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samedi 4 janvier 2014

Le chant de l’Âme


Chante mon âme, te voilà nue,
Face à ton miroir tu es perdue,
Qu’as-tu fait de ton existence ?
Te voilà en latence.

Chante mon âme, te voilà seule,
Face à ton destin ici ton linceul,
Qu’as-tu fait de l’Islam, ton trésor ?
Te voilà arrivée à bon port.

Chante mon âme, te voilà récompensée,
Face à l’insolence de ta vie insensée,
Qu’as-tu fait du temps, des rappels?
Te voilà à court de sable en pleine tempête.

Chante mon âme, te voilà noyée,
Face à la mer, tu as tant de péchés,
Qu’as-tu fait de ta foi ?
Te voilà bientôt devant Allah et sa Loi.   

Chante mon âme, les louanges à Allah,
Face à ta conscience, il y a Sa miséricorde,
Qu’as-tu fait de l’espoir ?  
Te voilà devant un autre destin, saisis Sa corde.   

Chante mon âme, chante,
Face à ton cœur, tes larmes,
Sais-tu que c’est Sa Grâce qui te sauvera ?  
Te voilà éclairée pour un repentir sincère.

R.A

mardi 6 novembre 2012

Dans la cité des mort-vivants


Le blog Esprit Critique &  Pensée Libre a le plaisir de vous offrir un extrait de l’ouvrage : La marche d'une Renaissance

"... Chaque matin est devenu une angoisse étouffante, à tel point que le quotidien devient ce rêve que l’on fuit. Est-ce un cauchemar ou la réalité que je vis ? La réponse est dans ce rayon de soleil qui tôt le matin vient me caresser tendrement pour m’annoncer la naissance d’un nouveau jour. Mes yeux s’ouvrent, et j’ouvre la porte donnant accès à la cité qui avec ses voies et ses avenues, ses édifices et ses artifices, a tant souillé l’âme...
D’un cœur bien que repentant, à peine le pied mis dehors voilà que la vue se laisse recouvrir par le voile d’illusion de son charme. L’ouïe se laisse assourdir par les chants alléchants de tous ces diables de la perte. Les pieds sont tentés d’aller là où l’envie les pousse. Quant au cœur il est sans cesse sur le point de céder à tout instant.
Tandis qu’on admire longuement tous ces palais et châteaux plus que somptueux, et aux pieds desquels l’humain mendie l’amour dans l’indifférence totale des passants, on oublie que ce luxe est là pour témoigner de la mort des cœurs de ceux l’adorant. Tout autour, les rues et ruelles débordent de corps exhibés sans la moindre pudeur et qui par leur charme irrésistible finissent par faire chavirer dans leur ivresse les cœurs oscillants...
Encouragés par la faim, attiré par la richesse, tenté par le pouvoir et cédant face à la dérive morale qu’entretient la nudité au grand jour, nombreux sont ceux qui sont poussés à vivre des envies orchestrées par les tendances du moment. Tendances au service de l’immoralité érigée en moralité et prônée par le diable, cet ennemi masqué.
Telle rue finit par nous rappeler untel de nos péchés commis à cet endroit. Telle autre rue tel autre péché. Le péché nous guettant à tout coin de rue de cette cité devenue un cimetière où chaque tenté enterre son cœur sous la terre de ses délires. Je me réfugie dans un lieu de prière entouré par ses ci beaux jardins recouverts d’arbres et de plantes afin de m’évader loin de toutes ces tentations.
Ô lieu de prière innocent au milieu de ces tours coupables, reçoit ce front qui devant son Créateur tombe sur ton sol. Laisse-toi asperger par ces larmes d’effroi qui de ces yeux se lâchent en ces mots : « … Patiente, ô âme en moi qui sur son sort se lamente. Le temps de l’ultime rencontre avec Allah est tout proche. Face à l’effroi se dégageant de la Justice divine nul ne t’accompagnera hormis tes actes. Hélas, tu ne pourras rattraper ton passé pour nettoyer tes méfaits d’antan. Ne sois point avare de tes larmes. Pleure donc jusqu’à épuiser ta dernière goutte pour te purifier de ta souillure bien injuste… ».
Dans la pierre de ces édifices vaniteux où chaque coin et recoin est façonné, l’humain a gravé son amour qu’il témoigne pour ce monde. Ô combien est grand cet amour qu’il lui voue tandis qu’il est condamné à le quitter à tout moment. Pourquoi donc s’attacher autant à ce qui tôt ou tard se détachera de nous ? La cupidité nous rend férocement avide, le plaisir de la chair nous attisant tandis que la soif de prendre le dessus nous rend quelque part un peu plus injuste. Le Mal s’est habillé de son plus beau vêtement trompeur. Tellement fascinant aux yeux de ceux privés de discernement que l’immoralité court à tout coin de rue sans que cela ne dérange personne. Que faire dans un monde qui ainsi se tue par son propre feu tout en croyant bien faire ?
Devrais-je me priver de mes yeux, de mes oreilles, de mes pieds et de mes mains pour me préserver du Mal ? Non, la vraie foi consiste à rester fidèle à Allah tout en faisant bon usage de nos facultés mises à l’épreuve de la tentation. La piété ne consiste pas à se priver de ses facultés mais c’est plutôt de priver ces-mêmes facultés de leur propre mal à une époque où le faux masque le vrai, tandis que l’égarement manifeste se forge en guidée aveugle. Détrompons-nous, car nos agissements sont bien de nature à nous pousser devant la Justice du Créateur. Ne voyons-nous pas que rien est là pour rien et que toute chose est habillée de sa finalité ? Chacun porte sur son dos le poids de sa conscience. Tôt ou tard à la Barre du Très-Haut, nous serons traînés.
Tout pur, le matin je suis sorti léger comme le vent. À l’approche du soir, souillé que je suis devenu, je retourne tête baissé en fautif à ma demeure pour que mon âme se douche sous les pleurs du repentir.
Pendant que je regarde le dernier rayon de soleil me quitter en m’abandonnant à l’obscurité de mon cœur, les remords me rongent de l’intérieur pour finir par chasser un sommeil si attendu. Les larmes de regrets me tiennent compagnie jusqu’à ce que ce corps en coupable tombe dans le lit.
 Allah c’est à toi que je m’accroche par la force de ces larmes coulant sous la charge de cette honte qui sur ma conscience pèse de tout son poids. Bien qu’impuissant je sois face à moi-même, rien que par amour pour toi, je mets sous mes pieds le Mal qui tente de me tromper à ton sujet.
Allah, si tu ne me donnes assistance face à la tentation voulant me dépouiller de ton dépôt qu’est ma foi en toi, certes je serai du nombre des perdants. Pardon pour autant de péchés commis sous ton regard ne me quittant, tandis que mes yeux remplis de sommeil se referment sur ce cauchemar dans l’espoir de ton pardon..."

