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vendredi 11 juillet 2008

La Blancheur du Désert


Je décide de t’affronter malgré mon désarroi devant ta blancheur et tes traits si communs. Ce n’est qu’une question de temps, la fin démentira mon sentiment d’impuissance éprouvé au début de cette confrontation. Je frémis à l’idée de te voir assombrie par ma plume acérée pour notre rendez-vous. Bientôt tu porteras les stigmates de mon affrontement. Tu seras témoin de ma bravoure et de mon courage face à ces lignes de désert. J’abattrai une à une tes colonnes harmonieuses. Je déborderai sur tes marges et annoterai mes conquêtes au fil de l’eau.

Tu auras le privilège et le fardeau de ma conscience sur le dos. Combien de tes semblables j’ai froissé par mes sauts d’humeur. Tu auras à charge de conserver mes pensées et mes opinions. Je te confie mon relais de l’histoire qui est né de notre rencontre. Tu deviendras le support indispensable pour ceux qui souhaiteront me connaître et sonder ma pensée profonde. Tu seras ma mémoire vive lorsque mes amis ou des inconnus te prendront entre leurs mains dans les aléas de la vie.

Tu me procures autant d’angoisse que de bonheur car c’est à travers toi que je me découvre dans ces instants de réflexion et d’intimité. Tu es devenu ma confidente et ma maîtresse. Je te prends chaque jour avec délicatesse pour que tu sois présentable et attrayante pour celui qui aura à poser son regard sur toi. Tu deviendras l’ami ou l’ennemi de celui qui t’aura découvert et parcouru. C’est grâce à toi que l’humanité a su garder trace du meilleur comme du pire, siècle après siècle. Tu es si fragile et si puissant pour celui qui compose sur ton recto. Tu demandes toujours plus de courage et de témérité pour atteindre ton verso.

Il y a en toi quelque chose d’effrayant à première vue mais de si formidable une fois que tu es accompli dans ton style qui te distingue de la banalité. Tu rends stoïque comme incontrôlable celui qui ose relever ton défi. Tu acceptes la laideur comme le sacré, tu incarnes les prémices de l’espoir comme la rupture et le fatalisme. Cette blancheur de l’innocence inspire à la fois confiance et méfiance. Tu relèves l’estime de soi pour celui qui manipule le verbe et tu deviens compagnon de route et de chevet pour celui qui connaît et admire ton style apposé et construit avec tant d’amour et de passion.

Saches qu’en ce qui me concerne, je t’aime comme je te déteste selon ma satisfaction mais n’oublie pas que sans toi je ne suis que vent et supposition à titre posthume. Tu me contiens dans ton cadre et m’évite de déborder, tu me contrains dans la longueur sans m’imposer le temporel. Tu es blanche alors que je te noircie de mes ratures reflétant mes hésitations. Je suis troublé dans nos rencontres par ton éclat et ta pureté que j’entretiens ou détériore selon mes caprices et mon inspiration. Je te domine par ma plume et ma position alors que tu m’anéantis par ton silence qui s’impose avant de te toucher. Tu es la trace une fois achevée de tous ceux qui ont traduit leur inspiration en réflexion puis en composition. Tu acceptes et portes mon verbe sans prendre la nuance, tu deviens très vite sujet à polémique, c’est au fond ce pourquoi tu es destiné même si c’est de l’inconscience, je le reconnais pour ma part.

Je sais, devenir ton ami c’est accepter le sacrifice du temps et de la réflexion sans pour autant te conquérir. Que de souffrances et de peines pour t’aborder à chacun de mes assauts. Ton recto et ton verso sont à l’image de ce désert sans fin. Tu m’accuses de paresse alors que je t’affirme mes faiblesses. Tu me fais face alors que je m’incline pour t’embrasser avec ma plume. Hésitant mais décidé plus que jamais à te transcrire ma douleur viscérale de ces mots que j’extirpe tout en me mettant à nu dans l’esprit et la forme de mes opinions.

Suis-je fait pour l’écriture et supporter l’angoisse de la page blanche ? Tout le monde se pose cette question lorsque l’on veut composer. Cette question me taraude l’esprit sans que je puisse y répondre. Malheureusement le constat est qu’il y a plus de timoré que de téméraire pour entretenir ce Jihad de la plume face à la blancheur du désert des feuilles de mon journal qui est à prendre.

R.A

mercredi 9 juillet 2008

Le gaspillage une maladie des temps modernes! 



Le gaspillage est la maladie qui caractérise nos sociétés de consommation fondées sur le capitalisme. Nous sommes conditionnées par les pollutions visuelles de la publicité à outrance. Le Prophète (sav) nous a mis en garde en déclarant: Après moi je ne craint pas que vous adorerez les idoles mais que vous adoriez le dunya (le matérialisme) !. Allah nous dit : «Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu’au pauvre et au voyageur (en détresse). Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. (S17 V26-27) Pour connaître le juste milieu, regarde en toi-même : si la thésaurisation t’es plus agréable et plus facile que sa dépense en faveur de ceux qui le méritent, alors sache que ce qui prédomine chez toi, c'est le vice de l'avarice. Tu dois donc te soigner par les dépenses. Lorsque la dépense en faveur de celui qui la mérite devient pour toi plus agréable et plus aisée que la retenue de l'argent, c'est que tu es gagné par le gaspillage. Ton cœur sera apaisé lorsque le juste milieu sera ta référence.

La domination du capitalisme sur chaque travailleur, chaque citoyen est palpable. Elle se réalise par l’incitation et la promotion de l’immédiateté. Tout est médité et réalisé pour être consommé dans l’instant présent. La débauche du crédit de consommation, l’excitation à la consommation permanente, basée sur l’émotionnel qui chasse le rationnel, non plus pour être comme tout le monde, mais pour ressembler aux stars, perverties notre lucidité décisionnelle. On peut parler de la starisation de la consommation qui est devenue un instrument de dépendance culturelle. La conséquence de se système a engendré le vice du gaspillage et de l’avarice chez ceux qui vivent dans l’opulence des richesses mondaines. Nous vivons dans une société où nous sommes en état de surconsommation. Ici on souffre de trop manger! Là bas les gens meurt par manque d'alimentation. La prise de conscience de ce problème est déjà en soit un pas vers une meilleure gestion de tous ces penchants. S'en souvenir peut nous aider à moins enfreindre les bornes afin de limiter le gaspillage et faire naitre la culture du partage et de la générosité. Il faut être conscient et transmettre cette conscience à nos enfants que nous sommes privilégiés. Manger bien certes, se faire plaisir parfois, aussi, mais apprendre la maîtrise de soi et la satiété à nos enfants est primordiale, car on risque de leur faire prendre des mauvaises habitudes qu'ils auront du mal à se libérer.

La société de consommation nous hast à la figure ses intérêts malsains pour nos enfants, comme étant de parfaits "consommateurs cibles", parce qu'ils sont influençables et parce qu'ils influencent à leur tour leurs parents. Des chercheurs travaillent en permanence sur le comportement des individus à tous les niveaux de la société pour mieux aiguiser et perfectionner les stratégies marketings des grands groupes en travaillant sur notre subconscient et nos faiblesses. Cette logique a engendré un monde où certain sont malades fautes de surconsommation alors que d’autre meurt faute de malnutrition. Notre société dite moderne préfère la logique du gaspillage plutôt que celle du partage, il est facile de constater les tonnes de nourritures qui sont jetées par les grandes surfaces et les restaurants, sans oublier bien sûr le gaspillage produit par le consommateur de base à qui on fait croire que bonheur = pouvoir de consommation. La responsabilité incombe avant tout à ceux qui se cachent derrière les grandes enseignes, qui "guettent" nos points faibles pour mieux en abuser... mais également aux parents qui laissent leurs enfants devant la télé plutôt que de les occuper. Ils ont parfois du mal à concevoir qu'aimer son enfant, c'est aussi savoir lui dire non et lui montrer le bon exemple...

Cette société moderne, et, soit disant civilisée, nous inculques tous les jours comment consommer, non seulement les produits courants, mais également notre temps, notre liberté,… bref le résultat c’est que l’on est devenu des champions de la consommation et du gaspillage. Il est tant pour les musulmans de prendre du recule et ne pas tomber dans ces pièges. Il faut revenir à l’essentiel et vivre selon l’éthique islamique qui nous enseigne et nous conseille le juste milieu dans notre savoir vivre.

R.A / I.O

mercredi 2 juillet 2008

Les Sujets Tabous au sein de la Communauté Musulmane




L’absence de communication des parents et le sentiment ou plutôt le mélange de honte et de pudeur nous conduit à tomber dans l’interdit. La prévention contre la pornographie au sein de chaque famille doit être une priorité au moment de l’adolescence chez l’enfant. L’insouciance de certains parents de mettre internet dans les chambres de leurs enfants sans contrôle parentale, est très grave quand l’on sait les dangers que cela comporte; chat avec des inconnus, risque de rencontre adultérine, fugue, visite de site satanique, sectes, pornographie…. mais peut-on vraiment faire ce reproche aux parents car beaucoup de ces nouvelles technologies leur sont étrangers les dépassent de loin.

Chaque famille musulmane doit savoir qu’il n’y a pas de tabous en Islam si cela peut éviter de commettre ou de tomber dans l’illicite. La transparence et la sincérité sont les deux caractéristiques qui doivent consolider la relation parents et enfants. L’influence des médias ainsi que les, les phénomènes de société, sont autant de facteurs qui corrompent les rapports familiaux et accentuent les dérives comportementales de la jeunesse. Il faut dès le plus jeune âge créer une relation de confiance basée sur le dialogue garantissant ainsi une transparence au sein de la famille musulmane. Les problèmes de sida, de pilule du lendemain, de pédophilie, des risques attouchement en colonie, de rencontre en catimini des jeunes filles et garçons, la drogue, l’alcool, le haschisch et le tabac sont autant de sujets parmi d'autres qui doivent être abordé par les familles en guise de prévention et d’éducation. Malheureusement les faits divers sont toujours plus nombreux pour nous rappeler des risques réels que nos enfants risquent dans la société. On ne peut pas attendre de l’école de jouer le rôle des parents dans l’éducation de nos enfants. L’école n’est là que pour l’instruction scolaire et ne peut nullement se substituer aux devoirs des parents.

