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mercredi 28 avril 2010

Quel regard sur l’homosexualité dans nos sociétés modernes ?


Par état de fait, l’esprit « bien pensant » qui aurait tout compris de la « modernité » devrait accepter à bras ouvert l’homosexualité comme comportement normal et positif pour la société en générale. Toute opposition, dénonciation ou critique allant à l’encontre de l’homosexualité fait de vous un homophobe déclaré ou en puissance. Le matraquage médiatique à travers les films, les festivals, les gay prides et autres événements mettant l’homosexualité en lumière font que les esprits sont confus, contraints et forcés à une prise de conscience dupée à la source.

Il est évident que ceux qui portent l’espoir de la vie et de l’avenir de l’Homme en eux ne peuvent qu’être contre l’homosexualité qui est la négation de la vie et de sa reproduction naturelle. Malheureusement, nos hommes politiques ont perdu tout courage pour préserver la société de ces déviances et de ces comportements contre-nature. Les plus courageux sont de timides passifs qui ont peur de compromettre leur avenir politique s’ils allaient trop loin dans la dénonciation de cette dernière. Ce qui est grave c’est l’impact chez certains musulmans qui commencent à trouver que finalement c’est un phénomène en vogue comme un autre et que les gays et lesbiennes sont sympathiques finalement. On préfère accepter cette réalité qui s’affiche et veut s’imposer plutôt que de la dénoncer et préserver nos enfants de ces déviances sexuelles immondes.

Le point de vue de l’Islam est clair et net sur le sujet, jamais l’homosexualité ne sera perçue comme une normalité. Tant qu’il y aura un brin de sincérité dans le cœur des musulmans, l’homosexualité sera condamnée et dénoncée. Si l’homme avance dans la modernité matérielle, il reste égal à lui-même dans sa nature propre. Il faut que les musulmans et les non musulmans qui partagent les mêmes convictions à ce sujet, aient le courage d’affirmer leur position sans crainte ni honte dans le respect des libertés que nous donne la république.
Par principe, les valeurs que défend l’Islam sont des valeurs de juste milieu qui tend à préserver l’individu, la famille et la société de toutes déviances qui pourraient engendrer perversité et corruption des mœurs. Il est évident que nous parlons ici de l’homosexualité en France mais aussi dans les pays arabes, et majoritairement les pays se disant musulmans. Là où la pratique homosexuelle existe, même si l’espace public est préservé pour le moment dans les pays musulmans. L’hypocrisie et l’aveuglement voulus des dirigeants « musulmans » font que les pratiques sont tolérées par duplicité. Les pays majoritairement musulmans qui sont très loin d’appliquer les préceptes de l’ISLAM, encouragent d’une certaine manière l’homosexualité en n’offrant aucune alternative aux jeunes dans leurs rapports au sexe opposé. La non-mixité demeure par tradition et non par conviction profonde du sens même que l’Islam enseigne.
Si les cœurs et les esprits ne sont pas formés pour comprendre de telle disposition sociétale, alors cela produit les effets inverses à ceux escomptés. Si l’état n’organise pas l’éducation et ne permet pas de faciliter les mariages ou les unions légales pour les plus démunis, alors les risques de perversion et de corruption des mœurs seront de plus en plus importants. Nous pourrions imaginer des prêts à taux zéro pour ceux qui non pas les moyens financier pour réaliser leur mariage et leur fonder leur foyer, il faut encourager à dépasser les coutumes artificielles qui obligent à dépenser des sommes exorbitantes lors des mariages. Ce ne sont pas les idées qui manquent mais une vrai politique d’éducation à tous les niveaux de la société afin de contenir l’homosexualité et ses dérives. L’homosexualité est une réalité malheureusement dans beaucoup de pays musulmans. Ce sujet est encore très tabou dans les sociétés musulmanes. Il est urgent d’ouvrir les yeux et de prendre des mesures adéquates pour contenir ces pratiques contre-nature.

Nous sommes dans une société de droit et de liberté certes, mais non sans limite. Si un individu, homme ou femme peut importe, à des penchants homosexuels, cela ne doit pas transpirer dans la sphère publique. Il faut défendre les valeurs qui préservent notre espace commun de toute perversité et corruption morale. Nos pratiques intimes et comportements sexuels doivent rester dans le domaine privé. Les soutiens artificiels et autres lobbies gays et lesbiens grignotent chaque jour un peu plus l’espace public. Le comble c’est leur insistance au droit au mariage et à l’adoption. Pour l’occasion nous avons des pseudos experts de l’enfance, des scientifiques qui viennent en renfort afin de démontrer par a+b que l’impact sur les enfants est sans risque majeur….que ce qui compte finalement pour l’enfant c’est l’amour véhiculé. Les troubles psychologiques et l’orientation sexuelle de l’enfant élevé dans de tels environnements sont minimisés aux yeux de certains.

Il est incontestable que les critiques seront à la hauteur d’une averse vociférant à mon encontre, mais je ne suis ni le premier, ni le dernier à dénoncer l’homosexualité comme une perversion et un déséquilibre allant à contre-nature. Isabelle Levy décrit et analyse justement à travers les différentes croyances et religions dans son livre « Soins et Croyances », les spiritualités et les religions - des courants majoritaires de l’hindouisme, du bouddhisme au judaïsme, au christianisme et à l’islam - toutes prohibent et condamnent l’homosexualité. L’immense majorité des rabbins s’expriment en ce sens, de même que le Pape et jusqu’au Dalaï-lama qui a également condamné l’homosexualité. Pour toutes ces traditions, comme c’était d’ailleurs le cas pour Freud (qui parle de « perversion »). Le Pape de la psychanalyse pour qui l’homosexualité est considérée comme « contre-nature », « l’expression d’un déséquilibre » dans l’évolution de la personne et l’homosexualité est moralement condamnée pour cela. Cela reste l’opinion largement majoritaire de toutes les spiritualités et de toutes les religions, et l’islam ne fait pas exception. Il serait insensé de vouloir nier ces faits, contredire les textes et imposer certaines contorsions intellectuelles aux croyantes et croyants afin qu’ils puissent prouver qu’ils sont à même de vivre avec leur temps comme le dit si bien Tariq Ramadan.

La force des Musulmans résident dans le Coran et la Sunna du Prophète (sav), qui sont clairs à ce sujet, pour ceux qui auraient encore quelques doutes. Le musulman ne transige pas sur les principes pour plaire ou suivre les déviances inacceptables de la société en perte de valeurs et de repères.

En tant que citoyen français et européen nous avons le droit de dénoncer ce que nous pensons être injustes pour l’avenir de notre vivre-ensemble. Les médias et les courants influents soutenus par les lobbies gays et lesbiens, cherchant à mettre les musulmans face à un dilemme : le choix de leur intégration qui serait sine-qua-none à leur acceptation ou non de l’homosexualité et le choix d’être taxé d’homophobe. L’Islam n’est pas modulable par une quelconque dichotomie pour paraître plus moderne et ouvert. La vraie modernité pour le musulman c’est la mise en conformité des avancées technologiques et spirituelles avec l’essence même de l’Islam. Si les musulmans succombent par fatalisme face au harcèlement médiatique qui stigmatise sans retenu toute forme d’opposition à l’homosexualité, c’est parce qu’ils ont réussi à créer chez certains la scission entre la dimension politique et spirituelle de l’Islam qui est par essence monolithique. Être Musulman, c’est vivre l’Islam en adéquation avec ses principes indivisibles de son savoir être. La « séparation de l’église et de l’état » comme concept est impossible à admettre en Islam d’un point de vue théologique que juridique. Le message de l’Islam est consubstantiel à la dimension politique sans équivoque. Certain souhaite nous faire admettre que l’on peut épurer une partie des sources Islamiques afin de créer un Islam de France ! Il est évident que pour tout musulman sincère l’Islam est par essence l’Islam que toute déclinaison est trahison de la quintessence même du message.

Que dire de ces offensives malsaines et de ces harcèlements idéologiques, orientés pour courber l’échine du mental face à l’imposition d’une homosexualité comme référence normative. Le prix de la modernité et de l’intégration pour les musulmans seraient de renier et de dénoncer les passages du Coran et de la Sunna qui condamnent l’homosexualité ? Nul n’a le droit dans les sociétés modernes à l’affirmation de ces convictions profondes sans être étiqueté et stigmatisé d’homophobe ? Respecter la personne ou avoir le droit d’ignorer ces déviances ne suffit pas, il faut que le musulman accepte de sacrifier l’essentiel de ces convictions sur l’autel de la soit disante « modernité ». Pour être un bon musulman intégré, on nous demande d’accepter la promotion de l’homosexualité pour entrer dans le cercle « vertueux » des modernes. Nous n’avons pas besoin de connaitre les penchants sexuels des uns et des autres pour avoir le droit au respect et à la tolérance. Que des êtres s’adonnent à ce genre de pratique chez eux, ne nous incombe en rien, tant que cela n’est pas affiché sur la place publique qui est un espace de partage et d’échange dans les limites des droits et des devoirs réciproques de chacun. Nul n’a le droit de s’immiscer dans la sphère privée de tout un chacun. Cet espace intime est un champ que l’Homme laboure à sa guise, mais dont les actes seront jugés uniquement par Allah, tant qu’ils restent à l’insu des regards des Hommes.

Il est important pour tout musulman de faire attention à tout jugement hâtif qui ne ferait aucun distinguo entre les actes et la personne elle-même. Si nous avons le droit de juger et de condamner les actes, il appartient uniquement à Allah de juger la personne. Nulle ne peut dire si la personne que nous jugeons aujourd’hui, ne sera pas meilleure que nous dans sa relation à Allah demain.


R.A

lundi 15 mars 2010

L’Intégrisme, l’islamophobie, la xénophobie en France et en Europe

Il est coutume de parler en France et en Europe de l’intégrisme religieux qui certes n’est pas à ignorer mais qui ne représente pas l’unique source de l’intégrisme. Il y a un intégrisme plus féroce et sournois qui se nourri dans une conception laïque extrémiste. Celui de l’exclusion de la différence d’apparence publique et d’opinion politique. Ces chantres de la laïcité exclusive insufflent avec un air altier leurs visions aux citoyens qui oseraient prétendre au droit à l’incartade face à leur interprétation monochrome de la laïcité.

La laïcité à la française comme on aime à le faire entendre n’est pas unique ni dans sa définition ni dans son essence. Les intégristes laïcards sacralisent leur point de vu à la manière des religieux intégristes qui rendent leur interprétation plus sacré que les textes sacrés. S’il est naturel de dénoncer tout intégrisme religieux il doit être tout aussi naturel de combattre toute forme de tentation laïcard se substituant au credo religieux.

