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mercredi 8 mai 2019

Soleil d’orient


Il y a ce regard aimant, 
Sur ton visage souriant, 
Il y a ce soleil d’orient, 
Sur ton visage attrayant, 

J’imagine la douceur, 
De ton charme fait de candeur,
J’imagine le bonheur, 
Ce parfum sans le voile de la pudeur, 

Tu es la rose de l’amant, 
Celle qui fait rêver le regard, 
Tu es la rose de l’amour,
Celle qui fait naître tant d’égard,

Il y a en toi ce mystère qui désir, 
Il y a en toi ce jardin qui enchante,
Ta beauté fait implorer le plaisir, 
Ô douceur, ma solitude te chante, 

Même inconnue, tu es tentatrice, 
Même inaccessible, tu es fatale, 
Cantatrice au regard de miel, 
Mon cœur réclame ton délice.

R.A

À toi qui tiens


À toi qui tiens mon cœur
Je suis ce cristal que tu ne peux voir, 

À toi qui tiens mon âme
Je suis ce fil fragile que tu ne peux voir, 

À toi qui tiens ma vie
Je suis ce papillon que tu ne peux voir,

À toi qui tiens ma rose
Je suis ce parfum que tu ne peux sentir, 

À toi qui tiens mon espoir
Je suis cette ombre que tu ne peux saisir.

R.A

L'Iliade d'Homère



J'ai cherché le parfum de l'amour
La rose m'a crié au scandale, 

J'ai réclamé un chant à l'amour,
Le rossignol m'a dénoncé à l'étale,

Et quand,  
 La rose s'est dévoilée au soleil,
Je lui ai rappelé qu'elle est éphémère,

Et quand,  
Le rossignol s'est enjoué de l'été,
Je lui ai rappelé l'Iliade d'Homère, 

Et quand,  
Le soleil a offert un rayon de bonheur,
Je lui ai rappelé que le ciel se voile, 

Et comme,
Homère dit « que du combat seuls les lâches s'écartent »
Je me suis dit suis-je un lâche devant l'amour ? 

R.A

Ô ciel




Ô ciel de mon coeur,
Admire mes doutes, mes passions, 

Ô beauté turquoise,
Admire mon trouble, mes craintes,

Ô nuage pressé,
Admire ma patience, mes horizons, 

Ô pluie abondante,
Admire le silence de mes larmes,

Que dire de tes sentiments,
Que dire de tes promesses, 

La fleur de mon coeur,
C'est toi muse de ma vie. 

R.A

Dîwan : Tu es la rose



Tu es la rose de mes rêves,
Là où il n'y a plus de parfum,

Tu es la rose de mon coeur,
Là où il n'y a plus d'amour, 

Tu es la rose de mes sentiments,
Là où il n'y a plus de sincérité, 

Tu es la rose de ma vie,
Là où il n'y a plus de battement, 

Tu es la rose de mes envies,
Là où il n'y a qu'une rose à mes yeux,

Tu es la rose de mon destin, 
Là où il n'y a qu'une prédestinée. 

R.A

dimanche 5 mai 2019

Songe de l'amour



Ô vespérale songe de l'amour !
 
En vain la nuit succède au jour,
Offrant un baiser sans trace,
En vain la prose succède au vers,
Léguant un parfum sans jouvence,

Que de printemps effeuillés ces années,
Sur le diwan de mon cœur sans toi,
Que d'espoirs sur ces feuilles fanées,
Sur les chemins de la vie sans moi,

Ô vespérale songe de l'amour !

Mon front ridé par le temps,
Mes yeux plissés sous la peine,
À la douleur qui de toi me teigne,
Sous le souffle glacé des autans,

Il y a ce souvenir, la sublime image,
Que le regret de passion vient embellir,
Dans ma folie qui ne sait sans toi vieillir,
Tu es l'éternel fantasme qui n'a point d'âge.

Ô vespérale songe de l'amour !
 
Tu es comme ce premier jour à mes yeux,
Dans mon regard éperdu et solitaire, 
Mes perles filantes arrosent ta terre, 
Au point que je te vis au ciel de mes yeux.

Depuis, je t'aperçois, chaque matin, telle encore,
Que tu fus, pour ce cœur en souffrance, à l'adieu du jour,
Épris de mon amour vers ton céleste séjour,
Pour lever le voile de la vie au prémices de l'aurore.

