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mardi 13 janvier 2015

Fatale Liberté



Ah liberté de coeur,
En ton nom on insulte,
En ton nom on stigmatise,
Liberté ! Tu as bon dos !

Ah liberté d’esprit,
En ton nom on endeuille,
En ton nom on décime,
Liberté ! Tu es rouge sang !

Ah liberté universelle,
En ton nom on tue,
En ton nom on massacre,
Liberté ! Tu es si mortelle !

Ah liberté d’âme,
En ton nom on croit,
En ton nom on mécroit,
Liberté ! Tu es imprévisible !

Ah liberté, tu es conviction,
Tu es doute, tu es nuances,
Tu es si belle, si fortuite,
Comment ne pas t’aimer.   

Liberté ! Ah tu es sacrée !
On te sublime le jour !
On te prostitue la nuit !
Mais quel est ton visage ?

Juifs, Chrétiens, Musulmans,
Bouddhistes, Athées …
Tous réclament le monopole,
De ta définition, de ton visage !
   
Non, tu es innocente, bien de tous,
Tu as le charme du peintre,
Tu as le visage de l’artisan,
Sans toi,  vie n’a de sens, paix n’a d’existence !

Tu es parole ou crayon pour les sages,
Kalachnikov ou haine pour les fous,
Allah t’a créé rebelle,
Seul l’inculte ne sait pas,

Ni les balles peuvent t’anéantir,
Ni les chaines te retenir,
Nul ne peut te saisir !
Ou te réduire au silence !

Tu es ce cri de naissance !
D’une humanité en marche !
Chaque jour, davantage de vie,
Prête au sacrifice pour toi !

Certains te dessinent,
D’autres te combattent,
Quel que soit le champ de bataille,
Imaginée ou réelle, en tout temps, tu es Héros !

Bien idiot celui qui pense te tuer !
Alors que tu es sens et vie !
Par Allah ! Tu es rébellion et soumission !
Par Allah ! Tu es conscience, raison et foi !

Mort ou vif celui que tu as habité,
Devient une étoile, un étendard,
Un martyr, une légende,
Qu’on appelle : Liberté ! Liberté ! Liberté … 

R.A

vendredi 9 janvier 2015

Lettre d’un musulman imparfait à Charlie Hebdo


Dans ce drame que traverse la France, nul être humain ne peut se réjouir de l’exécution de la vie, ô combien celle-ci par son esprit, son humour et sa patte est en opposition avec nos opinions et nos idées. Nous existons spirituellement, politiquement et artistiquement justement parce que d’autres nous critiquent et nous opposent leurs regards, leurs convictions et leurs interprétations de nos valeurs, de nos références et de nos convictions… Cela-dit, il est important de ne pas renier nos valeurs et nos aspirations par un minimum de respect qui doit être réciproque. La liberté d’expression utilisée comme arme de stigmatisation n’est en réalité rien d’autre que la liberté de la haine surtout lorsqu’une certaine catégorie de la population est stigmatisée en permanence à tous les niveaux de la société.

Alors oui, je le dit ouvertement en tant que musulman imparfait,  je dis non ! je ne suis pas Charlie ! car je condamne avec la plus grande fermeté ces assassinats de personnes, dont mes premières pensées vont aux familles des victimes…  mais je condamne également, au nom même de cette liberté d’expression, les caricatures odieuses que Charlie Hebdo a fait en écho aux parutions dans le journal danois Jyllands-Posten causant des morts dans le monde.

Crétin est celui qui pense régler et sauver l’Islam en éliminant ses détracteurs aussi islamophobes soient-ils! Il suffit de lire les sources pour comprendre leur ignorance totale ; «  Si Allah avait voulu , Il aurait certes fait de vous une seule communauté . Mais Il laisse s'égarer qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes, interrogés sur ce que vous faisiez " .(Sourate 16 ; Verset 93) »  ou encore ce verset « Qu’il n’y ait pas de contrainte dans la religion, la Vérité se distingue par elle-même de l’Erreur; celui qui rejette le mal et croit en Dieu saisit une poignée solide qui ne se brise jamais. » (Sourate 2, Verset 256). Le musulman ne doit pas tomber dans les pièges des islamophobes, des opportunistes plumitifs et des politiciens populistes au discours stigmatisant et xénophobe. Nous devons garder notre dignité face à l’injustice qui peut nous être faite. Nos armes de résistance, dans ces cas de figure, sont notre force spirituelle tirée de l’enseignement même du Coran et de la sagesse intime que nous inculque la tradition même du Prophète Muhammad (SAW).