J’aime à croire que si un concept de laïcité devait dominer les éclats de lumières de l’agora, dans sa sagesse ultime souhaite prendre comme valeur commune et partagé une laïcité de tolérance et d’ouverture. La pluralité des opinions et des croyances dans le respect des divergences d’angles de vue ne peut être conçue sans une laïcité libérale qui se nourrit d’une véritable volonté de partage et d’ouverture d’esprit entre citoyens.

Nous vivons dans un républicanisme autoritaire et intolérant sans nom ni forme mais se construisant sur des lois d’exceptions excluant les nuances de la diversité. Les victimes sont souvent les femmes et les jeunes filles de préférences musulmanes et voilés. On en appel à des lois pour chaque fait divers propices à la stigmatisation, on encourage la généralisation des constats à partir de faits exceptionnels et rares. Nous vivons dans un règne où l’exception ne peut exister dans la règle commune: le républicanisme autoritaire et intolérant qui est vivace et hostile à tout ce qui pourrait "diviser" le "peuple" – comprenez tous ceux qui n’ont pas la même culture ou les mêmes mœurs que la majorité de la population.

Si l’antisémitisme était la peste dans les années sombres de la France et en Europe, l’islamophobie est le choléra du siècle à venir en occident. Si les prises de conscience et un travail de fond pour s’entre connaitre ne sont pas réalisés pour une pédagogie du pluralisme des mœurs et des cultures, un autre avenir sombre et douloureux est à prédire pour les musulmans intégrés ou assimilés car il suffit de prendre l’exemple des juifs, les nazies ou la gestapo n’ont pas fait la différence entre le juif pratiquant ou le juif agnostique ou entre tzigane croyant ou non croyant.

L’obsession contre l’entrée de la Turquie en Europe, la loi contre le voile, contre la burqa, la fronde contre le Halal, les caricatures du Prophète Muhammad (sav), les profanations des cimetières et des mosquées, les discriminations, les minarets en suisse … sont autant de signes avant coureurs d’un avenir compromis du vivre ensemble. La perspective et l’issue d’un avenir des quatre rives sont étroitement liées à l’affirmation de notre identité assumée.

L’Intégrisme et la xénophobie de l’esprit régnant en France et en Europe s’aggravant et traversant une crise identitaire sans précédent ont leur nouveau bouc émissaire depuis l’arrivé des musulmans. Pour beaucoup de français, le débat sur l’identité nationale l’a prouvé ; l’Islam est, par nature, étrangère à l’Europe et elle doit en être chassée. C’est de l’islamophobie à l’état pur, en même temps qu’un déni de la liberté des européens à suivre la religion de leur choix. Nous avons en France et en Europe le langage du politiquement correct comme vérité de façade et la sincérité des voix des urnes lorsque le référendum, outils suprême de la démocratie, s’exprime sur un positionnement face à la présence de l’Islam ; les opinions et les langues se dénouent pour laisser transparaître les démons de nos fantasmes vis-à-vis de l’immigré et du musulman.

Tôt ou tard les idées d’extrêmes droites prendront le dessus en France et en Europe grâce aux intégristes laïcs qui stigmatisent ceux qui ont des opinions et des apparences différentes de la norme admise. Nous ne sommes pas à l’abri d’une répétition de l’Histoire tel que la vécue l’Andalousie, la Yougoslavie…. Un signe fort est l’exigence de l’assimilation plutôt que de l’intégration dans l’espace républicain de notre société. Etre assimilé c’est abdiquer face à ceux qui ne peuvent vous accepter avec vos valeurs et vos différences. C’est trahir son héritage et ses origines pour se soumettre au dictat de l’harcèlement psychologique qui vous culpabilise afin de vous déshabiller de votre costume inestimable et original. Ceci pour un moule faisant abstraction de votre quintessence et de votre idiosyncrasie afin de vous faire admettre un conformisme idéologique et moral.

R.A

lundi 18 janvier 2010

Terre de Feu et de Sang


Traversant les âges et le temps sans conviction intime, je cherche à comprendre ces hommes qui tentent d’éteindre les feux attisés par leurs ancêtres avec le sang de leur semblable, optimiste la nuit pessimiste le jour, je ne peux m’empêcher de croire que les entrailles de nos sociétés sont ébranlées par les chocs frontaux des êtres aveuglés par leur égocentrisme et leur individualisme étincelant. Ils ont réussi à fabriquer et à consolider un ennemi commun après la dernière course de l’étoile rouge dans l’espace de nos esprits. Après l’étoile ils s’attaquent au croissant de lune. Les jeux de mots, les équivoques de circonstance et les connivences d’appoint pour cerner le challenger des systèmes en place, se révèlent aussi fébrile qu’efficace à l’instant opportun.

Les hommes aiment construire des relations de pailles pour faciliter leur destruction par les feux de la passion à fleur de peau lorsque les haines sont justifiées par les édifices de mensonges habillés par des valeurs que l’on élève au rang de sacrées. Quoi de plus naturel que de rejeter l’étranger de nos idées faussées par la réalité de nos supputations sans remis en cause de nos valeurs. Il est facile de voir que le monde des uns ne peut survivre sans un ennemi de choix. Que connaissent réellement nos sociétés de l’Islam et de son message ? Pourquoi tant de haine et de rejet dans nos regards réciproques ? L’homme a-t' il le choix de son voisin sur Terre. Il s’emble que pour certain l’existence d’une identité ne peut se concevoir sans l’élimination de son contraire.

Pétris dans nos contradictions, défendant avec ardeur nos prolepses nous ne pouvons sentir les vibrations de ces cœurs victimes de nos inepties. Ecoute les gémissants de ces Palestiniens baignant dans l’injustice de l’humanité. Regarde l’effacement de ces ombres Tchétchènes sous le joug d’un régime courtisé pour ses ressources qu’il troque contre le silence de l’humanité. Admire l’hypocrisie de ces « grandes puissances » face au massacre des Ouïgoures à qui on ne reconnaît pas une âme à l’existence. Contemple l’anarchie imposée en Irak au nom de la démocratie et de notre peur au ventre. Sens-tu l’odeur de la mort que nos armées ont semée en Afghanistan sur un peuple qui ne connaît pas la paix en raison de nos intérêts sur ces terres de feu et de sang. Acculé dans leur dernier retranchement en proie au feu et au sang, ils préfèrent le martyre au sens de leur liberté plutôt qu’à notre démocratie imposée et à notre liberté falsifiée. Absurdité pour les uns, quintessence de la finalité de la vie pour les autres, nous avons engendré par nos actions et nos attitudes des bombes humaines que nous activons à chaque fois que nous trahisons les valeurs universelles, humanistes de justice et d’égalité.

Sérénité dans l’âme, résistance par l’esprit et sacrifice du corps voilà comment les musulmans se réconcilient dans l’espoir d’une justice de l’au-delà. Nous n’avons d’autre choix que de vivre ensemble quelque soit nos sentiments réciproques. Toute catastrophe naturelle déclenche la solidarité et l’entraide entre les hommes quel que soit la profondeur des abysses qui les séparent et les haines millénaires. L’homme doit garder à l’esprit que la vie en-soi est une catastrophe sans commune mesure dans l’épreuve de notre destinée commune. La résorption de cette catastrophe ne peut se faire sans amour sincère de notre prochain. Planter les graines de nos actions pour des lendemains de rapprochement et de fraternité est le devoir de tous les Hommes soucieux d’un avenir meilleur. Il faut que chacun dans son être se questionne de l’utilité de ses actions si elles ne sont pas là pour l’édification de notre vivre ensemble.

Quel triste sort que de voir dépitassions et lamentations dans le regard de ces orphelins de nos injustices à travers le monde. Nous ne cessons d’entretenir la braise par le souffle de haine et par la langue de bois dans nos promesses. Trahir nos engagements sur la sacralité de la vie c’est notre manière à nous les Hommes de tuer le temps de la vie. Chacun vie dans la certitude ou le doute des ses références qu’il érige en bouclier face à l’autre différent mais utile pour sa propre identité et existence. Que serait la vie sans la mort ? Le jour sans la nuit ? Ou la croyance sans la mécréance ? Ce qui est rassurant dans les contradictions de la vie est que le désespoir ne peut exister sans espoir. Nous avons tous en commun une terre de feu et des rivières de sang nourris pas nos erreurs au nom de notre fierté et de notre orgueil. A nous de savoir regarder l’autre en lui reconnaissant dignité et respect malgré nos différences marquées sans nuances.

La nature des forces ne peut se maintenir sans équilibre; il est fondamental que les musulmans soient unifiés sur la scène international afin que respect et dignité de cette dernière ne soit pas bafouée par les puissances en place ou à venir. L’union des états musulmans doit se faire non dans une optique de confrontation mais dans la perspective d’une voie commune pour que les rapports évitent le deux poids deux mesures face à l’injustice. Malheureusement aucune terre en Islam n’a été épargnée par le feu attisé et entretenu de l’intérieur comme de l’extérieur. Les Musulmans ne peuvent négliger leur devoir de dialoguer envers les autres communautés religieuses ou non afin d’établir des liens étroits dans le dialogue des cœurs et le regard des esprits nourris par la raison.

R.A

lundi 11 janvier 2010

A la recherche de l’ Amour


Dans ce monde des apparences j’ai cherché l’amour sans relâche
Dans ces artifices de façades j’ai cherché le sens de ce que pourrait être l’amour avec un grand A
Amoureux de la rareté, je me suis mis à chercher la volatilité des extases dans ces ruisseaux de compliments qui coulent entre les intérêts communs.
Lever le voile des hypocrisies n’est ce pas la sincérité qui se cache dans le naturel

J’ai choisi le désir comme compagnons,
J’ai pris comme appétence la beauté naturelle,
J’ai embrassé sur le chemin de ma quête l’ambition sincère d’un amour que je voulais unique
Aucune de mes conquêtes, aucune de mes rencontres n’a su étancher ma soif de l’amour éternel.

J’ai fait de la terre de mes ancêtres un rêve plein de nostalgie sans amour,
J’ai fais de leurs expériences des leçons de vie,
J’ai pris de leur sagesse pour comprendre mes contemporains mais la vie m’a réservé des recoins abrupts sans filé.
J’ai appris très vite que la vie est une épreuve dans un combat perpétuel qui ne cessera qu’avec mon dernier souffle.

J’ai donné m’a confiance pour ne recevoir que la traitrise de mes amis supposés,
J’ai donnée mon amour pour ne recueillir qu’ingratitude et volteface,
J’ai failli donner ma vie pour l’amour de ces instants éphémères
J’ai voulu scruté l’amour dans sa splendeur en vain,
J’ai voulu un amour sans limite dans mes utopies de lendemain sans succès.

