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mardi 16 février 2016

L'odyssée de philomèle






Embarqué sur ma chalande fugace,
Caressé par l’aquilon de face,
Je m’éloigne à regret de la rive,
Poussé par cet éclair de vie si brève,

Je brave de nouveaux orages,
Pour de probables naufrages,
Tanguant sur ces vagues insensées,
Malgré mon fragile esquif zélé.

Défiant la fleur perdue de l'âge,
Je ne peux me résoudre aux adages,
Faisant de l’amour ce philomèle aveugle,
Qui, malgré la vue retrouvée se voile.

Je t'ai cherché entre ciel et terre,
Même ailleurs, là où le silence est leurre,
Par-delà l’horizon fertile de mes songes,
Je t’ai aperçu, bien des fois, guidé par tes longes.

Je me lénifie à la pensée de ton regard,
Au gré de ce destin incertain,  
Sous la voûte céleste sans égard,
Pour un rêve imaginé au fusain.

Nous avions composé des promesses de pair,
Confié aux cieux nos sentiments étoilés,  
Au fil de nos échappées et désirs enflammés,
Nous avions scellé nos secrets sans impair.  

Sur les rives inexplorées, tels des nénuphars,
Les rêves les plus fous s’écrivent à l’encre du cœur,
Pour des souvenirs à deux, à l’antre des regards,
Dans la confidence où tu règnes sans peur.

Par-delà les étoiles de la nuit, j'irai dans les layons,
Piqué par les blés, fouler l'herbe élancée,
Songeur, j'en fleurerai la fraîcheur à mes sens.
Je laisserai le zéphire me décoiffer.

J’admirerai le son du silence, suspendu sans tirade,
Mais l'amour immuable élèvera mon âme,
Et j'irai loin, dans le désert, comme un nomade,
Par ce Monde, enchanté comme avec une femme…

Ma solitude imaginera ta compagnie avec ou sans toi,
Quelque part, entre folie et raison, sur le champ de bataille,
Où le destin croisé noua par nos larmes une passion de taille,
Nous voilà, en quête d'une grâce d'Allah pour une foi.   

R.A

mardi 4 janvier 2011

Les larmes de mon cœur, Palestine!




Ecoute ces pleurs d’enfants orphelins depuis la chute du Khilafa,
Ecoute les lamentations de ces mères aux cœurs déchirés,
Regarde ces ruines habitées par des ombres en quête de leur demeure,

Oh Palestine, les lumières médiatiques se sont éteintes,
Votre douleur perdure dans l’indifférence totale,
Combien de morts, combien de corps déchiquetés ont brûlés au phosphore leur manque t’il ?
L’humanité ne se lasse pas de votre sort en spectacle !

Les consciences sont mortes, les esprits sont éteints et les cœurs sont de marbre,
Voilà l’état de l’humanité face à votre génocide.
Que l’on ne dise pas !, que nous ne savions pas,
Votre tragédie est suivie à chaque 20h, vous animez une téléréalité morbide
Votre vie passe en boucle telle une série télévisée pour divertissement.

Que dire de ces traîtres soucieux de leur pourvoir entretenu par votre sang,
Que dire de ces musulmans qui manifestent au grès de leurs émotions sans lendemain ni action,
Que dire de ces fortunes dilapidées pour les plaisirs égoïstes alors que vous manquez de tout,
Que dire de cette épuration ethnique systématique et mécanique s'en que âme ne sans révolte.

Oh Palestine, terre de feu et de sang, sache que,
L’occident se lave de ses pêchés avec ton sang que,
Les dirigeants arabes se prostituent pour entretenir les trottoirs de leur palais grâce à ton sang.
Mais sachez que votre résistance et votre courage ont fait de vous l’étendard universel,
Contre la tyrannie et l’oppression que demain rendra justice InchAllah !

A quand la délivrance de cette terre sainte colonisée par des monstres sans cœur ni foi?
Pourquoi tant de division à l’heure où l’Union s’impose?