R.A

samedi 4 mai 2019

Ombre ciselée



Il est des chemins qui mènent à l'espérance,
Là où le destin se fait roi dans les abysses du sort.
Prêtez-moi la bougie de mon âme à l'enfance,
Que je puisse supporter dans mon asile la mort.

Me voilà sur le sentier de l'obscure vallée,
Sur les rives ostracisées de mon cœur au bois épais,
Rendant à mon visage l'expression d'une ombre ciselée,
Me réduisant au silence des maux au chevet de la paix.

Mon esprit à l'éveil cherche une clairière de verdure,
Pour contourner les principes de la raison juchée sur le vallon.
Me voilà enfin au milieu, le silence se remplit du murmure,
Des mots papillonnes à la source des sans noms.

Les jours de mes printemps se sont écoulés,
Dans l'indifférence d'un voyage sans bruit sans retour,
Aux rythmes de mes désirs, de mes passions troublées,
Dans l'espoir qui fût le mien d'un réveil des plus beau jour.

Ô Allah que de détour sans valeur, sans parfum,
Ô Allah que de misère traversé loin de ta grâce, 
Ô Allah miséricorde tu es face à mon insolence, 
Ô Allah espoir tu es sur le chemin de mon opium. 

R.A

Décorum


Ô douce rose de mes nuits sans parfum,
Mon cœur ne cesse de te chercher à la belle étoile,
Mon corps te réclame comme la nuit réclame sa lune,
Mon âme te languie comme le jour languie son soleil, 

Je me vois encore admirer ces coteaux,
Mes yeux éblouis par sa blancheur,
Mon désir coiffé de bouton de rousseur,
Traversé d'une envie de ces fraîches couleurs,

Tes souvenirs sont un plaisir goutte à goutte,
Pour mon coeur implorant le ciel de mes pas,
Dans ce désert que tu as laissé sur ma nouvelle route,
Là où le ciel de ma douleur ne s'achève pas.

N'est ce pas futile de poursuivre,
Sur ces venelles qui mènent au cercueil ?
Quand l'espoir se lasse en vain à vivre,
N'est ce pas sagesse de s'arrêter sur le seuil. 

Telle une fatalité perdant ses distances,
Chaque épreuve a son chemin de douleur,
Chaque lueur est une graine semée pour l'espérance,
Tel un décorum embellissant le linceul de fleurs !

Et toi, mon âme, mon cœur à l'infinie souvenir si tendre,
Tu as perdu dans le silence la quiétude de la voie,
Toi qui sur la terre gelée n'es plus que poussière et cendre
Que le temps a recouvert d'une ombre au visage si froid,

Ah destin ! laisse moi ressentir encore,
Ces effluves uniques d'arrière-saison !
Ces nuits d'été au charme qui s'évapore,
Laissant un sentiment en offrande à l'horizon.

Ô mon âme, meurs au vent sans état d'âme, 
L'océan a besoin de l'écume des illusions,
Le céleste a besoin de l'astre éteignant sa flamme,
Comme ces vœux, ces étoiles filantes à l'éphémère rayons !

R.A

vendredi 3 mai 2019

Crépuscule



Il est des crépuscules de la vie,
Qui embrasse la tristesse du cœur,
Au printemps la rose épanouie,
S'exhale d'un agréable parfum de fleur. 

Beauté des yeux, la sublime s'étale,
Telle une muse à la grâce de pétale,
Élevant le désir du charme à l'œil.
Sur le chemin l'amour qui se cueille,

Est une romance au secret de la feuille,
Au vent qui emporte jusqu'au cercueil.
À l'ivresse du corps sauvage,
Ta caresse à la jouissance effleurée,

À l'ombre des plaisirs est un breuvage
Pour les yeux de l'amant accablé.
Bien des fois mon âme est lasse,
De ces souvenirs qu'un rêve chasse.

Saison après saison vermeil,
Loin de moi ces lis et ces roses !
Au repos des paupières closes,
Que vaut la fleur décorant le sommeil ?

R.A

mercredi 1 mai 2019

Dîwan : "Loin du coeur"



Ô Mumtaz, te voilà libre,
Libre de voler loin de ma douleur,
Libre de voyager loin de mon cœur,
Libre d'ignorer ce que je dois vivre,

Je suis enchaîné à tes perles,
Au milieu des grains de sables,
Au pied des pyramides de secrets,
Mon coeur assoiffé n'ose se livrer,

Sur le désert habillé de filigrane,
Le règne de la tyrannie est là.
Tel un majestueux Aquila,
Ma bien-aimée, ma sultane,

Là où mon regard se pose,
Sur les dunes de souvenirs,
Tu es l'oasis au mille sourires,
Offrant à mon âme sa rose, 

Ô Muntaz, te voilà libre,
Libre d'emporter mon havre,
Libre d'admirer mon œuvre,
Libre de refermer mon livre.