Il y a dans l’essence même du message de l’Islam ; l’amour du prochain, l’altruisme et le sens du pardon au nom même de l’ignorance de l’autre à connaitre nos valeurs sacrées et nos références. Nous devons donner le meilleur de nous-mêmes afin de  recevoir le meilleur de l’autre afin de consolider le vivre ensemble que les obscurantistes de tout bord tentent de détruire inlassablement.

Le respect de la différence, quelle que soit la profondeur des abysses qui peut séparer deux êtres dans leurs opinions ne peut justifier un passage au meurtre. Le Coran est d’une limpidité sans égal sur le sujet « celui qui tue un homme, tue toute l’humanité » (Sourate 5 ; verset 32). Sans tomber dans l’irénisme et l’hypocrisie de façade chacun a le droit de réfuter, de s’opposer en toute dignité sans tomber dans les extrêmes. Face à des attaques armées, face à l’envahisseur et à l’occupation,  il est légitime et plus encore un devoir  pour tout peuple de se défendre à armes égales.

Le drame d’aujourd’hui, c’est que nos sociétés souffrent d’une carence à la sensibilité de l’art, de la poésie et de la culture de l’autre. Les musulmans, en plus de lire les sources Islamiques, doivent s’ouvrir à la littérature de l’altérité. Nous avons besoin de lire de comprendre la portée de Voltaire, de Nietzche, de Victor  Hugo et bien d’autres… comme les non-musulmans ont besoin de lire et de comprendre les sources Islamiques mais également ses penseurs et ses philosophes ; Al-Ghazâlî, Ibn Ruchd, Al Kindi, Ibn Taymiyya et bien d’autres … S’ouvrir à l’autre, c’est se donner une fenêtre, une perspective et un angle de vue pour mieux comprendre l’humain que nous sommes, comprendre comment les idées, les opinions et les divergences se structurent pour former les êtres complexes que nous sommes. Le vivre ensemble doit être justement l’alchimie permettant la coexistence de l’altérité dans la complexité de la nature propre de chacun.     

Il est important, au-delà des émotions, que les citoyens musulmans ou non, que nous sommes, entreprenions une réflexion en profondeur sur l’orientation de notre société, des actions des politiques au niveau locale, nationale ou internationale, des engagements d’intellectuels qui conduisent bien souvent à souffler sur les braises de la haine et de la stigmatisation de l’autre. La classe bienpensante dévoyant la laïcité pour un laïcisme d’un puritanisme à faire pâlir les plus fondamentalistes religieux, avance de manière sibylline. Il est cruciale  de comprendre, qui tire les ficelles, qui écrit les entractes et surtout qui alimente les peurs et les angoisses, à quelle fin par quel mécanisme.

Pour qu’un monstre existe, il faut l’imaginer, le construire et le nourrir… Al-Qaïda, DAECH, AQMI et autres organismes, dont les victimes, sont dans la très grande majorité des musulmans. En réalité, la conséquence des calculs géopolitiques des gouvernements occidentaux avec leur soutien aveugle à tous les dictateurs arabes, qui pendant des décennies ont oppressé, massacré et asservi leur population pour assoir leur pouvoir, sont à l’origine de bien des maux que nous subissons aujourd’hui. Ces soutiens ignobles, ont radicalisé des franges entières de population qui initialement n’aspirait à rien d’autre qu’à plus de liberté et de justice. Créer des ennemis et des monstres permets à bien des organisations ou des gouvernements de mener leurs sales besognes en se faisant, par la suite passer pour des remparts et des démocrates modernes et laïques. Le seul problème est que les monstres finissent toujours par s’émanciper avec des dommages collatéraux incalculables.   