Pour les pessimistes il faut ouvrir les pages de l’histoire!
La terre et les cieux sont témoins que par Allah ! L’Union des Musulmans est possible!
Nos divisions de jadis étaient sans équivalent !, et pourtant l’Histoire nous démontra l’impossible!
A nous! de forger ces cœurs et ces esprits qui ont su dépasser leur égoïsme pour cette cause sacrée!

Dans chaque esprit rode une vérité qui se nomme Salah Ad Din,
Tel le jour et la nuit, il faut être patient, chaque aurore est une vérité en puissance!
Heureux ! le Salah Ad Din libérateur qu’Allah aura choisi pour cette libération proche!

Oh douce Palestine au cœur révolté, ton fils libérera ces terres InchAllah, en attendant sache que,
Votre sang est sans valeur pour l’occident! N’attendez rien de ces morts vivants sans cœur ni raison,
Votre dignité bafouée chaque jour confirme l’indignité de ces démocraties de pacotilles,
On nous chante sur les toits du monde les droits de l’Homme alors même qu’il n’y a plus d’Homme
Il parle de paix alors que tout le monde veut la guerre dans une hypocrisie totale

Les pierres de vos mains lapident ces démons nourris par l’occident auréolé
Votre résistance ! C’est votre dignité ! Votre lutte c’est votre honneur !
Votre indignation cultive l’intifada de la libération !
Nulle liberté ne s’acquiert sans Martyre !
Morts ou vivants vous êtes les vainqueurs certains de ce Jihad pour la Justice!

Oh ! Enfants de Palestine l’heure est proche ! Notre Foi en Allah nous interdit tout désespoir,
Les rivières de larmes de vos mères forment les fleuves nourriciers de l’espoir,
Même sans armes par votre Foi, vous terrifiez vos ennemis qui se demandent si l’avenir existe
Votre Foi détruit plus de conviction en eux que leurs bombes ne détruisent d’espoir en vous!
Oh ! Enfant de Palestine, vous êtes des lionceaux, chaque combat livré vous grandi,
Bientôt, l'un de vous sera le leader qui ferra triomphé la Chahada لا اله الا الله محمد رسول الله  à El Quds,
Sans nul doute! InchAllah.

R.A

lundi 24 août 2009

A mes Censeurs


Laissez moi crier ma douleur engendrée par votre haine envers mes opinions, laissez moi vous mettre en transe par mon martyre de la cause que je défends par mes armes que sont la plume et la feuille. Vous pouvez me faire taire par votre arrogance puérile, vous avez les moyens d’opprimer ma psychologie sur l’instant mais vous oubliez que chacune de vos attaques font naitre en moi une détermination que même l’acier me jalouse. Chacune de mes blessures sont un hymne à la vie qui n’a de sens que si elle est vécue dans la liberté de mes convictions. Vous avez les moyens de brûler mes écrits, vous avez les moyens de me faire disparaître numériquement dans ces flots d’opinion que vous sélectionnez à votre guise, mais vous oubliez que je renais de mes cendres car ma plume a l’orgueil de son devoir de ne pas se taire face à l’injustice.


Vous êtes des criminels de la pensée déguisés dans des costumes de modérateurs partisans derrières vos écrans et dans vos apparats de bien penseurs. Fascistes des temps modernes, vous aimez être bercés par des opinions conformistes, vous aimez être flattés dans le sens du poil mais vous ne pouvez sentir les saveurs des opinions amenées par les vents contraires qui sont nourricières de la tolérance de demain. Ecrire pour connaitre le sens de mes convictions, me relire pour mesurer la profondeur de mes opinions, voilà mon âme dans son exclamation de la vie sur ces lettres qui à la manière des jalons vous donneront le sens de mon combat pour la liberté de la pensée libre dans le respect d’autrui.