Chaque famille doit comprendre et ne jamais oublier que la foi musulmane prend sa forme et ses contours dans le comportement du croyant. Son caractère sera forgé par son niveau de crainte et de soumission à Allah, de sa science du coran et de la sunna, de la profondeur de sa foi qui sera animée par une pratique de ses connaissances avec sagesse et mesure. Les tabous sont les zones d’ombres où l’ignorance devient très vite source de désobéissance et d’égarement. Le fait d'aborder les sujets tabous afin de s'en prémunir dotera l'individu d'un cœur dépourvu de toute souillure et épris de l'adoration sincère d'Allah. Il faut faire en sorte que chaque recommandation chez le musulman soit imprégnée par ce sentiment intime. Il faut qu’à chaque étape d’un engagement collectif ou individuel, un examen de conscience soit entrepris afin de s’assurer que notre but est conforme à l’éthique de l’Islam et que ce but ne soit pas gêné par de simple tabous que l’on peut résoudre par le dialogue. Une foi qui ne modifierait pas le comportement serait une foi déficiente. Les agissements de la personne témoignent de ses pensées et de sa moralité. La sauvegarde des mœurs et des valeurs islamiques au sein de chaque famille passe par une bonne connaissance de la Sunna et des recommandations coraniques. Un travail important doit être fait sur la foi et la compréhension de l’Islam dans chaque famille. Il est clair que l'Islam est venu transformer l'Homme dans toutes ses dimensions. Comme le dit si bien le Sheykh AI Ghazali : une bonne moralité - al khoulouq al hassan - est la finalité de l'Islam et de la mission du Prophète (sav) et que cette bonne moralité est vitale quant à la pérennité de la société humaine.

Parler des sujets tabous de la société dans laquelle nous vivons et constitue l'un des premiers chemin pour faire naitre la notion de pudeur qui faisant parti intégrante de l’identité musulmane. Selon Ibn "Omar (r.a), le Messager de Dieu passa devant l'un des Ansàrites qui donnait à son frère une leçon de pudeur. Le Prophète (sav) dit: «Laisse-le donc car la pudeur est un produit de la foi». Dans le développement de l’identité musulmane de nos jeunes, on ne peut ignorer les sujets qui fâchent. Nous devons naturellement bien faire comprendre à nos enfants d'une part que nos points de repères sont différents de la société dans laquelle nous vivons et d'autre part que chaque civilisation est porteuse de ses propres valeurs. Il faut permettre à nos jeunes de s'insérer dans leur environnement mais en les mettant en garde contre les dangers qui subsistent derrières les sujets tabous que l’on n’ose pas aborder par peur de maladresse.


R.A

lundi 2 juin 2008

Une justice Ni Putes Ni Soumises en matière de Virginité ?



Elles sont contentes les associations « Chiennes de Gardes » et « Ni-putes Ni-soumises», sa faisait longtemps que nous ne les entendions plus dans les médias. Elles sont trouvées un os pour se mettre sous la dent et justifier leur existence médiatique artificielle. Mais quelle bassesse que de voir ces associations opportunistes et assoiffées de lumière médiatique, se vautrer dans les méandres d’une décision de justice qui c’est prononcé à juste titre sur un mensonge. Pour des raisons qui sont les siennes l’époux voulait s’unir à une femme n’ayant jamais connu d’autres hommes avant le temps du mariage. C’est un projet de vie comme un autre. Un choix réservé à la femme comme à l’homme que personne ne peut contester! Dans quel siècle vivons-nous pour tout ramener à la guerre des sexes où l’on observe un extrémisme puéril du féminisme contre toute forme de justice qui irait à l’encontre de la femme, même si celle-ci est fautive. Après tout la femme aurait pu avoir également une telle exigence et avancer le souci d’être la seule femme de son homme. Si le cas de figure avait été dans l’autre sens est ce que les aboiements médiatiques auraient existés ? Je vous laisse le choix de la réponse.

Dans cette affaire le coupable en puissance est tout trouvé, c’est bien sure encore une fois la faute à l’Islam, celui qui fait si peur aux intégristes laïques et partisans du conformisme. D’ailleurs le coupable est partout, même lorsque le conseil européen émet une directive autorisant la possibilité de non mixité dans les écoles, on entend dire que le parlement européen répond aux exigences des intégristes musulmans !!! C’est à croire qu’il y a des « talibans » qui siègent au parlement Européen! On atteint plus que jamais les summums du ridicule et de l’aberration de la part de ces pseudos intellectuels ! Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville annonce carrément que c’est une "fatwa contre l'émancipation des femmes" depuis quant les juges français sont en mesure d’émettre des fatwas ?! Les médias emploient des termes propres à l’islam sans connaitre le sens ni la porté et le contexte spécifique dans lesquels ils sont utilisables comme ; fatwa, charia, répudiation… Cet anachronisme de figure et linguistique, montre leur ignorance et leur mépris pour l’Islam qui protège la femme comme aucun autre système. C’est incroyable qu’un fait divers soit repris avec tant de passion jusqu’au point d’y atteindre un rare degré de frénésie pour une histoire de mensonge.

Mais dans cette affaire l’intoxication médiatique et la manipulation est bien orchestré. La problématique que devaient résoudre les juges n’était ni la chasteté avant le mariage, ni la virginité de la femme, mais celle de savoir, si la mariée avait trompé son époux sur un élément essentiel, pour annuler ou non un mariage. Il est évident que les esprits amadoués pratiquent la masturbation intellectuelle pour dire ; mais qu’est ce qu’un élément essentiel ?!! En droit - article 180 du code civil - on parle de « qualité essentielle de la personne», mais chacun aura compris qu’en l’espèce, peu importe pourquoi, référence religieuse ou autre, les deux époux s’étaient accordés sur un point, l’un trompant sciemment l’autre sur ce sujet. Le mari l’affirme et la jeune femme l’admet son mensonge, l’épopée aurait du s’arrêt là, la justice à fait son boulot. Pourquoi tant de tapage et de pollution sonore. La république de Marianne n’est elle pas là pour garantir le respect de la vie privé de chacun ? On s’empresse de tout faire pour modifier cette loi à coup de déchainement frénétique. Marianne va-t-elle succomber et fera-t’elle preuve d’infidélité à son principe du respect de la loi et de son application?

A chaque fois que l’occasion leur est donnée pour diffamer et stigmatiser les musulmans dans leur foi, elles n’hésitent pas car derrière c’est la renommé et la célébrité qui les attend. Remarquez, ils s’empreignent timidement aux chrétiens et aux juifs pratiquant aussi. Pour ces dénuées de moralité, à les écoutés : le péché originel est dans le monothéisme. C’est leur nouveau terrain de bataille à coup de diffamation et d’injure digne des meilleurs coups de putes médiatiques, pardonné moi l’expression ou le jeu de mot, mais le ras-le-bol à atteint son paroxysme.

Que savent-ils de l’Islam sur le sujet, pas grand-chose si ce n’est que la confusion, comme d’habitude, qui est plus que totale, entre les traditions et coutumes propres à chaque pays et la tradition Islamique. Avec leur tapage médiatique ils ont stigmatisés plus que jamais cette femme et cet homme dont la vie privée ne regarde personne. Voici un exemple de jurisprudence islamique empreint de sagesse : Le calife Omar (r.a) ne déniait pas à l’être humain la possibilité de changer et de modifier son comportement vers le bien. A ce propos, un homme vint lui demander son avis, à ce sujet-ci : « j’ai, dit-il, une fille que j’avais enterrée vivante pendant la jâhiliyyia (période préislamique), mais elle survécut, alors nous l’avons déterrée. Quand le message de l’islam apparut, nous rejoignîmes la nouvelle foi et elle aussi, mais elle commit la fornication. Prise de regrets, elle se coupa les veines, mais je réussi à la sauver, puis elle s’est repentie et devint vertueuse. Voilà maintenant que des gens de bonne famille sont venus demander sa main : dois-je les informer de son passé ? » Omar r.a lui répondit : « de quel droit viendrais-tu mettre à nu ce que Allah a caché de la vie de cette personne ?! Marie là comme étant une musulmane purifiée et vertueuse. Je jure par Allah que si tu informes quiconque à son sujet, je te châtierai d’un châtiment exemplaire, pour que tu serves de leçon à tous les habitants de toutes les contrées. Rapporté par Chi’bi (Les quatre califes/ Hassan Amdouni Page 214-215 Edition 2005 al qalam).

La virginité n’a jamais été une donnée ciné-qua-none de la validité d’un mariage en Islam. Il est formellement interdit en Islam de divulguer les secrets intimes de qui que se soit. Cette question de la virginité est du domaine strictement privé qui ne concerne que les deux partis en question. Ce qui est du domaine du privé est strictement protégé et encadré par les sources Islamiques. Il est du droit de la femme musulmane de réclamer l’annulation ou le divorce pendant ou après mariage, si il s’avère qu’il y a eu sciemment tromperie et mensonge de la part de l’homme, ou que ce dernier s’avère être impuissant sexuellement ou si il est stérile… autant d’argument que la femme peut faire valoir pour obtenir justice et réparation en Islam, si ce dernier lui avait caché une donnée essentielle. Ce droit à la vérité et à la transparence est valable également pour l’homme. Mais il faut bien comprendre que c’est une affaire privée est que nul n’est en droit de s’initier dans leur vie privé. Cette histoire d’un point de vue islamique n’aurait jamais du être étalé au grand jour, pour la sauvegarde de l’honneur et la dignité des familles impliqués dans ce feuilleton où le viol de l’intimité par les médias est devenu chose banale.