Regarde ton cœur avec l’œil de la modestie, un sens de la petitesse de grandira sans nulle doute.
Entend les cordes de la vie vibrées au son de ton entendement
Essuie les larmes de ta solitude, laisse ton esprit admirer l’horizon
L’espoir appartient à celui qui croit en l’Amour

Souvient toi des feuilles d’automne précurseur du changement
Admire ce manteau de neige qui reflète les rides et les plis de nos défauts d’un passé vivace
Le chemin de l’amour à pour guide la sincérité du cœur et de la raison
Le caractère de celui qui l’empreinte doit être animé par un esprit enclin au sacrifice

Dans la déception de mes intrigues de la vie j’ai retenu qu’une leçon qui s’articule en deux mots ; patience et persévérance
Dans les ruines de mon passé j’ai scruté mes actions de valeur, je n’ai trouvé que mes prières
Dans le chao de mon parcours j’ai souvenir que d’une rencontre qui se nome Islam

De ces pléthores d’amours rencontrés j’ai compris qu’aucun sentiment ne pouvait apaiser mes attentes
Ecoute ce cœur apaisé par le rappel du nom d’Allah qui ne fini plus de faire déborder cet Amour empreint de sincérité envers mes semblables malgré les différences qui nous distingue.

R.A

vendredi 30 octobre 2009

L’identité Nationale, les Immigrés, les banlieues et l’Islam


Nous voici dans une arène politico-médiatique de plus où la fréquence et les programmations sont calculées avec un timing réglé comme une horloge ou les français doivent définir ensemble ce que c’est que d’être français. Comme si il fallait figer l’identité française dans le marbre pour en retirer sa substance vivante ? Où veut-on en venir ? Pourquoi ce débat aujourd’hui ? Par qui et par quoi l’Identité Française est elle menacée ou agressée ? Les interrogations sont aussi multiples que les définitions sélectives possibles et imaginables.


Evitons la langue de bois, la problématique est qu’il faut provoquer un électrochoc en vue des prochaines élections. On vise à travers ce débat artificiel, qui peut être légitime en d’autre circonstance, les français naturalisés, les immigrées en phase d’intégration ou récemment arrivés, les jeunes de banlieues et en filigrane bien sur le problème éternel d’une supposé incompatibilité entre les valeurs de l’islam et de celle de la république. La présence musulmane dérange et interroge en France. Sa visibilité grandissante attise les peurs de nos concitoyens déroutés par les amalgames et les raccourcis faite dans les médias. C'est de cette réalité que l'on parle et que l'on essai de stigmatiser dans un enjeu politique. L’Islam est une partie de ce problème dans ce débat sur l'Identité Nationale.

Le débat est biaisé d’avance par les promoteurs de ce débat dont nulle ne peut ignorer les intentions nauséabondes qui rappelle une identité pour l’occasion peut glorieuse et exécrable d’une époque justement le bon français était celui qui vibré à la devise Travail, Famille et Patrie. Même si la comparaison peut paraître excessive on est en droit de s’interroger en tant que français à quoi va-t-on aboutir à la fin de ce débat absurde dans la forme tel quel est proposé mais fondamentale sur le fond pour une coexistence du pluralisme sur le territoire français.


Ce problème de l’identité nationale aurait pu être traité et abordé par d’autre instance que celui du ministère de toutes les polémiques incarnées par un ministre expert en palinodie. Que va-t-on faire des français que l’on jugera non compatible avec la définition de l’identité française ? Les expulser par charter ? Mais où ? Si certain n’ont pas compris ce que c’est qu’être français comme se fait-il qu’ils ou elles soient français (e) ? Leur couper les allocations familiales pour problème d’identité nationale? …. alors que le vrai débat est celui de l’identité nationale dans la construction de l’Europe élargie. Là sont les enjeux de demain pour les générations à venir.

On voit bien la force de l’absurdité d’un débat qui ne peut aboutir sans conséquence dramatique pour une partie de la population qui est visé et stigmatisé dans leur être alors que d’habitude on les attaqué sur leur paraître. Qui pose problème ? Les immigrés ? Parlons de l’immigration ! L’islam ? Parlons de l’islam ! Les jeunes de banlieues ? Parlons de leurs problèmes d’intégration ! Mais arrêtons avec cette mascarade de circonstance d’une poignée d’opportuniste surfant sur des discours relevant plus du populisme que d’un vrai projet d’accession à une justice sociale, une égalité des chances et à un traitement impartial sans distinction de couleur, de sexe, d’origine, de religion ou d’appartenance politico-philosophique dans notre République Française.

Bien malin celui qui pourra nous donner une définition faisant unanimité sans que les un ou les autres n’aient mot à redire. L’une identité nationale ne peut être immuable car la France change en permanence de part sa richesse intérieure et extérieure alimenté par les flux migratoires conquis tombés amoureux de nos valeurs reflétant La France. Nulle ne peut définir par des mots, être et se sentir Français est du domaine de l’intime dont seuls les cœurs de nos concitoyens ont le secret de la réponse.

Il n’y a pas d’amour unique et univoque dans notre rapport à l’identité nationale. Elle est la résultante d’une sédimentation des idées, des combats et des valeurs qu’ont illustré et défendu nos prédécesseurs. Elle ne peut être pensée pour le futur car c’est « imposer » un certain dogme sclérosé pour les générations présentes et avenirs. L’identité nationale se comprend à travers les lignes de notre héritage commun et partager dans les instants de bonheurs et de douleurs que nous avons traversés.

Il faut parler si l’on veut être entendu et crédible des valeurs fortes de notre république, ses avantages, sa justice, ses capacités d’intégration, mais aussi de ses faiblesses aujourd’hui et les risques et conséquences pour demain. Construire une identité nationale c’est fédérer ses concitoyens autour d’une valeur essentielle qui la justice pour tous. L’on veut donner à tous prix une définition alors qu’elle existe « Liberté », « Egalité » et Fraternité ». Assurons nous de l’application à tout nos concitoyens de cette devise, haut combien envié dans le monde, avant d’aller en inventé une autre qui nulle doute ne sera pas désagréable à lire graver sur les pierres mais volatile dans les cœurs de nos citoyens.

Certain vont dire que l’on Islamise à chaque fois les débats de sociétés, que nous sommes paranoïaques et que l’on voit de l’islamophobie partout et tout le temps. Mais constaté qu’il est troublant que ce débat est jeté comme un pavé dans la mare pour créer une division au sein de l’opinion publique en plein débat sur la burqua qui pour certain n’ont pas pu obtenir le remous espéré en déchainant les passions à fleur de peau lorsque l’on traite de l’islam. Pas de chance, sur ce sujet de la burqua, l’écrasante majorité des musulmans ne défendent pas le port de la burqua qui n’est pas religieux, mais une pratique en lien à des traditions sans aucun fondement religieux dans les sources de référence. Les Musulmans ont simplement affirmés à juste titre, leur opposition à une loi ; le droit à la liberté et les risques d’une telle manipulation par des politiciens avide de notoriété et de projecteur pour des ambitions carriéristes.

L’identité Nationale comme débat et dessert à mi-mandat ne peut pas mieux tombé pour fissurer les clivages en profondeur dans la société en crise et surtout en panne de confiance dans ses valeurs. Une occasion en or pour nos instigateurs de ce débat de sentir leurs partisans et futurs potentiels électeurs en mesurant la température. On peut lire et écouter ici et là les dérives prévisibles d’un tel débat ; les immigrés, problème des mosquées en France, problème du foulard, des écoles musulmanes….bref tout pour nous faire remonté les odeurs nauséabondes et encourager indirectement des comportements racistes, xénophobes et islamophobes par des discours de stigmatisations.

Ce n’est pas en donnant une définition de l’Identité Nationale que l’on permettra une bonne intégration des français admis juridiquement mais refoulé émotionnellement et spirituellement ou encore des futures prétendant à la naturalisation que l’on réglera le problème d’une république en panne d’idée, ou la méritocratie est remise en question par les plus hautes personnalités de notre pays, ou ses propres citoyens sifflent la marseillaise, non pas pour l’insulter mais pour attirer comme un crie de désespoir vécu dans une injustice flagrante en terme d’habitat, de justice, d’emploi, d’école, d’ascension sociale….

Nous aimons la France dans son pluralisme et dans son multiculturalisme. Rien n’est monolithique dans identité nationale mais tout est addition pour produire et constituer la composition florale des cœurs et des esprits animant cette identité Nationale. Il ne faut pas « parler » d’identité nationale mais il faut la « vivre » et la faire « découvrir et sentir » à ses semblables sans distinction et ni préjugé. Les seuls relais d’une vraie approche de l’identité nationale sont les cœurs de ces français généreux empreint d’humanisme sans pour autant trahir à leur principe acquis par des siècles d’identités fortes à la fois individuelles et collectives autour de la République Nation.

L’identité Nationale est esprit pour les uns, femme pour les autres, ou encore un composé historique qui se réveille au moment du danger, y a-t-il un danger aujourd’hui ?… mais elle n’est surement pas une fermeture au monde. Elle est l’antithèse des thèses pour nous offrir émancipation et liberté dans une égalité empreint de fraternité pour ceux qui aime la France avec la loyauté du cœur et l’amour passionnel que l’on peut porter à un amant d’une vie entière grâce à un esprit critique.


Tout ce que nous réclamons c’est la liberté de vivre et de se sentir pleinement Français sans préjugé ni suspicion, une égalité de traitement sans distinction aucune et un droit à élargir par notre présence la fraternité de cette République où l’identité nationale est un avoir précédé d’un être.
R.A

jeudi 24 septembre 2009

lundi 24 août 2009

A mes Censeurs


Laissez moi crier ma douleur engendrée par votre haine envers mes opinions, laissez moi vous mettre en transe par mon martyre de la cause que je défends par mes armes que sont la plume et la feuille. Vous pouvez me faire taire par votre arrogance puérile, vous avez les moyens d’opprimer ma psychologie sur l’instant mais vous oubliez que chacune de vos attaques font naitre en moi une détermination que même l’acier me jalouse. Chacune de mes blessures sont un hymne à la vie qui n’a de sens que si elle est vécue dans la liberté de mes convictions. Vous avez les moyens de brûler mes écrits, vous avez les moyens de me faire disparaître numériquement dans ces flots d’opinion que vous sélectionnez à votre guise, mais vous oubliez que je renais de mes cendres car ma plume a l’orgueil de son devoir de ne pas se taire face à l’injustice.