Par votre censure vos perdez votre droit au respect. Vous avez déchainé dans les abimes de mon être une aversion que je tente de dompter afin d’en limiter les dégâts. Dans ma chair et dans mon esprit se trouvent des stigmates qui témoignent de mon amour pour la liberté. Je vous hais dans votre qualité de bourreau de la liberté de penser mais je vous respecte dans votre dignité d’être. Je ne saurais vous appliquer ce châtiment de la censure, mon sens de la justice m’impose le devoir d’écouter l’autre dans sa complexité antinomique à mes principes. Vous affligez à vos victimes sans défense ni recours une censure aveugle pour plaire à tel lobby ou à tel autre courant de pensée, mais vous ne faites en réalité que renforcer et fortifier la tempête qu’engendreront les esprits libres ignorés par mépris. La révolution arrivera à cause de vos maux par les mots que vous censurez sans discernement ni demande d’explication.


Je m’oblige à la compréhension de vos craintes et de vos inimitiés afin de grandir dans mon humanisme. Je vous propose une musique des opinions composées de variété universelle et multiculturelle vous préférez l’unisson afin de pas être troublés dans vos états d’âmes mis au diapason. Amadoués par les gloires carriéristes vous n’avez pas le courage du débat et de la confrontation. Lâches vous êtes dans votre profession de censeur, tyran vous êtes dans votre attitude de juge de la liberté de penser et minable vous êtes dans l’application de vos sentences pour plaire à la pensée unique de ce système sclérosé.


Vous avez beau m’accuser de tous les maux à la mode pour justifier vos sentences virtuelles, jamais vous n'étreindrez la flamme qui est animée dans ce cœur nourri d’amour et de soif de liberté spirituelle. Tant que la sincérité de ma foi sera vivace dans mon combat pour le droit à la diversité des opinions, ni la censure ni les damnations ne pourront assécher mes mots d’amour et ma soif de justice qu’Allah m’a inspirés dans le noble Coran.


En réponse à la censure, voilà l’insolence de ma verve, par ces lettres qui traduisent ma pensée libre et irréductible, qui s’évadent dans le vent sur les champs de la liberté à travers ciel et terre. Amoureux des lettres et des mots, mes opinions seront toujours là pour incarner une vérité autre que celle de la pensée unique que l’on souhaite nous imposer. Mes opinions sont nourries par le nectar de l’Islam, par les saveurs de mes contemporains et les présents de mes prédécesseurs. Ma constance au combat par la plume est guidée par ma soif d’exister tel que je suis avec mes valeurs dans le respect de l’éthique musulmane. Entendez ces cris de damnés par votre censure appelant à la justice et à l’égalité de traitement dans la préférence et la sélection des opinions. Vous avez banni dans le silence les voix de mes opinions, je vous mets en lumière pour ne pas censurer votre trahison aux principes de la liberté d’expression dans l’espace public.


R.A

mardi 26 août 2008

Un Compagnon Sans Visage


Je ne sais pas comment te qualifier, ni à quoi tu ressembles, mais tu es mon ennemi juré que je combattrai jusqu’au dernier souffle de ma vie
Tu embellis les vices de la vie sans m’aviser de ses conséquences
Tu me trahis chaque fois que je me suis laissé aller dans les aléas de la vie
Tu fais de l’éphémère une jouissance trompeuse.
Tu incrustes le doute là où il me faut de la conviction empreint de raison.
Je me ressaisi à chacune de mes chutes en espérant t’anéantir à la prochaine confrontation qui n’est jamais si loin
Tu promets monts et merveilles dans chacune de tes illusions savamment déguisées pour m’appâter tel un animal aux abois.


Tu me fais repousser chacune des limites dans le but de me jeter dans les abysses des regrets et des remords
Je te promets une lutte sans merci jusqu’à la demeure finale
Tu as l’avantage de me hanter mais j’ai le privilège d’être conscient
Tu as un ami de taille mais j’ai à mes cotés le Maître et le Créateur des cieux et de la terre lorsque je suis sincère
Tu connais mes faiblesses mais tu ignores mes qualités
Tu œuvres à ma destruction mais tu ignores ma force cachée résidant dans mon repentir