Voici le conseil d’un Sheikh Ahmad Kutty qui donne son avis sur une situation du même genre… ; Si pendant votre conversation elle vous a révélé son passé, de deux choses l’une : soit vous la laissez en paix et vous ne divulguer son secret à personne, soit vous avez de bonnes raisons de croire qu’elle regrette son passé et qu’elle s’est repentie, et alors vous couvrez sa faute et vous l’aidez à garder sa chasteté en contractant mariage avec elle en bonne et due forme. Après tout, l’islam enseigne qu’une personne repentie d’une faute est comme si elle n’avait pas fauté. Toutefois, si vous avez du mal à lui pardonner, et si vous craignez que son passé malsain hante votre vie de couple, alors il vaudrait mieux pour vous que vous vous en sépariez le plus tôt possible. Tournez la page avec elle et ne divulguer ses secrets à personne. ...

Il faut pour lutter contre ce genre de compagne médiatique, s’armer de connaissance et se cultiver sur l’Islam afin de répondre au plus juste sur les positions propres de l’Islam et diffuser la sagesse qui découlent des directives qui s’appuient sur le Coran, la Sunna du Prophète (sav) et les avis des savants spécialistes dans les différentes sciences de l’islam. Il est fondamentale de faire la part des choses entre l’Islam et les coutumes spécifiques à chaque région qui se sont greffées et ont ternies l’image de l’Islam.
R.A

Le Fléau du Nationalisme en terre d’Islam



S’il y a un fléau des temps modernes insufflé par l’occident sur le monde et en particulier en terre d’Islam, c’est bel et bien le nationalisme caractérisé qui est une vraie putréfaction qui ronge les pays musulmans. Il est à l’origine de la faiblesse des pays musulmans livrés à eux même dans un monde où la mondialisation pousse les pays occidentaux à créer des unions (Etats Unis, Europe, l’OTAN…) au-delà de leur nationalisme, pour être acteur des enjeux et des stratégies géopolitiques et économiques sur la scène internationale. Les musulmans doivent être conscients que l’Islam est incompatible avec le nationalisme qui est un concept antinomique au sens premier. Si l'Islam refuse l'idéologie du nationalisme, il accepte la reconnaissance des peuples et des tribus qui constituent des nations composant la Ummah. A l’inverse le nationalisme et le tribalisme sont les deux maladies, du cœur et de l’esprit, que le Prophète (sav) a combattues dès l’avènement de l’Islam. L'unité de base d'une politique Islamique n'est pas de privilégier une nation ou une tribu par rapport à une autre mais de consolider dans un esprit de fraternité et d’égalité qui est le propre de l’identité de la Ummah.

Tout ou presque a été dit et écrit sur les problèmes du monde musulman, de sa déchéance, de sa décadence de sa misère économique, politique, sociale et culturelle qui, depuis de nombreuses décennies, gangrènent et tuent en lui tout espoir salvateur. La question légitime est, comment une civilisation ayant transformé la face du monde, marqué de son empreinte le cœur et l’esprit de millions d’individus, révolutionné les rapports humains, les relations internationales, a pu sombrer aussi loin dans la décadence, l’humiliation et l’oubli ? Une régénération est elle envisageable ?

Le Prophète (sav) a transmit à l’humanité le message de l’Islam, il a réussi à extérioriser les richesses et les trésors de l’âme humaine, longtemps recouverte par des siècles d’obscurantisme et d’ignorance. Il a illuminé le monde par la pureté de son message et la justice de son système. Il a jeté les bases du fondement d’une nouvelle civilisation : la civilisation islamique. Durant plusieurs siècles, l’islam a éclairé de sa lumière généreuse des peuples agonisants et plongés dans les ténèbres de la servitude humaine. Il a réalisé leur union et leur unité autour d’un principe simple et cependant profond, la croyance ; en Allah l’Unique (Tawhid) et en Mohammed (sav) comme son Prophète et Messager.

Malheureusement, quatorze siècles plus tard, que reste-t- il ? Un monde musulman en déconfiture, divisé plus que jamais par les fantômes du nationalisme, du clanisme et du tribalisme. Ces tendances que l’on croyait disparues ont refait surface dans cette âme musulmane, jadis intégralement vouée à la recherche de la satisfaction de son Créateur, aujourd’hui égarée dans les méandres de l’ignorance et obsédée par les plaisirs terrestres. Les musulmans ont été battus et vaincus pour avoir délaissé et négligé la source même de leur énergie et de leur force : la pensée Islamique. Au départ limpide et pure, la pensée Islamique s’est progressivement altérée au fil des siècles, entraînant la Ummah dans une décadence intellectuelle qui a fini par lui être fatale. Les effets de cette décadence se sont manifestés, entre autre, par l’abandon de la langue arabe, pourtant essentielle à la bonne compréhension de l’Islam et à la pratique de l’ijtihad. Des conceptions philosophiques étrangères à l’Islam ont ainsi réussi à s’infiltrer dans la pensée islamique pour la corrompre et ôter à la Ummah toute sa force et sa dynamique.

Bien évidemment, les répercussions désastreuses qu’a engendré la décadence intellectuelle des musulmans sont nombreuses et variées, et ne se limitent pas à ces seuls éléments. Mais s’il y a bien un concept qui peut se targuer d’avoir grandement contribué à paralyser et à plonger le monde musulman dans le chaos et la désolation, c’est bien le concept du nationalisme. Il est, probablement, l’un des concepts non- islamique qui s’est le mieux diffusé et le mieux implanté dans les mentalités des peuples musulmans. C’est lui qui a été à l’origine de l’éclatement et de la division du dernier Etat Islamique, l’Etat Ottoman. Le nationalisme est devenu un pilastre sentimental et émotionnel sur lequel repose aujourd’hui l’ensemble des régimes plus ou moins dictatoriaux qui constituent le monde musulman ainsi que la principale source de division et de déchirement de ceux qui, pourtant, se réclament de la même religion. Que dire de ceux qui s’entretuent pour leur appartenance ethnique ? Que penser de ces frontières artificielles qui sont sources de haines et de violences ? Comment comprendre ceux qui ne marient pas leur fille ou leur garçon avec une personne de nationalité autre que la sienne ?

Sommes nous si inintelligent pour que des années après la décolonisation on vient encore nous dire qui sont nos amis et avec qui on doit marcher. L’immixtion (ingérence) des donneurs de leçon devient inadmissible sur la scène internationale. L’Union pour la Méditerranée est la dernière trouvaille des néocolonialistes qui ont l’art et la manière de déguiser leurs appétits de pouvoir et de domination. Il est temps que les musulmans prennent enfin leur destin en main et qu’ils se tournent enfin les uns vers les autres plutôt que d’espérer dans un amour platonique avec les européens à l’image de la Turquie. L’Occident est libre de choisir ses valeurs sociétales et son modèle économique mais en aucune manière elle n’a le droit de l’imposer de manière direct ou indirect aux autres par de savant stratagème dont personne n’est dupe. Les subterfuges employés ne sont là que pour des intérêts économiques et non comme on veut nous le faire croire relatives aux droits de l’Homme et à de l’humanitaire.

Comment lutter contre ce fléau ? Il faut une remise en question de notre rapport au nationalisme si l’on souhaite sortir de cette spirale infernale digne de la période préislamique. La première chose c’est le retour aux sources de l’Islam dans l’éducation en ré-ouvrant les portes de l’ijtihad pour ceux qui auront acquis suffisamment de science. Il faut ensuite un travail très important sur la masse afin de faire évoluer les mentalités et les opinions faussées par des décennies de mensonges et de pessimismes chroniques insufflés et entretenus par les ennemis intimes ou déclarés du message de paix et de tolérance que l’Islam nous offre.

L’absence de fraternité et de solidarité est due à l’égocentrisme et à la cupidité qu’inculque le nationalisme dans le cœur de celui qui la prend comme marqueur identitaire. Nous devons connaitre et apprendre notre histoire afin de faire en sorte qu’elle ne devienne pas aliénante ou dominante mais libératrice. Le chemin de la libération des musulmans passe par une conscience libérée de toute influence étrangère néfaste, un cœur en quête d’amour et de fraternité entres musulmans, une raison retrouvée grâce à un retour aux sources de l’Islam.
R.A

mercredi 23 avril 2008

Française et Voilée les enjeux de demain


La femme musulmane voilée en France souffre de beaucoup de préjugés et de clichés. Le défi de demain, c’est quelle place dans la société pour les Françaises musulmanes qui par conviction porte le foulard, car si au début cette problématique était propre aux immigrés et à leurs enfants, aujourd’hui nous sommes dans une configuration différente. Ces femmes voilées sont des françaises converties ou devenues françaises par naturalisation. La réalité montre bien que malgré l’interdiction du voile dans les établissements publics, le nombre de femmes voilées ne cesse d’augmenter. Cela implique que tôt ou tard une remise en question de notre approche sur leur devenir dans le monde du travail et de l’éducation sera incontournable. Il est évident qu’il y a plusieurs raisons de porter le foulard, ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est le choix par conviction sans aucune contrainte.

Les premières générations souffraient de deux handicaps majeurs, d’une part très peu d’entre elles étaient instruites et donc en mesure de pouvoir travailler hormis les taches de ménage, le dure labeur à l’usine pour une minorité d’entre elles et d’autre part les mentalités traditionnalistes obscurantistes, en complète contradiction avec l’Islam qui elle insiste sur l’importance de l’éducation et de l’instruction sans distinction de genre. L’importance de l’éducation de la femme en islam est primordiale dans le sens où elle est considérée comme le pilier de l’édifice familial.

C’est un luxe qui coûte très cher de s’affirmer avec le voile dans la société française en termes de carrière dans le monde du travail et de l’éducation. Pourtant face à l’injustice elles ont du courage, de la détermination, une force psychologique hors du commun qui leur permet de s’affirmer à l’image d’un manager aguerrie par les difficultés de toute une vie. Leurs forces mentales les distingues et les propulses pour celles à qui on donne l’opportunité de travailler. Leur situation les oblige à se dépasser et à travailler deux à trois fois plus que les autres.

