Je suis morte, ô
vivant ! Comme une réalité abstraite,
Et mon cœur, où
chacun s’est nourri sans vergogne,
Est là, insufflant
au poète une évidence sans valeur,
Mortel et indiscrète
ainsi que la rumeur en substance.
Je m’érige dans le firmament
tel un astre incompris,
J’allie un esprit
de brume à la grisaille crépusculaire,
J’abhorre la
statique qui méduse l’horizon,
Et toujours je
souris et toujours je fardasse.
Les chantres, face
à mon humble attitude,
Que j’ai l’air d’abîmer
aux majestueux dignitaires,
Consumeront leurs
nuits en souvenir chaleureux,
Et l’amertume s’invitera
sans permission,
Car j'ai, pour
fasciner ces dociles sigisbées,
De parfait miroir qui sublime toute laideur,
Rassasiant mes yeux aux lanternes immuables!
De parfait miroir qui sublime toute laideur,
Rassasiant mes yeux aux lanternes immuables!
A toi Allah ! L’inégalée
Miséricorde quémandée par mon cœur.
R.A





