Sois prête à t'élancer Émeraude de mes rêves ! Et laisse derrière toi tes craintes, tes peurs, tes imperfections, tes rayures que les épreuves de la vie ont honorées sur les feuilles de ton destin. Ton nom a été appelé dans le ciel de mes fantasmes, entre par la fenêtre des bien-aimés, dans le jardin secret de la passion des artistes.
Ô ma précieuse n’attends personne t'expliquer l'amour, prends ton envol et donne-moi ta main que je lui offre le baiser du désir, celui-là même qui offre l’océan des intimes comme horizon des mille et une nuits de plaisir.
Te savoir disponible sur la place d’honneur au cœur de mon jardin secret est un voyage de bonheur où le temps s’arrête pour donner le souffle à l’extase des sens. J'aime les mélodies de ta voix, j’aime la jouissance de ton corps qui s’exprime à nu pour exhaler sa grâce au ciel perdu dans mes bras.
Ô mon opale d’émeraude, celui que ton souffle a touché ne vogue pas à l'abri du rivage sans braises. En toi le feu de la jouissance, des nuances de plaisir, qui allume le temps d’une rencontre les feuillets de l’ivresse.
Nul ne saurait saisir ce conte des corps sans le feu follet qui tient le secret des lèvres ayant murmuré l’ode à l’amour et susurré la quintessence de la folie des amants. Jusqu’au bout de la nuit à la lueur de la chandelle les effluves des mots en fantasmes ont saturé les corps pris de convulsions.
Avec toi c'est toute mon âme qui déploie au vent une voile agitée sans tabous et navigue sans retenue sur une eau tumultueuse désirant le parfum de ta fleur.
Éclaire-moi beauté de mes yeux par le feu de ton antre ! Que mes nuits soient tiennes lorsque la solitude m’embrasse. Ô maîtresse des langues suaves, sache que ma lampe terrestre du désir gît brisée sans l'essence de la générosité de ton corps. Nul doute que les poussières de nos ébats d’esprit se consumeront chaque fois que le soleil embrasera la lune. Les louanges sont au Céleste qui nous offre sa bénédiction le temps d’une éclipse préservant la dignité et l’honneur des errants.
Un jour, une nuit, aujourd’hui comme demain, je conterai la vie en moi, en vers en p’rose la joie qui se rime à ma vie depuis que mes alexandrins ont embrassé tes yeux de sirène. Ces perles qui enchantent mes jours troubles sur le sentier des cendres inutiles … Ô Émeraude tu es l’opium de mon corps celui qui soulage et qui met à nu les affres de mon âme par ton simple regard en présence.
R.A






