La devise liberté, égalité et fraternité serait elle le privilège accordé uniquement à ceux qui sont partisan de la pensée unique, qui s’obstinent à façonner chaque citoyen dans le moule de l’uniformisme en tuant l’idiosyncrasie qui fait le propre de chaque être. Ces notions qui font la fierté de la République ne sont que des réalités gravées sur les pierres et non dans les cœurs. Avec une application sélective selon la minorité en question. La République est mise en danger par ces intégristes de la laïcité apeuraient par la différence de l’autre qui ne renvoi ni l’image ni l’écho de leur entendement limité du monde de la diversité et des richesses qu’elle contient.

Il faut encourager le dynamisme, la maturation intellectuelle engendré par leur condition d’étude et de travail très difficile mais très formateur. Il est temps que l’on change d’attitude. Dans cette République il y a des instruments judiciaires pour lutter contre les discriminations, c’est à nous de les saisir et de faire valoir nos droits. Si l’on ne bouscule pas les mentalités, on risque de subir cette injustice encore très longtemps. Ces femmes voilées sont les derniers vrais défenseurs de la liberté d’être et d’expression de la condition féminine. Cette liberté motivée par des convictions fortes de leur croyance s’oppose à l’intransigeance des intégristes laïcs qui pensent connaître le bien-être absolu pour la société française. La France est engagée pour la défense des valeurs universelles des droits de l'homme et de l’émancipation des femmes opprimées mais malheureusement elle brille par son injustice et son indifférence lorsqu’il s’agit de femme voilée. Les symboles sont certes important pour l’image, mais ne devrait-elle pas, dans certaines circonstances, aller au-delà d’une rhétorique asséché de toute sa substance pour défendre ses valeurs sur le terrain quelque soit l’apparence de ses citoyennes françaises et voilées? Défenseurs des opprimés, apôtres de la tolérance sont les décorations d’une stature de l’intelligencia de certain de nos penseurs opportunistes médiatisés qui ne sont là que pour consolider et renforcer les clichés et les discriminations flagrantes. La liberté individuelle d’être et de paraître sont les enjeux majeurs à venir en France dans le monde de l’éducation et du travail.
Quel est le sens de ce voile qui fait si peur à l’intolérance primitive d’une poigner d’intégriste laïque. Contrairement à ce qu’ils pensent, le voile n’est ni rétrogradation ni une soumission de la femme à l’homme. Elle est signe de liberté et de dignité dans une société où règne l’ingérence dans la manière d’être et de paraître. D’année en année cette liberté des femmes recule en raison de notre faiblesse et de notre manque de solidarité. Les musulmans doivent prendre garde aux manipulations médiatiques sur cette problématique. Ils n’ont pas trouvés de meilleurs armes de propagande que d’utiliser des femmes soit disant musulmanes qui viennent jouer le jeu des extrémistes laïques partisanes de la pensée unique.

Ce qui nous manque aujourd’hui au sein de la communauté musulmane c’est des organismes qui puissent prendre en charge les procédures judiciaires et administratives pour défendre chaque femme voilée discriminée à l’emploi ou dans son droit à l’instruction. L’une des solutions pour palier à ce problème de discrimination c’est de faire en sorte qu’au sein même de notre communauté, les responsables d’entreprise PME, PMI et artisan s’interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour compenser l’injustice subie par les françaises musulmanes voilées. Il est inadmissible qu’en France les femmes voilées soient mise au ban de la société malgré leur diplôme et leur qualification. Il faut que les patrons montrent l’exemple dans leurs processus de recrutement en sélectionnant les candidats sur leurs compétences, leurs qualifications et non sur leurs apparences ou tenu vestimentaire. La responsabilité des musulmans qui ont réussi dans le domaine de l’entreprenariat est très importante sur le devenir de nos sœurs voilées.

Le temps où l’esprit de tolérance proclamait "Je déteste vos idées mais je suis prêt à mourir pour votre droit de les exprimer" (Voltaire) est bien révolu. Il semble que l’expression par le paraître mais la République en danger et la fragilise dans ses convictions. Il est évident que les humanistes et philosophes des temps modernes ont oubliés les sagesses de leurs prédécesseurs et maître à penser. Aujourd’hui on accepte la différence à condition que cette différence ne s’exprime pas et ne soit pas visible. Le siècle des lumières c’est bien assombri en France.

Le temps n’est il pas venu que chacun prenne conscience que l’avenir appartient à ceux qui contribuent à la façonner et à l’anticiper. Il faut encourager et soutenir nos sœurs françaises voilées afin qu’elles puissent investir le monde du travail et contribuer à l’enrichissement de la société de demain. Si certaines portes leur sont fermées cela ne doit pas les empêcher à s’orienter vers les professions libérales et artisanales. Il faut encourager et favoriser l’entreprenariat chez nos sœurs françaises qui porte le voile. Elles doivent s’organiser et créer leurs propres réseaux associatifs et d’entre aides qui permettront une synergie basé sur des réussites individuelles ou collectives. Leur engagement est plus que nécessaire dans la société actuelle, elles peuvent à leur échelle grâce aux valeurs qu’elles véhiculent redonner une certaine dignité à la femme dans un monde où la femme est réduite soit à un objet sexuel soit à un artifice de marketing publicitaire où la notion même de pudeur est devenue une obscénité.

L’avenir de la femme française voilée c’est d’être moderne, dynamique, engager professionnellement et socialement tout en préservant ses convictions et sa fidélité à l’éthique musulmane.
R.A

mardi 1 avril 2008

L’islamophobie une voie express pour la célébrité !!!



Il suffit en Europe pour être célèbre et braquer les projecteurs sur soi d’attaquer l’islam en faisant un film, en écrivant des livres anti-islamique ou par des déclarations haineuses médiatisées pour se faire un nom et s’arroger les grâces et les attentions des hommes politiques et des intellectuels opportunistes. Ces faussaires de la liberté sont devenus des vrais terroristes de l’ordre public à chaque fois qu’on leur donne l’occasion de déverser leur venin dans les médias. Nous assistons en Europe à l’avilissement et à la dégradation morale de l’esprit de tolérance. Caricature, diffamation, film incitant à la haine, stigmatisation et discrimination, campagne politique à caractère islamophobe, loi anti-foulard, diabolisation et amalgame de la part des pseudos spécialistes du moyenne Orient et de l’islam, les pseudos musulmans de service qui ont vendus leurs âmes et saignent à blanc l’esprit de l’islam sur les plateaux de télévisions et les radios, sont autant de maux que doivent supporter les musulmans, vivant en Europe ou dans leur propre pays où ils sont majoritaires. Cette fange puérile répandue et orchestrée par les radicaux d’extrêmes droites en Europe, fragilise la stabilité et la paix sociale entre les différentes communautés. Après l’incitation à la haine on s’étonne de la réaction provoquée chez les musulmans qui ne peuvent contenir leurs réactions émotionnelles. A nous Musulman de nous contrôler et d’agir à la manière du Prophète Muhammad (sav) qui maîtrisait les situations les plus critiques avec sagesse et mesure.

Où sont passés les philanthropes humanistes des lumières et les vaillants chevaliers des droits de l’homme ? C’est incroyable ce silence assourdissant des écrivains et des philosophes qui font preuves de lâcheté et de trahison face à cette injustice que subissent les musulmans en Europe. Pourquoi ne s’élèvent-ils pas contre tous ces actes xénophobes et racistes, que l’on peut voir dans les médias, lorsqu’il s’agit des musulmans. Pour les plus courageux ils affirment uniquement à demi-mot leurs indignations sans faire de vague. Jusqu’à quand dans cette Europe soi-disant berceau de la liberté et des droits de l’homme va–t-on tolérer les individus et les groupes politiques qui ont pour fond de commerce l’incitation à la haine contre les musulmans.

Ont-ils déjà oublié que l’islam a accueilli et protégé les minorités religieuses chassées du temps où l’intolérance et l’oppression aveugle régnaient dans les heures les plus sombres de l’Europe. Pourquoi tant de haine, de complaisance et d’irénisme de nos hommes politiques face à la montée de l’islamophobie en Europe. On prétend défendre la liberté d’expression alors que l’on bafoue les droits élémentaires de vivre en paix dans la société. Quand les références sacrées d’une religion, quelle qu’elle soit, sont bafouées gratuitement en toutes impunités avec une certaine complaisance des donneurs de leçon, on ne peut s’empêcher de perdre confiance en la justice qui s’articule avec deux poids et deux mesures. La perte de confiance ne doit pas nous amener à l’auto justice mais plutôt à la mobilisation de la société civile afin de devenir les réformateurs de demain pour que la justice dans ces pays ne soit pas une utopie mais une réalité sociale. La grandeur d’une société est intrinsèquement liée à sa capacité de protéger et de faire valoir le droit à la justice des minorités présentes en son sein.


Que dire de cette Europe qui est incapable de protéger le droit au respect des convictions individuelles. La liberté peut elle être sans limite ? L’absence de cadre et de limite, engendre une réaction en chaîne qui fait naître une violence à la hauteur de l’infraction et du mal causé par cette liberté sauvage de l’expression de la haine, utilisant les techniques modernes de la communication.

A nous musulmans de nous mobiliser afin de faire connaître la beauté et la grandeur de l’Islam. Cette mobilisation passe par une bonne connaissance de notre religion. La meilleure façon de contrer et de démontrer l’absurdité de leurs attaques, c’est d’être des musulmans sincères dans notre pratique avec un comportement et un caractère digne de l’enseignement de l’Islam. La liberté et la tolérance, prodiguées par le Coran et la Sunna, sont sans équivalent comme le peuvent constater ceux qui ont eu la curiosité de s’intéresser à l’islam.

R.A

mercredi 26 mars 2008

L’Orientation Scolaire: Enjeux & Pièges pour la Jeunesse Musulmane

Chaque année, au moment de l’orientation scolaire, les parents sont face à la même problématique concernant le devenir de leurs enfants qui fait naître beaucoup d’interrogations. Des questions légitimes qui impliquent des réponses propres à chaque situation en prenant en compte la complexité des situations qui sont elles même directement liées à l’environnement de nos enfants. Au sein de la communauté musulmane, l’une des premières constatations simples; c’est l’orientation massive de nos enfants vers des filières manuelles et techniques « voie de garage » dont nous connaissons tous les débouchés et le statut social que cette dernière accorde à celui qui l’emprunte. Dans chaque établissement, on trouve une équipe éducative rassemblant l'ensemble des personnes qui interviennent dans la scolarité d'un enfant: les parents, les enseignants, le directeur ou chef d'établissement, le médecin, le psychologue ou conseiller d'orientation-psychologue et le cas échéant l'assistante sociale ou l'éducateur qui travaille avec la famille.