Pour information : Cette ouvrage est disponible sur commande en nous adressant une adresse de livraison via le mail info.critique@gmail.com .
R.A
 

mardi 31 juillet 2012

Le temps d’une réflexion


De ma fenêtre, chaque jour je ne cesse de penser à toi, le chemin parcouru et les épreuves affrontées m’obligent à méditer sur toi. J’aurais voulu prendre conscience de ton importance bien plus tôt mais comme le dit l’adage "mieux vaut tard que jamais". Ce que je vais te conter, tu le sais sûrement, mais j’ai besoin de le redire. Pardonne moi de te faire ce rappel mais en réalité c'est pour mieux me convaincre moi-même. Je te demande un peu de patience si tu n’es pas avare de ton présent.

Je ne peux vivre sans toi et en dehors de toi, je suis prisonnier de ta mesure alors que je rêve de vivre et de me libérer de ta présence. Il m’arrive de t’aimer et d’apprécier ta compagnie lorsque je fais bon usage de tes décomptes sans fin. Il m’arrive de te haïr lorsque je suis dans la mauvaise cadence loin des priorités du sens même de la vie. Tu règles toutes les chorégraphies telle une partition sans faute, je fini toujours par te comprendre avec du recul et de la hauteur.

Certains te monnayent, d’autre font de toi un présent, mais tu es sans nul doute celui que l’on ne peut ignorer dans les actes du quotidien et encore moins dans les projets d’avenir. Tu rends inestimable  l’ancien en lui donnant de la valeur alors que tu réclames à la jeunesse de faire ses preuves. Ceux qui ont compris ta valeur sont les brocanteurs et les visionnaires. Tu emportes avec toi les mémoires vivantes pour ne laisser que des traces dont les historiens se font les gardiens pour les générations à venir.