Vous êtes des criminels de la pensée déguisés dans des costumes de modérateurs partisans derrières vos écrans et dans vos apparats de bien penseurs. Fascistes des temps modernes, vous aimez être bercés par des opinions conformistes, vous aimez être flattés dans le sens du poil mais vous ne pouvez sentir les saveurs des opinions amenées par les vents contraires qui sont nourricières de la tolérance de demain. Ecrire pour connaitre le sens de mes convictions, me relire pour mesurer la profondeur de mes opinions, voilà mon âme dans son exclamation de la vie sur ces lettres qui à la manière des jalons vous donneront le sens de mon combat pour la liberté de la pensée libre dans le respect d’autrui.


Par votre censure vos perdez votre droit au respect. Vous avez déchainé dans les abimes de mon être une aversion que je tente de dompter afin d’en limiter les dégâts. Dans ma chair et dans mon esprit se trouvent des stigmates qui témoignent de mon amour pour la liberté. Je vous hais dans votre qualité de bourreau de la liberté de penser mais je vous respecte dans votre dignité d’être. Je ne saurais vous appliquer ce châtiment de la censure, mon sens de la justice m’impose le devoir d’écouter l’autre dans sa complexité antinomique à mes principes. Vous affligez à vos victimes sans défense ni recours une censure aveugle pour plaire à tel lobby ou à tel autre courant de pensée, mais vous ne faites en réalité que renforcer et fortifier la tempête qu’engendreront les esprits libres ignorés par mépris. La révolution arrivera à cause de vos maux par les mots que vous censurez sans discernement ni demande d’explication.


Je m’oblige à la compréhension de vos craintes et de vos inimitiés afin de grandir dans mon humanisme. Je vous propose une musique des opinions composées de variété universelle et multiculturelle vous préférez l’unisson afin de pas être troublés dans vos états d’âmes mis au diapason. Amadoués par les gloires carriéristes vous n’avez pas le courage du débat et de la confrontation. Lâches vous êtes dans votre profession de censeur, tyran vous êtes dans votre attitude de juge de la liberté de penser et minable vous êtes dans l’application de vos sentences pour plaire à la pensée unique de ce système sclérosé.


Vous avez beau m’accuser de tous les maux à la mode pour justifier vos sentences virtuelles, jamais vous n'étreindrez la flamme qui est animée dans ce cœur nourri d’amour et de soif de liberté spirituelle. Tant que la sincérité de ma foi sera vivace dans mon combat pour le droit à la diversité des opinions, ni la censure ni les damnations ne pourront assécher mes mots d’amour et ma soif de justice qu’Allah m’a inspirés dans le noble Coran.


En réponse à la censure, voilà l’insolence de ma verve, par ces lettres qui traduisent ma pensée libre et irréductible, qui s’évadent dans le vent sur les champs de la liberté à travers ciel et terre. Amoureux des lettres et des mots, mes opinions seront toujours là pour incarner une vérité autre que celle de la pensée unique que l’on souhaite nous imposer. Mes opinions sont nourries par le nectar de l’Islam, par les saveurs de mes contemporains et les présents de mes prédécesseurs. Ma constance au combat par la plume est guidée par ma soif d’exister tel que je suis avec mes valeurs dans le respect de l’éthique musulmane. Entendez ces cris de damnés par votre censure appelant à la justice et à l’égalité de traitement dans la préférence et la sélection des opinions. Vous avez banni dans le silence les voix de mes opinions, je vous mets en lumière pour ne pas censurer votre trahison aux principes de la liberté d’expression dans l’espace public.


R.A

jeudi 6 août 2009

La solitude dans l’Âme

Dans ce brouillard des codes sociaux, je m’aventure dans les chemins de travers, je cherche un comptoir pour trouver oreille attentionnée à ma détresse. L’ivresse de la vie n’a de sens que dans l’exaltation d’une foi apaisée. Je cherche les liqueurs de l’amour pour mieux résister aux épreuves de la vie qui s’abattent sur ma vie de misère. Les sages me disent qu’il faut faire preuve de patience, chose que je n’ai jamais réellement su pratiquer en ces temps bousculés.

Mon désir est simple, trouver une sérénité afin de patienter jusqu’à mon tour dans cette vie de passage où les êtres sont damnés pour leur insolence à la finalité de la vie. Roder dans les ruelles de mes pensées qui ne connaissent ni limite ni obstacle, se perdre dans les croissements des opinions sur les conditions du bonheur, tel est mon destin en ces lieux propices à la dérive. Porté par un phonème que je ne saurais ni décrire ni identifier, je suis à la merci de ce guide intérieur dont je doute de sa bienséance à mon égard.

Détresse de la vie ou angoisse passagère, déprime de circonstance ou dépression prononcée, je ne sais que penser de mon état dans ces instants de solitude totale en plein cœur de ces foules que je croise dans tous les instants de la vie. Aucun regard ne peut voir ma détresse, aucun cœur ne peut sentir ma douleur viscérale, aucun esprit ne peut imaginer l’obscurité qui aspire mon âme dans les abimes de la vie. Je cherche les sagesses d’amour chez les philosophes que l’on présente comme les lumières de la vie pour tout esprit indomptable, je n’ai trouvé que plaisir linguistique dans une rhétorique des jouissances éphémères. Avec le temps ces jouissances de contingences deviennent misère et fardeau pour mon âme qui ne peut se satisfaire des pré-requis de ces postulats sans fins.

Marcher en direction de mes contemporains, pour mieux les comprendre et trouver mes réponses à mes états d’âmes sont mes passes temps pour consommer du temps à cette vie hostile à toute âme affaiblie et fragilisée par l’érosion des déceptions rencontrées. Ma tristesse est à la hauteur de ma déception, ma solitude incomprise dans cette vie n’a de réceptacle dimensionné à sa taille. J’avance chaque jour avec des larmes intérieurs que nul ne peut voir, je crie de douleur sans que personne ne puisse m’entendre et comprendre ma détresse. La solitude est devenue ma compagne de route sur ce long voyage de la vie dont je perds régulièrement le sens, tant les épreuves deviennent et paraissent insurmontables.

J’appréhende chaque instant à venir, je regrette chaque instant passé tout en ne sachant, que faire de l’instant présent que je ne sais saisir et rendre utile à ma condition. La solitude est devenue plus fidèle que mon ombre, je n’ai su la briser ni la répudier. Carapace d’un jour, tranquillité d’un instant, elle a toujours su se présenter à moi sous sa plus belle apparence, comme jalouse qu’elle ne soit trompé par un autre. Devenue amante d’une vie complexée par les explosions de contradiction interne, je n’ai plus de force pour contenir cette haine que je lui voue. Fatigué par les tourments de mon âme dans cette solitude sans faille, je me résigne à prendre la vie avec sagesse et humilité. Nonobstant mes envies de tuer cette condition d’état de mon être façonné par cette solitude, je dois lui reconnaitre sa présence à défaut de confident pour mon âme qui se réconcilie avec sa meilleure amie.

Trouver une note d’optimisme dans cette solitude immuable, voilà une étrange manière de rendre les amertumes de la vie plus supportables. Jouissance et souffrance sont les fruits de cette solitude que l’on fini par prendre comme amie malgré nous. Seul ma foi en Allah me permet dans l’intimité de mon cœur de briser cette solitude. Si mon être vie la solitude de la compréhension des autres, mon âme a trouvée gîte et couvert dans l’espoir, la grâce et la miséricorde qu’Allah accorde à ceux qui font preuve de patience et de constance dans leur adoration en ces lieux inhospitalièrs à l’apaisement des âmes essoufflées par les aléas de la vie.


R.A

samedi 1 août 2009

L’inconscience politique des Musulmans

De puis notre berceau l’on nous chante qu’il ne faut pas faire de politique, surement un reflexe de nos parents qui eux ont vécu dans des régimes autoritaires où l’expression de la conscience politique était refoulée dans les tréfonds de leur âme. Les régimes en place, ont su exploiter nos peurs afin de mieux assoir leur domination sur nos esprits. Aujourd’hui dans nos démocraties on nous demande de nous atrophier de la nature de notre être la dimension religieuse dans l’espace public. La conscience du musulman n’est pas dissoluble dans une quelconque forme de dichotomie de circonstance. Une réalité est naissante, celle d’une jeunesse décomplexé de son identité vivant au rythme de leur foi. Hier esclave spirituel des dictâtes de régimes odieux aujourd’hui rebelle dans leur âme pour une liberté de conscience qui permet l’insoumission au matérialisme et aux fausses idéologies qui tentent de se substituer au divin. Vivre sa foi dans une prise de conscience plutôt que de la subir par héritage là ce trouve la différence entre les anciennes générations et les nouvelles générations chez les musulmans éveillés.

Nous autres occidentaux n’arrivons pas à comprendre qu’il n’y ait pas de séparation entre la « Mosquée et l’Etat » dans la conscience des musulmans. La réalité est que nous sommes en occident convaincu que la liberté de conscience a été acquise par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, si ceci est une vérité ici, elle ne l’est surement pas là bas. Tout le monde sait que la politique est la science, l'art et la manière de gouverner un Etat ou une société civile, et d'y organiser le pouvoir. Mais cette politique, quelle que soit la couleur, on ne peut envisager des projets sans que nos convictions les plus profondes nous orientent consciemment ou inconsciemment dans les choix et les orientations. Cela comprend aussi bien des affaires publiques d'un Etat que des actions mises en œuvre par les partis dans le but d'accéder ou de participer au pouvoir. Définir une politique en Islam consiste à fixer les principes et les lignes de conduite dans le but d'atteindre la justice en tout premier lieu, de déterminer les moyens nécessaires pour y parvenir. Pour nous autre musulman la politique est un outil pour tracer une voie mais elle ne peut en aucun cas être maniée sans âme et encore mois sans raison. Aujourd’hui quel est le sens de la politique par ceux qui la pratique, nous ont-ils permis d’accéder à la liberté de conscience ? Au contraire l’anesthésie générale dans lequel les masses vivent aujourd’hui n’est rien d’autre que la liberté de soumission au capitalisme aveugle, à l’assouvissement des bas instincts et à une forme de fatalisme engendrer par un consumérisme liberticide.


Il est vrai que souvent les immigrés, les défavorisés, les inclassables, la France d’en bas, se plaignent de la ghettoïsation dans lesquels la république les a parqué. Avec un peu d’analyse et de la bonne volonté on pourrait prendre notre avenir en main par un sursaut politique. Un éveil des consciences chez les jeunes musulmans permettrait une implication très forte dans le paysage médiatique et politique en France et en Europe. Il est temps que les musulmans marquent de leur empreinte leur approche de la politique avec le sens de la justice et de la générosité que l’islam nous a inculquées. Agir dans la complexité des sociétés modernes avec une sincérité empreinte de respect à l’égare de toutes les différences doit être la priorité du musulman actif dans son engagement politique et sociale.