Malheureusement, nos parents ne sont pas encore assez impliqués dans cet organe consultatif qui pèse dans l’avenir de nos enfants. Il est urgent de prendre conscience de notre devoir de nous engager au niveau local dans les collèges et les lycées. Le rôle de l'équipe éducative de l’établissement, de par sa proximité avec votre enfant, doit participer via le dialogue et la concertation, au suivi individuel de l'élève, en particulier dans l'élaboration de son projet d’étude et d'orientation. Sachez que ce n’est pas une instance de décision mais un groupe de travail qui est là pour réfléchir sur les perspectives à envisager pour la poursuite de la scolarité de votre enfant et de l’élève.

Le problème dans l’orientation scolaire, c’est que la psychologie de l’élève en difficulté n’est pas toujours comprise et prise en compte par l’équipe éducative. Les conséquences de l’orientation peuvent être catastrophiques pour l’élève en période de crise d’adolescence et de développement. La vigilance des parents est primordiale pour la validation et l’approbation des propositions d’orientation. Le handicap majeur, c’est qu’une grande partie des parents dans notre communauté sont loin de connaître, de pouvoir analyser les enjeux et les conséquences des décisions qui sont prises en amont. Il faut mettre en place au sein des mosquées des groupes de consultants en orientation scolaire, en s’appuyant sur les membres ayant réussit dans leur parcours scolaire et professionnel, pour venir en aide aux parents qui souvent ne maîtrisent pas le français. Il faut encourager les parents à s’impliquer d’avantage dans les réunions parents-élèves et conseil de classe.

Il est évident qu’il faut cesser les positions victimaires faciles, la discrimination dans la société est une réalité certes qu’il faut dénoncer énergiquement, mais il faut surtout nous organiser pour dépasser tout cela et donner les moyens à nos jeunes d’avoir du soutien scolaire et un vrai suivi dans leur parcours. Nous avons la chance encore en France d’avoir un système méritocratique qui permet l’ascension sociale, malgré tous les reproches que l’on peut lui faire. Si on ne s’implique pas au niveau local et que l’on ne va pas au devant de nos responsabilités dans la vie scolaire de nos enfants, on risque de se lamenter sur notre sort encore très longtemps. Il est révolu le temps où nos parents estimaient que l’on est là que de passage en France. Notre avenir et celui des générations à venir se jouent aujourd’hui. On doit faire siennes les problématiques scolaires de nos quartiers. A nous de sensibiliser, de faire réagir nos élus et impliquer l’ensemble des habitants pour exiger des réformes dans l’encadrement des jeunes à l’école.

Il faut que chaque musulman, qui a eu l’occasion de faire des études, prenne en charge et parraine au moins un enfant parmi ses proches ou dans son quartier pour le coacher et lui montrer les différentes possibilités d’orientations. L’orientation de nos enfants peut être une réussite si nous savons faire preuve de solidarité et de générosité en direction de ceux qui sont délaissés par le système. La réussite d’un musulman n’est une réussite que si elle profite à l’ensemble de la Ummah et de la société en général.
R.A

vendredi 15 février 2008

Développer le leadership au sein de la jeunesse Musulmane


L’avenir et la place des musulmans en France et en Occident dépend de la capacité des musulmans à préparer la jeunesse musulmane au défit de l’avenir. Ce défit ne peut être relevé uniquement si au sein des musulmans la culture du leadership est inculquée dès le plus jeune âge. Cet état d’esprit doit promouvoir et affermir leurs ambitions afin de permettre une affirmation dans leur droit comme n’importe quel citoyen. Le leadership en islam se doit d’être à l’image de la noblesse de caractère que nous enseignent le Coran et le Prophète Muhamed (sav). Il est évident que le leadership que l’on cherche à inculquer à nos jeunes est loin de la définition classique et du stéréotype que l’on connaît en Occident. Aspirer à un statut de leadership dans la vie et surtout au travail ou à l’école n’est pas dans une fin de rendre l’individu arrogant et dédaigneux, mais bien au contraire c’est par la modestie, le sens de l’effort, du sacrifice dans le travail et la relation à autrui qu’il doit se distinguer. Être un leader pour un musulman c’est avant tout très bien connaître l’Islam et ses principes pas seulement d’un point de vue théorique mais surtout avec une pratique fondée sur la sincérité de sa relation avec Allah.

Le leadership ne s’acquiert pas par d’abjects stratagèmes qui humilient, écrasent les personnes qui sont sur votre chemin et en étant sycophante dans votre ascension sociale et hiérarchique. Le musulman dans son parcours et sa formation de la vie se réfère au comportement du Prophète (sav) et de ses Compagnons (ra) qui sont des Hommes dont le charisme a marqué à jamais les esprits et l’histoire de l’humanité. Leur leadership était basé sur la piété et les hautes valeurs morales qui faisaient d’eux des chefs hors paires. Leur leadership s’imposait naturellement par leur caractère et leur parcours propre. Il nous faut développer des méthodes pédagogiques au sein des mosquées, des associations de quartier, des nouvelles écoles musulmanes, des familles… qui permettent de privilégier une méthode interactive pour que nos jeunes identifient quel type de leader ils sont afin de parfaire leur caractère et développer leur personnalité. Des situations concrètes où le leadership est indispensable pour mener à bien une mission doivent être mises en place dans les associations, les mosquées, les activités sportives….


Il faut responsabiliser nos jeunes à travers des programmes de gestion et d’encadrement. Il faut les impliquer dans une posture de citoyen actif et concerné par sa ville et son environnement. Le but de ces programmes doit être de révéler le charisme de chacun. On doit permettre à chaque jeune musulman de ;


- Connaître ses forces, ses faiblesses, son potentiel en situation de leadership en groupe et en équipe…
- Comprendre et analyser ses comportements et ses émotions vis-à-vis des autres en se réferent au Coran et à la Sunna.
- Identifier le style de leadership le mieux adapté à sa personnalité avec pour modèle notre Prophète et ses nobles Compagnons ainsi que les illustres Leaders et Savants Musulman.
- Faire preuve d’une grande intelligence émotionnelle, d'empathie et d'une aptitude sociale élevée afin de pouvoir prendre des décisions pragmatiques.
- Conscience et maîtrise de soi.
- Représenter un modèle pour ses collaborateurs, être source d’inspiration.
- Identifier ses valeurs personnelles et les traduire en actes.
- Être créatif, à l’affût des opportunités en respectant le licite et l’illicite.
- Être prêt à prendre des risques par des actions habiles et assurées conformément à l’éthique musulmane.


Le charisme naît de l’assurance que l’on a de soi-même dans des situations délicates où le sang-froid, la prise de décision avec une capacité d’analyse et de recul font que l’on est considéré et distingué par les autres comme étant un leader. Devenir un leader c’est bâtir une vision partagée qui permet de se projeter dans l'avenir et fixer des objectifs ambitieux tout en gagnant la confiance des autres. C’est susciter l'adhésion de son équipe autour des objectifs à atteindre et garantir la cohérence de ses décisions. Il faut identifier ses valeurs personnelles et expérimenter de nouvelles approches afin de prendre des décisions équitables et trouver l'équilibre entre influence et authenticité. Il faut mettre en œuvre une communication motivante, favoriser la confiance dans les relations et aborder ouvertement les situations conflictuelles. Le leader musulman doit être en mesure de développer les complémentarités au sein de son équipe et de coacher les performances de ses collaborateurs ; en pratiquant le feedback, en fluidifiant les échanges et en misant sur l’innovation et la créativité. Pour un jeune musulman coaché cela doit lui développer son potentiel, entreprendre des actions managériales efficaces et faire partager un haut niveau d’engagement à ses équipes. Chaque jeune doit être en mesure de sentir qu’il possède du leadership dans un domaine donné. Cela doit lui permettre de renforcer son identité et lui permettre de rayonner.


Pour terminer, le leadership en islam passe avant tout par la maîtrise de son propre égo. Être un leader, c’est être exemplaire dans son comportement et son caractère. Cette maîtrise de soi doit avoir comme unique objectif la quête de l’agrément et la satisfaction d’Allah. Maîtriser ses actes et sa conduite impliquera un respect naturel de votre entourage envers vous et surtout vous gagnerez en légitimité dans votre manière d’être et de paraître sans qu’il n’y ait de forme sans fond.


R.A

lundi 28 janvier 2008

L’Appel au Jihad des Jeunes de Banlieue


Cet appel au jihad par la plume s’adresse à tous les jeunes des banlieues considérés comme des êtres humains de seconde classe. Ces jeunes sont regardés en perte totale de valeur à tel point qu’ils sont devenus des cauchemars de tous les gouvernements qui se succèdent et qui surenchérissent les plans de banlieues. Il est temps que les jeunes musulmans s’approprient de la vrai définition du Jihad qui est très loin du lavage de cerveau que les médias pratiquent afin de stigmatiser les musulmans et de faire en sorte qu’ils aient peur de leur identité musulmane.

Ce Jihad est un appel au renouveau de la pensée musulmane dans le respect de l’éthique Musulmane. Nous devons nous engager la main à l’ouvrage et le cœur à la prière afin de pouvoir réformer notre manière d’être et notre savoir vivre. Il est urgent de dénoncer les attitudes hypocrites de ces pseudos spécialistes et sociologues des banlieues et de l’Islam qui prétendent parler de l’Islam sans vivre l’Islam. Ils croient que le jihad en Islam c’est la barbarie et la violence contre tous ceux qui ne sont pas musulmans. Quel manque de finesse d’esprit pour ces hommes de lettre dépourvus de sagesse. Ils ne comprennent rien de ces quartiers difficiles car la plupart n’ont jamais vécu dans ces ghettos.