Parfois je t’habille, te maquille, parfois je te déshabille et te tue sans illusions mais je finis toujours par te regretter avant même de te perdre de vue. Tu me caresses sans jamais me toucher, de nuit comme de jour, tu es en réalité indifférent à mes émotions. Tu te préoccupes ni de la vie ni de la mort tu files dans ta course folle pour arriver à ton terme. Stoïque, tu me regardes flétrir sans une once de compassion ni même d’attention. Tu es vraiment sans cœur alors même que tes battements résonnent dans mon esprit soucieux de mieux prendre soin de toi.

En réalité je te mesure et t’apprécie davantage au fur et à mesure des cheveux blancs et des rides que tu me lègues comme cadeau de la vie. Lorsque je m’oublie tu deviens mon pire ennemi. Lorsque je suis conscient et raisonnable tu es mon meilleur ami. Notre relation présente et future dépend en réalité de mes choix. Tu joues sur mon humeur en alternant la pluie et le soleil. Tu me trouves sûrement instable car en réalité tu ne comprends pas que tu composes ma vie et que chaque jour tu me rapproches de ma demeure finale. Avec toi mon registre est noirci en bien comme en mal.

Tu rythmes aussi bien le présent que le futur en figeant à jamais le passé. Tu cicatrises la douleur pour certains, alors que tu achèves d’autre par ta force. Etre ton ennemi, c’est se ruiner, faire de toi un ami, c’est avoir une chance de sauver sa destinée en cherchant à te maîtriser et en te consommant à bon escient, car tu es le bien le plus précieux qu’Allah ait accordé à tous les êtres vivants. En vérité, le bonheur et la réussite appartiennent aux Hommes doués d’intelligence. Ceux qui ont compris que chaque grain de sable qui s’écoulent de leur sablier doit être mise au service d’Allah s’ils veulent obtenir sa Satisfaction et sa Grâce.

Aussi endurant que tu le sois, tu arriveras à ton terme comme moi tel qu’Allah nous la prescrit car lui seul est le Maître de notre échelle. Je L’implore de faire en sorte que j’améliore mon clepsydre pour corriger mes défauts avant que je ne me rende compte que tu m’aies quitté à jamais. Sans toi, mes larmes et mes repentirs n’ont plus de sens car mes scribes m’auront quitté sans que je ne puisse me parfaire. Avant que l’insouciance ne me rattrape, laisse-moi rappeler et écrire cette phrase de Malcom X à titre posthume pour ceux qui aiment méditer ; « le futur appartient à celui qui le prépare aujourd’hui ».

Ô Allah ! Fait en sorte que de ce présent dont tu m’as alloué et pour le peu qui me reste, qu’il te soit dédié jusqu'au dernier souffle de ma vie.

R.A



lundi 26 décembre 2011

Ya Rasulallah !


Ya Muhammad ! Du champ de mes péchés j'en reviens!
Tes paroles raisonnent dans ce cœur plein de remords !
Des rivières de larmes chaudes coulent à chaque prise de conscience !
 À la lecture de tes hadiths, mon cœur est en éruption!
Il tremble de la semence de ses actes !

Ya Muhammad ! Dans ce monde de désordre,
Mon cœur est amoureux de ta personne,
Mon esprit désemparé te réclame comme guide,
Mes yeux pleurent la douceur de tes recommandations !

Orphelin je suis sans ton souvenir,
Égaré je suis sans tes conseils,
Perdu je suis sans ta voix,
Mon cœur te réclame plus que jamais ! Ya Muhammad !
A ton évocation mes larmes abondent par amour pour toi !

Tu es la clé de la droiture de ma foi,
Tu es le plus parfait des maîtres qu’Allah nous ait offert !
Tu es notre guide spirituel à jamais,
Tu es l’ami des cœurs épris d’amour pour Allah !

Ya Rasulallah !
J’aurais voulu être ton compagnon !
Ma vie n’a de sens sans ton exemple !
J’aurais voulu être à tes cotés en prière ! Ya Rasulallah !
Laisse-moi admirer tes larmes !
Toi choisi par Allah !
Tu pleures ! par crainte et par amour pour l’Unique !
Quel avenir pour mon âme insouciante et timorée !
Mon corps tremble de sa hauteur à l’évocation de la Grande Assemblée!