La liberté de conscience passe avant tout par une liberté de la domination des passions internes qui nous astreignent et nous limites dans ce pouvoir de dépassement de soi que la raison permet à l’homme. Les musulmans ont été conditionnés et vivent dans cette inconscience de l’utilité de la politique. Ce n’est pas des exemples de viabilités qui manquent pour illustrer la bonne intelligence entre la marche spirituelle et profane dans l’action politique. L’essence de la politique, chez les musulmans, réside dans la conscience de la responsabilité de l’homme en tant que comptable devant Allah pour mener à bien les affaires des hommes.


La séparation des Eglises et de l'Etat associée à la liberté de conscience (loi de 1905 pour la France) n’est pas une vérité transcendante. Supposons que ce soit une vérité pour l’église, peut on généraliser en faisant une généralité hâtive en affirmant qu’une église vaut une synagogue, une mosquée ou un temple… la séparation de l’église et de l’état n’est elle pas une spécificité Française ? Cette spécificité est elle immuable ? Est ce pour autant que les autres pays ne disposent pas de liberté de conscience ? Il ne faut pas se leurrer en pensant que la liberté de conscience est liée à la séparation de l’église et de l’état. La liberté de conscience ne peut elle être acquise qu’à travers le prisme de la séparation du spirituel et du profane ? La réponse est loin d’être évidente et simple si l’on prend la diversité des cultures et des histoires propre à chaque peuple et civilisation. L’Islam avec son approche unique du profane et du spirituel est la seule alchimie permettant d’unifier des peuples venant d’origine très diverse.


L’inconscience politique des musulmans est l’un des handicapes majeurs des générations à venir. En réalité en nous privant de politique on nous prive d’une partie de notre conscience religieuse. L’expression de la politique chez les musulmans ne peut en aucun cas se dissocier de leur foi qui est l’élément moteur de leur vie. Il est temps que les musulmans se réapproprient les arcanes de la politique dans le respect de l’éthique musulmane afin de devenir incontournable sur toutes les scènes de la société. La politique doit être ce qu’est la plume à l’écrivain pour le musulman.


Presque tous les pouvoirs politiques considèrent que l'islam est un danger pour leur stabilité et leur pérénnité. Ce qui peut se comprendre dans le sens ou l'islam dénonce avec force sans détour leur injustice et leur cupidité. Les musulmans éveillés représentent pour eux un danger s'ils deviennent trop nombreux, car ils ne sont pas aussi facilement manipulables. Encourager ou soutenir les efforts de stigmatisation et d’inhibassions de la conscience politique chez les musulmans, est un moyen pour les gouvernants d'annihiler tout esprit de rébellion par la promesse d'un lendemain meilleur sans la conscience politique qui pour eux en réalité n’est rien d’autre que la séparation du spirituel et du profane.


La conscience politique lorsqu’elle est présente chez les musulmans est un atout sans équivalent dans la promulgation d’une société juste et équitable pour tous les citoyens sans distinction de particularisme. Il est évident que toute liberté si il y a, elle doit être conditionnée par le respect, sans quoi ce n'est que haine.


R.A

dimanche 12 juillet 2009

PKK et Généraux Turcs même combat


Pour info cette article est une vision de la politique en Turquie avant l’arrivé de Recep Tayyip Erdogan qui a radicalement changer positivement les mentalités de l’armée et de la police, de l’appareil judiciaire... Il faut le lire avec la vision de ce qu’était la Turquie à une époque où l’injustice envers les musulmans, les femmes voilées, les écoles coraniques, les minorités était détestables... Elhamdoulillah depuis l’arrivé de l’AKP le changement est radicale avec une approche patriotique qui est inclusive sans distinction d’origine ou d’ethnie.



Les luttes fratricides entre le PKK et l’armé Turc relèvent de l’absurdité quand on sait le brassage ethnique qui compose cette région géographique depuis la nuit des temps. L’armé turc est elle-même composée de jeunes kurdes au sein de ses troupes, des familles composées kurde-turc vivent en paix et en harmonie depuis des siècles. Des frères de sang s’affrontent jusqu'à la mort au nom de la patrie (Vatan) pour les uns et de la Nation (Dawlet mâ) pour les autres. Le comble dans cette mise en scène de part et d’autre c’est que les morts sont considérés comme des Martyres (Sheite). Que de gâchis pour ces « Martyres » du Kémalisme et du Marxisme. Les kurdes du PKK sont manipulés par les russes et soutenus par certains pays européens au nom soit disant des droits de l’homme alors que la Turquie est devenue le paillasson des Américains et la base arrière et le soutien sans faille d’Israël.



Le manque de liberté des minorités Kurdes et l’extrême pauvreté est l’une des causes qui a fait que des jeunes kurdes par désespoir ont rejoints les rangs de ces combattants de l’utopie et de l’athéisme marxiste et léniniste. Soutenir les généraux de l’armée Turque ou le PKK c’est choisir entre mourir par la piqûre d’une méduse ou par le venin d’un cobra.



Depuis la chute de l’empire Ottoman, l’instabilité de la région n’a cessé de se dégrader. Entre les prédateurs assoiffés des richesses naturelles que regorgent cette région et les idéologues prosélytes du marxisme et d’un communisme d’un autre âge. Les victimes de cette guerre, sans fin et sans nom, sont les innocents qui ne réclament que la paix et la tranquillité pour subvenir à leur quotidien très difficile et frappé par la misère. Cette région longtemps délaissée par le pouvoir central Turc au détriment du centre et surtout de l’ouest est un vivier pour les partisans du PKK. Si on souhaite arrêter cette hémorragie, il faut revenir à l’Islam qui est la seule solution pour unifier et permettre l’harmonie entre ces peuples dont on creuse les différences pour qu’ils s’haïssent chaque jour un peu plus. On se doit de revenir à l’essentiel comme le dit si bien le Hadith d’après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah (sav) a dit: Ne vous détestez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres et ne concevez pas de l'inimitié les uns contre les autres. Soyez, ô serviteurs d'Allah, comme des frères. Il n'est pas licite qu'un musulman rompt avec son coreligionnaire au-delà de trois jours.



La seule solution pour les kurdes et les turques, c’est de revenir aux valeurs unificatrices de l’Islam. La valeur d’un être auprès d’Allah ne dépend pas de sa nationalité, ni de sa race, ni de sa couleur mais seulement de la piété qui sera le critérium dans la balance pour répartir les âmes. Allah nous informe dans le Coran S49/ V13 :« Le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est le plus pieux ». Il faut que la Foi prenne le dessus du nationalisme, que les références réciproques soient mises en avant plutôt que d’accentuer les différences ethniques. Nous avons tant de chose en commun que ces luttes, initiées et entretenues par des réflexes néocolonialistes « diviser pour mieux régner », nous vident de notre essence et du ferment qui nous a rendus monolithique. Si les esprits se cristallisent et que les cœurs s’endurcissent dans une course effrénée au nationalisme alors nous courons à notre perte réciproque. Les larmes de nos parents rejoindront les fleuves formés par le sang de nos enfants manipulés et instrumentalisés. La douleur des parents, brisés dans leur être et dans leur cœur, qui ont perdu un être cher, ne pourra être colmatée que par une foi en Allah sincère où l’acte du pardon est le panache des cœurs humbles et résolus dans l’obtention de l’agrément d’Allah.



Le PKK comme les généraux Turcs sont très loin des aspirations du peuple qui ne souhaite qu’une chose ; de vivre en paix dans un monde de liberté, où l’esprit et la raison se retrouvent dans un cœur en quête des valeurs qui ont fait la grandeur de l’empire Ottoman grâce à leur dévouement pour l’Islam et ses nobles principes universels.

R.A

mercredi 1 juillet 2009

La Terre de mes Lettres



Aujourd’hui je retourne sur mon terrain de prédilection où la terre est rude et l’angoisse de se retrouver ébloui par la blancheur est omniprésente. Les recoins sont abruptes et donnent une vue imprenable sur le vide. Je prends mes distances avec une marge de sécurité afin d’éviter tout débordement. J’appréhende chacune de mes visites, sur ces parcelles accolées où la récolte est toujours incertaine malgré mes sacrifices. Ne pas perdre pied c’est mon obstination de tous les instants, face à la difficulté de l’exercice.

Les anciens m’ont averti que bien de mes prédécesseurs se sont tués à la tâche. Mes amis m'ont mis en garde sur l’exigence d’un tel défis dont seul les braves et les téméraires en reviennent. Je suis face à mon destin, semer pour exister, semer pour vivre, mais surtout, semer l’amour qui est en moi. Je sélectionne mes mots tel le paysan avec ses graines afin d’avoir une moisson à la hauteur de son effort. Je mesure le poids de mes mots pour ne pas tomber dans la légèreté et être emporté par le vent. Préserver le cœur de mon prochain c’est mon devoir. Eparpiller les graines de la fécondité des lettres pour rendre mes idées plus nourricières c’est mon souci.

Je travaille mes lettres afin d’offrir le meilleur de moi-même pour partager la vie d’un dur labeur. Mon pas est cadencé par le rythme de mes inspirations, qui mêlent mon angoisse de la faute et mon assurance du devoir. Observe l’homme labourer sa terre, admire le geste du semencier, regarde les graines de la vie et de la discorde des opinions retomber dans ces lignes fendues par la main de l’homme, voilà une chorégraphie qui mérite l’admiration et la modestie. Vivre sa vie dans cette terre hostile pour en faire un présent de lettre afin de l’offrir à son prochain, sans remord et sans regret, c’est la quintessence de l’homme. Inscrire de son empreinte la scène de la vie, tel est l’enjeu pour ceux qui aiment le partage de l’histoire la vie.

Penser, réfléchir, se remettre en question, douter pour mieux se convaincre et convaincre, telle est la discipline du baroudeur dans cette espace d’expression de l’esprit et du cœur. Se confronter à la rudesse de la terre pour savourer les fruits de son labeur, quoi de plus noble pour l’homme de lettre. Vivre dans l’incertitude de la récompense c’est le point commun entre le paysan et l’écrivain. Le premier entretien le présent alors que le second marquera le futur dans un passé proche, la singularité de l’un déteint sur l’originalité de l’autre.

Travailler pour l’amour d’Allah, écrire par passion, voilà une raison de croire dans la grandeur du destin de l’homme. Douter de ses convictions propres, accorder le bénéfice du doute à la verve de l’autre, c’est grandir dans notre humanisme. Lorsque la brume envahit les esprits, le regard de l’autre se transforme en des mots acérés qui me rappelle la fragilité de la tolérance lorsque je sors des sentiers-battus de cette société des apparences. Gagner la terre pour la dompter n’est que folie pour celui qui croît en la puissance de l’Homme. Faire sienne la récompense de son travail n’est qu’inconscience et ingratitude tellement les paramètres de la réussite sont multiples et incertaines. Je puise dans cette source intarissable qu’est ma pensé pour lutter contre la sécheresse de mes inspirations à mi-chemin.