Certains personnes, musulmanes ou de culture musulmane, s’auto flagellent pour mieux quémander la pitié et l’attention de la bienpensante bourgeoisie qui autoproclame qui est digne ou non de parler au nom des musulmans sur la scène politico-médiatique. Ils en arrivent à dire que le monstre est au sein même de l’Islam ! Quelle ignorance, quel aveu de faiblesse ! avec une approche aussi réductrice. Ils et elles  oublient la complexité, l’environnement, l’histoire et les interactions séculaires du rapport entre l’Islam et le Musulman dans sa pratique.

L’Islam est en réalité un trésor et une richesse pour  l’humanité, son message pure est dans le ramdam médiatique inaudible malheureusement. Le défaut de l’Islam, si il devait y en avoir un, c’est les musulmans eux-mêmes. Tout le monde parle au nom de l’Islam, agit au nom de l’Islam mais malheureusement la réalité est que très peu connaissent la profondeur du message spirituel de l’Islam, beaucoup adhèrent par simple héritage, très peu croient par conviction réfléchie qui permet d’allier les connaissances théoriques à la mise en pratique du message. Vivre l’Islam c’est défendre les droits universels qu’Allah, Dieu a octroyé à toutes ses créatures croyantes ou non sans distinction de race, de couleur, de religion ou de classe sociales… la vie est le plus beau témoignage de l’existence même d’Allah, de Dieu …

Il est du devoir des musulmans, de ne pas faire d’amalgame entre, les racistes affirmant que l’Islam est en guerre contre  l’Occident et donc ce dernier est en droit de se défendre cf E. Zemmour, M. Houellebecq, Al Finkielkraut … et la majorité de nos concitoyens qui restent critiques et avertis malgré des peurs légitimes quand on observe l’habilité de certains à accentuer la myopie généralisée sur les sujets de l’Islam et des Musulmans dans les médias … mais il est également du devoir des politiques, des médias et des artistes ou intellectuels de rester lucide et de ne pas faire de raccourcis, d’amalgames entre l’Islam et la poignée de « musulmans » dégénérés qui commettent des actes terroristes. Lorsque l’Europe, les USA larguent des bombes via des drones  dans le monde musulman avec des milliers de morts civils … on ne demande pas à chaque Chrétien ou au Vatican  de se désolidariser de ces crimes de guerres contre l’humanité. La responsabilité des uns n’est aucunement le cautionnement généralisé des autres, en raison de leur identité d’appartenance religieuse, ethnique ou sociale…  

L’injonction qui est faite aux musulmans par les gouvernements, par les médias et les journalistes de se désolidariser des actes terroristes de déséquilibrés, est tout simplement scandaleuse et insultante. Ce purgatoire, vers lequel on souhaite amener les musulmans pour tous les actes odieux commis par des fous, est le symbole même de l’amalgame par excellence entretenu par les médias et certains courants politiques. Nous n’accepterons et ne cautionnerons jamais cette indignation sélective, devenue trop souvent une réalité affligeante et blessante, du deux poids deux mesures, dans cette République dont la devise est souvent piétinée par ses plus fidèles soi-disant défenseurs élus par le peuple.

 Je vous invite à méditer cette parole très juste de Victor Hugo « Tout ce qui augmente la liberté, augmente la responsabilité » c’est par justement le libre arbitre qu’Allah a octroyé à chaque conscience qui fait que nous avons cette immense responsabilité de nos actes et de nos intentions.

R.A

mardi 6 janvier 2015

Sur le chemin des roses


Sur le chemin des roses,
Espérant, le chant du rossignol,
Par-delà, les nuages en poses,
Regard, magnifié de khôl,

Grâce qui est tienne,
Mon esprit désarmé,
Par-delà les voiles enchantés,
Comblant ce cœur en sirène,

Te faire admirer, désirer,
Souffrance ficeler,
Affliction d’amour,
Peine sans nuit, sans jour,  
  
J’imagine ta venue,
Instant de douceur,
Mélodie envoutante,
Ivresse parvenue,

Te voilà déjà partie,
Sans promesse,
Tel le zéphire,
Éveillant mon ire,   

Viens assieds-toi,
Chère solitude,
Me voilà en proie,
Sans plénitude,

Je t’ai nommé,
Pour un temps,
Ma bien-aimée,
Muse de printemps.