Ils pensent que ces jeunes ont perdu la notion de travail et d’effort, alors que ces jeunes n’attendent qu’une chose c’est de travailler. Il est évident que la réussite ne vient pas sans travail, le propre du jihad c’est la lutte intérieure qui doit nous permettre une élévation spirituelle et matérielle. Le jihad repose avant tout sur la foi en Allah, la solidarité entre nous et sur les qualités individuelles. La meilleure réponse à la misère des banlieues c’est la remise en question de soi même avant d’organiser notre stratégie d’action et de réformes. Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Et quel est notre but ?

Le musulman est celui qui se lève avant l’aube pour faire sa prière du fajr. cette qualité nous permet de faire tous les matins un jihad contre la fainéantise et la paresse. Avant de faire la prière le musulman accomplit un rituel de propreté, ici est mis en avant le jihad de l’hygiène cinq fois par jour. Il exécute cinq fois par jour la prière ce qui lui permet un recueillement afin de relativiser les problèmes de la vie et de se concentrer sur l’essentiel, face à ses devoirs ; c’est le Jihad de la rigueur et de la fidélité. Il jeûne pendant le mois de Ramadan, ce qui lui permet de mettre en pratique la solidarité, l’altruisme, et la patience. Durant cette période il se doit de parfaire son comportement et son caractère ; c’est le Jihad de la patience et de l’endurance…. Il est évident qu’un jeune qui est en paix avec ses racines et sa foi sera un élément positif dans la société.

Notre force réside dans l’islam. Notre jihad consiste à nous éduquer et à nous instruire. Nos camps de formation doivent être les écoles, les universités, les bibliothèques, les conférences, les mosquées ; bref là où il y a du savoir. Nos filtres seront le Coran et la Sunna du Prophète (sav). On doit valoriser et optimiser au maximum notre bien le plus précieux qui est le temps. Nos armes favorites doivent être le dialogue et l’échange avec notre environnement dans un esprit de tolérance et d’ouverture. Sachez que nos munitions sont inépuisables car notre héritage Islamique est d’une richesse sans équivalent. Notre ligne directrice sera la piété afin de se préserver des mauvaises tentations. Le but de ce jihad sera de contrôler les forces destructrices qui s’animent au plus profond de nous même et de libérer la générosité et l’amour qu’il y a en nous.

Notre quête de l’excellence dans le savoir et la connaissance en accord avec l’éthique musulmane sera notre plus belle récompense. Il faut valoriser et profiter des opportunités que l’on a pour accéder à la connaissance en France. Nous sommes les descendants des illustres qui ont marqué à jamais l’histoire de l’humanité et contribué à son progrès dans les sciences telle que ; la médecine, les mathématiques, l’astronomie, la sociologie, la littérature, la poésie, l’art … Soyons fier de nos origines musulmanes et surtout soyons digne de représenter l’islam en occident. Il faut que notre jihad nous permette de nous inscrire dans le paysage de la République en France dans le respect des lois du pays d’accueil sans pour autant trahir nos convictions musulmanes.

Ce n’est pas en détruisant nos quartiers et en brulant les voitures que nous allons pouvoir changer quoique se soit et améliorer notre condition et notre image. On doit au préalable changer se qu’il y a en nous même avant de changer l’extérieur. Il ne faut pas attendre l’aide d’en haut venant de l’état, au contraire il faut se mobiliser entre nous afin que l’aide si il y a de l’état puisse être efficace. Dans chaque être humain il y a des germes qui favorisent l’ingéniosité et je suis persuadé qu’en chacun de nous il y a des talents et des qualités. Il y a des milliers de jeunes qui aimeraient être dans un système comme celui dans lequel on vit. Ce n’est pas d'un plan de banlieue que l’on a besoin mais bel est bien d’un sursaut de conscience et d’engagement de chacun dans la cité.

R.A

jeudi 17 janvier 2008

Les Crimes du Sionisme & La Tragédie Palestinienne


L’indifférence de l’Occident et des pays « Musulmans » face à la Tragédie Palestinienne restera à jamais au panthéon de l’injustice commis par l’humanité. La lâcheté, la complaisance des dirigeants musulmans et l’expiation de l’Occident face au crime de l’holocauste est la cause première de la souffrance de ce peuple spolié de sa dignité et confisqué de ses terres. Les palestiniens sont les offrandes de l’occident pour leur injustice envers le peuple juif alors qu’ils sont les bélitres jetés en pâture dans la fosse aux lions par les dirigeants des pays musulmans qui souffrent de polydipsie du pouvoir.

Quelle mascarade agreste des hommes politiques envoyés en émissaires de la paix alors que tout le monde sait qu’ils ne sont là que pour retarder chaque jour un peu plus la mort par agonie de ce peuple sous perfusion qui n’a rien demandé si ce n’est que l’on rende leurs terres et leurs dignités. Pourquoi cette hypocrisie et ce silence complice lorsqu’il n’est pas acteur et coupable venant des membres de l’ONU ? Pourquoi aucune sanction lorsque les sionistes transgressent et bafouent les résolutions de l’ONU ? Chaque jour on grignote un peu plus en massacrant et en expulsant les Palestiniens de leur Terre. Combien de morts et de génocides à ciel ouvert au su et au vu de l’humanité doivent être commis pour que l’indignation résultant de la barbarie israélienne face enfin réagir les pacifistes et les pragmatiques ? Je tiens à saluer ici les minorités juives ; d’intellectuels, de soldats qui désobéissent à leurs hiérarchies, de religieux et de pacifistes qui ont encore un idéal d’humanisme et de respect de l’être humain. Ces derniers gardiens du judaïsme savent que le sionisme conduit leur peuple à la perte et les met en danger concernant leur avenir. Les juifs et les musulmans en Palestine ont toujours su cohabiter avec intelligence et respect mutuel jusqu’à l’apparition de cette idéologie sioniste qui est à l’image des bourreaux qui ont décimé une partie des juifs d’Europe. Les victimes d’hier sont les criminels d’aujourd’hui en opprimant les musulmans palestiniens qui n’ont rien à voir avec les crimes de l’histoire propres aux occidentaux.

Cet apartheid physique et social par les murs soit disant de protection que l’on érige sur les terres palestiniennes sont des signes avant coureurs du déclin de la légitimité israélienne dans l’opinion internationale. Le poids de l’histoire et des responsabilités occidentaux face à l’horreur que l’humanité a connue écrase les critiques et les prises de positions pour dénoncer l’injustice criant de la politique de tyrannie qu’Israël fait subir au peuple palestinien. Ce régime sioniste qui s’est consolidé et s’est renforcé jusqu’à aujourd’hui grâce au soutien des américains et des européens, va bientôt subir le même sort que l’Afrique du Sud et son régime raciste et xénophobe où les Noirs n’avaient même pas le niveau de respect que les blancs avaient pour leurs animaux domestiques.

Nul ne peut renier le droit aux juifs de vivre en Palestine mais nul ne peut également renier que l’existence même d’Israël est fondée sur le viol des droits fondamentaux des Palestiniens ; expulsion, expropriation, massacre, torture et humiliation. Quoi de plus naturel pour ce peuple à l’heure de l’affirmation identitaire et à l’image de la résistance de la France Libre contre Vichy et le Nazisme Allemand, que de se battre corps et âmes pour préserver le peu de terre et de dignité qu’il leur reste. Est-ce un crime dans le reste du monde que de se défendre contre l’injustice ? Les valeurs et les postures des grandes puissances prouvent l’hypocrisie générale et leurs assouvissements aux désirs et aux caprices du régime sioniste israélien.

Le temps n’est’ il pas venu de faire un constat d’échec et de revoir ce soutien inconditionnel que la plupart des dirigeants du monde accordent de façon aveugle à ce régime qui n’a qu’une idée en tête, qui est de coloniser un maximum pour jouer sur les équilibres démographiques et mettre le monde entier devant un fait accompli, en espérant qu’avec le temps la remise en question sera impossible. Cet état qui pratique le terrorisme d’état et qui alimente le moulin de l’antisémitisme par sa politique de répression et de colonisation sur le peu d’espace que ces millions de Palestiniens doivent se partager dans ces prisons à ciel ouvert, doit être remis en question pour le bien-être non seulement des palestiniens mais également pour celui des juifs qui vivent là-bas.

Le cycle de la violence sera rompu lorsque l’injustice envers ce peuple palestinien cessera. Pour cela l’induction anagogique est inévitable pour ceux qui sont doués d’une finesse d’esprit afin de trouver des solutions aux problèmes des Musulmans Palestiniens et des Juifs en cette terre sainte. Le devoir de tous les musulmans en Occident est de dénoncer cette effroyable amnésie maintenue et entretenue par les pouvoirs en place. Il faut exiger la justice par la justice avec les moyens qui peuvent faire basculer les opinions et les tendances. La fatalité et le pessimisme sont des mots à bannir de notre langage.

Il est temps que les Intellectuels et les Esprits Libres se libèrent des carcans de l’histoire. C’est une vraie commotion émotionnelle et cérébrale dont souffrent nos hommes de lettres, ils sont stoïques et paralysés face à la tragédie palestinienne qui se déroule sur le théâtre de l’humanité. De peur d’être taxés, étiquetés d’antisémites, d’intégristes, de révisionniste et personna non grata dans les médias, la plupart préfèrent les honneurs, la notoriété et l’opulence des éloges puérils que leurs offrent les médias contre leur silence face à ce drame qui risque de compromettre l’avenir même de l’humanité.