Cultiver dans la diversité des champs pour mieux connaître les hommes c’est le devoir de chacun. Goûter au fruit de la passion des amoureux de la vie et de l’espérance, c’est le droit de tous. Penser sa liberté c’est la vivre dans l’instant présent, se battre pour sa liberté c’est rendre hommage à la vie. Lutter contre l’ingratitude et l’orgueil est le devoir du croyant face à son créateur. Vivre dans l’ignorance de ce dernier c’est renoncer à l’amour de la vie et à l’espoir de l’éternité. Quelle triste fin non ?

Je me prends à rêver d’un jour où l’homme aura atteint une maturité marquée d’humanisme et de respect. Etre différent c’est participer à la composition florale des esprits et des cœurs qui font la beauté de l’Humanité et de la vie. S’ouvrir sans crainte et préjugés pour mieux embrasser la sensibilité des autres c’est honorer la dignité qu’Allah a donné aux Hommes. Préserver et contribuer à la terre des lettres c’est transmettre le relai d’une histoire commune où la vie ne s’abreuve que d’amour pour laisser au temps le devoir d’effacer sans oublier les erreurs de l’existence. Puisse Allah accepter ces lettres que je souhaite inscrire dans ces terres qui ne sont que lieu de rencontre et de passage.

Rapprocher les cœurs des extrêmes est le devoir de tout humaniste engagé croyant ou non croyant. Donner la parole à son ennemi pour entendre ses revendications et ses tourments incitera respect quelque soit notre terre d’appartenance ou d’origine. Graver dans les cœurs les valeurs universelles que l’Islam nous enseigne est préférable aux stèles gravées par les Hommes pour se faire bonne conscience. Si je dois mourir pour la terre de mes convictions, que les Lettres de mon Seigneur soient lues, pour apaiser mon âme qui sera libéré de son fardeau de la vie.

R.A

mercredi 24 juin 2009

La médiocrité dans l’engagement chez les jeunes Musulmans

Il n’est pas habituel chez nous musulmans de retourner la plume pour constater l’usure de la pointe. Il est des hommes qui devraient réfléchir à deux fois avant de prendre un engagement. Nos actions sont déterminées et conditionnées, le plus souvent par nos émotions, sans que la raison ne soit consultée ou sollicitée. Nombre de Frères et de Sœurs se lancent dans des projets sans mesurer le poids des responsabilités et du travail que cela implique. Trois constats simples mais que l’on peut généraliser à l’ensemble de la population active au sein de notre communauté musulmane ; Nous manquons cruellement de personne ayant le sens de la sincérité, de la responsabilité et du sacrifice.

Très peu de frères et de sœurs sortent du lot mais sont très vite laminés par l’érosion qui est engendrée par la désinvolture des personnes avec qui, ils ou elles doivent composer. L’engagement de ces « leaders » cache une réalité douloureuse que peu de gens voient ou comprennent en termes de sacrifice familial et personnel. Certes nos intentions et nos buts ne recherchent rien d’autre que l’agrément et la grâce d’Allah. Une réalité s’impose chez les musulmans dans leur engagement associatif, politique, sociale… la mollesse et la passivité sont déconcertantes dans leur attitude. Toutes les valeurs que l’Islam enseigne en terme de sincérité, d’altruisme, de responsabilité, de rigueur, de ponctualité… rien ou presque de tout cela transpire sur le terrain de l’engagement et du travail pour la communauté et la société civile.

Dépité et laminé sont sûrement les deux mots qui illustrent le mieux l’état général de ceux qui se sont sacrifiés pour faire avancer les projets relatifs à la communauté musulmane et qui un moment ou un autre, ont dû tout arrêter brusquement. Travailler sur les cœurs est plus difficile que l’activité du bagnard qui doit casser et tailler les pierres dans les carrières en pleine canicule. Pour avoir été engagé dans de multiples structures associatives dans des régions et pays différents avec des musulmans, de culture et de tradition différentes, il m'est évident que notre évolution spirituelle, intellectuelle, technologique et matérielle ne s'inscrit ni dans une cohérence ni dans une synergie d'unification des forces vives. Nos engagements, qui souffrent cruellement de vision à moyen et long terme, sont à l’image de l’hypocrisie que nous entretenons dans notre sincérité envers Allah, envers le prophète Muhammad (saw) mais également envers nos proches, nos collègues et notre souci du respect de l'environnement... Plutôt que de relever les défis qui sont devant nous, nous agissons de manière pusillanime en espèrant qu’un plus courageux fasse le sacrifice à notre place. Cette fuite en avant face à nos responsabilités a engendré des situations ubuesques où chacun croit maîtriser la situation circonstancielle dans laquelle il se trouve.

La critique est certes dure et difficile à admettre, malheureusement, c’est une réalité remarquable tous les jours sur le terrain de l’engagement social et associatif. La nonchalance de ceux qui s’engagent pour se donner bonne conscience dans les structures musulmanes tarit l’énergie de ceux qui s’engagent avec sincérité et dévouement. Il est important que chacun se remette en question régulièrement sur les raisons et les finalités de son engagement afin de ne pas dégrader et mettre en péril les synergies existantes que des braves frères et sœurs ont mises en place aux prix de lourd sacrifice individuel et familial.

Pourquoi la notion de ponctualité est une problématique quasi atavique de génération en génération alors même que l’Islam enseigne la rigueur, qui se traduit dans tout les actes de la vie courante en commencent par la prière qui nous oblige à avoir une conscience de tout les instants de la notion temporelle. Si Allah jure par le temps à mainte reprise dans le Coran, cela devrait nous interpeller sur le caractère sacré et précieux du temps. La communauté qui ne réalise pas l’importance du temps ne peut se relever!

Il y a un proverbe arabe que nous devrions tous méditer sérieusement : « Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer ». Les jeunes et plus jeunes musulmans engagés doivent concrétiser leurs enseignements par une mise en pratique directe sans quoi, leur savoir ne sera rien d’autre que poussière de sable emportée par le vent. Il est grand temps que chacun de nous prenne conscience que l’on ne pourra jamais être efficace et utile à autrui tant que nous pataugerons dans un marasme de médiocrité. Cette apathie tient plus de notre insouciance entretenue par les distractions artificielles et éphémères que de notre capacité intellectuelle à créer des synergies dynamiques.

Nous trouvons tous le temps pour la distraction futile, mais nous sommes tous occupés lorsque le devoir de nos engagements et de nos responsabilités nous appellent. L’attitude des frères engagés avec nonchalances peut se comprendre en relisant les affirmations d’Aristote lorsqu’il dit ; « La médiocrité nous comble de tous les biens; Je veux vivre au milieu de mes concitoyens ». En espérant qu’un jour les musulmans se réveillent pour enfin regarder la réalité en face, il faut persévérer dans le travail pour l’agrément d’Allah et le bien de l’humanité, car la mission première du musulman c’est de vivre dans l’adoration de Celui-ci et de venir en aide à son prochain.

La république est un espace de droit et de devoir, à nous d’être conscient que les droits sont écrits par ceux qui ont le courage de leurs ambitions et de leurs engagements. Il faut savoir que notre indolence fait de nous des soumis qui n’ont d’autres choix que de se plier au devoir de résignation. Notre futur est conditionné par notre présent, à nous de faire en sorte que ce présent soit empreint de sincérité renouvelée dans une détermination sans faille.


R.A

samedi 20 juin 2009

La République, L’Islam & La burqa

La burqa n’est certes pas une obligation religieuse mais une tradition qui traduit des mœurs ancestrales que l’on retrouve essentiellement en Afghanistan et dans quelques pays du Moyen Orient. Le problème réel n’est pas la burqa mais plutôt l’échec de la république dans son devoir d’intégration et de justice pour tous. Il faut certes combattre ceux qui pourraient imposer par la force la burqa aux femmes mais il faut combattre également avec la même vigueur ceux qui veulent interdire aux femmes qui en leur âme et conscience souhaitent porter la burqa en connaissance de cause. La réalité c’est que des femmes simplement voilées à la base, se voient interdire d’accès à notre chère égalité des chances et notre ascenseur social qui depuis bien longtemps est en panne d’idée et de volonté. Lorsque vous ne pouvez pas travailler, aller à l’école, vous impliquer dans la vie publique ou encore bénéficier des simples droits communs à chaque citoyen, il ne vous reste plus qu’à vous replier sur vous-même en tombant dans des extrêmes venant de tradition et coutumes bien lointaines.

La mécanique est bien rodée médiatiquement on crée le débat au tour de minorité infinitésimale et on met en avant des arabes de services et des musulmans de circonstances face à ceux que l’on souhaite stigmatiser et liquider de l’espace publique. L’objectif est de mettre sur pied une arène pour qu’ils s’entredéchirent et ainsi accentuer la fracture dans la communauté entre les pratiquants et les non pratiquants. A quoi vont-ils s’attaquer après l’interdiction du voile traditionnel qu’ils ont entériné ? Pour la burqa c’est bien parti pour l’interdire ! Et pourquoi pas tant que on y est car en France il faut le reconnaitre on est les champions des lois pour chaque circonstance ou faits divers; la longueur de la barbe des hommes musulmans, les djellabas, les anglaises des hommes juifs, le turban des sikhs… pourraient être interdit dans l’espace publique ?

Nos intellectuels et illustres politiciens faussaire de la laïcité s’indignent lorsqu’ils regardent la police des mœurs en Iran faire régner le respect des codes vestimentaires et la bonne tenue dans les espaces publiques. Que comptent-ils faire dans le cas de la burqa? Va-t-on créer la police des mœurs républicaines et laïques en emprisonnant les femmes qui refusent d’enlever la burqa ?, va-t-on créer des amendes pour tenue non conforme à notre Marianne?, supprimer les allocations familiales pour mère rebelle au principe de la tenue républicaine? Il est temps d’arrêter surtout les fondamentalistes intégristes partisans d’une définition de la laïcité univoque et sectaire qui exclue tout droit à la différence.