R.A

dimanche 6 janvier 2019

Ô Allah !






Ô Allah !
Aujourd’hui mon cœur pleure,
Pour ton amour, pour ta clémence, 
Il pleure un sentiment de n’être à l’heure,
Pour la vérité des vérités,
Il pleure un sentiment de n’être qu’un leurre,
Pour lui-même tel miroir,
Il pleure un sentiment de n’être qu’affleure,
Pour une sincérité digne,  


Ô Allah !
Loin de ton livre, je suis un être sans science,
Un voyageur égaré,
Loin de tes demeures, je suis un errant en latence,
Un pèlerin au mal être assuré,
Loin de ton tawhid, je suis une âme sous sentence,
Un coupable condamnée,
Loin de ton messager, je suis un cœur sans flagrance,   
Un orphelin mal aimé.

Ô Allah,
À chaque ablution, je suis ému,
Dans l’espoir de la dignité,
À chaque prière, je suis en larmes,
Dans l’espoir de la grâce,
À chaque prosternation, je suis épris,
Dans l’espoir de la proximité,
À chaque rappel, je suis éveillé,
Dans l’espoir du privilégie.

Ô Allah !
Sans ton amour, la vie n’a de parfum,
Le jour est sans soleil,
Sans ta miséricorde, la terre ne connaît de paradis,
La nuit est sans lune,
Sans ta clémence, le ciel n’est que prison de verre,
Le céleste est sans étoile,
Sans ta guidée, la voie n’est que abysses sans issue,
Le désert est sans charme.  

Ô Allah !

Je ne t’implorerai jamais assez !
Pour ces larmes de braise de la foi,
Je ne te remercierai jamais assez !
Pour ces bienfaits que tu m’honores,
Je ne t’invoquerai jamais assez !
Pour ces merveilles que tu m’accordes,
Je ne te glorifierai jamais assez !
Pour ces gloires infinies que tu m’offres.

R.A


samedi 5 janvier 2019

Diwan " Tel un rêve "



Il y a ces rêves appartenant au céleste,
Ces corps divins au parfum de fête,
Lorsque la réalité se confond de rêves,
Les cieux lèvent le voile des alcôves ;

Nue, ses soyeux cheveux glisse en vagues prunes,
Tombant à ses chevilles ses voiles vagabondes,
Elle se reposait, paisible caressée par la brise,
Épousant, tel un délice parfait, les plis du draps,

Assoupis et embaumé, emportant ses orbites de miel las,
Exposant la conque de son oreille gracieuse, 
Et ses bras effilés, pliés telles des ailes,
Étaient là, flottant sur nuage de soies, de dentelles.

La muse, à l'envie sublimée, d'un geste coquet,
Sur son corps et sur le divan étalait son bouquet,
Et, à l'ambiance ambrant pour ces merveilles écloses,
Son âme à la chair vermeil était jonchée de jasmins et de roses.


Et ses lèvres suaves, et ses cerises en fleurs de ses seins,
Posaient sur ces coteaux neigeux pimpants à dessein,
Paraissaient, à mon regard éblouit comme une douce chimère,
Un rêve au bonheur si pur comme ces fleurs éphémères.


R.A

jeudi 3 janvier 2019

Diwân : " Ce matin-là "




Ô Muntaz,

Ce matin-là, c'est ton parfum qui me veilla,
J'ai senti la douceur de tes mains m’effleurer,
Telle une brise, un frisson en émoi me gagna,
J'ai senti le bonheur de ta chaleur désirée.

De ce mielleux contact le céleste épousa le silence,
Au touché de tes lèvres l'horizon s'est fait coulisse,
J'ai cessé de rêver pour vivre sans nuage ta présence,
Au soleil généreux, ta tendresse s'est fait appétence.

En toi j'ai humé ta fleur de la vallée du plaisir,
Savourer du palais tes coteaux coiffés de rosés, 
Délecter tes saveurs orientales que je n’ai osées, 
J'ai admiré ta lune les yeux plein d'étoiles à loisir.  