Je te démasque avec un temps de retard mais sache que le temps est notre arbitre et que je finirais tôt ou tard par te maîtriser
Tu as certes plus d’un tour dans ton sac mais je détiens les ficelles de ton sac
Tu m’accules dans mes retranchements pour me livrer au maudit, je te repousse par mes invocations quotidiennes
Tu veux ma condamnation à jamais alors que je réclame la grâce et la miséricorde du Tout Puissant pour l’éternité
Tu es la cause de mon désespoir dans ma traversée du désert, tu occultes ma personnalité
Tu donnes de l’importance à mes yeux à mon apparence alors que tu me fais ignorer mon fond

Sache que dans le désarroi de ma condition je me consume par mes fautes mais que je renais de mes cendres par la volonté du Tout Puissant
Tu me pousses à la paresse et à la volupté alors que je suis destiné à l’action et au combat contre tes alliés
Je veux que tu prennes notes de ma détermination par cette déclaration plus que jamais laconique
Tu en saisiras les pourtours lorsque tu me verras à l’œuvre dans les épreuves de la vie

Dans la solitude de mes instants j’ai appris à mieux te connaître
Dans le miroir de mes actes j’ai mesuré mes incartades volontaires et involontaires
Dans les méandres de mes faits j’ai senti la gravité de mon égarement
Tu veux faire de l’hypocrisie une de mes parures mais tu oublies que je cours derrière la vertu
Tu veux ternir mon image mais tu oublies que c’est secondaire pour moi
Tu veux me faire croire qu’il n’y a pas de liberté sans débordement des limites honorables
Tu prétends me soulager dans l’illicite en me faisant croire que chacune de mes dérives sont des péchés mineurs
Tu oublies que j’ai conscience que dans cette vie, nulle ne peut graduer la gravité d’un acte répréhensible
Par le temps j’ai appris tant bien que mal à te dompter tel un cavalier sur un pur-sang sauvage
Tu galopes dans la mauvaise direction mais je te ramène vers l’essentiel à chaque fois que je me ressaisi
Combien de larmes tu m’as fait couler, combien de peine tu m’as fait subir
Tu as fait de moi un être aguerri à l’école de la vie, tu as gagné beaucoup de bataille mais tu n’as pas encore gagné la guerre
La lutte finale nous départagera sûrement, mais j’ai compris une chose, la sincérité de mes actes te rendra vulnérable telle l’argile prise d’assaut par le vent et la pluie
Nous sommes lié à la vie et la mort mais notre lutte frontale fait partie de la raison de notre destinée

C’est dans le marbre que je veux te sceller afin que tu ne puisses nuire à autrui que moi
Je te propose la paix et la félicité si tu conçois à te soumettre à notre destinée
Quoiqu’il en soit sache que ton talon d’Achille n’est plus un secret
J’ai trouvé l’arme fatale pour te contenir dans les paroles de l’Eternel : « …ne désespère jamais de la miséricorde d’Allah …»


R.A

vendredi 11 juillet 2008

La Blancheur du Désert


Je décide de t’affronter malgré mon désarroi devant ta blancheur et tes traits si communs. Ce n’est qu’une question de temps, la fin démentira mon sentiment d’impuissance éprouvé au début de cette confrontation. Je frémis à l’idée de te voir assombrie par ma plume acérée pour notre rendez-vous. Bientôt tu porteras les stigmates de mon affrontement. Tu seras témoin de ma bravoure et de mon courage face à ces lignes de désert. J’abattrai une à une tes colonnes harmonieuses. Je déborderai sur tes marges et annoterai mes conquêtes au fil de l’eau.

Tu auras le privilège et le fardeau de ma conscience sur le dos. Combien de tes semblables j’ai froissé par mes sauts d’humeur. Tu auras à charge de conserver mes pensées et mes opinions. Je te confie mon relais de l’histoire qui est né de notre rencontre. Tu deviendras le support indispensable pour ceux qui souhaiteront me connaître et sonder ma pensée profonde. Tu seras ma mémoire vive lorsque mes amis ou des inconnus te prendront entre leurs mains dans les aléas de la vie.