Cette énième agression et humiliation ne fait qu’en réalité exacerber les musulmans vivant en France mais également à l’étranger. Ces attaques à répétitions ne fait que dégoûter, au sein de la masse musulmane française, de la notion même de laïcité. Ce n’est pas dans le tout répressif que nous allons faire évoluer les mentalités de part et d’autre, mais bien dans le dialogue et le respect mutuel de la différence. En réalité la société française ne s’alimente sur certains sujets qu’à travers la grille de lecture de certain bien penseur qui eux portent pour l’occasion la burqa de l’ignorance et de l’intolérance au nom d’une certaine vision de la république et de la laïcité qu’ils souhaitent imposer à tout le monde. Il est urgent que nos hommes et femmes politiques et intellectuels sortent de l’hexagone pour sentir le droit à la liberté et à la différence dans des pays qui n’ont absolument rien à envier à notre système de démocratie et de liberté qui pratiquent une laïcité ouverte et respectueuse de l’essence même de la singularité.

Quand va t-on cesser de considérer les femmes musulmanes comme des attardées mentales ou soumisses pour la seule raison qu’elles ont décidé de porter le voile ou la burqa… en quoi ces femmes qui ne demandent rien à personne sont-elles nuisibles pour les valeurs de la République. Il est une constance en France dans cette république prix en otage par des fondamentalistes laïques qui trouvent régulièrement des boucs émissaires pour soit cacher une misère qui ne savent pas gérer, soit faire diversion pour attirer les projecteurs et les regards à des fins politiques. Notre heureux élu est un communiste qui s'est nourrit d’islamité lorsque ces derniers comptés en terme de bulletin. Pour se faire entendre et s’annoncer dans ses futures ambitions politiques de premier secrétaire national du parti communiste et mieux si affinité, rien de mieux que de s’attaquer encore une fois aux musulmans. Comme il est si bien écrit dans l’article « la burqa. Et burqa pas ? » Paru sur le site Al Kanz qui nous fait un rappel tellement juste : "Voilà donc qu’un maire communiste, André Gérin, surnommé à l’époque "l’imam rouge", car porté et maintenu à son poste de maire par le militantisme musulman lyonnais, veut libérer la France de l’obscurantisme à qui il doit beaucoup, sinon tout. Manger de la merguez à la fête de l’Huma ne nourrit plus son homme. Il faut bouffer du barbu et de la voilée. Sauf évidemment si “barbus” rime avec plus-value et “voilées” avec Champs-Elysées."

Notre pays manque cruellement de Respect et de Tolérance vis-à-vis de la différence d’autrui lorsque ce dernier n’appartient pas à la tradition judéo-chrétienne. En France on aime chanter à tue-tête, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, des mots qui résonnent purement en terme théorique et générique, tels que ; Liberté, Egalité, Fraternité comme devise d’une République qui se veut chantre de l’exemplarité universaliste dans son modèle de justice et de sensibilité humaniste. Malheureusement il est bien loin, le temps où des hommes comme Voltaire qui disait : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. »

Nous sommes aujourd’hui en France dans une forme de tolérance et de réprobation. On considère généralement qu'il n'y a pas de tolérance sans agression, c'est-à-dire qu'on ne peut être tolérant que face à ce qui nous dérange (c'est-à-dire ce avec quoi on n'est pas en accord) mais qu'on accepte par respect de l'individu (l'humanisme) ou pour la défense d'un idéal de liberté (le libéralisme). La tolérance par respect de l'individu pourrait se formuler comme:« Je ne suis pas d'accord avec toi, mais je te laisse faire par respect des différences. » Que se passe t-il en en France pour que l’inquisition au nom une laïcité univoque on souhaite rayer du paysage tout ce qui nous déplait aussi bien dans la forme que dans le fond. En panne de séduction et d’intégration voilà le vrai problème de notre république qui se fait siffler à la moindre occasion.

Il est une évidence que la France vie depuis une quinzaine d’année dans un ostracisme intellectuel du droit à la différence. La tolérance envers ce qui peut nous agresse visuellement, est un exercice à pratiquer sur soi-même. Albert Memmi disait ; « La tolérance est un exercice et une conquête sur soi. ». Et quand à Pauline Vaillancourt, elle affirme que « L'esprit de tolérance est l'art d'être heureux en compagnie des autres. » que dire face à de tels sagesses universalistes si ce n’est que nos politiciens manquent cruellement de sagesse et d’ouverture d’esprit.

John Locke disait: « cesser de combattre ce qu'on ne peut changer » en parlant de la tolérance. Il faut savoir que le changement ne peut venir que de l’intérieur et ne peut être imposé par la force ou la crainte. Ce débat peut être utile si et seulement si notre République a le courage de reconnaître ses échecs vis-à-vis de ces citoyens français qui ne font que vivre une mondialisation accélérée des importations et exportations des mœurs et des traditions différentes de celle qu’elle connaissait jusqu’là. La mode n’a pas de frontière et elle ne peut être du goût de tout le monde n’en déplaise à nos inquisiteurs de la liberté d’être et de paraître dans notre république.

Le respect suppose que l'on comprenne et partage les valeurs d'une personne qui agit sur nous. Par le respect, nous jugeons favorablement quelque chose ou quelqu'un ; en revanche, par la tolérance, nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un indépendamment du jugement que nous lui portons : nous pouvons haïr ce que nous tolérons, accepter à contre cœur. La sensation de se sentir respectée ne peut que mener à notre épanouissement. Aujourd’hui à l’image de la main tendue de Barack Obama, de son discourt du Caire, de sa position sur le voile et sur l’Islam en général, la France doit s’interroger sur le sens de son devoir de pays promoteurs de la liberté et de la tolérance. Il est temps qu’elle respecte et aime ses enfants sans distinction de couleur, de race, de religion et d’apparence. Le respect s'adresse à des personnes physiques, or ces femmes sont des personnes physiques qui ont de ce fait droits à la liberté, à l’égalité et à la fraternité de la République.

R.A

mardi 2 juin 2009

Guantanamo camps de concentration des temps modernes ! Une Infamie à la face du Monde


L’histoire se répète quoique l’on dise, seuls les décors et les costumes changent. La barbarie humaine est intemporelle est sans frontière, elle se recycle sous des apparences et des formes qui ont su intégrer les circonstances de bonnes occasions. Localisée sur la base militaire navale américaine de Guantánamo à Cuba, la prison de Guantánamo est une prison militaire de haute sécurité. Elle détient surtout des personnes capturées principalement en Afghanistan, souvent suspectées d'être des terroristes ou des combattants talibans... A l'automne 2001, on comptait quelques 750 prisonniers originaires d'une vingtaine de pays différents. Des Goulags, des Camps de concentration, des Ghetto… et aujourd’hui Guantanamo l’apex d’une vengeance aveugle dépourvu de toute raison et de sensibilité humaine. Des centaines de personnes incarcérées, torturées et humiliées pour la simple et bonne raison de s’être retrouvé entre les mains de carnassiers qui se nourrissent du sang de ces hommes que l’on a vendu à l’administration Bush pour une poignée de dollars.

Aujourd’hui une tache d’ombre pour les consciences et les mémoires collectives, Guantanamo est devenu le visage d’un occident en pleine crise de confiance et de valeurs morales. Le chemin sera très long pour que nous autres occidentaux puissions gagner de nouveau la confiance des peuples qui ont longtemps cru que les fondements et les principes de justice étaient des valeurs sacrées chez nous. Comment parler de droit de l’Homme et de démocratie ?! Ces hommes à qui on a ôté les droits les plus élémentaires de la vie sans preuve ni possibilité de défense dans ce déchaînement de haine et de violence, qui au final aura largement dépassé la tragédie du 11 septembre. Depuis le 11 septembre jusqu'à nos jours et c’est loin d’être fini, combien de mort en Irak, en Afghanistan en Palestine …. Au nom de la pseudo lutte contre le terrorisme qui n’est rien d’autre qu’une stratégie de redécoupage géopolitique pour mieux mettre la main sur les richesses énergétiques dans cette partie du monde l’équilibre du monde est fragilisé.

L’arrivé d’Obama, homme de couleur perçu comme un messie pour blanchir et purifier un tableau bien sombre des conséquences catastrophiques de l’hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et les pays Asiatiques est certes une lueur d’espoir d’une prise de conscience de ce grand continent et de sa politique désastreuse. Les hommes de Guantanamo sont pour la majorité acquittés après des années d’abominations. Une nation se définissant comme le chantre de la liberté et de la justice nous a fait la démonstration que l’humanisme et la justice ne sont que des habits de circonstance pour mieux duper les pays sous influences.

Le pire dans ce sacre de l’abomination humaine c’est l’attitude des pays européen mais surtout des pays musulmans qui ont peur d’accueillir des hommes réduits à des ombres sans formes, tellement les conditions de détention dépasse tout entendement. Ceux qui avaient un passeport européen, canadien… ont été traités avec plus d’égard alors que ceux qui avaient des passeports pakistanais, indiens, afghans, marocains, algériens … ont eux un traitement des pires que l’on puisse imaginer. Honte à tous les dirigeants qui se cachent derrière une machinerie administrative pour se faufiler et traîner des pieds pour accueillir ces hommes dont tout le monde sait que 99 % de ces détenus sont innocents. Chaque libération de détenu apporte son lot de témoignage de l’horreur qui est pratiqué dans ces lieux qui resteront à jamais gravé dans les consciences humaines.

Une nouvelle rhétorique pour d’anciens schémas répressifs ; La torture et les mauvais traitements existent depuis longtemps. Mais dans les pays où ces pratiques étaient déjà fréquentes avant 2001, les gouvernements en place se sont sentis encouragés par le nouveau climat de tolérance en la matière. Ainsi, des centaines, voire des milliers de personnes soupçonnées d’infractions terroristes ont été arrêtées en Tunisie ces cinq dernières années. Beaucoup ont été placés en détention au secret et ont été victimes de disparitions forcées, ainsi que de tortures et d’autres formes de mauvais traitements. Certaines ont été condamnées à de longues peines de prison, voire à la peine de mort, à l’issue de procès inéquitables. Dans le cadre de la campagne militaire du Pakistan contre Al Qaïda et les talibans, des milliers de Pakistanais et d’étrangers ont subi des arrestations arbitraires et des disparitions forcées. Les photographies de soldats américains humiliant et terrorisant des détenus à Abou Ghraïb ont choqué le monde entier lors de leur publication en 2004. Elles faisaient suite à de nombreuses tortures et de mauvais traitements pratiqués dans les centres de détention américains en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo.

Le gouvernement américain autorise des techniques d'interrogatoire, notamment les positions douloureuses, l’isolement prolongé, la privation sensorielle et les simulacres de noyade, constitutives de tortures ou de mauvais traitements au regard du droit international. Le gouvernement américain a mis en place un programme de « restitutions » consistant à transférer les suspects de terrorisme d'un État vers un autre, y compris vers des pays où les personnes en question risquaient d'être torturées ou de subir des mauvais traitements, au mépris de toute procédure légale.