R.A

mercredi 2 janvier 2008

Aïd Al Adha et le Hadj



Nous avons laissé derrière nous L’Aïd Al Adha, célébrée chaque année avec toujours autant d’enthousiasmes et d’émotions, et ce tous les 10 ème jours du mois du Hadj. Cependant penchons nous sur la signification et l’importance de cette fête qui est vulgairement appelée la « fête du mouton » par certains.
Littéralement « la fête du sacrifice », Aïd Al Adha est également connue sous le nom d’Aïd al Kabir, la grande fête, dans les pays du Maghreb ou Kurban Bayrami en Turquie.
C’est la fête la plus importante du calendrier musulman, qui marque le point culminant du Hadj à La Mecque. Elle commémore le sacrifice par Ibrahim (A.S) d’un bélier, dont Dieu a décidé qu’il compensait le sacrifice qu’Ibrahim (A.S) projetait sur son fils Ismaïl (A.S). Pour les commentateurs, la volonté d’Ibrahim de sacrifier son fils unique, à un âge qui offrait peu d’espoir qu’il puisse en avoir un autre, est la marque de la profondeur et de la grandeur de son allégeance à Dieu. La naissance de son second fils Isaac (A.S) est perçue comme une récompense à Ibrahim (A.S) pour sa soumission parfaite.
Répétant ce geste d’obéissance depuis des siècles, les musulmans du monde entier vont entendre avant cela, et après la prière Aïd Al Adha, un sermon (khotba/Hutbe) leur rappelant leurs devoirs envers Dieu et envers leurs semblables. Les imams vont, en effet, exhorter les croyants à remercier Dieu pour ses bienfaits et à Lui demander pardon pour leurs fautes et leurs incartades. Durant cette période l’accent est mis sur le pardon, la fraternité, la générosité, le partage et le rappel du devoir que l’on a envers Allah, nos familles, nos voisins et nos semblables. C’est une période où l’altruisme doit prendre le pas sur l’égoïsme et l’individualisme.


Le hadj quant à lui, c’est le pèlerinage à la ville sainte de La Mecque en Arabie Saoudite, c’est une obligation à réaliser pour tous les musulmans au moins une fois dans sa vie s’il a les moyens financiers et physiques. Le hadj est l’un des 5 piliers de l’Islam. Allah a imposé le Hajj et la ‘Oumra à Son serviteur de manière explicite que ce soit à travers le Coran ou à travers la Sunna authentique du Prophète (sav). Allah a dit : « Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le Hajj de la Maison » (S3-V97), et on retrouve également le Hadith rapporté par Abou Houreïra (R.A) lorsque le Prophète (SAV) fit un sermon et dit : « Ô Gens ! Allah vous a prescrit le Hajj. Faites-le ».
Cette prescription a été établie en l'An 9 après l'Hégire, appelée l'année de la délégation pendant laquelle la sourate Al-'Imrân a été révélée. Ce dernier verset extrait du Coran nous informe très clairement de la raison pour laquelle tout croyant doit faire le pèlerinage. C'est en effet pour l'amour de Dieu et en commémoration du voyage d'Abraham et de sa famille. Le croyant cherche ainsi à plaire à Dieu car ce pèlerinage peut lui permettre de faire pardonner tous ses péchés, comme le confirme le hadith rapporté par Abou Houraïra (R.A) le Messager d’Allah (SAV) a dit : « Celui qui effectue le Hajj sans commettre de pêchés, reviendra du Hajj pur comme il était lorsque sa mère l’a mis au monde » et « Accomplir la 'Umra efface les péchés entre cette 'Umra et la dernière, et un Hajj accepté (d'Allah) n'a d'autre récompense que le paradis. » [Al-Bukhârî et Muslim.]
La Mecque est le seul endroit au monde qui réunit pour une même cause des millions de fidèles sans distinction de race, de nationalité, de sexe, d’âge, de couleur de peau …..
Chaque année, le pèlerinage à la Mecque nous dévoile la splendeur, la force unificatrice, la synergie et la beauté de l’islam qui est une religion de paix et de tolérance.

M.B

lundi 17 décembre 2007

Le Cri du Cœur


Chers frères et chères soeurs,

Quoi de mieux que la rencontre des êtres venant d'horizons différents,
et dont leur souhait est de se connaître afin de mieux se comprendre.

Peut-être ainsi naîtra l'amour et la paix entre les gens,
Oui, ce pas est essentiel,

Afin que tombent les préjugés,
Afin que disparaissent à jamais la haine,
Afin que les apparences laissent placent aux profondeurs

Oui, il est grand temps de dénoncer plut haut et plus fort tout acte de violence, d’anti-sémitisme mais aussi d’islamo phobie.

Malheureusement la recrudescence de ces fléaux donne à l’Islam une image négative, faite de clichés, soigneusement sélectionnés, que certains s'efforcent de les diffuser. Or, cela ne peut nous entraîner qu'à la haine réciproque et au développement de l’extrémisme que toute religion bannit.

Qu'ils arrêtent donc de cultiver la haine entre nos communautés respectives, afin que reviennent la paix et l’amour.

Oui, musulman et non musulman, voilé et non voilé, croyant et non croyant, sans distinction aucune, nous sommes appelés à vivre ensemble main dans la main, dans la paix et dans l'amour. Car c’est justement à cela que nous invite notre Créateur.

Cela choquera probablement plus d’un, mais sachez qu’il n’ y a pas de mal dans le fait de dire que je vous aime tous, d'un amour profond nourri par mon Islam.


Par ce message j’invite les hommes et les femmes de toute confession et de tout horizon, à s’asseoir autour d’une même table pour qu’ils se fassent connaissance et tissent des liens de paix.

En effet, comment peut-on espérer à la paix si chaque communauté se renferme sur elle-même ?

Sachons que la violence n'a pas de religion,
et que la religion n'est autre qu'amour,

Je n'ai connu de religion qui impose la haine,
Ni même la haine trouvé refuge dans la religion.

Que soit dénoncé le criminel qui sème la haine au nom de l'Islam,
Que soit dénoncé le criminel qui sème la haine au nom du christianisme,
Que soit dénoncé le criminel qui sème la haine du judaïsme...
et que soit dénoncé le criminel qui sème la haine au nom de la laïcité.

Qu'ils disent donc prosélytisme! Tandis que je ne fais qu’appeler à l'amour.
Qu'ils disent donc fanatique! Quand bien même je leur dis tolérance.
Qu'ils disent donc terroriste! Alors que "paix" est mon maître-mot.

Comment oser trouver de la haine, dans un message d'amour?
Ou encore de la terreur dans un discours de paix?

Leur a-t-on confisqué la raison?
De telle sorte que l'amalgame bat son plein?

Ont-ils oublié qu'après tout, nous sommes tous des humains.
Est-ce cette rage si profonde, qui aveugle les coeurs et fait taire la raison?


Est-ce encore raisonnable, que de cultiver la haine? Tandis qu'il y a pénurie en amour.

Oui, l'amour et le respect, s'apprennent en commençant par de petits gestes,
qui ne coûtent rien si ce n'est un simple sourire à son prochain.

Ou encore mettre de la chaleur dans les coeurs de ceux qui en sont privés,
parce que rattraper par les souffrances d'ici-bas, la maladie et le délaissement.

Ou encore tenir compagnie à ceux et celles que tout le monde fuit,
parce que différence, pauvreté et exclusion, sont ses seuls compagnons de la vie.

Oui, ils m'ont fuit, tandis que je faisais un pas vers eux,
Qu'ils sachent que ce coeur de musulman, leur pardonne,

Qu'ils me détestent donc, cependant je continuerai à vous aimer tous,

Qu'ils admettent donc, que la haine ne saura donner vie
et que cette dernière nous quitte quand la paix et l'amour s'en vont.

Frères et sœurs,

Le temps n’est-il pas venu d’apprendre à s’aimer et à s’entraider,
Pour cela, contribuons tous ensemble à la construction de la paix.

N'est-ce pas que la vrai foi c'est celle qui pousse l'individu vers son prochain.
N'est-ce pas ainsi que l'on peut servir Dieu en servant sa créature.

La diversité c’est l’œuvre de Dieu, respectons-la par amour de Dieu.

Tendons-nous la main et non les armes.
Offrons nous des fleurs et non des balles.
Marchons ensemble sur le chemin de la paix et ne nous tournons pas le dos.


A.A

Dans l’Intimité de la Foi


Allah est le Créateur. L’Unique, sans aucun associé, Il n’engendre pas et n’a pas été engendré non plus. Nul ne peut l’atteindre, ni même le concevoir.Il est l’Inaccessible et en même temps le plus proche de ses créatures. Il est le Pardonneur, le Miséricordieux, le Bon, le Clément. Il est le Tout Puissant, le Vivant, l’Eternel, l’Immortel. Il est Celui qui donne la vie et la mort. Nul ne Le voit mais Lui entend et voit tout. De sa science, II embrasse toute chose; rien ne Lui échappe.
Allah a créé cet immense Univers et l’a déployé tel un livre manifeste où le moindre détail porte sa signature. Si bien que, cette création fascine celui qui la contemple. Quant à celui qui la médite, il s’achemine instinctivement vers l’intime conviction de l’existence du Créateur Unique.

Allah a créé les êtres humains dans le but que ces derniers l’adorent sans rien Lui associer et sans intermédiaire. Il a fait de cette vie, une épreuve pour les gens afin que les bons se distinguent des mauvais et que chaque être soit rétribué dans l’Au-delà selon l’œuvre accompli ici-bas. Pour cela, Il a fait de nous des êtres libres et responsables.


Dans le but de guider les individus vers le droit chemin qui est celui de la justice, de la paix, de l’amour, du respect, du partage, de la vertu, de la spiritualité, mais aussi de la science, Allah a envoyé des prophètes et des Livres contenant sa Parole et ses directives. Parmi eux, on peut citer Adam, Noé, David, Moïse, Jésus fils de Marie et Mohammed qui est le dernier des prophètes; envoyé à toute l’humanité, avec le Coran; parole d’Allah. Toutes ces révélations et prophètes; reconnus par l’Islam et émanant d’une même source, portent le même message aux humains, à savoir : Il n’y a de divinité que Allah l’Unique, sans associé.

Certes, celui qui mérite d’être adoré, écouté et loué, ce n’est ni l’argent, ni la gloire, ni même une quelconque passion, mais c’est plutôt Allah notre Créateur, qui nous a donné vie et vers Lequel on sera tous rassemblés.