Tu me procures autant d’angoisse que de bonheur car c’est à travers toi que je me découvre dans ces instants de réflexion et d’intimité. Tu es devenu ma confidente et ma maîtresse. Je te prends chaque jour avec délicatesse pour que tu sois présentable et attrayante pour celui qui aura à poser son regard sur toi. Tu deviendras l’ami ou l’ennemi de celui qui t’aura découvert et parcouru. C’est grâce à toi que l’humanité a su garder trace du meilleur comme du pire, siècle après siècle. Tu es si fragile et si puissant pour celui qui compose sur ton recto. Tu demandes toujours plus de courage et de témérité pour atteindre ton verso.

Il y a en toi quelque chose d’effrayant à première vue mais de si formidable une fois que tu es accompli dans ton style qui te distingue de la banalité. Tu rends stoïque comme incontrôlable celui qui ose relever ton défi. Tu acceptes la laideur comme le sacré, tu incarnes les prémices de l’espoir comme la rupture et le fatalisme. Cette blancheur de l’innocence inspire à la fois confiance et méfiance. Tu relèves l’estime de soi pour celui qui manipule le verbe et tu deviens compagnon de route et de chevet pour celui qui connaît et admire ton style apposé et construit avec tant d’amour et de passion.

Saches qu’en ce qui me concerne, je t’aime comme je te déteste selon ma satisfaction mais n’oublie pas que sans toi je ne suis que vent et supposition à titre posthume. Tu me contiens dans ton cadre et m’évite de déborder, tu me contrains dans la longueur sans m’imposer le temporel. Tu es blanche alors que je te noircie de mes ratures reflétant mes hésitations. Je suis troublé dans nos rencontres par ton éclat et ta pureté que j’entretiens ou détériore selon mes caprices et mon inspiration. Je te domine par ma plume et ma position alors que tu m’anéantis par ton silence qui s’impose avant de te toucher. Tu es la trace une fois achevée de tous ceux qui ont traduit leur inspiration en réflexion puis en composition. Tu acceptes et portes mon verbe sans prendre la nuance, tu deviens très vite sujet à polémique, c’est au fond ce pourquoi tu es destiné même si c’est de l’inconscience, je le reconnais pour ma part.

Je sais, devenir ton ami c’est accepter le sacrifice du temps et de la réflexion sans pour autant te conquérir. Que de souffrances et de peines pour t’aborder à chacun de mes assauts. Ton recto et ton verso sont à l’image de ce désert sans fin. Tu m’accuses de paresse alors que je t’affirme mes faiblesses. Tu me fais face alors que je m’incline pour t’embrasser avec ma plume. Hésitant mais décidé plus que jamais à te transcrire ma douleur viscérale de ces mots que j’extirpe tout en me mettant à nu dans l’esprit et la forme de mes opinions.

Suis-je fait pour l’écriture et supporter l’angoisse de la page blanche ? Tout le monde se pose cette question lorsque l’on veut composer. Cette question me taraude l’esprit sans que je puisse y répondre. Malheureusement le constat est qu’il y a plus de timoré que de téméraire pour entretenir ce Jihad de la plume face à la blancheur du désert des feuilles de mon journal qui est à prendre.

R.A

lundi 28 janvier 2008

L’Appel au Jihad des Jeunes de Banlieue


Cet appel au jihad par la plume s’adresse à tous les jeunes des banlieues considérés comme des êtres humains de seconde classe. Ces jeunes sont regardés en perte totale de valeur à tel point qu’ils sont devenus des cauchemars de tous les gouvernements qui se succèdent et qui surenchérissent les plans de banlieues. Il est temps que les jeunes musulmans s’approprient de la vrai définition du Jihad qui est très loin du lavage de cerveau que les médias pratiquent afin de stigmatiser les musulmans et de faire en sorte qu’ils aient peur de leur identité musulmane.

Ce Jihad est un appel au renouveau de la pensée musulmane dans le respect de l’éthique Musulmane. Nous devons nous engager la main à l’ouvrage et le cœur à la prière afin de pouvoir réformer notre manière d’être et notre savoir vivre. Il est urgent de dénoncer les attitudes hypocrites de ces pseudos spécialistes et sociologues des banlieues et de l’Islam qui prétendent parler de l’Islam sans vivre l’Islam. Ils croient que le jihad en Islam c’est la barbarie et la violence contre tous ceux qui ne sont pas musulmans. Quel manque de finesse d’esprit pour ces hommes de lettre dépourvus de sagesse. Ils ne comprennent rien de ces quartiers difficiles car la plupart n’ont jamais vécu dans ces ghettos.