Voici une citation de Cindy Sheehan activiste Américaine qui dénonce Guantanamo et qui devrait nous faire réfléchir: “If dogs were treated like this in my country, there would be an uprising”, pour les novices en anglais cela signifie “si les chiens étaient traités de la sorte dans mon pays, il y aurait une insurrection”. La dignité humaine à bien moins de valeur que celle des animaux aux Etats Unis. Imaginer, qu’un tel centre et de tels agissements étaient pratiqués sur des occidentaux, à une telle échelle dans un pays du Moyen Orient, le monde entier s’unirait pour éradiquer le régime en place et trainer en justice les responsables de ces exactions. Mais là ce sont les Etats-Unis, qui, dans toute sa grandeur et sa volupté qui nous fait une leçon d’humanisme en nous vendant une fois de plus les valeurs d’une grande démocratie, de pays des droits de l’Homme et de la liberté...

Il y a une infamie et une honte qui restera à jamais associé à l’occident pour ces crimes contre la dignité humaine et l’espèce humaine lorsque l’on parlera de Guantanamo, d’Abou Ghraïb et des camps de détention secrète en Europe… . Tel le nazisme, le communisme stalinien, le fascisme et l’infamie sioniste de Tsahal … l’occident dans sa complicité avec les Etats Unis dans une poésie puérile, nous annonce paix et bonheur si nous adoptons leur valeur et leur sens de la justice.

Les dirigeants musulmans, pour la majorité d’entre eux, se sont comportés comme de véritables lâches lorsqu’ils n’ont pas participé directement à ces rafles organisées par les Etats Unis. Les dictateurs des pays musulmans ont offert ces prisonniers musulmans tels des offrandes à leur divinité incarnée par les Etats Unis. Il est évident qu’aucun dirigeant des pays musulmans ne peut se permettre de dénoncer les exactions et les tortures commis à Guantanamo, car ces dirigeants corrompus le pratiquent eux même la torture sur leur propre population. De la Turquie en passant par la Tunisie, du Pakistan au Moyen Orient la torture est une pratique courante qui permet de terroriser les populations civiles contre tout soulèvement ou critiques des régimes en place, soutenus par les Etats Unis et l’Europe.

La justice est un droit inaliénable que chaque être humain à le droit quel que soit le crime commis, il faut que chacun puisse être jugé et qu’il puisse bénéficier des conventions internationales sur les conditions et les traitements en détention. Il est temps que les musulmans et les dirigeants courageux, si il en existe encore, de demander réparation et excuse publique de la part de l’administration américaine. L’administration américaine doit répondre de ces crimes devant le conseil des Nations Unis pour leurs crimes commis contre ces innocents, pour les vies détruites et pour les profanations du Coran par les gardiens de Guantanamo…

Que faut il de plus, pour que les musulmans comprennent que notre salut passe par notre union au-delà des querelles de récréation nationaliste qui gangrènent nos esprits et nos coeurs. Seul une Ummah forte et unie pourra préserver la dignité et l’honneur des musulmans à travers un Khilafa représentatif des nations musulmanes. Pour cela il nous faut une éducation aussi bien spirituelle que profane solide de chaque musulman. Il faut que dans chaque pays musulmans des associations se créent pour promouvoir cette idée de fédération musulmane qui aura pour but de créer une économie, une monnaie unique, une défense commune. Quelque soit la violence et les dictatures, que nous musulmans, subissons dans nos pays d’origines les régimes en place ne peuvent absolument rien contre l’opinion du peuple si cette dernière est organisé et structuré. La voie du sacrifice est le prix à payer pour la liberté et la justice. Avec l’arrivé de l’été, chaque musulman qui rentre au pays, doit profiter de ses vacances pour sensibiliser les familles et les amies sur l’importance de la Ummah et de la nécessité du Khalifa qui permettra le respect mutuel des peuples dans un esprit de paix, de tolérance et de justice.

R.A

lundi 11 mai 2009

Le modéle Islamique à l’épreuve du Capitalisme ?


En pleine crise financière puis économique aujourd’hui, les états n’ont cessé de prendre des mesures coercitives afin de remettre sur pied le système capitaliste qui a fait preuve d’une fébrilité sans commune mesure. Cette crise, qui a été certes non prévisible dans son avènement, était inéluctable dans sa réalisation temporelle. Devant la puissance du système économique dominant, une critique simpliste du capitalisme qui s’attacherait uniquement à ridiculiser ses conséquences tragiques et fatales, sans remettre en cause et récuser sa logique propre - la réification - ne pourra ébranler au cœur du monde contemporain les contradictions qui les animent. C’est l’être du capitalisme qu’il faut critiquer et non son paraître. L’homogénéisation de l’ensemble des sociétés en proies au capitalisme ou en devenir n’a aujourd’hui d’autre modèle économique viable pour prétendre à une alternative tangible. Le capitalisme tel que nous le connaissons est un opium déguisé en apparat de musc. Réifier l’ensemble des sociétés est la finalité suprême du capitalisme avec bien sûr au passage les inégalités sociales, la misère, l’exploitation ou les guerres impérialistes. L’aveuglement est tel que les esprits critiques de tous bord ont du mal à convaincre ou à concevoir autre chose que le capitalisme.

Le modèle Islamique est-il une alternative au modèle capitaliste ou n’est-elle qu’une composante de son paraître grâce à un mécanisme revu et corrigé d’un marketing occidental islamisé pour l’occasion ? On est en train de nous faire passer la pilule en jouant sur un vocabulaire propre à l’Islam pour nous vendre ce que notre cœur et notre raison ont refusé au nom d’une éthique musulmane qui prône le bien être collectif avant le bien être individualiste et égoïste. Les pays musulmans les plus élaborés ressemblent de près aux pays occidentaux si ce n’est que dans la forme que l’on constate des marqueurs identitaires. Des questions de fond restent sans réponse, les musulmans d’aujourd’hui se doivent de proposer un modèle de société unique qui doit prendre en compte l’esprit de la Charia qui n’est rien d’autre que la traduction du dessein d’Allah pour l’humanité afin que la justice, l’égalité et le partage soit la trame de fond.

Le modèle islamique à pour devoir de s’ériger contre le capitalisme qui ne fait que soumettre les hommes à l’argent et au profit qui est sa finalité propre. Le but de l’islam et de son modèle est la soumission réfléchie par amour à Allah sans contrainte. Le but de l’Islam est de mettre la science et le progrès au service de l’Homme qui lui-même est au service d’Allah, et non pas l’inverse. La résistance Islamique ne peut s’organiser que dans la promotion de la diversité des peuples, des cultures, des spiritualités et des civilisations face à la globalisation du capitalisme et à son caractère uniformisant et surtout déshumanisant.

Les particularités culturelles, les spécificités spirituelles, individuelles et naturelles sont aussi des armes de résistance face au capitalisme uniformisateur. Face à cette uniformisation, ceux qui s’opposent au capitalisme doivent prendre conscience que chaque peuple, chaque langue, chaque ethnie, chaque individu, chaque spiritualité, chaque particularité est un reflet de la diversité du monde non-marchand. L’anti-capitalisme en soit ne peut vaincre sans une spiritualité dynamique ayant pour source le Coran et la Sunna du Prophète (SAV). Les musulmans doivent tendre à défendre, tous les particularismes car elles sont susceptibles de former un substratum pour une libération sociale et culturelle. Il y a plusieurs niveaux de résistance à mettre en place ; spirituelle et culturelle. La critique en soi ne suffit pas, il faut être en mesure de proposer des alternatives tangible et viable. Une résistance effective au capitalisme doit nécessairement inclure l’opposition à la diffusion de la culture du capitalisme et à l’occidentalisation du monde qu’elle engendre.

Un exemple frappant du détournement des valeurs islamiques et de sa spécificité dans ce monde capitaliste qui n’a de foi que dans l’argent se vérifie dans les grandes surfaces. Ces temples dédiés à la consommation que sont les grandes surfaces possèdent aujourd’hui un rayon « halal » pour attirer le consommateur musulman. Le mois de ramadan, est l’occasion pour ces sanctuaires du marché d’organiser des semaines « spéciales », alliant un folklore orientaliste à une « islamité » consumériste et superficielle, permettant de dégager des profits subsidiaires. Tout devient prétexte à un démarchage « islamique ». Le plus grave dans tout çà c’est l’absence totale du message spirituel qui doit accompagner l’action dans sa finalité chez le musulman.

La commercialisation des croyances et des religions ne sont pas épargnées dans les tourments du capitalisme. L’Islam est intégré par la civilisation capitaliste dans sa logique marchande, l’Islam est utilisé pour créer de nouveaux marchés et attirer une nouvelle clientèle puisqu’il est dans la logique du capital de générer sans cesse de nouveaux « besoins ». Cette utilisation de l’Islam comme un « argument publicitaire » permettant de promouvoir un produit et de lui donner une plus value, pose le problème de la réification, telle que le philosophe hongrois Georg Lukacs l’a expliqué dans Histoire et conscience de classe, c’est-à-dire la transformation, par le capitalisme, de tous les rapports sociaux et de toutes les formes culturelles en choses et en rapports « chosifiés » ce que Karl Marx appelait le « fétichisme inhérent au monde marchand ».

Il faut attirer l’attention sur les enjeux réels et les dangers du capitalisme qui transforme la nature des choses en marchandise consommable à outrance tel que : les Hommes, et les rapports entre les Hommes, les cultures, les spiritualités. Pour Georg Lukacs, toutes les relations et toutes les pensées dans la civilisation capitaliste deviennent inéluctablement des rapports marchands. Par ces rapports marchands, les Hommes, les cultures et les spiritualités, dans notre cas l’Islam, sont intégrés à la dynamique du capitalisme. Les Hommes, les cultures et les spiritualités sont asservies à l’idéologie de la marchandise et c’est pourquoi il devient facile de convaincre les individus de consommer.

Une révolution est d'abord, pour une société, ce qu'est une conversion pour l'individu : changer le but et le sens de la vie (R.Garaudy). Cette épreuve de force se traduira tôt ou tard par l’émergence d’un modèle économique qui sera le juste milieu que prône l’Islam. On pourrait traduire cela comme une synthèse entre le capitalisme sans excès et le communisme sans la rigueur économique et le dirigisme politique empreint d’immobilisme et d’impuissance. Comme le dit si bien Allah dans le Coran "Allah ne change l'état d'un peuple que s'ils changent ce qu'il y a en eux-mêmes." (Verset 13 :11).

Les musulmans ne doivent surtout pas chercher à Islamisé le modèle capitaliste ou le modèle communiste mais travailler pour mettre en exergue le model islamique qui propose une véritable éthique basé sur la conscience de l’homme devant sa responsabilité en qualité de gérant comptable devant Allah.

R.A