Sois ma rose,
En ces temps moroses,
Recueille ces larmes,
Charge au zéphire,
De parvenir l’élixir.

Viens assis toi,
Chère foi,
Me voilà désemparé,
Sans échappatoire,  

Tu es l’amie intime,
Me reliant au sacré,
Grace à toi, l’espoir,
D’une grâce ultime,

Pour une âme en déliquescence,
Montre-moi le chemin, délivrance,
Pour une miséricorde, suppliée,
Qu’Allah attribue par bonté.  


R.A


vendredi 1 août 2014

Israël l'état Nazi du 21ème siècle



Jamais une nation aussi militarisée que l'état d'israël ne s'était illustrée avec autant de barbarie en massacrant femmes, enfants, vieillards... Ils ont dépassé dans l'horreur les nazies criminels de leurs ancêtres ... Le pire c'est les lâches français , anglais , USA  , états arabes complices de ces crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ... Chaque soir une misérable série Tv dans les news que l'humanité regarde comme au cinéma un film d'horreur où le juif sioniste a pris le rôle du nazi allemand d'autre fois ... 


R.A

samedi 3 mai 2014

Le silence du cœur




Dans le silence du cœur,
Les plus belles histoires,
Contées par l’esprit,
Animent une solitude,

Devenue éternelle,
Telle une image,
Que l’esprit refuse,
De perdre loin du cœur.

A l’ombre de l’agora,
Des perles en éclosion,
Révèlent l’effervescence
Intérieure débordante.   

Sur le chemin de l’affect,
Le charme d’une romance,
Abattant toute défense,
Telle une vague déferlante.

Face au palais de l’amour,
Des pétales de roses,
Des effluves déroutants,
Subliment, sensualité et désir.

Ya Allah, Maître de ces lieux,
Retiens ce nafs en rébellion,
Ya Allah, toi le Miséricordieux,
Ramène ce cœur à la raison,

Accorde Ya Allah! à mes yeux,
Les perles de la pudeur,
Accorde Ya Allah! à mon cœur,
La crainte révérencielle.  


R.A

mercredi 12 février 2014

L’invité du cœur



Dans la pénombre du cœur,
La douceur du souvenir,
Fleurit chaque jour,
A la croisée des repères.

Légère sa douleur vous éveille,
Pour une déférence inévitable,
Tel le pas d'un être qui s'égare,
Soudain entendu.

Frappant à la porte du cœur,
L’esprit amoureux est désarmé,
Face à cet invité inoubliable,
Dont la raison ne sait que faire.

Entre plaisir et regret,
Les larmes du souvenir,
Inondent les terres fertiles,
De ce cœur vivant d’espoir.

Attendre l’oiseau rare, sa colombe,
C’est prendre le temps d’admirer,
L’avenir par l’esprit du présent.
Malgré le désert de la solitude.

Conscient du fatum de son histoire,
L’esprit s’envole chaque jour plus haut,
Afin de s’en remettre aux cieux,
Dans une supplication portée à deux mains.

Ya Allah! Suspends à l'extase ce cœur,
Accorde aux naufragés de l'erreur une voie lumineuse,
Passe le khôl du dédain sur les yeux de l'espoir,
Assourdis toute oreille vers qui monte l’invocation.

Au marché du malheur la mévente est telle,
Que nul ne désire un objet aussi pur que ces larmes,  
Versé par le souvenir des regrets dont le cœur reste confus,
Ya Allah! Ce cœur te suppliant n’a d’autre confident et espoir que toi.

R.A

samedi 4 janvier 2014

Le chant de l’Âme


Chante mon âme, te voilà nue,
Face à ton miroir tu es perdue,
Qu’as-tu fait de ton existence ?
Te voilà en latence.

Chante mon âme, te voilà seule,
Face à ton destin ici ton linceul,
Qu’as-tu fait de l’Islam, ton trésor ?
Te voilà arrivée à bon port.

