvus de sagesse. Ils ne comprennent rien de ces quartiers difficiles car la plupart n’ont jamais vécu dans ces ghettos.

Ils pensent que ces jeunes ont perdu la notion de travail et d’effort, alors que ces jeunes n’attendent qu’une chose c’est de travailler. Il est évident que la réussite ne vient pas sans travail, le propre du jihad c’est la lutte intérieure qui doit nous permettre une élévation spirituelle et matérielle. Le jihad repose avant tout sur la foi en Allah, la solidarité entre nous et sur les qualités individuelles. La meilleure réponse à la misère des banlieues c’est la remise en question de soi même avant d’organiser notre stratégie d’action et de réformes. Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Et quel est notre but ?

Le musulman est celui qui se lève avant l’aube pour faire sa prière du fajr. cette qualité nous permet de faire tous les matins un jihad contre la fainéantise et la paresse. Avant de faire la prière le musulman accomplit un rituel de propreté, ici est mis en avant le jihad de l’hygiène cinq fois par jour. Il exécute cinq fois par jour la prière ce qui lui permet un recueillement afin de relativiser les problèmes de la vie et de se concentrer sur l’essentiel, face à ses devoirs ; c’est le Jihad de la rigueur et de la fidélité. Il jeûne pendant le mois de Ramadan, ce qui lui permet de mettre en pratique la solidarité, l’altruisme, et la patience. Durant cette période il se doit de parfaire son comportement et son caractère ; c’est le Jihad de la patience et de l’endurance…. Il est évident qu’un jeune qui est en paix avec ses racines et sa foi sera un élément positif dans la société.

Notre force réside dans l’islam. Notre jihad consiste à nous éduquer et à nous instruire. Nos camps de formation doivent être les écoles, les universités, les bibliothèques, les conférences, les mosquées ; bref là où il y a du savoir. Nos filtres seront le Coran et la Sunna du Prophète (sav). On doit valoriser et optimiser au maximum notre bien le plus précieux qui est le temps. Nos armes favorites doivent être le dialogue et l’échange avec notre environnement dans un esprit de tolérance et d’ouverture. Sachez que nos munitions sont inépuisables car notre héritage Islamique est d’une richesse sans équivalent. Notre ligne directrice sera la piété afin de se préserver des mauvaises tentations. Le but de ce jihad sera de contrôler les forces destructrices qui s’animent au plus profond de nous même et de libérer la générosité et l’amour qu’il y a en nous.

Notre quête de l’excellence dans le savoir et la connaissance en accord avec l’éthique musulmane sera notre plus belle récompense. Il faut valoriser et profiter des opportunités que l’on a pour accéder à la connaissance en France. Nous sommes les descendants des illustres qui ont marqué à jamais l’histoire de l’humanité et contribué à son progrès dans les sciences telle que ; la médecine, les mathématiques, l’astronomie, la sociologie, la littérature, la poésie, l’art … Soyons fier de nos origines musulmanes et surtout soyons digne de représenter l’islam en occident. Il faut que notre jihad nous permette de nous inscrire dans le paysage de la République en France dans le respect des lois du pays d’accueil sans pour autant trahir nos convictions musulmanes.

Ce n’est pas en détruisant nos quartiers et en brulant les voitures que nous allons pouvoir changer quoique se soit et améliorer notre condition et notre image. On doit au préalable changer se qu’il y a en nous même avant de changer l’extérieur. Il ne faut pas attendre l’aide d’en haut venant de l’état, au contraire il faut se mobiliser entre nous afin que l’aide si il y a de l’état puisse être efficace. Dans chaque être humain il y a des germes qui favorisent l’ingéniosité et je suis persuadé qu’en chacun de nous il y a des talents et des qualités. Il y a des milliers de jeunes qui aimeraient être dans un système comme celui dans lequel on vit. Ce n’est pas d'un plan de banlieue que l’on a besoin mais bel est bien d’un sursaut de conscience et d’engagement de chacun dans la cité.

R.A