Ya Rasulallah !
J’envie le souffle de ta foi,
De tes compagnons, constellations dans cette obscurité nous cernant !
J’envie ton courage inébranlable dans tes épreuves !
Je suis si loin de traduire mon amour pour toi dans mes actes !
Mon cœur se consume de ses larmes qui n’en finissent plus de couler.
Misérable fidèle je le suis ! Indigne de ton message je le suis !

Ya Rasulallah !
Mon cœur est une tombe sans ta Sunna,
Sans tes traces, je ne suis qu’une trace inexistante,
 Effacé par la brise de l’épreuve je le suis !
J’aurai voulu être à tes cotés dans tes premiers pas,

Ya Rasulallah !
Chacune de tes larmes en prière,
Sont des océans d’espoir dans notre quête de la Grâce d’Allah !
Sublime tu es comme prophète choisi  par Allah !
Extraordinaire tu es ! Comme guide pour l’Humanité !

Ya Rasulallah !
Tout amour sans ton amour est pur mensonge !
Dans les ruelles de mes passions !
Je suis face à l’épreuve si fébrile ! Ya Rasulallah !
J’aurais voulu être poussière sur tes souliers bien guidés !

Ya Muhammad ! Tu es certes le sceau des prophètes !
Contre vents et marées,
 Je porterai ton amour dans mon cœur en terre ennemie !

Sache que le secret de mon cœur,
C’est d’être en ta compagnie dans l’au-delà malgré mes illusions !
Je t’admire et t’aime plus que tout,
 Par Amour pour Allah !
Qui t’a fait miséricorde à l’Humanité. 
Que la Paix et la Bénédiction d'Allah soit sur toi! Ya Rasulallah!


R.A


P.S: Formule à dire après avoir cité Muhammad :

Arabe = SalaLLAHou 'alayhi wa sallam
Français = Que la Paix et la Bénédiction de Dieu soit sur lui

mercredi 20 avril 2011

Un coeur vacillant




Ecoute les gémissements de cette citadelle en feu
Ce cœur en proie à l’assaut des tentations quotidiennes
Sans assurance, aucune, mon être se dilapide dans une ivresse de futilité
Folie de jeunesse ou tournant d’une vie en paroi

Compte à rebours de ces gouttes de vie qui me restent à consommer
Banalité de ces instants qui préoccupent sans émoi ma raison fatiguée  
Mon sens aigue du discernement est troublé par ce cœur en pleurs
Mon âme distraite par les lucioles en ces jours de ténèbres trébuche avec fracas   
Sans couvercle ni récipient mes pensées font couler des rivières de remords.

Chaque jour, une once de lumière émerveille ce cœur en quête d’Amour sincère
Une volée d’oiseau dans ce ciel sans nuage, me rappelle le poids de l’enclume enchainée à mon âme
Triste jour sans rayon ni chaleur pour ce cœur sans passion
Fatigué par ce corps engourdi qui ne supporte plus rien

Pléthore d’engagements sans lendemain
Foutaise de consolation cupide que raison trahie
Salace est ma verve dans ce torrent de prétextes pour une bouche si loquace
Audace de raison pour un cœur pugnace,
Comment raisonner cet esprit fugace,
Repousser les assauts de mes envies pour un  destin pris d’assaut

Solitude de cet être sans plénitude
Sans froid de regard pour un acte gravé à jamais
Fringale en passion aveuglante
Essence d’une vie en quête de sens

Face au ciel, esprit nu pour un cœur habillé de honte
Désarroi  dans cette pluie de lumière sans ombre
Seul, inconnu semblable à une brise sans attention
Un fracas sans éclat pour une chute sans valeur

Ya Allah ! Que de tourment précoce pour cette âme en éclosion 
Blême, ce corps en supplice pour une dernière danse avant une pause
Au vent, un esprit à bout de souffle
Ya Allah ! voici une âme prisonnière de ce corps en émoi

Enveloppe cette âme de Ta miséricorde, que les hommes ont condamnée sans appel
Offre-lui Ta grâce qu’elle a tant quémandé dans ces chemins de déroute
Poussière sera son corps, éternel sera sa destiné
Ya Allah ! Fais que ta miséricorde et ta grâce enveloppent cette citadelle assiégée
Fais que ce cœur fragile trouve paix et amour par ton rappel sans équivoque.  