Ils pensent que ces jeunes ont perdu la notion de travail et d’effort, alors que ces jeunes n’attendent qu’une chose c’est de travailler. Il est évident que la réussite ne vient pas sans travail, le propre du jihad c’est la lutte intérieure qui doit nous permettre une élévation spirituelle et matérielle. Le jihad repose avant tout sur la foi en Allah, la solidarité entre nous et sur les qualités individuelles. La meilleure réponse à la misère des banlieues c’est la remise en question de soi même avant d’organiser notre stratégie d’action et de réformes. Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Et quel est notre but ?

Le musulman est celui qui se lève avant l’aube pour faire sa prière du fajr. cette qualité nous permet de faire tous les matins un jihad contre la fainéantise et la paresse. Avant de faire la prière le musulman accomplit un rituel de propreté, ici est mis en avant le jihad de l’hygiène cinq fois par jour. Il exécute cinq fois par jour la prière ce qui lui permet un recueillement afin de relativiser les problèmes de la vie et de se concentrer sur l’essentiel, face à ses devoirs ; c’est le Jihad de la rigueur et de la fidélité. Il jeûne pendant le mois de Ramadan, ce qui lui permet de mettre en pratique la solidarité, l’altruisme, et la patience. Durant cette période il se doit de parfaire son comportement et son caractère ; c’est le Jihad de la patience et de l’endurance…. Il est évident qu’un jeune qui est en paix avec ses racines et sa foi sera un élément positif dans la société.

Notre force réside dans l’islam. Notre jihad consiste à nous éduquer et à nous instruire. Nos camps de formation doivent être les écoles, les universités, les bibliothèques, les conférences, les mosquées ; bref là où il y a du savoir. Nos filtres seront le Coran et la Sunna du Prophète (sav). On doit valoriser et optimiser au maximum notre bien le plus précieux qui est le temps. Nos armes favorites doivent être le dialogue et l’échange avec notre environnement dans un esprit de tolérance et d’ouverture. Sachez que nos munitions sont inépuisables car notre héritage Islamique est d’une richesse sans équivalent. Notre ligne directrice sera la piété afin de se préserver des mauvaises tentations. Le but de ce jihad sera de contrôler les forces destructrices qui s’animent au plus profond de nous même et de libérer la générosité et l’amour qu’il y a en nous.

Notre quête de l’excellence dans le savoir et la connaissance en accord avec l’éthique musulmane sera notre plus belle récompense. Il faut valoriser et profiter des opportunités que l’on a pour accéder à la connaissance en France. Nous sommes les descendants des illustres qui ont marqué à jamais l’histoire de l’humanité et contribué à son progrès dans les sciences telle que ; la médecine, les mathématiques, l’astronomie, la sociologie, la littérature, la poésie, l’art … Soyons fier de nos origines musulmanes et surtout soyons digne de représenter l’islam en occident. Il faut que notre jihad nous permette de nous inscrire dans le paysage de la République en France dans le respect des lois du pays d’accueil sans pour autant trahir nos convictions musulmanes.

Ce n’est pas en détruisant nos quartiers et en brulant les voitures que nous allons pouvoir changer quoique se soit et améliorer notre condition et notre image. On doit au préalable changer se qu’il y a en nous même avant de changer l’extérieur. Il ne faut pas attendre l’aide d’en haut venant de l’état, au contraire il faut se mobiliser entre nous afin que l’aide si il y a de l’état puisse être efficace. Dans chaque être humain il y a des germes qui favorisent l’ingéniosité et je suis persuadé qu’en chacun de nous il y a des talents et des qualités. Il y a des milliers de jeunes qui aimeraient être dans un système comme celui dans lequel on vit. Ce n’est pas d'un plan de banlieue que l’on a besoin mais bel est bien d’un sursaut de conscience et d’engagement de chacun dans la cité.

R.A