L’Islam est un mode de vie ou encore un système qui marrie le profane au sacré.
Tout en prenant en considération la nature humaine, il encourage les individus à l’œuvre utile, à la bonne conduite, au respect des parents, des voisins, des nécessiteux. Il condamne avec fermeté toutes sortes de violences, d’injustices, de crimes et d’actes racistes.
Le musulman œuvre ici-bas pour plaire au Créateur, tout en espérant sa récompense dans l’Au-delà.
Le prophète Mohammed dit que le vrai croyant est celui qui aime pour son prochain ce qu’il aime pour lui-même.

Oui le Coran; dernier Livre révélé, garanti la justice et la paix entre les individus.
C’est pourquoi, Allah a rendu inviolable ou encore sacré; la vie, l’honneur et les biens des individus sans aucune distinction de race, de couleur, de croyance, etc.
En matière de justice, Il met sur le même pied d’égalité le Noir comme le Blanc, le riche comme le pauvre, la femme comme l’homme. Ces différences sont là pour que nous nous entre connaissions.
Par ailleurs, Allah dit que le plus noble d’entre nous est celui qui est le plus pieu parmi nous.

Dès son avènement, il y a plus de 14 siècles, l’Islam a accordé des droits à la femme en rehaussant son statu. Ainsi la complémentarité est établie dans le couple. Parmi ses droits, il y a celui à l’éducation, à l’enseignement, au travail, à l’héritage. Le droit de choisir son époux, le droit au divorce, à l’expression, le droit à participer à la vie politique, économique et sociale.
Le prophète Mohammed dit que le meilleur des hommes est celui qui se comporte le mieux envers son épouse.


Allah nous informe dans le Coran, de l’approche du Jour du Jugement dernier dont Il est le seul à connaître le moment exacte.
Durant ce jour, vie sera redonnée aux humains, afin que justice soit faite.
Chaque être sera alors présenté au Créateur pour qu’il soit jugé de son action sur Terre.
Aucun acte; minime soit-il, ne sera omis.
C’est un jour où l’injustice n’aura pas sa place.
Où l’argent et la force seront réduits à néant.
Un jour où l’opprimé pourra enfin réclamer justice et l’oppresseur ne sachant où fuir.
Où le pauvre, le malade et le nécessiteux goûteront au bonheur éternel pour avoir enduré.
Un jour encore, où la joie rayonnera sur les visages des gens du Bien qui auront pour ultime demeure; l’Éternelle Félicité.


Allah a laissé les portes de son pardon grandes ouvertes pour tout sincère repentant(e), revenant à Lui. Car Il est Espoir et Miséricorde.

A.A

vendredi 23 novembre 2007

Êtes-vous intégré ou désintégré ?


Si la mode des attitudes est la référence dans un repère cartésien, c’est une ineptie que de faire croire que l’étape du salut pour l’immigré est son intégration. Cette notion d’intégration de l’étranger dans un environnement en lui ôtant une partie de sa quintessence n’est que prolepse du subconscient des esprits soit disant tolérant. Qu’est ce que l’intégration à la française si ce n’est qu’à rétablir l’ordre des priorités d’une méthode dont la finalité cachée n’est rien d’autre que l’assimilation.

Que d’irénisme de la part de ceux qui devraient s’affirmer plutôt que de faire éclipser une partie d’eux même. Leur attitude ne fait que cultiver un irénisme candide. Cette attitude d'esprit selon laquelle on tolère de façon tranquille des erreurs graves, par désir exagéré de paix et de conciliation avec son environnement, est l’expression même de la faiblesse d’esprit effrayé par les préjugés des miroirs.

Nos politiques veulent dépouiller l’étranger de ce qui est visible pour qu’il paraisse invisible et être transparent dans la société. Pourquoi devrions-nous être taillés dans le même moule. Quelle hypocrisie que d’inciter l’individu à la démarcation et à l’originalité pour se faire une place dans la vie aussi bien professionnelle que sociale, alors que l’on souhaite faire de l’étranger une substance neutre, un être sans âme et sans idiosyncrasie. Qu’est ce que l’intégration si ce n’est que les préliminaires d’un processus de désintégration afin de vous fondre dans la masse et faire de vous un numéro de seconde classe. Pourquoi changer la nature même de l’étranger en le privant de certains de ses électrons qui font sa spécificité. Notre société érige l’instinct grégaire comme principe de base afin que nous devenions tous des conformistes.

Consciemment ou inconsciemment ce qui nous dérange chez l’étranger, cet inconnu, c’est finalement son esprit et la force qui réside dans cette dernière. Car l’expression de son esprit peut mettre en branle nos convictions les plus intimes. Pour se protéger nous avons mis en place, au sein de la société, des mécanismes de désintégration spirituelle ou l’esprit est privé de ses ailes afin qu’il ne puisse pas prendre plus de hauteur que la limite fixée par l’illusion du devoir et du droit à l’intégration. Comme le dit Nietzsche dans son Crépuscule des idoles : « les hommes qui vivent le plus par l’esprit, à condition qu’ils soient aussi les plus courageux, sont de loin ceux qui connaissent les tragédies les plus douloureuses ; mais c’est précisément pour cela qu’ils honorent la vie, parce que c’est à eux qu’elle réserve sa plus grande hostilité. » . Plutôt que de leur ouvrir notre cœur et notre esprit afin que les échanges puissent permettre de par et d’autre une élévation dans notre humanisme et dans la défense des valeurs universelles, nous préférons l’ostracisme et la méfiance puérile de notre égo en mal de bouc émissaire afin de justifier son coté inique.

Les palinodies de nos politiciens ont ruiné les espérances en la justice et à l’égalité. Comment les immigrés d’hier devenus des affranchis d’aujourd’hui peuvent faire preuve de lâcheté et de duplicité à l’égard des nouveaux arrivants. La seule explication c’est qu’ils sont des assimilés désintégrés. La falsification des esprits fait de l’oubli l’engrais des semences habillant l’histoire de nos origines propres. Une fois à l’abri avec les siens, on se pose en fervent défenseur du droit à l’identité nationale, aux contrôles des frontières pour repousser les bélitres et ne laisser passer que ceux qui correspondent à un quotient intellectuel supérieur à la moyenne nationale. Quelle hypocrisie que de penser que grâce à cette immigration sélective et choisie, on va pouvoir venir en aide aux pays pauvres.

Il est vrai que face à une telle attitude, le retour chez soi est préférable à la prostitution des esprits, pour ceux qui n’ont pas la force de préserver et de défendre leur identité. Par son identité l’être existe, sans elle, il n’est qu’une ombre plate. Il ne faut pas chercher à intégrer mais plutôt apprendre à se découvrir et à se connaître dans un respect mutuel. La notion même d’intégration met en exergue l’intolérance qui nous habite. On se cache derrière ce concept pour voiler un certain racisme à peine voilé.


R.A

jeudi 15 novembre 2007

Le Bélitre des Temps Modernes



Demain comme aujourd’hui et hier, le soleil a suivi sa course sans se préoccuper de ma condition, sans réchauffer mon cœur attristé par la tiédeur et le mépris de mon environnement. Chaque jour j’essaie d’intercepter des regards qui m’ignorent, je cherche une lueur d’espoir dans la compassion de l’homme malgré son acrimonie. Suis-je pessimiste moi qui souhaite croire en la bonté que possède chaque être humain ? Malheureusement les hommes sont trahis par leurs actes après leurs promesses vides de toutes substances et abstrus. Nos leaders préfèrent les apparences et les rhétoriques plutôt que l’essence et le pragmatisme.

L’appétence des êtres dénature le propre de l’homme en occultant la raison et la foi qui lui permettent la noblesse de caractère. L’élucubration antithétique rend leur politique absconse. Qu’est ce qu’il y a de fébrile en l’homme pour que l’instinct grégaire qui les anime n’opère point chez certains? En tant que bélitre de la république, j’ai acquis ma liberté dans cette misère des acédies. Quel dégoût que de voir tous ces êtres marginalisés au ban de la société victimes des dommages collatéraux de cette course effrénée vers une société de consommation qui est en train de se consommer et de se consumer elle-même. Le substratum de cette société en perte de repère est-elle due à l’idiosyncrasie des êtres qui la composent.

La précellence de nos sociétés c’est la déshumanisation de ses codes et de ses références. Les définitions et les qualificatifs se sont vidés de leur contenu, on ne résorbe pas la misère car elle permet de maintenir les privilèges de certains. Les caisses de l’état sont vides pour les bonnes causes, alors qu’elles sont inépuisables pour les réceptions et les fastes qui ne sont qu’insultes et mépris à l’encontre de ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts.


Quand est ce que les Hommes arrêteront d’attendre la solution d’en haut alors qu’elle est à leur portée. Nos intérêts respectifs nous aveuglent et nous paralysent face au défit que l’avenir nous prépare dans ce monde où l’altruisme est devenu un étranger dans le champ lexical définissant la condition humaine. Sans état d’âme devant la misère qui ne cesse de croître et de niveler les couches sociales, nos dirigeants se débattent sur une scène où le décor donne l’illusion d’un semblant de progrès matériel au détriment de la spiritualité qui permet l’équilibre intrinsèque de l’homme.

Quand est ce que ces Hommes comprendront qu’il faut mettre la science au service de l’homme et non pas l’homme au service de la science. L’esclavagisme d’énoncé par nos sociétés modernes n’a jamais disparu complètement. Il s’est transformé en s’adaptant à l’intérêt économique qui l’entretient et la renforce. Sous prétexte de la mondialisation et de la libre concurrence sans limite on préfère faire exploiter les autres ailleurs plutôt que d’améliorer la condition de ceux qui sont ici.

Les philistins des temps modernes ont produit par leur égoïsme des bélitres candides. Ces derniers ont su garder leur dignité malgré leur précarité, ils sont pauvres à nos yeux certes, mais la richesse de leur cœur désintéressée de ce monde qui souffre d’ostracisme et de narcissisme nous remet en question sur notre choix de société et de son orientation. L’apex de notre humanisme produit des incartades indélébiles au sein de notre société qui se fragilise au grand dam des politiciens carriéristes et égocentriques.



R.A