Chante mon âme, te voilà récompensée,
Face à l’insolence de ta vie insensée,
Qu’as-tu fait du temps, des rappels?
Te voilà à court de sable en pleine tempête.

Chante mon âme, te voilà noyée,
Face à la mer, tu as tant de péchés,
Qu’as-tu fait de ta foi ?
Te voilà bientôt devant Allah et sa Loi.   

Chante mon âme, les louanges à Allah,
Face à ta conscience, il y a Sa miséricorde,
Qu’as-tu fait de l’espoir ?  
Te voilà devant un autre destin, saisis Sa corde.   

Chante mon âme, chante,
Face à ton cœur, tes larmes,
Sais-tu que c’est Sa Grâce qui te sauvera ?  
Te voilà éclairée pour un repentir sincère.

R.A

lundi 23 décembre 2013

Ma bien-aimée



Assis devant ma bien-aimée,
Je sens mon cœur s'animer,
Je sens mon esprit s'émerveiller,
Devant autant de beauté sublimée.

Dans son regard, la fidélité sans faille,
Dans sa prestance, une classe de taille,
Merveille à l'état pure, ma princesse,
Égérie de mon cœur, pleine de délicatesses.

Loin de toi, mon cœur s'abandonne,
La solitude me prend pour une danse,
Suspendu à mes passions sans pourtour,
J'ai peur du vertige de l'amour.  

Je chante la souffrance de l'amant,
Dans ce voyage de la vie, plein d’ivresses,
Mon cœur épris d'amour et de liesse,
A perdu sa raison sans paravent.

Par-delà mes rêves, je m'envole,
Pour une virée si intense,
Oubliant ma peine si immense,
Je danse sur scène ma vie.

Que faire de ce charme ?
Qui inspire et dicte ma plume,
Au fil de mes écrits,
Célébrant la muse sublime.

De ce présent indigne,
Ma perle au mille et une merveilles,
Je ne connais valeur pareille,
Raison gardée, au-delà de mon cœur.

Ya Allah!

Brise ce miroir qui me dépeint,
Illumine l'obscurité de mon cœur,
Que je puise par ton Amour,
Etre digne de l’amour confié.

R.A

dimanche 17 novembre 2013

L'errance


Emporté par la brise de l’automne,
Mon esprit  voyage telle une feuille morte,
Pour se poser sur un livre abandonné,
Où l'histoire finit dans l'errance.

Que dois-je attendre de la vie ?
Elle m’a livré au supplice du désespoir. 
Chaque lueur, un leurre !
Chaque carrefour, une solitude !
  
Une envie d’ailleurs finit toujours ici sans arme,
Dans ce cœur qui ne sait prendre goût à la vie,
Dans ce regard qui ne peut admirer le charme,
Ici, le cœur, de ma douleur contenant ses raisons.

Ne me demandez pas de sourire !
Alors que la vie ne m’a jamais amuser.
Ne me demandez pas d’aimer !
Alors que je n’ai pas eu le droit à l’amour.

Je n’ai jamais connu ce foyer familial,
Rempli d'amour et de sourire.
J’ai vécu parmi les ombres,
Je m’éclipse de la vue d’un chacun.

De la vie je n'attends rien,
Et elle veut-elle de moi ?
De la vie je ne veux rien,
Elle m'abandonne à chaque fois !

Où es-tu quand mon cœur te réclame !
Où es-tu chaque fois que je te clame!
N’ai-je pas le droit à une histoire ?
Papa ! J’ai tant rêvé de toi en larmes.

Ya Allah ! Tu es celui qui insuffle la vie,
J'ai grandi avec l'absence de papa,
Finalement, toi seul me suffis,  
Dans cette errance, guide moi sur tes "pas"!
  
R.A


Seul dans la rue



Seul dans la rue, mes pas résonnent,
A la lumière des foyers mes yeux scintillent,
Mon visage lacéré par la froideur,
Je n’ai de foyer que le banc de mon cœur,

Ma vie est une étoile filante,
Consumée telle une évanescente,
J’avance sans espoir ni vœux,
Mon esprit ne peut se défaire de ses nœuds,

Seul dans la rue, je suis l’orphelin de mon destin,
Je flâne plein de tourment et de colère,
Désorienté, en quête d’une voie en lisière,
Que faire de mon esprit en quête de raison?