Ô Muntaz,

Ce matin-là, c’est ton âme qu'alanguissait l’autan,
J’ai respiré la fraicheur de ton haleine chatoyante,
Bu la liqueur sur les rouges sillons à l’effluve d'origan,
J’ai entendu chanter l'esprit de ton envie haletante,

De ta passion gonflée d'amour comme femme en désir,
Paisiblement se moirait ta jouissance en promesse,
J’ai prié le ciel de cette grâce devenue mon élixir,
Fantasme de chair pour de folles envolées à l’ivresse,

La nuit fût longue, combien savoureuse pour nos âmes,
Lorsque de ta bouche, tes mots me couvrirent de mille "je t'aime",  
J’ai labouré par la chevauchée de mon corps à la flamme,
Jusqu’à t’offrir ce collier de perles de mille et un "je t'aime",

Ô Muntaz,

Ce matin-là, mes yeux fermés, ta douceur caressée le murmure de mes cieux,  
J’ai sacrifié la dignité du présent comme on offre en larmes son cœur,
Aux bras d'une saison bercée à l’embrun d'un printemps des adieux,
Dans l’écrin, nos ivresses abondées déjà le panier de nos corps vendangeurs.

De jour comme de nuit, des pampres de plaisir alimentés notre vin,
Exhalant la floraison des fruits d’une passion mûre qui de nous pétille,
De ce sublime parfum de rencontre tendre, alchimie au secret divin,
Que nul ne peut saisir si ce n’est ces amants sur les lèvres des filles.

Tel fût le pressoir aficionados qui berça le temps, de nos notes, au destin,
Pour vivre de ces liqueurs de jeunesse à la vie, secret des âmes rebelles,
Aux pas inouïs se déchaînaient la mélodie d’un horizon de tambourins,
Jusqu’à entendre, du cœur, l'espoir battre l’amour sous l’étoile éternelle.

R.A

dimanche 23 décembre 2018

Diwân : « Épine de la rose »


Ô Muntaz !

Non, je n'attends plus rien,
Chéri le souvenir passé,
Garde mon peu de bien,
Mon cœur, hélas ! Ma pensée.

Il se peut que tu ai besoin, même raison,
Face à la morosité évacuant les délires,
Jusqu’à repousser le coeur dans un coin,
Privant l'âme de quelques folies et rires.

Ô Muntaz !

Pourquoi ce regard fuyant mon amour ?
Pourquoi ce silence usant à l’ennuie ?
Ne suis je point le soleil de ton coeur le jour ?
Ne suis je point la lune de ton âme la nuit ?

Je ne cherche que la source qui m'est fermé,
L'amertume qui s'est faite regret, s'attarde ...
Faisant de l'histoire un puit parfumé tant aimé,
Dans ce désert à l’horizon, de moi, sans garde !

Ô Muntaz

Le temps a eu raison de ce cœur,
La distance a eu raison de cette heure,
Entre nous la distance a fait son temps,
Le temps lui a mis une distance à temps .

Même ton silence m’est poésie sans fable,
Dans ce désert, le vent me rappelle à toi,
Tel ce rossignol qui chante pour moi,
Dans ce jardin fleuri de roses des sables.

Ô Muntaz !

Tu es cette épine de la rose au coeur,
Qui présente est certes douleur,
Mais qui absente est hémorragie,
Faisant de moi une âme sans logis.

R.A

dimanche 16 décembre 2018

Diwân : "Le lys et la rose"



Ô Muntaz !
De tes lèvres 
Où ton âme s'élance,
Que le silence
Exalte le banni !
Non loin du précipice 
Au plaisir infini,
Invite à l'abysse
L'éternel silence
Par tes roses.

Ô Jahan !
Chaque jour 
Est un bonheur,
Dans ce désert
Au grand jour,
Là où le cœur serré,
Il n'y a plus d'heure,
Pour un esprit libéré,
Plein d'amour.

Ô Muntaz !
Chaque nuit,
La pudeur assassiné
Sans clémence,
Là où le non-dit, 
Fait son lit,
Ne reste que l'impuni. 
Rien ne sert d'embrasser
Ses regrets plein de déni,
Lorsque le mal de près 
t'enlace.

Ô Jahan !
À l'ombre, 
Derrière,
Le voile,
De l'aimant,
Sans le désigner, 
Il y a ce mot "amour". 
Tais-lui 
Que son absence 
Est douce,
La tienne le sera
Plus douce,
Un jour. 

Ô Muntaz !
Là, offre moi un baisé 
Sans la presser,
Tel un lys s'offrant 
À jamais blessé,
Redoutant de peur
La secousse,
Au risque 
De perdre l'avenant.
 
R.A