R.A

mardi 26 août 2008

Un Compagnon Sans Visage


Je ne sais pas comment te qualifier, ni à quoi tu ressembles, mais tu es mon ennemi juré que je combattrai jusqu’au dernier souffle de ma vie
Tu embellis les vices de la vie sans m’aviser de ses conséquences
Tu me trahis chaque fois que je me suis laissé aller dans les aléas de la vie
Tu fais de l’éphémère une jouissance trompeuse.
Tu incrustes le doute là où il me faut de la conviction empreint de raison.
Je me ressaisi à chacune de mes chutes en espérant t’anéantir à la prochaine confrontation qui n’est jamais si loin
Tu promets monts et merveilles dans chacune de tes illusions savamment déguisées pour m’appâter tel un animal aux abois.


Tu me fais repousser chacune des limites dans le but de me jeter dans les abysses des regrets et des remords
Je te promets une lutte sans merci jusqu’à la demeure finale
Tu as l’avantage de me hanter mais j’ai le privilège d’être conscient
Tu as un ami de taille mais j’ai à mes cotés le Maître et le Créateur des cieux et de la terre lorsque je suis sincère
Tu connais mes faiblesses mais tu ignores mes qualités
Tu œuvres à ma destruction mais tu ignores ma force cachée résidant dans mon repentir

Je te démasque avec un temps de retard mais sache que le temps est notre arbitre et que je finirais tôt ou tard par te maîtriser
Tu as certes plus d’un tour dans ton sac mais je détiens les ficelles de ton sac
Tu m’accules dans mes retranchements pour me livrer au maudit, je te repousse par mes invocations quotidiennes
Tu veux ma condamnation à jamais alors que je réclame la grâce et la miséricorde du Tout Puissant pour l’éternité
Tu es la cause de mon désespoir dans ma traversée du désert, tu occultes ma personnalité
Tu donnes de l’importance à mes yeux à mon apparence alors que tu me fais ignorer mon fond

Sache que dans le désarroi de ma condition je me consume par mes fautes mais que je renais de mes cendres par la volonté du Tout Puissant
Tu me pousses à la paresse et à la volupté alors que je suis destiné à l’action et au combat contre tes alliés
Je veux que tu prennes notes de ma détermination par cette déclaration plus que jamais laconique
Tu en saisiras les pourtours lorsque tu me verras à l’œuvre dans les épreuves de la vie

Dans la solitude de mes instants j’ai appris à mieux te connaître
Dans le miroir de mes actes j’ai mesuré mes incartades volontaires et involontaires
Dans les méandres de mes faits j’ai senti la gravité de mon égarement
Tu veux faire de l’hypocrisie une de mes parures mais tu oublies que je cours derrière la vertu
Tu veux ternir mon image mais tu oublies que c’est secondaire pour moi
Tu veux me faire croire qu’il n’y a pas de liberté sans débordement des limites honorables
Tu prétends me soulager dans l’illicite en me faisant croire que chacune de mes dérives sont des péchés mineurs
Tu oublies que j’ai conscience que dans cette vie, nulle ne peut graduer la gravité d’un acte répréhensible
Par le temps j’ai appris tant bien que mal à te dompter tel un cavalier sur un pur-sang sauvage
Tu galopes dans la mauvaise direction mais je te ramène vers l’essentiel à chaque fois que je me ressaisi
Combien de larmes tu m’as fait couler, combien de peine tu m’as fait subir
Tu as fait de moi un être aguerri à l’école de la vie, tu as gagné beaucoup de bataille mais tu n’as pas encore gagné la guerre
La lutte finale nous départagera sûrement, mais j’ai compris une chose, la sincérité de mes actes te rendra vulnérable telle l’argile prise d’assaut par le vent et la pluie
Nous sommes lié à la vie et la mort mais notre lutte frontale fait partie de la raison de notre destinée

C’est dans le marbre que je veux te sceller afin que tu ne puisses nuire à autrui que moi
Je te propose la paix et la félicité si tu conçois à te soumettre à notre destinée
Quoiqu’il en soit sache que ton talon d’Achille n’est plus un secret
J’ai trouvé l’arme fatale pour te contenir dans les paroles de l’Eternel : « …ne désespère jamais de la miséricorde d’Allah …»


R.A