Pas une nuit, que je ne dissimule mes larmes,
Pas un jour, sans un cri, sans écho,  
Pas un pas, sans une secousse de flamme,
Face à l’impasse, je n’ai trouvé la clé de mes flots,

Seul dans la rue, nul n’accepte mon désarroi,
Nul ne peut percer ma douleur en liesse,
Les questions à mon âme en proie,
Il suffit de lire ma détresse sans ivresse.

Je rêve d’un jour, debout,
Ses mains dans mes cheveux,
Entendre, après étreinte, je t’aime !
Simple mot qui donne confiance !

Seul dans la rue, je rêve d’innocence,
Je cours derrière une enfance perdue,
Tout en fuyant mon avenir,  
Une étreinte aurait réconciliée mon être, 

Je rêve de délicatesse chaque nuit,
Seule la chaleur de mes larmes
S’offrent à moi dans ma solitude,
Ô Allah ! Accorde ta grâce à celui qui te sublime !

R.A

mardi 28 mai 2013

L’océan des plaisirs



L’océan des plaisirs a envahi mon esprit de romance,
Au ciel des voluptés, j’ai franchi les limites viciatrices,
Perdu, par delà les nuages voilant ma conscience,
J’ai osé une liqueur de passion enivrant toute essence,
Que ma raison lasse, dénonce sans révérence,

J’ai senti les flammes envahir ce corps sans âme fuie par la foi,
Plaisir viscéral consumé sur les braises de l’inconscience, sans loi,
Malgré moi, par ma fougue emportée, en plein effroi, 
J’ai franchi le détroit de ma vie, telle une feuille morte sans émoi,
Prisonnière des flots de mes passions déchainées contre moi,

J’ai échoué par miséricorde sur le rivage de ma conscience,
Suppliant le ciel pour une accalmie propice à l'éveil.
Jour après jour, mon esprit retrouva le chemin de la clairvoyance.
Hissant les voiles pour le large, j’ai parcouru l’étendu de mon cœur,
Me voici, sur les traces de mes aspirations de survivance.

Chaque pas vers le futur est un adieu vers le passé
Avec ces joies et ces larmes qui nous ont façonnées
Tant bien que mal, l’être que nous sommes est ce magma
Plein de strate de contradiction pour le meilleur comme pour le pire. 

Je n’ai jamais été aussi prés de l’esprit de ma raison sur cette page,
Que mon cœur a tant de mal à ignorer pour un nouvel horizon,
Malgré les efforts de ma quête de sens et de foi,
Aujourd’hui, avec détermination, la priorité se conjugue au futur.

L’espoir! Témoin les larmes de solitude d’une foi sans enclume,
L’emprise au vent de mon cœur chavirant aux assauts des tentations,
Mon esprit prit goût au péril de son âme tant j’en ai fait usage avec fureur,
De cet opium si puissant pour calmer la douleur d’un cœur en désarroi.
Loin de m’apaiser, causa la fièvre de ma vie en ces temps si trouble.

Délivré des effets de cet opium de tendance,
Chaque larme en amour une dette insolvable
Pour celui qui en est la cause et le sujet,
Assis à la table de mon cœur, ma raison a servi mon esprit,
Pour une dégustation amère faisant du sublime un dégoût.   

Sans les erreurs du passée le présent aurait certes une saveur tout autre,
Sans les erreurs du présent le futur n’aurait que très peu d’intérêt.
La patience est cette offrande, au cœur, qui embrasse la passion de l’esprit,
Nul doute, en réalité cet océan des plaisirs n’est qu’abysse.

Enfin, je te l'avoue par cette trace, ô bien-aimé Allah!
Chaque espoir n’était qu’une désillusion fracassante,
Chaque émotion n’était qu’une douleur déchirante,
Ruiné dans mes œuvres, rien ne m'est resté,
Hormis l’espoir d’une renaissance par Ta Miséricorde infini.

R.A